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La conception de la foi chez les ash’arites

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La conception de la foi chez les ash’arites

 

 

 

La conception de la foi chez les ash’arites

(Partie 1)

 

L’Imâm Harb ibn Ismâ’îl dit dans ses masâil (p. 366) : « Quant aux kharijites, ils taxent les traditionalistes de murjites. Ils mentent ! Ce sont eux les murjites, car ils prétendent être les seuls à avoir à la foi, et ils vouent à la mécréance tous ceux qui ne pensent pas comme eux. »

 

Louange à Allah le Seigneur de l’Univers ! Que les Prières et le Salut d’Allah soient sur notre Prophète Mohammed, ainsi que sur ses proches et tous ses Compagnons !

 

Voir notamment : ârâ el murjiya fî musannafât Sheïkh el Islâm qui est une thèse ès Doctorat du D. ‘Abd Allah ibn Mohammed e-Sanad.

 

Introduction 

 

Les ash’aritesn’ont pas une position uniforme sur la conception de la foi. Le père fondateur lui-même a plus d’une opinion sur le sujet. Trois grandes tendances se dégagent chez les partisans de la secte.

 

Primo :celle où ils rejoignent le crédo orthodoxe disant que la foi est composée de la parole et des actes. Abû el Hasan l’épousa finalement, ainsi qu’une partie de ses adeptes.[1] Il en parle dans son épitre mas-ala el îmân hal huwa makhlûq aw ghaïr makhlûq ?Dans maqâlât el islâmiyînégalement,[2] il rejoint le crédo traditionaliste selon lequel la foi est composée de la parole et des actes, et qu’elle monte et descend.[3] Sheïkh el Islâmrapporte son discours d’el ibânadans lequel il se range, dans l’ensemble, au crédo de l’Imâm Ahmed.[4] Ibn Taïmiya souligne un point d’une importance capitale pour comprendre la tendance actuelle de la secte. Il explique, en effet, que certains adeptes du fondateur se rendirent compte de l’impertinence de la parole de Jahm. Si beaucoup d’entre eux y renoncèrent, une partie seulement se tourna vers la tendance des anciens.[5]

 

Secundo :celle où ils rejoignent le crédo d’ibn Kullâb et des murjiya el fiqahadisant que la foi est composée de la croyance (tasdîq) et de la parole. Nous trouvons dans cet ensemble le reste des ash’aritesqui renoncèrent à la parole de Jahm.[6]

 

Tercio : celle où ils rejoignent le crédo de Jahm qui confine la foi dans la croyance (tasdîq). Elle est la tendance la plus notoire imputée à Abû el Hasan et qui fut adoptée par la plupart des grandes références qui le suivirent comme el Qâdhî Abû Bakr el Baqallânî et Abû el Ma’âlî el Juwaïnî (auxquels il faut ajouter Râzi).[7] Celle-ci fut également adoptée par certains partisans d’Abû Hanîfa, à l’image, contre toute attente, d’el Mâturîdî.[8] Selon eux, la foi, qui se vérifie uniquement au niveau dutasdîq, ne varie pas d’un individu à un autre, et est indivisible ; soit elle existe entièrement soit elle est inexistante. Ils ne conçoivent pas de phase intermédiaire. C’est pourquoi, ils imaginent tout à fait un individu ayant une foi parfaite/ou valable (tamm) capable de blasphémer en toute âme et conscience et sans contrainte.

 

Les paroles blasphématoires ne sont, à leurs yeux, que le reflet où l’implication de l’absence du tasdîq. À l’inverse, une foi parfaite/ou valable (tamm) n’implique pas forcément les actes ; ils imaginent parfaitement une foi parfaite/ou valable (tamm) sans n’effectuer aucun acte.[9] Jahm, qui confinait la foi dans le cœur, n’imposait même pas l’attestation de la foi. De grandes références à l’image d’Ahmed et de Waqî’ condamnaient à l’apostasie l’auteur d’une telle croyance. Pourtant, el Ash’arî et bon nombre de ses adeptes y adhéraient pleinement, à la différence où ils s’alignaient avec les textes sur les cas d’apostasie. Ils justifiaient qu’on devenait apostat quand la connaissance du cœur (ma’rifa) disparaissait complètement.[10] Le blasphème ne serait donc que la preuve de la mécréance intérieure, non qu’il relève de la mécréance en lui-même. Il est tout à fait possible au même moment, selon eux, que le blasphémateur reste croyant. Quand on leur établit que les textes et le consensus le vouent à la mécréance intérieurement et extérieurement, ils réfutent qu’en réalité, sa mécréance extérieure implique de démentir Dieu intérieurement (takdhîb), ce qui s’oppose littéralement à la foi.[11]

 

Dans maqâlât el islâmiyîn, el Ash’arî recense les différentes tendancesmurjites(douze en tout), dont celle qui confine la foi dans la connaissance du cœur du Créateur. On est mécréant uniquement quand on ignore son existence. La Trinité n’est pas de la mécréance en soi, mais elle provient uniquement d’un mécréant, comme l’indiquent les textes et le consensus. Ils résument cette ma’rifaà l’amour et à la soumission intérieure du Créateur. En cela, la prière ne relève pas de l’adoration, car adorer Dieu, c’est simplement le connaitre.

Abû el Husaïn e-Sâlihî, qui en est l’instigateur, se représentait la foi et la mécréance comme un seul élément compact et indivisible, et n’acceptant aucune variation.[12] Or, comme le souligne ibn Taïmiya, ce même Ash’arî se rallie à la tendance de Sâlihî dans un autre de ses ouvrages aujourd’hui perdu et ayant pour titre el mûjiz,[13] bien qu’au même moment il prétend dans le même ouvrage suivre les traces de l’Imâm Ahmed.[14]

Ce fameux Sâlihî confinait effectivement la foi dans la ma’rifaet le tasdîq, bien qu’elle réclame certaines exigences, qui, sans les fournir, sont la preuve de l’absence de tasdîqdans le cœur. El Mâturîdî, comme nous l’avons vu, rejoint dans le principe cette tendance, en émettant toutefois une nuance. Ce dernier considère en effet la parole comme une condition (shart) pour la mise en application des lois terrestres.[15] Ainsi, les ash’aritessont en accord avec le jahmismeprimitif confinant la foi dans la croyance intérieure, sans même fournir la parole ni les actes du cœur, et encore moins les actes extérieurs.[16]

 

Remarque :

 

Le D. Ahmed ibn ‘Atiya el ‘Âmidî – qu’Allah ait son âme – reproche à ibn Taïmiya et à ibn Hazm avant lui de mettre les ash’aritesdans le même lot que les jahmitesdans le domaine de la foi, sous prétexte qu’ils accordent de l’importance aux actes, et en supposant une nuance subtile entre la ma’rifaqui serait propre aux jahmiteset le tasdîqauquel adhèrent les ash’arites.[17] Or, ibn Taïmiya n’a fait que rapporter les analyses de grands commentateurs ash’arites, à l’instar d’Abû el Qâsim el Ansârî.[18] En outre, l’imam fondateur a deux opinions sur le sens de tasdîq, selon les aveux d’Abû el Qâsim el Ansârî lui-même.[19]

L’une où dans l’optique de Jahm, il serait synonyme de la ma’rifa, et l’autre où il aurait un sens plus restreint. Cette dernière opinion fut adoptée par el Baqallânî et el Juwaïnî.[20] Or, cela ne veut pas dire que les ash’aritesprennent le même statut que les jahmitesaux yeux d’ibn Taïmiya.[21] Nous avons vu plus haut qu’el Ash’arî et bon nombre de ses adeptes s’alignaient avec les textes sur les cas d’apostasie. Ils justifiaient qu’on devenait apostat quand la connaissance du cœur (ma’rifa) disparaissait complètement,[22] contrairement à Jahm qui imaginait la foi possible chez les pires ennemis d’Allah, comme Iblis, Pharaon, les Juifs, etc.[23]

 

C’est ce qui nous amène au point suivant.

 

À suivre…

 

 

 

 

[1]Majmû’ el fatâwâ (7/120, 142, 509).

[2]maqâlât el islâmiyîn(1/347-350).

[3]Majmû’ el fatâwâ (7/549-550).

[4]Majmû’ el fatâwâ (3/223).

[5]Majmû’ el fatâwâ (7/143).

[6]Majmû’ el fatâwâ (7/143).

[7]Majmû’ el fatâwâ (7/511).

[8]Voir : tabsira el adilla (2/799), e-tamhîd li qawâ’îd e-tawhîd (p. 12smiley, el musâmara bi sharh el musâyara (p. 1, 5) de Kamâl ibn Abî Sharîf, et hashiya ibn ‘Âbidîn (7/342).

[9]Majmû’ el fatâwâ (7/582).

[10]Majmû’ el fatâwâ (13/47).

[11]Majmû’ el fatâwâ (7/557).

[12]maqâlât el islâmiyîn(1/214).

[13]Majmû’ el fatâwâ (7/544).

[14]Dar-u e-ta’ârudh d’ibn Taïmiya (2/16).

[15]Majmû’ el fatâwâ (7/509-510).

[16]E-sârim el maslûl d’ibn Taïmiya (3/960).

[17]Voir : el îmân baïna e-salaf wa el mutakallimîn (151-157).

[18]Le livre dont s’inspire ibn Taïmiya est aujourd’hui encore à l’état de manuscrit, mais on peut retrouver les passages en question dans nihâyat el aqdâm (p. 472), et el musâmara bi sharh el musâyara (p. 33) de Kamâl ibn Abî Sharîf

[19]Notons que dans sharh el maqâsid (5/177), e-Tiftizânî dit explicitement que leur Imâm penche éventuellement pour cette opinion.

[20]E-tis’îniya d’ibn Taïmiya (2/649-651).

[21]Voir : e-nubuwât (p. 199).

[22]Majmû’ el fatâwâ (13/47).

[23]Majmû’ el fatâwâ (13/47).

Salam,

Mon frère, ta pratique et ta foi sont-elles parfaites au point que tu puisses te permettre de gaspiller ton énergie et ton temps à copier coller des choses que tu ne comprends même pas qui ne sont que mensonges et polémiques ?

Sauve-toi du feu et fuis la polémique que contient ces textes haineux et mensongers khir lik, Allah 3azawadjal est Omniscient ...

wa Salam.

Ameen a écrit :

Salam,

Mon frère, ta pratique et ta foi sont-elles parfaites au point que tu puisses te permettre de gaspiller ton énergie et ton temps à copier coller des choses que tu ne comprends même pas qui ne sont que mensonges et polémiques ?

Sauve-toi du feu et fuis la polémique que contient ces textes haineux et mensongers khir lik, Allah 3azawadjal est Omniscient ...

wa Salam.

 

wa 'aleikom salem !

 

 

Vous trouverez les références ash'arites pour les allégations avancées dans cet article en bas de note !

 

 

Qu'Allah nous montre la vérité à tous !

Ameen a écrit :

Salam,

Mon frère, ta pratique et ta foi sont-elles parfaites au point que tu puisses te permettre de gaspiller ton énergie et ton temps à copier coller des choses que tu ne comprends même pas qui ne sont que mensonges et polémiques ?

Sauve-toi du feu et fuis la polémique que contient ces textes haineux et mensongers khir lik, Allah 3azawadjal est Omniscient ...

wa Salam.

wa 3alaykoum salam,

 

mais c'est une évidence akhy,

tellement parfaites qu'il n'a pas jugé utile d'aller débattre avec tous les savants ach'arites et matouridites de la planète entière pour leur soumettre ces réfèrences, pour lesquelles, nous l'espérons, il a pris soin d'aller vérifier lui même par souci de sincérité.

Non, ce ne serait que pure perte de temps, diviser la oumma, et distiller la haine, c'est bien plus intéressant et cela alourdit la balance de hassanates, ceci est bien connu.

quant aux rappels sur l'importance du bon comportement , de la prière, de l'unité de la oumma et autre WALLOU, cela alourdit la balance de dhunubs, ceci est bien connu.

et là, je parle en général pour ces 2 dernières phrases.

