
Son avocat Jawad Bulus a déclaré qu’il avait déposé un appel urgent devant la Cour suprême pour faire lever l’ordre de détention administrative, vu l’état la santé en rapide détérioration de son client, Khader Adnan.
« Nous avons déposé un appel ce matin et demandé une audience immédiate devant le tribunal en raison de la gravité de son état, » a déclaré Bulus à l’AFP. « Nous attendons une réponse. »
Les militants ont protesté ce mercredi, dans toute la Cisjordanie sous occupation contre la détention administrative dans une prison israélienne du palestinien Khader Adnan.
Adnan, âgé de 33 ans, est en grève de la faim depuis 60 jours pour protester contre sa détention sans procès ni charges, Israël rejetant les appels pour sa libération.
Addameer, un groupe de défense des droits des prisonnier, a déclaré qu’Adnan était « sous la menace très directe de mourir » après qu’un médecin de l’ONG Médecins pour les droits de l’homme ait réalisé un examen médical du prisonnier mardi soir.
« Tous ses muscles, y compris son cœur et son estomac, sont sous la menace de se désintégrer et son système immunitaire pourrait cesser de fonctionner à tout moment », peut-on lire dans une déclaration de Addameer.
« Le corps de Khader est dans un état de haut risque de crise cardiaque ou de défaillance d’un organe vital, ce qui entraînerait une mort immédiate. »
Des groupes de jeunes palestiniens ont organisé des manifestations face à la prison d’Ofer, ainsi que dans les universités de Birzeit et d’Al-Quds et dans d’autres parties de Jérusalem et de la Cisjordanie.
Les forces israéliennes ont fait irruption dans la maison d’Adnan près de Jénine en Cisjordanie le 17 décembre, et, selon Human Rights Watch, le retiennent prisonnier selon des « preuves secrètes » qu’Israël refuse de communiquer à Adnan ou à son avocat.
En vertu du droit militaire israélien, les détenus peuvent être maintenus en détention administrative pour un maximum de six mois sans inculpation ni jugement. La détention peut être renouvelée à la fin de la période, permettant à Israël de garder indéfiniment [et sans procès] les Palestiniens en prison.
Human Rights Watch maintient que la politique israélienne de détention administrative est une violation du droit international.
« Les obligations juridiques internationales, cependant, imposent à Israël de communiquer immédiatement aux personnes arrêtées les motifs de leur arrestation, pour rapidement les informer de toute accusation portée contre eux et les amener devant un juge », a déclaré dans un communiqué à la presse le groupe de défense des Droits de l’Homme.
Un juge militaire israélien a ordonné qu’Adnan soit détenu pendant quatre mois, et les appels qui se sont succédés pour que la décision soit annulée ont été rejetés.
Diana Alzeer, un journaliste basé à Ramallah, a déclaré qu’il était peu probable qu’Israël libérerait Adnan car cela encouragerait les Palestiniens en détention administrative, qui sont environ 300, à exiger leurs propres droits, mettant ainsi en cause la politique de détention administrative.
« S’ils libèrent Khader, cela signifie que beaucoup de prisonniers qui sont en détention administrative se lanceront dans une grève [de la faim] et Israël n’est pas disposé à transiger sur cette question, » dit-elle.
Alzeer a déclaré à Al-Akhbar que la frustration augmente vis-à-vis du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et vis-à-vis de l’Autorité palestinienne, à cause de leur manque d’initiative pour obtenir la libération d’Adnan.
« Nous ressentons un sentiment de déception énorme à l’égard de la Croix-Rouge (CICR) vu la façon dont ils traitent la question des prisonniers, ainsi qu’à l’égard de la direction palestinienne qui parle de Khader mais ne fait rien pour aider », dit-elle.
Plus de 4000 personnes ont signé une pétition en ligne demandant au CICR de faire pression sur Israël afin qu’il libère Adnan.
« Selon le droit international humanitaire, il est de la responsabilité du CICR de prendre de fermes mesures pour sauver sa vie en exerçant une pression sur le gouvernement israélien pour obtenir sa libération, » peut-on lire dans la déclaration qui chapeaute la pétition.