L'essentiel,

Qu ALLAh swt facilite notre cheminement à tous.

 

LÂLYaa a écrit :

Ameen a écrit :

Salam,

Mon frère, ta pratique et ta foi sont-elles parfaites au point que tu puisses te permettre de gaspiller ton énergie et ton temps à copier coller des choses que tu ne comprends même pas qui ne sont que mensonges et polémiques ?

Sauve-toi du feu et fuis la polémique que contient ces textes haineux et mensongers khir lik, Allah 3azawadjal est Omniscient ...

wa Salam.

wa 3alaykoum salam,

 

mais c'est une évidence akhy,

tellement parfaites qu'il n'a pas jugé utile d'aller débattre avec tous les savants ach'arites et matouridites de la planète entière pour leur soumettre ces réfèrences, pour lesquelles, nous l'espérons, il a pris soin d'aller vérifier lui même par souci de sincérité.

Non, ce ne serait que pure perte de temps, diviser la oumma, et distiller la haine, c'est bien plus intéressant et cela alourdit la balance de hassanates, ceci est bien connu.

quant aux rappels sur l'importance du bon comportement , de la prière, de l'unité de la oumma et autre WALLOU, cela alourdit la balance de dhunubs, ceci est bien connu.

et là, je parle en général pour ces 2 dernières phrases.

L'essentiel,

Qu ALLAh swt facilite notre cheminement à tous.

 

 

Assalamou alaikoum

 

Les rappels sur la prière, le bon comportement sont simples à trouver, et en ouvrant tout simplement le Coran ou riyad es salihin, les livres d'ibn el qayyim, etc...

Par contre, dans le domaine de la foi, aqidah, tawhid, etc La mafia asharite, depuis des siècles veut imposer sa vision de la aqidah édulcorée philosophie grecque...et cela est difficile à trouver et nécessite plus d'expertise

 

Si tu tombes d'emblée sur la bonne conception, tant mieux pour toi.

Sinon, il faut des gens mettant en garde et essayant de retranscrire le plus fidèlement possible la croyance des salafs. Il ne s'agit pas d'une compétition, mais croyez-vous que la croyance asharite, maturidite, chiite, kharijite, mutazilite sont des divergences acceptables?

Tout réside là-dedans, que des personnes non qualifiées évitent ce sujet, c'est nécessaire

Mais quand tu as des connaissances, du temps, il est louable d'avertir les gens du message de l'Islam.

S'intéresser à cela permet de bien délimiter la zone à ne pas franchit

S'intéresser à cela ne demande pas de délaisser les actes d'adoration, etc.

Slm alk,

Ayez un peu de respect. C'est quoi cette manière de taxer les Acharites et Maturidis de secte ? Faut pas oublier que ces 2 groupes de pensée théologique forment la majorité de la communauté sunnite. Et que ce sont eux qui ont défendu l'islam contre les hérésies.

Je ne suis pas un pro du kalam, ça dépasse la compréhension de la majorité des membres du forum. Les anthropormophistes pseudos Salafis peuvent jouer aux billes.

Fahreddin a écrit :
Slm alk, Ayez un peu de respect. C'est quoi cette manière de taxer les Acharites et Maturidis de secte ? Faut pas oublier que ces 2 groupes de pensée théologique forment la majorité de la communauté sunnite. Et que ce sont eux qui ont défendu l'islam contre les hérésies. Je ne suis pas un pro du kalam, ça dépasse la compréhension de la majorité des membres du forum. Les anthropormophistes pseudos Salafis peuvent jouer aux billes.

 

Wa alaikoum assalam

Le mot secte n'est pas forcément péjoratif en arabe

Même dans le hadith des 73 sectes sans discuter de son authenticité, le Prophète saws a utilisé le terme de secte pour désigner la voie dans laquelle lui et ses compagnons se situent...

Ensuite, ton comportement parlant d'anthropomorphisme alors que tu n'y connais rien est également inadmissible. En tout cas, regarde bien la différence entre tes propos et de ceux auxquels tu te réfères et la pondération des articles du frère  citizenkan

Lol secte c'est positif aussi non ? J'ai répondu au même niveau que ce que cet article insinue en taxant les Acharites et Matouridis de secte.

C'est pas avec vos Al Bani, Outheymin et vendu d'Ibn Baz que vous allez nous apprendre l'islam qui date de plus de 1400 ans. Ces 3 réunis de valent pas le pouce de l'Imam Ghazali ou Nawawi ra.

Estarfurullah vous avez même fait le Riyad as salihin de l'Imam an Nawawi revu par Albani... Manque plus que vous faites le Sahih Muslim et Boukhari revu par Albani.

Wesselam.

Hussein bin Ali a écrit :

Assalamou alaikoum

 

Les rappels sur la prière, le bon comportement sont simples à trouver, et en ouvrant tout simplement le Coran ou riyad es salihin, les livres d'ibn el qayyim, etc...

 

Tu as raison mon frère, tellement simple à trouver, qu'on en voit les fruits, ici et ailleurs, à voir les gens de la masse utiliser des termes que même les savants n'utilisent pas ou alors , après avoir tourné 1 million de fois, leur langue dans leur bouche ou avoir passé des nuits entières à étudier la question avec leurs semblables ( savants )

Lâ ilaha illa ALLAh

comme je l'ai dit tantôt

l'essentiel, qu ALLAh swt nous facilite TOUS dans notre cheminement.

De toute manière, nous aurons tous des comptes à rendre sur ce qu'ont dit nos langues et très sincèrement, qu ALLAh swt nous pardonne.

Fahreddin a écrit :
Slm alk, Ayez un peu de respect. C'est quoi cette manière de taxer les Acharites et Maturidis de secte ? Faut pas oublier que ces 2 groupes de pensée théologique forment la majorité de la communauté sunnite. Et que ce sont eux qui ont défendu l'islam contre les hérésies. Je ne suis pas un pro du kalam, ça dépasse la compréhension de la majorité des membres du forum. Les anthropormophistes pseudos Salafis peuvent jouer aux billes.

 

 

Force est de constater que la tendance traditionaliste, connue notamment sur le nom de Hanbalisme, ou plus récemment wahhabisme, ou salafisme est très mal perçue par les diverses tendances musulmanes dont les Ash’arites font parties, avant de l’être par les orientalistes et les chrétiens en général. Si les grandes références de l’Ash’arisme, qui est pourtant la secte ayant le plus de proximité avec Ahl e-Sunna, s’en font une représentation erronée, il faut alors s’imaginer la situation chez les autres sectes. Sheïkh el Islam ibn Taïmiya fait ce constat malheureux à travers les lignes suivantes : « Bon nombre d’hérésiographes parmi les dernières générations recensent les diverses opinions qu’ils connaissent sur une question qui constitue pourtant l’un des fondements les plus illustres de la religion comme celui de la Parole d’Allah. Cependant, ils ne connaissent pas celle des anciens et des grandes références de la communauté qui renferment les bonnes tendances sur chaque point de la religion. Ainsi, ils n’en connaissent ni l’opinion ni les éventuels auteurs de ces opinions à l’instar d’el Shihristânî, l’auteur d’el Milal wa e-Nihal, dans lequel il recense les différentes pensées à travers les grandes civilisations mais il ne dit pas un mot sur la tendance traditionaliste qu’il ne connaît même pas. Concernant la Parole d’Allah, de grands auteurs tels qu’el Qâdhî Abû Bakr, Abû el Ma’âlî, el Qâdhî Abû Ya’lâ, ibn e-Zâghûnî, Abû el Husaïn el Basrî, et Mohammed ibn el Haïsam omettent de citer la tendance certifiée chez les anciens et les grandes références à l’image d’Ahmed, lorsque ces derniers recensent toutes les tendances sur la question et que leur choix tombent sur l’une d’entre elle. »[1]

 

Il a souligné ailleurs : « Quant aux enseignements du Messagers, des Compagnons, de leur Successeurs, et des grandes références des musulmans, ils n’en ont aucune connaissance. Ils ne font que citer un certain nombre d’opinion parmi lesquelles ils en choisissent une. Ils réfutent ensuite les autres tendances qui sont en fait toutes aussi fausses les autres que les autres, ce qui laisse l’observateur perplexe. La chose qui pourrait éventuellement le contenter, c’est de savoir qu’en se réfutant les unes les autres, toutes ses opinions s’écroulent d’elles-mêmes, comme il est possible de le constater dans la plupart des ouvrages philosophiques ou du Kalâm, que ce soit chez les premiers ou chez les nouveaux penseurs, à l’image de Râzî et d’el Âmûdî. »[2] Cela concerne autant les adeptes du Kalâm, du Raï (l’opinion), que les soufis et les ascètes.[3] Des têtes pensantes comme Abû el Ma’âlî, Abû Hâmid el Ghazâlî, ibn el Khatîb, etc. n’avaient aucune connaissance dans les sciences du Hadith, ils atteignaient à peine le niveau d’un débutant avant de pouvoir mesurer les grands spécialistes en la matière. Ils ne faisaient même pas la différence entre un Hadith authentique et un Hadith complètement inventé comme en témoigne la plupart de leurs ouvrages où l’on y trouve des choses incroyables ![4]

[1]Dar e-Ta’ârudh (2/307).

[2]Idem. (9/67-6smiley.

[3]El Furqân baïna el Haqq wa el Bâtil dans Majmû’ el Fatâwâ (13/25).

[4]Majmû’ el Fatâwâ (13/25). El Ghazâlî lui-même disait que son bagage était léger dans les sciences du Hadith. Voir : Majmû’ el Fatâwâ (35/176).

Fahreddin a écrit :
Lol secte c'est positif aussi non ? J'ai répondu au même niveau que ce que cet article insinue en taxant les Acharites et Matouridis de secte. C'est pas avec vos Al Bani, Outheymin et vendu d'Ibn Baz que vous allez nous apprendre l'islam qui date de plus de 1400 ans. Ces 3 réunis de valent pas le pouce de l'Imam Ghazali ou Nawawi ra. Estarfurullah vous avez même fait le Riyad as salihin de l'Imam an Nawawi revu par Albani... Manque plus que vous faites le Sahih Muslim et Boukhari revu par Albani. Wesselam.

 

 

Ibn el ‘Arabî au sujet de son Sheïkh el Ghazâlî : « Si nous ne sommes qu’une goûte au milieu de son océan, nous ne faisons que le réfuter avec ses propres paroles. » [Siar a’lâm e-nubalâ(10/8-9).]