Un porte-parole du CICR a répondu, cependant, que le mandat de l’organisme est uniquement d’assurer que le traitement des prisonniers est satisfaisant selon le droit international humanitaire, qui « ne discute pas des raisons de l’internement ».
« Cette loi (le droit international humanitaire) n’interdit pas l’internement ’pour des raisons de sécurité’. Dans tous les cas, les autorités israéliennes ont à assurer que le traitement et les principales conditions de détention soient appliquées comme il est stipulé dans les Conventions de Genève, » a déclaré à Al-Akhbar, Hicham Hassan, porte-parole du CICR.
Hassan a déclaré que le CICR était en contact régulier avec Adnan, et disposait d’un médecin qui suivait l’évolution de sa situation.
« Dans le cas de M. Khader Adnan, nous avons un médecin qui lui rend régulièrement visite afin d’évaluer son état de santé et les soins médicaux fournis ... par les autorités israéliennes », a-t-il dit.
Le CICR ne partage avec les autorités israéliennes que ses conclusions sur les conditions de détention d’Adnan, à la suite d’un protocole stipulant que l’organisation ne travaille que sur une base strictement bilatérale sur les droits des prisonniers.
« Nous ne pouvons pas commenter publiquement des conditions de détention ou des cas particuliers. Les résultats restent confidentiels », a déclaré Hassan [admirable langue de bois pour dire que le CICR se lave les mains du sort de Khader Adnan - NdT].
« Comme nous sommes en contact avec M. Khader sur une base régulière, puisque nous avons un médecin qui lui rend visite, ceci est pour nous ce qui importe directement maintenant, que nous soyons en mesure de le voir et lui rendre visite. » [Minable... NdT.]
Amnesty International a appelé Israël à libérer Adnan ou alors à faire connaître un acte d’accusation.
« Les autorités israéliennes doivent libérer Khader Adnan et d’autres Palestiniens en détention administrative, à moins qu’ils ne soient inculpés sans délai selon des infractions pénales internationalement reconnues et jugés conformément aux normes internationales d’équité des procès », a déclaré dans un communiqué Ann Harrison, directeur adjoint d’Amnesty International pour le Moyen-Orient.
« Amnesty International estime que la pratique de la détention administrative en Israël et dans les Territoires occupés viole le droit à un procès équitable - droit reconnu au niveau international et qui doit être respecté pour tous les détenus, même sous les états d’urgence », a déclaré Amnesty.
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15 février 2012 - Al-Akhbar - Vous pouvez consulter cet article à :
http://english.al-akhbar.com/conten...
Traduction : Info-Palestine.net

Salem alaicoum
Mes fréres et soeurs soyons nombreux a signez cette pétition et a faire des douas pour notre frére et nos soeurs et fréres opprimés par Israel
Qu'Allah leur accorde son secours Amin
Et diffusez la pétition Barak'Allah ou fikoum
Signez la pétition auprès de la croix rouge internationale :
http://signon.org/sign/khader-adnan...
e 17 décembre 2011, dans son village près de Jénine, Khader Adnan, 33 ans, a été emmené par des hommes armés et masqués. Ce jeune père de famille, diplômé en mathématiques et en économie, a été placé en « détention administrative », sans jugement et sans limite. Dès le lendemain de son « arrestation », il a commencé une grève de la faim pour protester contre les mauvais traitements, tortures et privations qu’il a subis et que subissent, comme lui, les prisonniers palestiniens.
Ses revendications sont celles des 315 autres prisonniers palestiniens en « détention administrative » ainsi que de tous les palestiniens enfermés dans les prisons sionistes : être traité en être humain, avoir droit au respect, à la dignité et à la justice ! Israël garde ces hommes en otages, faisant fi des Conventions de Genève, des droits de l’Homme et des résolutions de l’ONU !
http://fr.euronews.net/2012/02/17/khader-adnane-en-greve-de-la-faim-depuis-62-jours/
http://fr.euronews.net/2012/02/15/israel-la-mort-plutot-que-la-detention-arbitraire/
Solidarité autour de Khader Adnan, un détenu palestinien en grève de la faim
La solidarité s’organise autour de Khader Adnan. Ce porte-parole local du Djihad islamique est en grève de la faim depuis 63 jours pour dénoncer son maintien en détention « administrative » en Israël, qui permet aux autorités israéliennes de le garder indéfiniment derrière les barreaux en l'absence de procédures judiciaires.