 

 

c'est exactement la tâche à laquelle s'est attelée ibn Taïmiya :

 

Les Ash’arites ont connus plusieurs étapes et plusieurs phases dans leur développement. Au début, ils ont cultivés la pensée du Kalâm (d’ibn Kullâb), ils ont ensuite fortement glissée vers l’I’tizâl, pour en fin de parcourt faire un mélange entre leur crédo et la philosophie. Les néo-Ash’arites ont un penchant pour le Jahmisme, voire pour la philosophie. En cela, ils se distinguent de la pensée de leur fondateur et des grandes références parmi ses partisans.[1] Les anciens Ash’arites reconnaissaient dans l’ensemble les « Attributs textuelles », à l’instar d’Abû el Hasan el Ash’arî, Abû ‘Abd Allah ibn Mujâhid, Abû el Hasan el Bâhilî, el Qâdhî Abû Bakr el Bâqallânî, Abû Ishâq el Asfarâînî, Abû Bakr ibn Fawrk, Abû Mohammed ibn e-Lubân, Abû ‘Ali ibn Shâdhân, Abû el Qâsim el Qushaïrî, Abû Bakr el Baïhaqî, etc.[2]

 

Par contre, les nouveaux partisans d’Abû el Hasan comme Abû el Ma’âlî el Juwaïnî, et tant d’autres, ils ne reconnaissent que les « Attributs rationnels ». Certains d’entre eux renient carrément les « Attributs textuelles » bien que d’autres à l’exemple d’el Râzî et d’el Âmudî ne se prononcent pas à leur sujet. Ceux qui renient les « Attributs textuelles » ont deux comportement à leur encontre ; les uns ont recourt au Ta-wîl (interprétation des Textes), les autres ont recourt au Tafwîdh (l’incompréhension des Textes en disant que Seul Dieu en pénètrent le sens ndt.). Quant à el Ash’arî et ses premiers adeptes, ils établissaient que toute interprétation entraînant implicitement de renier les Attributs, était considérer comme fausse. Ils ne se contentaient pas de dire qu’ils n’avaient pas accès à la compréhension des Textes, ils allèrent jusqu’à condamner les interprétations des « négateurs ».[3]

 

Cette confusion qui régna entre les anciens et les nouveaux Ash’aritesentraina comme nous l’avons évoqué précédemment, un penchant de plus en plus marqué vers l’I’tizâl qu’ils mélangèrent plus tard à la philosophie. Sheïkh el Islam ibn Taïmiya nous propose l’analyse suivante : « Certains Ash’arites ont emprunté le même chemin que les Mu’tazilites vis-à-vis des « Attributs textuels » ; la majorité d’entre eux ont eu la même attitude que leurs pères Mu’tazilites à l’encontre des textes provenant du Hadith. Concernant les Attributs issus du coran, ils ont deux opinions à leur sujet : el Ash’arî, el Bâqallânî, et les anciens parmi eux les reconnaissent ; d’autres en reconnaissent certains mais d’un autre côté, ils se comportent envers eux à la façon des Jahmites. El Ash’arî s’est abreuvé de la pensée de son beau-père el Jubbâî ; le grand Sheïkh des Mu’tazilites. L’inspiration de ce dernier dans le domaine du Kalâm est une vérité à laquelle souscrit ses partisans et d’autres à l’unanimité. Plus tard, el Bâqallânî était plus à cheval vis-à-vis des Attributs issus du coran tout comme ibn Fawrk dans une moindre mesure après lui ; ce dernier en effet reconnaissait seulement une partie des textes du Coran sur le sujet.

Quant à el Juwaïnî et tous ceux qui suivaient la même voie, ils ont penché vers la tendance Mu’tazilites. Abû el Ma’âlî en effet lisait beaucoup les écrits d’Abû Hâshim el Jubbâî, et il était peu versé par les annales scripturaires. Ces deux paramètres à la fois ont joué un grand rôle sur sa pensée.[4] À l’époque d’Abû Bakr el Bâqallânî (m. 403 h.), ce dernier pris les commandes de cette tendance qu’il a améliorée ; il lui a établi les prémices rationnelles auxquelles les textes doivent se soumettre. Il fit de ses règles des principes dans la continuité des crédos de la foi, dans le sens où il incombe à chacun d’y adhérer.[5] Il a contribué dans une large mesure à rapprocher la tendance Ash’arite des enseignements du Kalâm et à la réglementer selon ses règles. Ces initiatives ont eu pour conséquence qu’il exista une ressemblance énorme entre l’Ash’arisme et le Mu’tazilisme. Si el Ash’arî donnait la priorité aux textes sur la raison, il n’en fut pas le cas pour el Bâqallânî, qui considérait que toutes les questions liés à la croyance devaient être soumises à la raison.[6]Ainsi, el Bâqallânî est considéré comme le deuxième fondateur de l’Ash’arisme.[7]

 

Il y a eu ensuite, Imam el Haramaïn el Juwaïnî (m. 478 h.) qui a utilisé les outils de la logique (grecque) pour soutenir cette croyance. Il s’est cependant opposé à el Bâqallânî sur de nombreuses règles qu’il avait établies. Bien qu’el Juwaïnî a plus profité de son bagage du Kalâm que des paroles d’el Bâqallânî, il n’en demeure pas moins qu’il a mélangé son Ash’arisme avec certains aspects du Mu’tazilisme, en s’inspirant des ouvrages du Mu’tazilites Abû Hâshim el Jubbâî. Il est ainsi sorti du giron du Qâdhî et compagnie dans plusieurs questions, pour conforter son inspiration Mu’tazilite. Il ne s’inspire même pas des écrits d’Abû el Hasan el Ash’arî, il se contente de rapporter ses paroles par intermédiaire.[8] À l’image d’el Ghazâlî (m. 505 h.), et d’ibn el Khatîb e-Râzî (m. 606 h.), Les néo-Ash’arites se sont reposés sur la méthode d’el Juwaïnî. Cependant, ils ont ajouté à cette influence Mu’tazilite dont el Juwaïnî est l’instigateur, l’influence de la philosophie. Ainsi, l’Ash’arisme s’éloignait et s’égarait de plus en plus.

 

El Ghazâlî a puisé ses enseignements du Kalâm dans les écrits de son maître el Juwaïnî, el Irshâd, e-Shâmil, qui contiennent les enseignements d’el Baqallânî. Il s’est inspiré dans ses enseignements philosophiques des écrits d’ibn Sînâ. C’est pourquoi, il est dit que l’ouvrage e-Shifâ(le remède) d’ibn Sînâ l’a rendu malade. Abû Hâmid s’est inspiré également des lettres Ikhwâns e-Safâet celles d’Abû Hayyân e-Tawhîdî et autre. Quant à Râzî, il a puisé ses enseignements du Kalâm dans les écrits d’Abû el Ma’âlî et de e-Shahrstânî. E-Shahrstânî s’inspire lui-même d’el Ansârî e-Nisâbûrî, qui s’inspire d’Abû el Ma’âlî. Il s’est fortement imprégné des enseignements Mu’tazilites par l’intermédiaire des œuvres d’Abû el Husaïn el Basrî (m. 436 h.).[9] Dans le domaine de la philosophie, il s’est inspiré d’ibn Sînâ, de Shahristânî, et bien d’autres.[10] On retrouve leur Ash’arisme prépondérant, dans le fait qu’ils sont Murjites (laxistes) concernant le statut des personnes et Jabarites (déterministes) dans le domaine du Destin. Dans le domaine des Attributs, ils ne sont pas de purs Jahmites bien qu’ils soient imprégnés par cette tendance. Ils ne légitiment pas non plus de se rebeller contre les autorités en place en se conformant ainsi aux traditionalistes. Dans l’ensemble, parmi les adeptes du Kalâm, ils sont relativement les plus proches de l’orthodoxie musulmane. »[11]

[1]Idem.

[2]Majmû’ el Fatâwâ (4/147-14smiley.

[3]Manhâj e-Sunna (2/223-224).

[4]Manhâj e-Sunna (2/223-224).

[5]El Muqaddima d’ibn Khaldûn (p. 465).

[6]Voir : Muqaddima e-Tamhîd d’el Baqallânî (p. 15), recension par el Khudhaïrî et Abû Raïda.

[7]Voir : Nash-a el Ashâ’ira wa Tatawwaruha (p. 320).

[8]Voir : Baghiya el Murtâd (348-351).

[9]Il ne faut pas confondre avec el Hasan el Basrî, l’un des Successeurs des Compagnons (Tâbi’în), qui compte parmi les traditionalistes (N. du T.).

[10]Voir : Baghiya el Murtâd (34smiley.

[11]Majmû’ el Fatâwâ (7/55).

 

 

 

 

 

Certaines grandes références Ash’arites ont fait l’aveu à la fin de leur vie, que les sciences du Kalâm[1] étaient plus maléfiques qu’autre chose et qu’elles les avaient fait tourner en rond tout au long de leur parcourt, pour les faire sombrer au bout du compte dans le doute et le désarroi. Il leur aurait été si simple cependant de suivre la lumière de la Révélation, qui ne s’oppose nullement à la raison, lorsque celle-ci est saine. En sachant, qu’il vaut mieux tirer leçon des autres que de devenir une leçon pour les autres, voyons quelle expérience nous offre, toutes ces têtes pensantes en commençant par leur chef de file :

 

•Abû el Hasan el Ash’arî (m. 324 h.) déclare en introduction à son dernier livre qui prend ainsi la forme d’un testament : « L’opinion à laquelle nous adhérons et la religion à laquelle nous croyons, est celle qui consiste à s’accrocher au Livre de Notre Seigneur Tout-puissant, à la Tradition de notre Prophète (r), et aux annales rapportées des Compagnons, de leurs Successeurs (Tâbi’în), et des grandes références traditionalistes. Nous nous retranchons derrière ces enseignements. L’opinion d’Abû ‘Abd Allah Ahmed ibn Hanbal –qu’Allah illumine son visage, l’élève en degré, et le comble de la meilleure récompense – est la notre, et celle de ses adversaires est contre la nôtre. Il est le noble Imam, le chef parfait, par lequel Allah dévoila la vérité, dissipa les ténèbres, montra la voie, et brisa l’innovation des hérétiques, l’égarement des égarés, et le doute des sceptiques. Qu’Allah comble de Sa Miséricorde cet Imam devancier, illustre, encensé, et magnifié, et tous les Imams des musulmans… »[2]

 

•Abû el Ma’âli el Juhaïnî (m. 478 h.), l’un des plus grands experts du Kalâm, s’est exclamé un jour devant ses disciples : « Mes amis ! Ne vous intéressez pas au Kalâm, si j’avais su un jour qu’il allait me faire devenir ce que je suis devenu aujourd’hui, je n’y aurais jamais touché. »[3] Il a dit également : « Si je pouvais revenir en arrière, je ne toucherais jamais au Kalâm. »[4] Avant de mourir, il recommanda à ses enfants réunis autour de lui : « Est-ce que vous connaissez quelqu’un de plus éclairé que moi dans les sciences du Kalâm ?

-          Non ! Répondirent-ils.

-          Pouvez-vous donc douter de mes paroles ?

-          Non !

-          Je veux vous faire une recommandation, l’acceptez-vous ?

-          Oui !

-          Accrochez-vous aux enseignements des traditionalistes car j’ai vu que la vérité était de leur côté. »[5]    

 

Juste avant de rendre l’âme, il fit l’aveu : « J’ai lu cinquante mille fois cinquante milles ouvrages. J’y ai laissé les adeptes de l’Islam et leur religion ainsi que leur savoir littéraliste (ou exotérique). Je me suis embarqué dans un océan immense et je me suis rempli du savoir interdit par les musulmans. Mon but, c’était la recherche de la vérité alors que j’avais peur tout au long de mon parcours de suivre les autres aveuglément. Aujourd’hui, je reviens à la vérité. Accrochez-vous donc à la religion des grands-mères ! Au moment de quitter ce monde, voici mes dernières paroles : il n’y a de dieu en dehors d’Allah ! Malheur à el Juwaïnî ! »[6]

 

•Abû Hâmid el Ghazâlî (m. 505 h.) serait mort avec Sahîh el Bukhârî sur les bras.[7] Il fut pourtant au cours de sa vie, passionné par le Kalâm et la philosophie, il est même considéré comme le premier à avoir introduit la logique grecque dans la matière d’Usûl el Figh. Mais cette passion démesurée l’a fait sombrer dans le désarroi et le scepticisme, c’est pourquoi à la fin de sa vie, il se pencha sur l’étude du Hadith à travers le recueil d’el Bukhârî et de Muslim. Il est passé auparavant par plusieurs phases dont notamment le soufisme ; il a même écrit deux réfutations contre le Kalâm et la philosophie qui porte pour titre : Tahâfut el Falâsifa et Iljâm el ‘Awâm.[8]

 

•Abû el Fath, Mohammed ibn ‘Abd el Karîm e-Shihristânî (m. 548 ou 549 h.) est l’auteur de ces paroles : « Accrochez-vous à la religion des grands-mères car c’est le meilleur cadeau que vous puissiez avoir. » Il reconnu même dans deux vers devenus célèbres, qu’en fin de parcourt, la philosophie et le Kalâm conduisaient au scepticisme.[9]

 

•Fakhr e-Dîn e-Râzî (m. 606 h.) dénonca le Kalâm de sa plume à la fin de sa vie, en disant notamment : « j’ai contemplé les différentes méthodes du Kalâm et celles de la philosophie mais je n’ai pas vu qu’elle guérissait les cœurs malades ni qu’elle étanchait la soif. Je me suis alors rendu compte que le chemin le plus proche était celui du Coran… Or, celui qui prendra le chemin par lequel je suis passé, pourra savoir ce que je sais aujourd’hui. »[10] Il a déclaré également : « Celui qui s’en tient à la voie des grands-mères, sera le grand gagnant. »[11]

 

•Mohammed el Khûnjî (m. 646 h.), était l’un des Imams duMuntiq (la logique grecque) à son époque. Pourtant, avant de mourir, il a eu les paroles suivantes : « Je meurs alors que je ne sais rien si ce n’est que le « possible » dépend de l’ « impossible »… si l’on sait que la dépendance est une qualité négative, hé bien je meurs alors que je ne sais rien. »[12]

 

•‘Abd el Hamîd ibn ‘Îsâ el Khasrû Shâhî (m. 652 h.) fut l’un des plus fervents disciples de Fakhr e-Dîn e-Râzî, mais il sombra dans le doute et le désarroi comme peut en témoigner ses paroles de détresse qui s’adressent à un autre savant notable : « Quelle est ta croyance ?