Devenu le symbole national des prisonniers politiques palestiniens, M. Adnan, âgé de 33 ans et père de deux enfants, a entamé une grève de la faim depuis son arrestation en décembre 2011. Selon l'armée, ce propriétaire d'une boulangerie et d'une boutique de fruits et légumes à Arabeh, situé près de Jénine en Cisjordanie, a été arrêté pour des « activités qui menacent la sécurité régionale ».
On le disait dans le coma depuis plusieurs jours mais selon l’association de défense des prisonniers palestiniens Addameer, il est toujours réveillé et est plus que jamais déterminé à refuser de s’alimenter. Il est cependant, selon Addameer et d’autres ONG, en « danger de mort immédiat » malgré l'administration par voie intraveineuse de sels minéraux, de glucose et de vitamines.
5 000 Palestiniens se sont rassemblés vendredi 17 février à Gaza pour exprimer leur soutien à Khader Adnan tandis que plusieurs centaines de personnes ont manifesté à Jénine.
Plusieurs rassemblements se sont aussi tenus vendredi en France, dont une à Paris qui a rassemblé entre 100 et 200 personnes à l’appel de l’Union générale de étudiants palestiniens (GUPS). Fait rare, le ministère français des Affaires étrangères a signifié sa préoccupation quant à « la précarité de l'état de santé » de M. Adnan. « Nous suivons de près la situation de ce détenu palestinien et sommes en contact avec les autorités israéliennes à ce sujet. »
De son côté, l'ONU a appelé Israël à « faire tout ce qui est en son pouvoir pour préserver la santé » de M. Adnan, déplorant plus généralement « le recours à la détention administrative, qui ne devrait être utilisée que dans des circonstances exceptionnelles, pour une période aussi courte que possible et sans préjudice aux droits garantis aux prisonniers ».
Source http://www.saphirnews.com/Solidarite-autour-de-Khader-Adnan-un-detenu-palestinien-en-greve-de-la-faim_a13954.html
Salem alaicoum Akhi
Barak'Allah ou fik pour tes douas Qu'Allah te récompense Amin
Je dis Amin a toutes tes douas
Signez cette pétition mes fréres et soeurs
Alaicoum salem
Khader Adnan : le Bobby Sand de Cisjordanie
La grève de la faim de deux mois de Khader Adnan a fait de lui un héros parmi les Palestiniens indignés par les détentions arbitraires de la police israélienne.
Ce n’est qu’après avoir parlé avec lucidité et animation pendant une heure de la grève de la faim, depuis 61 jours, de son époux que les yeux de Randa Jihad Adnan, visibles par l’ouverture de son niqab, se sont remplis de larmes. Jusque-là, s’exprimant parfaitement, cette femme de 31 ans, diplômée en droit de la sharia de l’université Al Najar de Naplouse, enceinte et maman de deux petites filles âgées de quatre ans et un an et demi, a décrit avec une aisance déconcertante les deux mois qui ont suivi l’arrestation de son époux, Khader Adnan, le 17 décembre.
Il a été enlevé à 3 h 30 ce matin-là par une vingtaine de soldats et membres de la sécurité d’Israël qui avaient encerclé le domicile familial, dans un village de Cisjordanie, au sud de Jénine, et il est aujourd’hui détenu dans l’hôpital israélien de Rebecca Ziv à Safed. Mercredi, elle a été autorisée à le visiter, avec leurs enfants et son beau-père.
Ils l’ont trouvé affaibli et extrêmement amaigri, la barbe ébouriffée et les ongles longs. Il était menotté des deux jambes et d’un bras à son lit, et était relié à un moniteur de fréquence cardiaque. Bien que d’esprit alerte, il ne parlait qu’avec difficultés. « J’ai été choquée » a-t-elle dit hier. « Je n’ai pas pu parler pendant trois minutes, et c’était pareil pour mes filles ».
Mme Adnan est convaincue que les autorités israéliennes ont autorisé sa visite simplement parce qu’elles voulaient que la famille fasse pression sur le mari pour qu’il mette fin à sa grève de la faim. Cette grève, il l’a commencée le 18 décembre en protestation de son arrestation, de son traitement et de l’ordonnance de détention qui a suivi à son encontre.
« Mon beau-père lui a dit :"Nous voulons que tu restes vivant. Tu ne peux pas vaincre cet État à toi tout seul". Il lui a dit vouloir qu’il arrête sa grève. Moi je lui ai dit que je souhaitais qu’il boive une tasse de lait. Mais lui a répondu : "Je ne m’attendais pas à cela de vous. Je sais que vous êtes avec moi tout le temps. S’il vous plaît, arrêtez. » Mme Adnan a dit hier : « Je connais mon époux. Il ne changera pas d’idée. Je m’attends à ce qu’il meure. »
La veille de la visite, une délégation de la Croix-Rouge est venue chez elle pour l’avertir que le cœur de son époux pouvait lâcher « à tout instant ». Ils lui ont dit qu’il souffrait d’atrophie musculaire, ce qui affectait son cœur et son estomac, que son pouls était faible, et que sa vie était désormais en extrême danger.
L’organisation Médecins pour les droits de l’homme a produit un rapport médical cette semaine à l’appui d’un dossier devant la Cour suprême pour le faire libérer. Dans ce rapport, le groupe affirme que même si Mr Adnan avait accepté des injections de liquides et de sels minéraux, augmentés de glucoses et de vitamines, il avait refusé de mettre fin à sa grève de la faim et qu’il était « en danger de mort immédiat ». Le rapport ajoute qu’un jeûne « qui dépasse les 70 jours ne permettait pas la survie ».
Le dossier devant la Cour suprême, qui n’a fixé aucune date d’audience, est l’ultime chance pour lui sauver la vie, Mr Adnan ayant déclaré qu’il n’arrêterait son jeûne que lorsqu’il serait dispensé de ses quatre mois de détention administrative. Une cour d’appel militaire a décidé cette semaine qu’il devait rester en détention jusqu’au mois de mai.
Mr Adnan, 33 ans, diplômé en mathématique et gérant d’une boulangerie près de Qabatya, a longtemps été actif en politique. Il a été accusé d’être le porte-parole du Jihad islamique, l’une des factions palestiniennes les plus militantes. Et il a été arrêté à plusieurs reprises par Israël, et une fois au moins, par l’Autorité palestinienne, alors qu’il menait une manifestation d’étudiants en 1999 à l’université de Bir Zeit contre la venue du Premier ministre français, Lionel Jospin.
Mais sa famille insiste sur le fait qu’il n’a jamais été impliqué dans la violence ; jamais il n’a été inculpé pour cela. D’ailleurs, dans le cas présent, il n’est même accusé d’aucun crime. Sa grève de la faim attire une attention grandissante sur la pratique des détentions administratives, par lesquelles les Palestiniens peuvent être gardés en détention, sans jugement, et sur la base de dossiers des services secrets non communiqués au défendeur et à ses avocats.
Avec des groupes internationaux comme Human Rights Watch exigeant sa libération, et des manifestations quasi quotidiennes qui le soutiennent devant le tribunal militaire d’Ofer près de Ramallah, son cas a vite pris certaines des résonances politiques de Bobby Sands, le plus célèbre des dix prisonniers de l’IRA morts après une grève de la faim dans une prison d’Irlande du Nord, au début des années quatre-vingt. Sands, député élu, est décédé après 66 jours sans nourriture.
Avec sa plus grande fille, Maali, devant une affiche de son époux qui proclame, « Je rejette la détention administrative et je continuerai la grève de la faim jusqu’à ce que je sois libéré », Mme Adnan le dit déterminé à poursuivre son jeûne. Sa détermination s’est renforcée, dit-elle, non seulement à cause de son arrestation sommaire et ses circonstances (il a été enlevé dans les toilettes) mais aussi de son traitement durant son interrogatoire. Elle affirme que son époux a été maintenu pendant des périodes de sept heures - entrecoupées d’une pause d’une heure - sur une petite chaise avec les mains attachées derrière le dos ce qui lui causait une gêne intense, et que des touffes de barbe lui avaient été arrachées par ceux qui l’interrogeaient.