-          Celle des musulmans !

-          Tu es à l’aise en me disant cela ? Tu en es convaincu ?

-          Bien sûr !

-          Hé bien ! Remercies Allah pour ce bienfait immense car moi par Allah ! je ne sais pas quelle est ma croyance ! je ne sais pas quelle est ma croyance ! je ne sais pas quelle est ma croyance ! » Il s’est ensuite mis à pleurer à tel point que sa barbe en fut mouillée.[13]

 

[1]Le Kalâm consiste à chercher à percer les mystères qui sont liés au divin uniquement par la raison et au détriment de la Révélation. En cela, il a énormément d’affinité avec la théologie chrétienne car tous deux s’inspirent du raisonnent philosophique grec.

[2]  El Ibâna fî Usûl e-Diyâna. Sheïk Hammâd el Ansârî est l’auteur d’une recherche où il démontre que non seulement Abû el Hasan est bel et bien l’auteur d’el Ibâna mais qu’il fut l’un des derniers si ce n’est le dernier de ses ouvrages. [Voir : Rasâil el ‘Aqîda de Hammâd el Ansârî (p.61-10smiley]

[3]Voir : el Munazhzham (9/19), Talbîs Iblîs (p. 9smiley.

[4]Siar A’lâm e-Nubala (18/473).

[5]Talbîs Iblîs (p. 9smiley.

[6]El Munazhzham (9/19), Talbîs Iblîs (p. 9smiley.

[7]Voir : l’introduction de : Qâ’ida fî e-Rad ‘alâ el Ghazâlî fî e-Tawakkul d’ibn Taïmiya (p. 101), recension du Docteur ‘Alî Shibl.

[8]Voir sa biographie dans Siar A’lâm e-Nubala (20/286).

[9]Voir : Nihâya el Aqdâm (p. 3-4).

[10]Voir : Siar A’lâm e-Nubala (21/501).

[11]El Bidâya wa e-Nihâya(13/55).

[12]Voir : e-Rad ‘alâ el Muntiqiyûn de Sheïkh el Islam ibn Taïmiya (p. 114).

[13]e-Rad ‘alâ el Muntiqiyûn(p. 327).

 

 

 

Les philosophes musulmans comme Averroès et Avicenne ont cherché à palier au manque d’intérêt que les grecs portaient à la « théologie ». Inspirés par les adeptes du Kalâm dans ce domaine, ils cherchaient à rapprocher entre la révélation et la pensée grecque. Ils faisaient croire que les principes de la philosophie n’allaient pas à l’encontre de la prophétie, mais ils étaient convaincus au fond d’eux-mêmes que le discours prophétique concernant le divin et la résurrection était métaphorique et imaginaire. Il aurait pour but de rapprocher certains entendements au commun des hommes afin d’améliorer leur vie sur terre, bien qu’au même moment il serait éloigné de la réalité. En cela, les prophètes auraient le droit de mentir. Ainsi, la force imaginative ou hallucinatoire serait l’une des plus grandes caractéristiques de la prophétie. Malheureusement, la plupart des gens ne pénètrent pas les implications de leur discours, surtout dans la mesure où il fut enrobé par un vocabulaire islamique.[1]

 

El Fârâbî (m. 339 h.) est le premier philosophe musulman à élargir les notions de la théologie grecque, aux enseignements de l’Islam comme dans son livre Ârâ el Madîna el Fâdhila. Il est considéré comme le « deuxième philosophe » après Aristote.[2] Ibn Sînâ (m. 428 h.) a résumé la pensée aristotélicienne et péripatéticienne auxquelles il ajouta un discours religieux qui lui fut inspiré par les adeptes du Kalâm. Il a réussi ainsi à donner plus de cohérence au discours des anciens, étant donné qu’il fut plus imprégné de la lumière prophétique.[3] Des penseurs comme e-Râzî et e-Tûsî (m. 672 h.), ont fait le commentaire de son œuvre el Ishârât wa e-Tanbihât, mais ces derniers n’ont pas toujours pénétré les subtilités de son discours. Ibn Rushd (m. 520 h.) fut fanatisé par la pensée d’Aristote à tel point qu’il lui chercha des circonstances atténuantes sur ses pensées les plus éloignées de l’Islam.[4] Averroès est toutefois plus précis qu’ibn Sînâ quand il s’agit de rapporter les tendances des premiers philosophes. Dans son livre el Mu’tabar fî el Hikma,Ibn Mulkâ (m. 560 h.) réfute remarquablement certaines pensées d’Aristote. Il se distingue pour rapporter scrupuleusement les paroles d’Aristote à partir de ses œuvres originales. Doté d’un grand esprit d’analyse, il fut parmi les philosophes affiliés à l’Islam ayant le discours le plus pertinent et le plus proche de la vérité. Contrairement à ibn Rushd et à ibn Sîna, il ne s’attache pas aveuglement à la pensée du « Philosophe » et des péripatéticiens. Il avait une approche rationnelle des écrits du disciple de Platon et fut plus éclairé par la révélation que ses prédécesseurs étant donné qu’il vécut à Bagdad au milieu des traditionalistes.[5]

 

Ibn ‘Arabî (m. 638 h.) fut influencé par la pensée d’ibn Sînâ,[6] mais ibn Sibrîn (m. 669 h.) était plus versé en philosophie que ce dernier. Il a d’ailleurs développé les notions du monisme ou panthéisme (Wihda el Wujûd) comme personne ne l’avait fait avant lui.[7] L’un de leur savant m’a même demandé de lui expliquer Lawh el Asâla, l’une des œuvres d’ibn Sibrîn qui fut réservée au cercle des initiés et dont je ne connaissais pas l’existence.[8] El Ghazâlî (m. 505 h.) quant à lui, alimente son discours philosophique avec le vocabulaire des Soufis qui ne peuvent distinguer en le lisant entre le vrai et le faux, entre le dogme musulman et la pensée helléniste et sabéenne. En définitive, il ramène les mêmes implications qu’ibn ‘Arabî et ibn Sibrîn qui ne font aucune distinction entre le Créateur et Sa création, [9] bien qu’il s’est donné la vocation de réfuter la philosophie. En fait, ses opinions sont très instables et elles varient d’une œuvre à l’autre ; dans certaines œuvres, il fait la critique acerbe de la philosophie mais dans d’autres œuvres il la rejoint dans certains principes en essayant pour le moins maladroitement de concilier entre la sagesse helléniste et la prophétie.[10] Abû Hâmid fut un admirateur de la logique grecque, il prétend l’avoir apprise de la langue des prophètes mais en fait il l’a trouvé dans les livres d’ibn Sînâ, qui s’inspire directement des œuvres d’Aristote.[11]

 

[1]Voir : e-Safdiya (1/237).

[2]Voir : el Jawâb e-Sahîh (3/214-215), et Majmû’ el Fatâwâ (2/82).

[3]Manhâj e-Sunna (1/347-34smiley.

[4]Voir : Dar Tarârudh el ‘Aql wa e-Naql (9/333, 397, 401).

[5]Idem. (3/324) et (9/397-416).

[6]Voir : e-Safdiya (1/265).

[7]Idem. (1-302-303).

[8]Idem.

[9]Jâmi’ e-Rasâil (1/164).

[10]Manhâj e-Sunna (1/356-357).

[11]Voir : E-Rad ‘alâ el Muntiqyîn (14-15).

 

 

 

E-Shihristânî (m. 548 h.) pour sa part, était l’un des adeptes du Kalâm, les plus versés en hérésiographie. Malgré cela, il reste perplexe devant certaines énigmes que soulève la théologie. C’est pourquoi, il les expose sans faire de choix.[1] Par ailleurs, il n’était pas familiarisé à la pensée d’Aristote et des anciens grecs. Il s’appuie uniquement des livres d’ibn Sînâ pour témoigner de leurs idées.[2] S’il est vrai qu’il répond à certaines idées fausses des philosophes, il leur concède néanmoins certains principes tout aussi faux. En cela, son débat avec ces derniers est sans grande consistance.[3] E-Razî (m. 606 h.) ressemble dans une large mesure à el Ghazâlî dans sa versatilité et ses contradictions. Quoi que ces deux penseurs ne soient pas des exceptions car bien que les « scolastiques » en général s’adonnent à des polémiques sans fin, ils ne se tournent quasiment jamais vers les textes scripturaires de l’Islam.[4] E-Râzî avait un penchant pour les philosophes athées, bien que leur pensée lui fût principalement transmise par l’intermédiaire d’ibn Sînâ et d’Abû el Barakât ibn Mulkâ.[5] Le plus versé dans les sciences du Kalâm et de la philosophie à son époque, el Âmûdî (m. 631 h.) était le penseur dont la croyance était plus proche des principes de l’Islam.[6] Comme la plupart des Mutakallimûn, ibn Sînâ était la référence à travers laquelle il avait accès à la pensée grecque.[7]

 

El Abharî (m. 663 h.) était très à l’aise dans le domaine de la philosophie et de l’observation. Ces contemporains le préféraient à son coreligionnaire el Armawî (m. 682 h.). El Abharî a pris plus qu’un autre la défense de la philosophie contre les Ash’arites et les Mu’tazilites.[8] Mais il ne concède pas à ces devanciers que le monde est ancien, et réfute ce concept à travers une analyse qui reprend les mêmes arguments que les nôtres. Il avait donc plus d’affinité avec la religion musulmane.[9] Son contemporain el Armawî réfutait souvent les idées de Râzî, en utilisant ses propres paroles contre lui étant donné qu’il se contredisait énormément d’un livre à l’autre. Cela lui fut donc chose facile mais il est à noter que parfois el Armawî comprenait mal les intentions de son adversaire. Il arrivait même que ses réfutations manquent de consistance et qu’elles passent carrément à côté de la vérité.[10]

 