Elle dit aussi qu’il a été soumis à des pressions psychologiques, que ses avocats lui ont dit à elle qu’il avait protesté lors de l’une de ses comparutions devant le tribunal militaire. « Ils lui ont tenu de mauvais propos à mon sujet. Ils disaient, "Votre femme n’est pas pure". Ils lui disaient, "Maintenant que vous avez été arrêté, elle est libre de faire n’importe quoi" ». Elle affirme qu’il lui a dit qu’au tribunal militaire, l’un des interrogateurs avait reconnu devant lui par la suite, « Nous savons que vous aimez votre femme et qu’elle vous aime. C’est pour cela que nous avons dit ces choses contre elle ».
Mme Adnan, qui dit que son époux a déclaré à plusieurs reprises, « Mon honneur est plus précieux que la nourriture », a ajouté que son seul espoir maintenant était qu’Israël décide de « redorer son image dans le monde en le libérant ». Elle dit que c’est à lui, Khader, de prendre la décision ultime, et que quand elle l’exhorte à boire du lait, elle lui transmet surtout « un message de sa mère. »
La sœur d’Adnan, qui s’appelle aussi Maali, a timidement reconnu que, peut-être, son frère pourrait encore être persuadé qu’il avait fait assez pour transmettre au monde son message de protestation contre l’usage de la détention administrative, sans jugement ni inculpation. Mais, en disant que Mr Adnan est un père modèle qui « aime la vie », elle ajoute, « Je ne suis pas certaine qu’il veuille juste délivrer un message. Il veut aussi en finir avec la détention administrative. Nous avons tellement foi en Allah pour qu’il le sorte de cette situation. Nous croyons que Dieu ne l’abandonnera pas ».
Randa Adnan a rappelé que son époux a déclaré à l’un de ses avocats : « je ne veux aller ni au néant ni à la mort. Mais je suis un homme qui défend sa liberté. Si je meurs, ce sera mon destin ».
Source http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=11817
Dernières informations : la Cour suprême israélienne auditionnera une requête jeudi, contre le maintien en détention administrative prisonnier grèviste de la faim Khader Adnan, a déclaré la « société des prisonniers » ce dimanche.
Bulus Jawad, avocat de Khader, a appris que son recours contre la décision de détention administrative d’Adnan sera soumis à la cour dans quatre jours.
Bulus a déclaré qu’il avait demandé une audience d’urgence, vu l’état de santé critique d’Adnan qui a refusé toute nourriture pendant 64 jours consécutifs pour protester contre son traitement par les autorités israéliennes et contre la pratique de la détention sans inculpation.
L’avocat a déclaré que le tribunal n’avait pas voulu en tenir compte en décidant de fixer l’audience au 68e jour de la grève de la faim... Un médecin de l’ONG Médecins pour les Droits de l’Homme qui a examiné Adnan a dit qu’il ne survivrait pas au-delà de 70 jours sans nourriture.
Randa Adnan a nié une information publiée dans un journal de Gaza qui disait que Khader cesserait sa grève de la dans le cas où les autorités religieuses estimeraient que c’était en contradiction avec des règles islamiques.
« Je dis que ce que les journaux publient dans la bande de Gaza est faux, » a-t-elle déclaré à Ma’an.
« J’appelle les médias à être prudents quand ils rendre compte des nouvelles sur le cas de Sheikh Khader Adnan. C’est une question très sensible, et toute erreur d’interprétation sera nuisible plutôt que bénéfique », a-t-elle ajouté.
Le quotidien Falastin, basé à Gaza, a rapporté samedi que l’ambassade palestinienne au Caire avait envoyé une demande au cheikh d’Al-Azhar en Egypte demandant une fatwa pour déterminer si la grève était acceptable.
Le responsable de la Société des Prisonniers Palestiniens, Qadura Fares, à lui aussi nié l’information. « C’est un sujet très sensible, et les journalistes devraient être prudents et publier des rapports crédibles, » a-t-il dit.