[En définitive], el Fârâbî, ibn Sînâ, e-Sahrawandî, Abû Bakr ibn e-Sâigh, et ibn Rushd s’inspiraient uniquement des péripatéticiens qui furent les disciples d’Aristote, leur maître à penser qui est à l’origine de l’essor du Muntiq (la logique grecque). Ces idées sont reprises par el Ghazâlî dans Maqâsid el Falâsifa et sa réfutation e-Tahâfut ; elles sont reprises également par e-Râzî dansel Murakhkhas et el Mabâhis el Mashraqiya, et par el Âmûdî dans Daqâiq el Haqâiq wa Rumûz el Kunûz.[11] Pour cerner la philosophie, il n’est donc pas suffisant de regarder dans les œuvres des penseurs musulmans étant donné que la philosophie est bien plus vaste et elle ne s’arrête pas à la pensée d’Aristote, surtout si l’on se penche sur la pensée des anciens grecs.[12] Le fait est qu’ils n’en avaient aucune connaissance et qu’ils ne l’ont pas rapporté dans leurs œuvres. C’est pourquoi, il convient à l’observateur de se tourner vers les œuvres des historiographes musulmans pour mieux appréhender l’évolution de la philosophie et avoir accès aux diverses écoles de pensée.[13]

 

El Maqâlât d’Abû ‘Îsâ el Warrâq (m. 247 h.) est l’un des premiers livres d’hérésiographie. Bon nombre d’opinions philosophiques qu’il recense sont inexistantes chez les auteurs qui s’inspirent d’ibn Sînâ tels qu’el Ghâzâlî, e-Shihristânî, et d’e-Râzî.[14] Il inspira les hérésiographes qui vinrent après lui à l’instar de e-Nûbakhtî, el Ash’arî, et d’e-Shihristânî.[15] Malgré la multitude d’opinions qu’elles rapportent, les œuvres du genre ne se penchent jamais vers les opinions des prédécesseurs musulmans non qu’ils n’aient pas voulu les citer mais tout simplement parce qu’ils ne les connaissaient pas.[16] e-Nûbakhtî (m. 310 h.) a écrit el Ârâ wa e-Diyânât dans lequel il réfute intelligemment la logique aristotélicienne.[17] Abû el Hasan el Ash’arî (m. 324 h.) est l’auteur de Maqâlat ghaïr el Islâmiyîn, qui est plus épais que Maqâlat el Islâmiyîn.[18] Il y rapporte certaines opinions et divergences des philosophes grecs dans les mathématiques et les sciences de la nature, omises par des grands auteurs comme el Fârâbî et ibn Sînâ. Son œuvre est plus enrichissante que celle d’e-Shihristânî (m ; 548 h.) auteur d’el Milal wa e-Nihal, car il était plus précis et plus scrupuleux dans sa retranscription des textes originaux.[19] Il était plus érudit dans le domaine de l’hérésiographie sans compter qu’il connaissait mieux l’orthodoxie musulmane, et qu’il avait un savoir plus étendu en général que ce dernier…[20]

 

[1]Manhâj e-Sunna(5/269-270).

[2]E-Rad ‘alâ el Muntiqyîn(105).

[3]Bayân Talbîs el Jahmiya (1/smiley.

[4]Dar Tarârudh el ‘Aql wa e-Naql(1/325-375).

[5]Majmû’ el Fatâwâ(5/570).

[6]Nagdh el Muntîq(156).

[7]Dar Tarârudh el ‘Aql wa e-Naql(3/66).

[8]Idem. (1/385).

[9]Idem. (1/387).

[10]Idem. (1/345).

[11]Idem. (1/157).

[12]Idem. (1/57).

[13]Voir : Manhâj e-Sunna (5/283).

[14]Idem. (5/283-284).

[15]Idem. (2/516).

[16]Idem. (5/26smiley.

[17]Idem. (5/26smiley.

[18]Idem. (2/224).

[19]Idem. (5/383).

[20]E-Nubuwwât (220).

Salaam ala min tabaa al Houda

 

 

 

 

 Le salafisme est à l'islam ce que le sionnisme est au judaisme
 
 
Fatwas injurieuse et haineuse des savants du mal contre l'Islam et les musulmans
 
Ce sont juste des savants du palais , qui taille leur fatwa par rapport la à  volonté des dirigeants  Saoudien donc Américain!
C'est des savants du mal ,  un des signes de la fin des temps "la corruption des savants"
 
 
 
 
1) Fatwa autorisant le port de la croix chrétienne autour du cou pour montrer sa soumission au roi (benbaz)
2) Fatwa ordonnant au palestiniens de quitter la Palestine (albani)
3) Fatwa interdisant le boycott des produits américo-sionistes en rendant identique, ceux qui boycottent à des Rawafidh (ubayd al jabire)
4) Fatwa interdisant de diffuser les photos du massacre causé aux palestiniens (fawzan)
5) Fatwa interdisant les musulmans de manifester leurs droits dans la rue (Otheymin, benbaz)
6) Fatwa rendant le Hamas ennemi de la sounna (mouqbil)
7) Fatwa autorisant à prendre l’Amérique comme allié pour massacrer les musulmans irakiens (benbaz)
8 ) Fatwa autorisant à mettre à mort des musulmans pour l’intérêt de militaires mécréants venus massacrer des Musulmans irakiens. 
9) Fatwa autorisant le mariage avec l'intention de divorcer!! (benbaz)
10) fatwa  Interdiction pour la femme d'utiliser internet
11) Fatwa sur les  femmes qui portent des soutiens gorges
12) Fatwa  pour dénoncer des  musulman aux autorités  kouffars (Yahyâ Ibn Ahmad An-Najmî and cie) 
 
Et bien d'autre fatwas  aussi terrible et avilissante contre la Ummah de l' Islam et des Musulmans
 
 
 
Le prophète (paix et bénédictions sur lui) à dit un jour : : L'ennemi n'aura jamais le dessus sur vous, plutôt l'ennemi sera issu de vous. ( Boukhary)
 
 
Pendez le dernier tyran arabe ... avec les entrailles du dernier savant du palais! 
 
 
MUSULMANS DENONCEZ LE MAL  DE CETTE SECTE TUEUSE   FAITES TOURNER L'INFORMATION !!! 
 
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Fahreddin a écrit :
Lol secte c'est positif aussi non ? J'ai répondu au même niveau que ce que cet article insinue en taxant les Acharites et Matouridis de secte. C'est pas avec vos Al Bani, Outheymin et vendu d'Ibn Baz que vous allez nous apprendre l'islam qui date de plus de 1400 ans. Ces 3 réunis de valent pas le pouce de l'Imam Ghazali ou Nawawi ra. Estarfurullah vous avez même fait le Riyad as salihin de l'Imam an Nawawi revu par Albani... Manque plus que vous faites le Sahih Muslim et Boukhari revu par Albani. Wesselam.

De quoi parles-tu? Les savants que tu cites se réfèrent à Nawawi, al ghazali etc...

Quel est le rapport?

C'est comme si je te disais: pourquoi suivre les savants soufis actuels ou anciens, quand on peut suivre l'imam malik, ahmad ou shafi'i?

Aucun rapport

LÂLYaa a écrit :

Hussein bin Ali a écrit :

Assalamou alaikoum

 

Les rappels sur la prière, le bon comportement sont simples à trouver, et en ouvrant tout simplement le Coran ou riyad es salihin, les livres d'ibn el qayyim, etc...

 

Tu as raison mon frère, tellement simple à trouver, qu'on en voit les fruits, ici et ailleurs, à voir les gens de la masse utiliser des termes que même les savants n'utilisent pas ou alors , après avoir tourné 1 million de fois, leur langue dans leur bouche ou avoir passé des nuits entières à étudier la question avec leurs semblables ( savants )

Lâ ilaha illa ALLAh

comme je l'ai dit tantôt

l'essentiel, qu ALLAh swt nous facilite TOUS dans notre cheminement.

De toute manière, nous aurons tous des comptes à rendre sur ce qu'ont dit nos langues et très sincèrement, qu ALLAh swt nous pardonne.

 

Le fait de le trouver et de l'appliquer sont deux choses différentes.

Tu ne peux pas dire: je soigne ma pneumonie mais décide de ne pas soigner mon asthme...

Regarde le comportement de Umar ibn foulane: c'est sûr que c'est du bon comportement...

Hussein bin Ali a écrit :

Le fait de le trouver et de l'appliquer sont deux choses différentes.

Tu ne peux pas dire: je soigne ma pneumonie mais décide de ne pas soigner mon asthme...

Regarde le comportement de Umar ibn foulane: c'est sûr que c'est du bon comportement...

 

Je l'avoue..

@_@

LÂLYaa a écrit :

Hussein bin Ali a écrit :

Le fait de le trouver et de l'appliquer sont deux choses différentes.

Tu ne peux pas dire: je soigne ma pneumonie mais décide de ne pas soigner mon asthme...

Regarde le comportement de Umar ibn foulane: c'est sûr que c'est du bon comportement...

 

Je l'avoue..

@_@

 

Et cela ne dépend des tendances et des vues auxquels il se réfère: cela ne dépend que de lui-même.

Et il en est de même par rapport à ce que fait citizenkan. Il fait ses rappels avec adab et de manière claire et respectueuse, scientifique. Et on trouve les mêmes tendances chez les soufisn asharites ou autres...

Un dialogue existe entre ces tendances et il n'est pas juste de dire que toutes les opinions se valent dans ce domaine...

 

 

 

La conception de la foi chez les ash’arites

(Partie 2)

 

La place des actes du cœur dans la pensée murjîte

 

Ibn Taïmiya explique qu’il existe trois sortes de murjites. Premièrement : Ceux qui disent que la foi s’avère uniquement dans le cœur. Ceux de cette tendance se divisent ensuite en deux catégories.

A-               Ceux qui entrent les actes du cœur dans la définition de la foi conformément à la plupart des sectes murjites, comme le relève Abu el Hasan el Ash’arî.

B-               Ceux qui n’entrent pas les actes du cœur dans la définition de la foi, comme Jahm et e-Sâlihî. El Ash’arî et la plupart de ses adeptes optent pour cette tendance.

 

Deuxièmement : ceux qui disent que la foi se résume à la parole verbale. Avant el karrâmiya, personne en particulier n’avait avancé cette opinion.

 

Troisièmement : tasdîqel qalb et qawl e-lisân. C’est la tendance notoire des fugaha et des pieux parmi eux.[1]

 

Or, el ‘Anbârî a compris en lisant ce texte que la plupart des murjites voient les actes du cœur, mais en réalité, il s’agissait de la première catégorie d’entre eux. Sinon, pour le reste, dont les murjiya el fugaha, ils n’entrent pas les actes du cœur dans la foi. C’est ce qui a poussé ibn Taïmiya, a les mettre au pied du mur en disant (pour reprendre la traduction d’un internaute) :

"S’ils n’incluent pas les actes du cœur dans la définition de la foi, cela implique de rejoindre les propos de Jahm et s’ils les incluent, cela implique qu’ils doivent inclure les actes extérieurs, car ces derniers y sont inhérents."

 

Il parle donc des murjiya el fugaha. Ils rejoignent ainsi Mohammed ibn Kullab, le maitre à penser d’el Ash’arî ; el Ash’arî pour sa part, a en fait deux opinions, une qui rejoint les traditionalistes et l’autre qui rejoint el jahmiya et e-salihiya.

 

Pour les murjiya el fugaha, les actes du cœur n’entrent pas dans la foi

 

Ainsi, pour eux (ibn Kullab et les murjiya el fugaha) la foi c’est le qawl e-lisân et le tasdîq el qalb, ou le tasdîq et l’iqrâr. Certains d’entre eux ajoutent la ma’rifa au tasdîq, comme le souligne ibn ‘Abd el Barr.[2] Ils résument donc la foi dans le qawl ou le mantiq (la parole), soit qawl el qalb et qawl e-lisân.

 

Ainsi, Jahm, e-Sâlihî, et el Ash’arî s’accordent avec les murjiya el fugaha sur le fait que les actes du cœur ne font pas partie de la foi. La différence, c’est que les derniers reconnaissent qawl e-lisân. Ailleurs, ibn Taïmiya explique que ces deux tendances confinent la foi dans le domaine du qawl. Il dit explicitement que la tendance qui adhère à qawl el qalb et qawl e-lisân, c’est la tendance notoire des murjites. Je vous laisse deviner de qui il parle !

 

Les premiers parlent du qawl el qalb et les deuxièmes du qawl el qalb wa e-lisân. Quand ils s’entendent à sortir les actes de la définition de la foi, ils entendent par là notamment, ‘amal el qalb et ‘amal e-lisân. Ibn Taïmiya nous apprend que Hammad ibn Sulaïmân, le Sheïkh d’Abu Hanîfa est le premier à dire que la foi se résume au qawl, en parlant du qawl e-lisân et du qawl el qalb. Ainsi, de nombreux murjites sortent les actes du cœur de la définition de la foi.[3]

 

Ibn ‘Abd el ‘Izz explique qu’en disant : aimer les Compagnons fait partie de la foi, e-Tahawî se contredit, puisque le hubb est un acte du cœur alors que son Sheïkh Abû Hanîfa n’introduisait pas les actes du cœur dans la définition de la foi. Il existe deux sortes de ‘amal : ‘amal el qalb et ‘amal el jawârih.[4] C’est ce qui pousse les murjites toutes tendances confondues à dire que les actes extérieurs ne font pas partie de la foi, sauf que pour certains, ils en font partie majâzan (de façon métaphorique), et qu’il est possible d’avoir une foi parfaite sans ne fournir aucun acte extérieur.

 

Or, pour être plus complet, il faut savoir que certains chercheurs considèrent que le tasdîq, c’est le ‘amal el qalb et que la ma’rifa, c’est qawl el qalb, en sachant que la limite entre le tasdîq et la ma’rifa est très subtile, c’est pourquoi, beaucoup n’en tiennent pas compte, wa Allah a’lam !

 

Dans certains passages, l’Imam Ahmed semble faire une distinction entre la ma’rifa et le tasdîq. Le premier correspondrait à qawl el qalb et le deuxième à ‘amal el qalb. Abû Thawr semble également utilisé le tasdîq pour désigner à la fois qawl el qalb et ‘amal el qalb. Pour trancher, il est possible de dire, comme l’établit implicitement ibn Taïmiya que le tasdîq implique ou est accompagné ou réclame ce que je j’appelle naw’ min ‘amal el qalb ou certains éléments du ‘amal el qalb comme le hubb, la khashya et le tawakkul. ibn el Qaïyim parle de l’inqiyâd.[5]

 

Mais, en réalité, cela ne reste pas clair. Il faudrait peut-être qu’un chercheur fasse une étude approfondie sur le sujet, si ce n’est déjà fait, et ce qui n’est pas dans mes compétences. Cette zone d’ombre pousse ibn Taïmiya à dire que la différence entre la ma’rifa et le mujarrad e-tasdîq dépourvu de l’inqiyâd et qui touche tous les deux à qawl el qalb est très subtile. La plupart des érudits contestent cette différence, en admettant qu’elle soit juste. Il n’est pas pertinent d’imposer aux hommes une chose qu’il est pratiquement impossible de se représenter. Ainsi, la théorie d’bn Kullâb et de son élève Abu el Hasan el ‘Ash’arî qui repose sur la différence entre les deux notions est complètement erronée. Les adeptes d’el Ash’arî eux-mêmes ne leur concèdent pas, et ne font pas cette différence.

 

Aux yeux d’ibn Taïmiya, il serait extrêmement difficile à l’individu de faire la différence entre son savoir (‘ilm) et son tasdîq dépourvu de l’inqiyâd et des autres ‘amal el qalb.[6] C’est peut-être ce qui explique le passage :

 

"S’ils n’incluent pas les actes du cœur dans la définition de la foi, cela implique de rejoindre les propos de Jahm et s’ils les incluent, cela implique qu’ils doivent inclure les actes extérieurs, car ces derniers y sont inhérents."

 

Dans le sens où entre les deux, leur cœur balance, wa Allah a’lam !

 

Mais, nous allons essayer de donner quelques éléments de réponses. Nous avons déjà vu que pour les murjiya el fuqaha, la foi se confine dans le qawl, soit qawl el qalb et qawl e-lisân. Creusons un peu maintenant dans la conception de la foi chez les jahmites, et l’énigme se dissipera un peu plus.

 

Dans Majmû’ el fatâwa, ibn Taïmiya établit que la foi chez les jahmites se résume à mujarrad ma’rifa el qalb. C’est la pire des définitions de la foi. C’est pourquoi, les anciens comme Wakî’ et l’Imam Ahmed ont kaffar les auteurs d’une telle conception.[7]

 

Ailleurs, ibn Taïmiya dit qu’elle se résume, à leurs yeux :

-                  au tasdîq qui est la ma’rifa. Celui qui renferme cette croyance, soit le ‘ilm est un croyant parfait, car selon eux, la foi est indivisible, si on enlève une partie, elle s’annule entièrement.

-                  Mujarrad tasdîqel qulb wa ‘ilmuhu, cette tendance est celle de Jahm, e-Sâlihî, l’une des tendances d’el Ash’arî, et la plupart des ash’arites.

-                  Qawl el qalb(‘ilm).

-                  Mujarrad el ‘ilm.

 

À suivre…

 

 

 

 

 

[1]Majmû’ el fatâwa (7/195).

[2]E-tamhîd (9/23smiley.

[3]El îmân (p. 281-282).

[4]Voir : sharh el ‘aqîda e-tahâwiya.

[5]Voir : nawâqidh el îmân el i’tiqâdiya du D. Mohammed el Wuhaïbî (1/38-43).

[6]Majmû’ el fatâwa(7/397-400).

[7]Idem. (8/229-230).

Vous avez l'air fin vous tous autant que vous êtes avec vos copie colle interminable , même pas besoin des sionistes pour faire le sale boulot on le fait très bien tout seul !

 

N'empêche ils doivent bien se tapé des barres de rire de voir les musulmans dans cette etat !

 

EUX ILS S'UNISSENT CONTRE NOUS, ET NOUS ...........ON SE DIVISENT !

 

Normal quoi !

Bilkisse a écrit :

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Normal quoi !

 

Il est vrai que les longs textes qui touchent à la croyance du musulmans sont taxés de copier-collier, mais quand il s'agit de l'actualité, ils ne sont plus aussi longs, et sont même jugés intéressants...

 

Après, il est vrai que les gens ont des centres d'intérêt différents, et que chacun à sa conception des priorités...

 

wa Allah a'lam !

citizenkan a écrit :

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wa Allah a'lam !

 

Citizenkan  franchement la priorité n'est elle  pas pour l'instant le sort des musulmans coûte que coûte ?

Nous sommes en danger soubhana'Allah et on continue a nous bouffer le nez , mais bon apparemment ce n'est pas la priorité ! 

Pour l'instant on fait comme les byzantins jadis  les musulmans étaient a leur porte et eux ils se chamailler  avec leur divergence !

Bonne continuation alors !

L'Afgansitan l'Irak La Palestine la Syrie  la Somalie .....des douhas  des vidéos et des copies coller pour réveiller les consciences humaines la colère de toute la nation musulmane contre les vendus les traîtres et les hypocrites MAIS 

pour l'instant  c'est pas important après tout ce ne sont que des milliers de musulmans qui se font tuer pourquoi ils osent même déranger qu'ils meurent donc en silence !!! !

Bilkisse a écrit :

citizenkan a écrit :

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Je n'ai pas envie d'aborder le sujet d'un point de vue scientifique, mais l'un n'empêche pas l'autre, surtout que l'autre peut être la cause de l'un, malheureusement !

 

C'est pourquoi, cela revient à ce que je disais, et qui est que les centres d'intérêt sont différents d'une personne à une autre, mais au même moment, je pense que tout le monde est forcément affecté par la situation des musulmans dans le monde !

 

qu'Allah nous vienne en aide, mais en même temps, Il nous a donné les clefs du succès et de la délivrance, et qui est l'observance scrupuleuse qui se présente comme un mode d'emploi, à Ses commandements, en commençant par le crédo !

citizenkan a écrit :

Bilkisse a écrit :

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C'est pourquoi, cela revient à ce que je disais, et qui est que les centres d'intérêt sont différents d'une personne à une autre, mais au même moment, je pense que tout le monde est forcément affecté par la situation des musulmans dans le monde !

 

qu'Allah nous vienne en aide, mais en même temps, Il nous a donné les clefs du succès et de la délivrance, et qui est l'observance scrupuleuse qui se présente comme un mode d'emploi, à Ses commandements, en commençant par le crédo !

 

 

 

Le premier credo ils l'ont tous ils sont MUSULMANS !

Si demain tu vois un khabite s'en prendre a moi tu vas me dire oukhti ou est Allah ?

Avant ou casser les dents a mon agresseur d'abord ?

Bilkisse a écrit :

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EUX ILS S'UNISSENT CONTRE NOUS, ET NOUS ...........ON SE DIVISENT !

 

Normal quoi !

 

Assalamu alaikum

cette manière de penser me dépasse: heureusement que les savants ont un minimum d'honnêteté: on parle de défense de la foi et tu dis qu'il y a plus important...

Ce sont ses articles à lui: s'il les poste, je ne vois pas en quoi c'ets du copier coller, il est capable de les défendre...

Bref...

Bilkisse a écrit :

citizenkan a écrit :

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Normal quoi !

 

 

Il est vrai que les longs textes qui touchent à la croyance du musulmans sont taxés de copier-collier, mais quand il s'agit de l'actualité, ils ne sont plus aussi longs, et sont même jugés intéressants...

 

Après, il est vrai que les gens ont des centres d'intérêt différents, et que chacun à sa conception des priorités...

 

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Citizenkan  franchement la priorité n'est elle  pas pour l'instant le sort des musulmans coûte que coûte ?

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Je n'ai pas envie d'aborder le sujet d'un point de vue scientifique, mais l'un n'empêche pas l'autre, surtout que l'autre peut être la cause de l'un, malheureusement !

 

C'est pourquoi, cela revient à ce que je disais, et qui est que les centres d'intérêt sont différents d'une personne à une autre, mais au même moment, je pense que tout le monde est forcément affecté par la situation des musulmans dans le monde !

 

qu'Allah nous vienne en aide, mais en même temps, Il nous a donné les clefs du succès et de la délivrance, et qui est l'observance scrupuleuse qui se présente comme un mode d'emploi, à Ses commandements, en commençant par le crédo !

 

 

 

Le premier credo ils l'ont tous ils sont MUSULMANS !

Si demain tu vois un khabite s'en prendre a moi tu vas me dire oukhti ou est Allah ?

Avant ou casser les dents a mon agresseur d'abord ?

 

 

Certes, mais on ne doit pas faire le parcours inverse, qui est de négliger le crédo sous prétexte que les musulmans se font tués dans le monde, on ne doit pas utiliser l'un pour boycotter l'autre, surtout s'il constitue la solution !

 

Nous ne sommes ni trop émotionnels ni insensibles !

 

Voici un article (désolé pour le copier-coller) qui résume la situation, et si vous avez la force de lire j'en raménerais un ordre sur l'histoire des Juifs qui nous offre des leçons incroyables :

 

qu'Allah nous montre la vérité à tous :

 

L’homme est un ennemi pour l’Homme

(Partie 1)

 

Au Nom d’Allah, le Très-Miséricordieux, le Tout-Miséricordieux. Louange à Allah le Seigneur de l’Univers ! Que le Salut et les Prières d’Allah soient sur le maître des premières et des dernières générations, notre maître et notre Prophète Mohammed, ainsi que sur sa famille, ses Compagnons, et tous ceux qui suivent leur voie et qui s’accrochent à leur tradition jusqu’au Jour des comptes !

 

Le monde est fou : jour après jour, la nature se détériore par la main de l’homme. Chaque jour est une étape supplémentaire vers l’autodestruction. Cancer, SIDA, catastrophes naturelles, menace nucléaire permanente, disparition de certaines espèces animales et végétales, changement climatique, dépravation des mœurs et pollution sont autant de fléaux qui s’abattent singulièrement sur notre quotidien. Le responsable est tout désigné bien que rien n’indique que le phénomène prenne une courbe inverse. Impuissant, l’homme assiste à sa perdition. Doué de raison, il est à la fois le témoin et la victime de cette trajectoire tragique que prend le cours de l’humanité. Mais, car il y a un « mais », chaque maladie à son remède et la première étape de la guérison consiste à cerner les symptômes.