Le député palestinien Mustafa Barghouti, quant à lui, et « demande que le gouvernement israélien libére immédiatement Khader Adnan. »
« Nous nous lançons dans une campagne internationale en solidarité avec Khader Adnan, de façon à faire pression sur Israël pour qu’il le libère, » a déclaré Barghouti.
« La communauté internationale, » a-t-il ajouté, « a affirmé à plusieurs reprises que l’occupation israélienne et l’utilisation de la détention administrative étaient illégales et devaient cesser. Maintenant, ils doivent agir ».
Ashton se dit « soucieuse »
La responsable de la politique étrangère de l’Union européenne a également exprimé sa préoccupation.
Dans une déclaration faite par son porte-parole, Mme Catherine Ashton dit éprouver « de profondes inquiétudes sur la situation », et a demandé à Israël « faire tout son possible pour préserver la santé de M. Adnan ». [On atteint vraiment le degré zéro de la politique extérieure européenne. La baronne Ashton est rarement tombée aussi bas dans la veulerie et la lâcheté - NdT.]
Elle a ajouté que l’UE restait préoccupée par l’utilisation de la détention administrative : « Les détenus ont le droit d’être informés des accusations à l’origine de la détention et faire l’objet d’un procès équitable ». [Il n’est même plus fait allusion à l’illégalité totale au regard du droit international, de toute arrestation exécutée par les forces occupantes - NdT.]
Ali Abunimah, écrivain et journaliste palestinien basé aux Etats-Unis, a qualifié la déclaration d’insuffisante.
« Vous avez souvent affirmé que ’les Droits de l’Homme’ sont au centre de votre politique. Mais nous savons que ces déclarations viennent avec un astérisque. Les Palestiniens sont exemptés de ces droits, » a écrit Abunimah dans une lettre à Mme Ashton.
« Ce qui rend tout cela encore plus révoltante, c’est que vous n’avez manqué aucune occasion pour appeler à la libération d’un soldat de l’occupation israélienne dans Gaza [Shalit], un soldat fait prisonnier alors qu’il était armé pour faire appliquer un blocus meurtrier sur la bande de Gaza. »
« Peut-être que si Khader Adnan avait été un soldat de l’armée israélienne d’occupation, au lieu d’un père qui était chez lui dans sa maison avec sa famille, vous auriez éprouvé plus de sympathie. »
Un homme va mourir enchaîné dans une prison israélienne. Cet homme en grève de la faim, proteste ainsi contre les violences et les humiliations subies au moment de son arrestation illégale en Cisjordanie. Il proteste contre la détention administrative dont il est l’objet, procédure dénoncée par toutes les organisations comme contraire aux droits de l'homme et qui permet d'interner un individu sans qu'aucune charge ne pèse contre lui. Ce que réclame cet homme, c'est le droit être jugé ou relaché. Au 63ème jour de grève de la faim, les médecins ne lui donnent que quelques jours à vivre.
La barbe de Khader Adnan
Un homme va mourir enchaîné dans une prison israélienne. Ceux qui tiennent sa vie dans leur main ont pris la décision de ne rien faire pour l’empêcher de mourir. Ils ont décidé de maintenir à quatre mois, sa détention arbitraire. Précaution inutile ! L’homme est à bout de force. Il mourra avant. Ses geôliers continuent de le maintenir enchaîné au barreau de son lit car c’est comme ça qu'ils veulent le voir mourir..
Un homme va mourir enchaîné dans une prison israélienne mais ici, en France, on peut parfaitement rester dans l’ignorance de l’agonie de cet homme. Les médias détournent l’œil de leurs caméras de cette région du monde et éteignent aussi facilement leurs micros. Les intellectuels se taisent. Les hommes politiques gardent le silence. Tout est fait pour que cette mort reste anonyme, cachée, ignorée du plus grand nombre et on s'interroge. Comment se fait-il que le sort de cet homme n'obtienne pas par le bias des média le même écho que n'importe qui en pareilles circonstances ?
Une photographie montre cet homme, Khader Adnan, un boulanger originaire d'un village près de Jenine en Cisjordanie. Avec ses petites lunettes on pourrait le prendre pour un institeur mais l'homme porte une longue barbe taillée en carré et on comprend soudain, en voyant cette barbe pourquoi cet homme va mourir dans le silence. La barbe de Khader Adnan le désigne irrémédiablement comme un islamiste avant d'être victime d'un déni de droit.
Ah! quels bénéfices les geoliers de Khader Adnan peuvent tirer de ces faux débats sur la valeur comparée des civilisations.Quels bénéfices toutes ces grandes démocraties peuvent tirer des attaques répétées sur l'islam lorsqu'elles ont besoin de piétinner les droits humains. Peu importe que Khader Adnan soit né en Cisjordanie occupée, qu'il n'a jamais connu de citoyenneté libre, sa résistance est illégitime. Il faut en venir à bout. Il faut que la punition soit exemplaire, douloureuse et impitoyable, hors norme et hors droit. Il faut, que chacun là bas en Palestine, sache le prix de l’insoumission mais il faut monsieur tout le monde ici ignore comment ce prix a été payé. A cause de sa barbe, Khader Adnan meurt dans le silence.
En écrivant ces lignes, j’écoute la magnifique 3ème symphonie de Gorecky. La symphonie prend sa source, pour le premier mouvement, dans une prière polonaise du XVème siècle, pour le second, dans les mots de consolation griffonnés à l’adresse de sa mère par une jeune déportée dans une cellule de la Gestapo à Zakopane, et pour le troisième dans un chant populaire d’Opale. La musique dit la perte, la solitude et le deuil. Rien n’a changé depuis ce temps pas si lointain. La barbarie demeure. Sans doute est cela qui nous fait tant souffrir.
Source http://blogs.mediapart.fr/blog/christian-eypper/190212/la-barbe-de-khader-adnan
salut
"Un homme va mourir enchaîné dans une prison israélienne. Cet homme en grève de la faim"
ben si il arrete sa greve de la fain ,il vivra ?
alors apret tout si il meurt ,il s'aura suicide ?
c'est lui qui l'aura decidee pas Israel .
c'est un des dirigeants du Jihad Islamique.
Libéré en avril, Khader Adnan cesse sa grève de la faim
Ce fut la plus longue grève de la faim de l'histoire des Palestiniens. Après 66 jours sans s’alimenter, le prisonnier palestinien Khader Adnan a décidé l'arrêt de sa grève, a déclaré le ministre palestinien des Prisonniers, Issa Qaraqaë, mardi 21 février.
Le porte-parole local du Djihad islamique sera libéré le 17 avril prochain au terme de sa détention administrative. Ce dernier protestait contre ce recours, qui permet aux autorités israéliennes de le garder indéfiniment derrière les barreaux en l'absence de procédures judiciaires.
Le cas de Khader Adnan a permis de mettre en lumière celui de quelque 300 détenus actuellement détenus sous ce régime, jugé arbitraire et abusif par de nombreuses organisations internationales. Plusieurs dizaines d'entre eux ont observé ces dernières semaines une grève de la faim.
Source http://www.saphirnews.com/Libere-en-avril-Khader-Adnan-cesse-sa-greve-de-la-faim_a13969.html
Un appel de Khader Adnan : faire du 17 avril une journée d’action internationale en faveur des prisonniers
Selon les médias, un accord serait intervenu entre les avocats de Khader Adnan et les autorités israéliennes d’occupation pour que Khader soit libéré le 17 avril 2012. Cette date correspondrait à la fin de la période de détention administrative de 4 mois entamée le 18 décembre. période qui ne serait donc pas renouvelée... En échange Khader cesserait sa grève de la faim.
Il importe de rester vigilant sur 2 points :
L’appel à une mobilisation particulière le 17 avril prochain, date attendue de la libération de Khader, n’en est que plus justifié.
La rédaction d’Info-Palestine
L’adhésion à cet appel est ouverte aux organisations. Cliquez ici ou bien écrivez à april17@palestinianprisoners.orgafin de manifester votre soutien.
« Je, soussigné, affirme que je résiste aux occupants non pas pour ma cause en tant qu’individu mais pour la cause de milliers de prisonniers qui sont privés des Droits de l’Homme les plus élémentaires alors que le monde et la communauté internationale restent passifs » a écrit Cheikh Khader Aadnan du lit où les soldats israéliens l’ont enchaîné, à l’hôpital de la prison de Ramleh le 11 février.