 

Tout ce qui se passe dans le royaume de Dieu, en sachant que tout Lui appartient, est soumis à Sa Volonté.[1] Dans Son infinie sagesse et Son infinie justice, Il décrète que tous les malheurs qui surviennent aux hommes sont les fruits de leurs actes. Ces derniers vacillent entre Sa Miséricorde, que suscitent leurs bonnes œuvres, et Son Courroux, que suscitent leurs péchés. Plus ils se soumettent au chemin qu’Il leur a dicté à travers Sa Loi, plus ils jouissent des bienfaits de ce bas monde et plus ils sont épargnés par les malheurs ; sans compter la récompense immense qui les attend dans l’au-delà. Il leur facilite toute bonne chose et soumet la nature à leur service. Le bonheur peut ainsi régner dans leurs sociétés différentes. Allah (U) révèle : [Si les gens des cités avaient cru et s’ils avaient été pieux, Nous leur aurions comblé des bénédictions du ciel et de la terre, mais ils ont voulu démentir Nos Signes ; nous les avons alors frappés pour ce qu’ils œuvraient].[2] Il déclare également en parlant des juifs et des chrétiens : [S’ils avaient appliqué la Thora et l’Évangile et ce que Nous leur avons révélé, ils auraient trouvé leur nourriture au-dessus d’eux et dessous leurs pieds].[3]

 

Seuls les péchés viennent troublés l’harmonie dans laquelle ils se complaisent, comme le souligne les Versets : [Chacun, Nous l’avons frappé en raison de ses péchés],[4] [Tout malheur qui vous survient est le fruit de vos actes bien que, pour beaucoup d’entre eux, Il n’en tienne pas compte],[5] [Et lorsque vous furent atteint par un malheur, vous-mêmes aviez auparavant infligé le double aux païens, vous dites : « Comment cela a-t-il pu nous arriver ?» Dis : Cela est venu de vous-mêmes],[6] [Tout bien qui t’atteint provient d’Allah et tout mal qui t’atteint provient de toi],[7] [S’il y en a parmi vous qui battirent retraite le jour où les deux armées s’affrontèrent, c’est que Satan les fit trébucher à cause de certains de leurs actes],[8] [ou qu’Il les fasse chavirer à cause de leurs actesbien que, pour beaucoup d’entre eux, Il n’en tienne pas compte],[9] [Si un malheur leur survient à cause de ce que leurs mains ont avancé… l’homme est vraiment ingrat].[10]

 

Selon ‘Abd Allah ibn ‘Omar, un jour, le Messager d’Allah (r) s’est présenté à nous pour nous déclarer : « Vous, les muhâjirîns (les émigrés mecquois ndt.) ! Il y a cinq malheurs qui peuvent vous atteindre, et j’implore Allah de vous en préserver : toute communauté où la perversion fait son apparition et où elle se répand ouvertement, celle-ci est frappée par la peste et par les maux qui furent inconnus chez ses ancêtres[11] ; quand elle diminue le poids et la mesure, elle est frappée par la pénurie, la misère extrême et la tyrannie des sultans ; quand elle ne verse pas la zakât, elle se voit interdire la pluie ; si ce n’était par compassion envers les animaux, elle ne la recevrait plus ; quand elle ne respecte pas le pacte d’Allah et celui de Son Messager, elle est envahie par un envahisseur étranger qui s’empare d’une partie de ses richesses[12] ; quand ses chefs ne gouvernent pas d’après le Livre d’Allah et s’ils se détournent de la Révélation, Allah leur fait goûter les guerres intestines. »[13]

 

Il existe deux sortes de punition célestes :

 

1- Les punitions qui relèvent de la Loi universelle d’Allah :   

 

Elles se traduisent par la pauvreté, l’inflation, la sécheresse, la tyrannie des sultans, les invasions armées, la corruption des biens et des enfants. Elles correspondent également à la peur et aux soucis qui s’installent dans les cœurs, mais aussi aux tremblements de terre, aux inondations, aux éboulements de terrain, etc. Le Verset suivant nous apprend que la pauvreté, la sécheresse et la diminution des richesses sont le résultat des péchés. Le Très-Haut révèle en effet : [Nous avons infligé aux gens de Pharaon la pénurie et la diminution des richesses, ainsi allaient-ils se remettre en question][14]On retrouve la punition divine dans la corruption des biens et des enfants dans le Verset : [Ne sois pas ébloui par leurs biens et leurs enfants. Allah désire seulement les châtier par leur intermédiaire dans ce bas monde et que leur âme leur soit extirpée à l’état de mécréance].[15] Concernant les « catastrophes naturelles », le Très-Haut révèle : [Chacun, Nous l’avons frappé en raison de ses péchés ; Nous avons envoyé à certains un vent destructeur ; d’autres furent frappés par un cri foudroyant ; d’autres, Nous les avons engloutis sous terre, et d’autres enfin, Nous les avons engloutis sous les eaux. Allah n’était point injuste contre eux, mais c’est contre eux-mêmes qu’ils furent injustes].[16] Au demeurant, la plus terrible des punitions, c’est de se voir retirer la foi, et du bon chemin ; et d’avoir un savoir stérile. Allah dit à ce sujet : [et pour avoir dit : « nos cœurs sont enveloppés. » Allah les a plutôt scellés en raison de leur mécréance ; ainsi, ils ne croient que très peu].[17] [Nous retournons leur cœur et leur regard comme ils n’y avaient pas cru la première fois, et nous les laissons sombrer dans leur rébellion].[18] [Lorsqu’ils s’égarèrent, Allah égara leur cœur ; certes, Allah ne guide point les pervers].[19]

 

 

 

 

[1]À partir d’ici, le passage est extrait de Kama takûnû yuwalla ‘alaïkom de Sheïkh ‘Abd el Mâlik Ramadhânî (p. 21-31).

[2]El A’râf ; 96

[3]Le Repas Céleste ; 66

[4]L’araignée ; 40

[5]La concertation ; 30

[6]La famille de ‘Imrân ; 165

[7]Les femmes ; 79

[8]La famille de ‘Imrân ; 155

[9]La concertation ; 30

[10]La concertation ; 48

[11]Comme la syphilis et plus récemment le SIDA (N. du T.).

[12]C’est exactement ce qui se produit actuellement en Afghanistan et en Iraq ! (N. du T.).

[13]Rapporté par le recueil d’ibn Mâja (4019) ; sheïkh el Albânî l’a authentifié dans sa correction de ce dernier.

[14]El A’râf ; 130

[15]Le repentir ; 55

[16]L’araignée ; 40

[17]Les femmes ; 155

[18]Le bétail ; 110

[19]Les rangs ; 5

 

 

L’homme est un ennemi pour l’Homme

(Partie 2)

 

Ibn el Qaïyim a dit : « La personne au courant de la situation et des mécanismes du monde est consciente que la dégradation qui règne dans le temps, la nature, chez les animaux, et chez les hommes est provoquée par certains événements. Depuis toujours, les œuvres des fils d’Adam qui se rebellent contre les messagers d’Allah sont à l’origine de la dégradation à grande échelle qu’ils subissent ; maladie, peste, pénurie, aridité, privation ou diminution de l’abondance et des fruits de la terre sont autant de fléaux qui les frappent en chaînes. Si ton savoir est limité dans ce domaine, contente-toi alors du Verset : [La corruption s’est répandue sur la terre et la mer en raison des péchés des hommes].[1] Compare entre ce Verset et la situation dans le monde, tu te rendras compte pour quelle raison les fruits, les récoltes et les animaux subissent-ils constamment des fléaux ! Comment ces fléaux sont-ils à l’origine d’autres fléaux qui s’enchaînent les uns à la suite des autres ?

 

Toutes les fois que les hommes font régner la perversité et l’injustice, Leur Seigneur leur envoie des fléaux qui s’abattent sur leur nourriture, les fruits, le temps, l’eau, leur personne et leur santé. Toute sorte de calamités qui incarnent leurs actes. Auparavant, les graines de blé étaient beaucoup plus grosses qu’aujourd’hui. Selon l’Imam Ahmed, avec sa propre chaîne narrative, on trouva dans les réserves d’un émir de la dynastie omeyyade, un sac de blé dont les graines étaient aussi grosses qu’un noyau de datte et sur lequel était inscrit :ces graines poussaient à l’époque où régnait la justice. L’Imam Ahmed recense cette annale dans son recueil el Musnad à la suite d’un hadîth qu’il rapporte.[2]

 

La plupart des maladies et des grands fléaux qui règnent aujourd’hui sont les traces des punitions célestes qui touchèrent les civilisations anciennes. Ils sont aujourd’hui à l’affut de ceux qui les imitent dans la façon de gouverner et de faire régner la loi et la justice. Le Prophète (r)fait allusion à ce phénomène en parlant de la peste au sujet de laquelle il déclare : « Elle est la trace de l’infamie ou de la punition qui fut envoyée aux enfants d’Israël. »[3]En outre, Allah fit s’abattre un vent foudroyant contre un peuple pendant sept nuits et huit jours. Désormais, la trace de ce vent ou d’autres vents de ce genre nous rappellent cet évènement et nous servent de leçon.

 

Allah (I)a fait que les œuvres des pieux et des pervers se répercutent inévitablement sur le monde. Ceux qui se privent de faire le bien, l’aumône, et de verset la zakâtsont privés de la pluie et sont éprouvés par la pénurie et la sécheresse. Les peuples où les miséreux sont traités injustement, qui trichent dans le poids et la mesure, et où le fort s’acharne contre le faible, ils sont éprouvés par des tyrans qui n’ont aucune pitié envers leurs sujets et qui ne font pas profiter des largesses qu’on leur réclame. En fait, ils incarnent les actes de leurs sujets qui se manifestent dans leur tyrannie. D’autres fois, ce sont les maladies collectives qui incarnent leurs actes, ou encore les peurs et les douleurs qui tracassent leur esprit en permanence. Ils peuvent également être privés des bénédictions du ciel et de la terre. Parfois, ils sont harcelés par les démons qui les entrainent droit vers la punition céleste, afin que se vérifie sur eux le Décret divin, et que chacun soit guidé vers son destin.