Il est temps que la communauté internationale et les Nations Unies soutiennent les prisonniers et forcent l’Etat d’Israël à respecter les Droits de l’Homme reconnus internationalement et à cesser de traiter les prisonniers comme s’ils n’étaient pas des humains. Alors que nous marquons le 65ème jour de la grève de la faim de Cheikh Khader Adnan dont la lutte a inspiré des millions de gens et insufflé une énergie renouvelée au mouvement national palestinien et aux mouvements de solidarité avec celui-ci, nous devons pleinement saisir et assumer le sens de son appel et préparer une stratégie internationale puissante pour soutenir la lutte des prisonniers palestiniens pour la liberté , la justice et l’égalité.
Khader Aadnan lutte pour des droits qui doivent être garantis pour tous les prisonniers, incluant les droits à une procédure régulière, à un traitement juste et conforme au principe de l’égalité de tous les humains, et à celui de ne pas subir de torture ou autres traitements coercitifs.
Les prisonniers palestiniens de la Cisjordanie doivent faire face à un système judiciaire qui est totalement distinct de celui qui est réservé aux Juifs israéliens incluant les colons. Ce système judiciaire militaire appliqué aux seuls Palestiniens pratique la détention arbitraire sans accusation dûment formulée, l’acceptation de la torture, l’absence presque totale de procédure régulière, l’entretien du flou dans les charges adressées contre les prisonniers, la permissivité dans le recueil des éléments de preuve incluant l’usage d’éléments à caractère secret et l’administration de sentences disparates marquées par l’arbitraire et plus dures que celles qui son appliquées dans le système judiciaire civil.
L’apartheid est au cœur du système pénal israélien. Les Palestiniens citoyens israéliens accusés de délits politiques sont considérés comme « prisonniers menaçant la sécurité » et reçoivent un traitement différent de celui qui est réservé aux citoyens juifs. Les Palestiniens sont soumis à des procès inéquitables qui incluent l’utilisation d’éléments à charge tenus secrets et/ou arrachés sous la torture ainsi que le recours à des ordonnances judiciaires imposant le silence (gag orders).( Se reporter pour plus de détails à comprehensive analysis by Addameer for further details.)
Au 4 janvier 2012, 4417 prisonniers politiques palestiniens sont détenus dans les prisons israéliennes, incluant 170 enfants et 6 femmes. De la même façon que Khader, 310 prisonniers sont détenus sans procès ni accusation sous le régime de la détention administrative avec parmi eux 20 élus législatifs. Pour marquer notre solidarité avec ces prisonniers et pour donner plus d’ampleur à la lutte de Khader, nous sommes engagés dans une lutte déterminée contre leur emprisonnement et contre toutes les détentions qui ne comportent pas de procès équitable.
Nous exigeons la libération immédiate de tous les prisonniers politiques palestiniens détenus par Israël, car ils sont victimes d’un système judiciaire illégal et injuste qui découle du système de discrimination raciale mis en place par Israël. En particulier, nous exigeons la fin des pratiques suivantes :
Pour la Journée des Prisonniers Palestiniens , mardi 17 avril, nous demandons à toutes les personnes solidaires du mouvement des prisonniers palestiniens de porter haut l’esprit de résistance de Khader Adnan face à ses geoliers lesquels sont maintenant sur le point de commettre un assassinat.
Nous ne devons pas permettre que la lutte de Khader tombe dans l’oubli comme cela a été le cas pour celles de beaucoup avant lui, que sa vaillance et son héroïsme soient écrasés, effacés et rendus insignifiants par la force matérielle brutale du régime d’apartheid israélien. Nous devons nous organiser et agir afin que ce moment historique marque le début d’un mouvement mondial pour les prisonniers palestiniens, leurs droits, leurs familles, leur lutte, mouvement doté d’une vigueur renouvelée et plus puissante. Ensemble nous ferons cela afin que Khader vive. Signez maintenant !
Initiateurs de la campagne de signatures :
Source http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=11832