 

L’homme sensé promène son regard à travers tous les coins de la terre pour vérifier cela. Il peut voir ainsi les lieux où la justice et la sagesse d’Allah se sont manifestées. Dès lors, il se rend compte que seuls les prophètes et leurs adeptes suivent le chemin de la délivrance. Quant au reste de l’humanité, ils sont voués à la ruine et se dirigent vers la demeure de la perdition. Allah atteint toujours ce qu’Il veut, personne ne peut contester Son Jugement et s’opposer à Sa Volonté. Certes, Il est Celui qui concède la réussite ! »[4]

 

2- Les punitions qui relèvent de la Loi textuelle d’Allah :   

 

Dans le sens où le Très-Haut peut interdire à un peuple pervers des jouissances qui leur étaient licites. Il révèle à ce sujet : [Et aux adeptes du judaïsme, Nous leur avons interdit la viande d’animaux à sabots, la graisse de bœuf et de mouton, excepté celle du dos et des entrailles, et celle qui est mêlée aux os ; Nous les avons punis ainsi pour leur iniquité, certes, Nous sommes véridique].[5] Allah nous informe qu’Il leur a interdit certaines choses en punition à leur iniquité qui correspond à l’injustice ; cette interdiction frappe les animaux à sabot fendu comme le chameau.[6] Il leur a également interdit la graisse des bovins et des ovins,[7] sauf celle du dos, des entrailles et celle mêlée aux os. Au début, ils avaient le droit d’en consommer, puis cela leur fut abrogé en raison de leurs mauvais actes. En voici la preuve : [En raison de l’injustice des adeptes du judaïsme, Nous leur avons interdit les bonnes choses qui leur furent auparavant autorisé et pour avoir énormément détourné du chemin d’Allah • Et pour avoir pratiqué l’usure qui leur était pourtant interdite, et pour avoir injustement mangé les biens d’autrui ; Nous avons réservé aux mécréants parmi eux un châtiment douloureux].[8]

 

L’un des exemples est l’histoire que relate la souratela vache, et qui dépeint la mauvaise volonté dont firent preuve les enfants d’Israël lorsqu’il leur fut enjoint de tuer une vache. Au départ, n’importe quel animal aurait pu faire l’affaire, mais leur hésitation qui se traduisait à travers des questions agaçantes et un scrupule affecté a rendu la chose bien plus difficile. En punition à leur obstination, Allah les accabla en effet de conditions que la bête à immoler devait remplir. Ibn ‘Abbâs explique à ce sujet : « S’ils s’étaient contentés de n’importe quelle bête, l’affaire aurait été réglée, mais comme ils insistèrent Allah leur accabla de conditions. »[9]

Autrement dit, Allah leur assigna une tâche plus lourde en leur imposant des conditions compliquées dont la bête devait se doter. Cela, en punition à leurs péchés et plus particulièrement pour avoir joué les fortes têtes face au Décret divin…

 

Gloire à Toi Ô Allah ! Et à Toi les louanges ! J’atteste qu’il n’y a d’autre dieu (digne d’être adoré) en dehors de Toi ! J’implore Ton pardon et me repens à Toi !

 

 

[1]Les Romains ; 41

[2]Voir : el Musnad (2/296) ; ce hadîth est également rapporté par ibn Ma’în dans son Târîkh (3897), et par ibn Abî Shaïba (35164).

[3]Rapporté par e-Tirmidhî (1065) avec une chaîne narrative authentique.

[4]Zâd el ma’âd (4/362).

[5]Le bétail ; 146

[6]L’Ancien Testament dresse une liste des animaux ayant des sabots à ne pas consommer, dont notamment le porc qui a le sabot fendu (voir : le Lévitique ; 11.3-8 et Deutéronome ; 14.7-smiley.

[7]Voir : le Lévitique ; 7.22-25

[8]Les femmes ; 160-161

Remarque : l’Ancien Testament proscrit le prêt à intérêt entre israélites (voir : Exode ; 22.24, le Lévitique ; 25.36-37, et Deutéronome ; 23.20-21). Or, contrairement à la Bible, le Coran ne fait pas la distinction entre un Juif et un non-juif, car, dans tous les cas, l’usure est une forme d’injustice wa Allah a’lam !

[9]Cette annale est jugée hasan (bonne) ; elle est rapportée par ibn Jarîr dans son tafsîr (2/9smiley, et ibn kathîr l’a authentifiée dans son exégèse.

Hussein bin Ali a écrit :

Bilkisse a écrit :

Vous avez l'air fin vous tous autant que vous êtes avec vos copie colle interminable , même pas besoin des sionistes pour faire le sale boulot on le fait très bien tout seul !

 

N'empêche ils doivent bien se tapé des barres de rire de voir les musulmans dans cette etat !

 

EUX ILS S'UNISSENT CONTRE NOUS, ET NOUS ...........ON SE DIVISENT !

 

Normal quoi !

 

Assalamu alaikum

cette manière de penser me dépasse: heureusement que les savants ont un minimum d'honnêteté: on parle de défense de la foi et tu dis qu'il y a plus important...

Ce sont ses articles à lui: s'il les poste, je ne vois pas en quoi c'ets du copier coller, il est capable de les défendre...

Bref...

 

Raté t'a juste envie de balancer des fleurs a cizenken zah3ma : choufe akhi je suis de ton groupe nous on se soutient!! !smiley

Fais le directement au lieu de faire le détour  , moi je ne lui  ferais pas cette insulte macha'Allah il est assez intelligent pour me répondre tout seul

Savants  lesquel ?

Tu vois tu moi je ne prends rien  pas des savants contemporains surtout ceux qui traînent dans les palais des rois et dirigeants corrompus et corrupteurs 

 

sans rancune khouya !!

Bilkisse a écrit :

Le premier credo ils l'ont tous ils sont MUSULMANS !

Si demain tu vois un khabite s'en prendre a moi tu vas me dire oukhti ou est Allah ?

Avant ou casser les dents a mon agresseur d'abord ?

Salam 3alaykoum,

 

yes

Je dois avouer que ce passage est lourd de sens dans l'absolu

Je retiens pour ma part. smiley

 

et désolée pour le HS. 

bilkisse,

détends-toi,

regarde le niveau de tes arguments: "tu jettes des fleurs à citizenkan", "les savants sont méchants pas beau", etc.c'est sûr que la ummah a besoin de ce genre d'interventions...

Ce que je vois de manière objective, c'est que tu lui pourris son post avec des interventions sans rapport avec le sujet. Cela est en rapport avec le manque de adab qu pourrit la ummah.

Sans parler des savants actuels, il y a de quoi faire avec le corpus légué par les anciens et ces mêmes savants actuels suivent ces savants anciens...

 

Ensuite, clairement, l'auteur du post n'a pas besoin de moi pour se défendre, ni de personne d'autre, merci d'essayer de comprendre la position que je défends...

Hussein bin Ali a écrit :

bilkisse,

détends-toi,

regarde le niveau de tes arguments: "tu jettes des fleurs à citizenkan", "les savants sont méchants pas beau", etc.c'est sûr que la ummah a besoin de ce genre d'interventions...

Ce que je vois de manière objective, c'est que tu lui pourris son post avec des interventions sans rapport avec le sujet. Cela est en rapport avec le manque de adab qu pourrit la ummah.

Sans parler des savants actuels, il y a de quoi faire avec le corpus légué par les anciens et ces mêmes savants actuels suivent ces savants anciens...

 

Ensuite, clairement, l'auteur du post n'a pas besoin de moi pour se défendre, ni de personne d'autre, merci d'essayer de comprendre la position que je défends...

 

Heureusement que tu est la  pour me remettre a ma place avec tes supers arguments 

Vilaine ignorante que je suis ,qui parle sans science et juste de la passion et tout les autres mots spéciale pour nous  hien pour les pauvres égarées que nous sommes  ! 

clap clap clap bravo tu a bien appris ta leçon par coeur, ce n'est pas pour rien que tu fais partie du groupe des "élu" macha'Allah la crème de la crème  smiley

Bilkisse a écrit :

Hussein bin Ali a écrit :

bilkisse,

détends-toi,

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clap clap clap bravo tu a bien appris ta leçon par coeur, ce n'est pas pour rien que tu fais partie du groupe des "élu" macha'Allah la crème de la crème  smiley

 

L'agressivité vient exclusivement de toi, ici

Je n'ai donné aucun argument, tu juges les gens et leurs intentions...

Si le thread ne t'intéresse pas, tu es libre de t'en aller...

Tu te sens visée par le post: pourquoi ne tiens-tu pas ton discours dans tous les autres thread ouverts sur la section Islam?

Hussein bin Ali a écrit :

Bilkisse a écrit :

Hussein bin Ali a écrit :

bilkisse,

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Sans parler des savants actuels, il y a de quoi faire avec le corpus légué par les anciens et ces mêmes savants actuels suivent ces savants anciens...

 

Ensuite, clairement, l'auteur du post n'a pas besoin de moi pour se défendre, ni de personne d'autre, merci d'essayer de comprendre la position que je défends...

 

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Tu te sens visée par le post: pourquoi ne tiens-tu pas ton discours dans tous les autres thread ouverts sur la section Islam?

 

 

 

Ah bon ?

Relis toi akhi et regarde qui est agressif envers l'autre bref pas grave

 

Sitezenkan pardon pour le hs akhi je me retire promis Smile

Bilkisse a écrit :

Hussein bin Ali a écrit :

Bilkisse a écrit :

Hussein bin Ali a écrit :

bilkisse,

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Ah bon ?

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Sitezenkan pardon pour le hs akhi je me retire promis Smile

 

Inutile d'inverser les sujets

Sur tous les sujets inutiles selon toi, puisqu'on doit arrêter de faire des rappels dès qu'un musulman se fait massacrer, pourquoi tu te focalises sur celui-ci.

Je suis très calme: je ne fais que pousser ton raisonnement au bout, pas sûr que tu le fasses

Voici un article qui nous offre des leçons extraordinaires,

La Thora notamment donne le mode d'emploi pour retrouver le Quds et qui n'est autre que revenir au crédo de la religion originelle basé sur le monothéisme pure :

 

Au nom d’Allah, le Très Miséricordieux, le Tout Miséricordieux

 

The kingdom of heaven

(Partie 1)

 

… [Dieu] fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et tomber la pluie sur les justes et les injustes. (La Bible : Mathieu 5.45).

 

Introduction

 

L’un de nos articles précédents regroupait 84 annonces de Mohammed dans la Bible. Cependant, j’aimerais mettre l’accent ici sur un événement d’une importance historique capitale, et que peu de chercheurs introduisent dans le chapitre des annonces bibliques du sceau des prophètes.[1] Certes, chacune à leur façon, les différentes confessions interprètent cette prophétie, mais, comme nous allons le voir, elle prend un tout autre sens, si nous la replaçons dans un contexte plus cohérent et moins apocalyptique, voire moins fabuleux. Il s’agit de la destruction du temple par Titus. Cet événement est donc lié à l’avènement de Jésus dont la mission était axée sur deux grands thèmes (en plus de soulager les Juifs de certaines lois « rigides » de la Thora), dans la continuité des hommes de Dieu qui vinrent avant lui. Il s’agit de l’annonce de la destruction du Temple et de, suite à cela, la venue imminente du royaume de Dieu, avec à sa tête, le Prince de la paix, celui dont le message perdurera tant qu’il y aura des hommes…

 

Avant cela, faisons un petit rappel historique

 

Le Tout-Puissant créa Adam de Ses deux Mains et lui offrit une descendance, qui dix siècles durant, vouait un culte exclusif au Seigneur de l’Univers. Puis, elle sombra dans le paganisme, et, ensuite de quoi, elle fut victime du premier fléau céleste qui frappa les hommes. Seuls Noé et ses descendants en réchappèrent ; Noé qui fut le premier messager envoyé à l’humanité et dont la mission principale fut de redresser le paganisme.

 

Issu de sa progéniture, le Patriarche allait bouleverser la marche de l’Humanité. Les plans d’Allah sont impeccables.

 

Acte I :avant même la construction du Temple de Jérusalem, Allah posa le décor en ordonnant au Père du monothéisme pur d’abandonner son fils et sa servante dans un désert perdu et aride. Puis, il retourna en Palestine pour écrire l’Histoire. Sa mission ne pouvait s’achever sans qu’il ne dépose sa deuxième graine, qui s’incarnera en la personne d’Isaac ; le père d’une nation qui sera l’héroïne de notre grande fresque. Ishâq donna Jacob, le père de Joseph par lequel se réalisera le plan de Dieu…

 

Acte II : il est possible que dar Yasîn et les évènements de Gaza prennent leur racine au cours de cette période. C’est un peuple en gestation qui couve en Égypte. Après la mort de Yûsaf, les choses iront mal pour les Hébreux qui subiront une répression pharaonique terrible. Le plan d’Allah était en marche. Il était en train de former Son peuple. Ses souffrances devaient s’atténuer avec l’avènement d’un premier sauveur, avec lequel commencera une nouvelle ère, celle d’une loi forte dont l’autorité allait s’exercer par le glaive. C’est l’instauration du djihad. Auparavant, Allah punissait les hommes uniquement à travers des calamités célestes. Moïse sera élevé dans le giron de son ennemi et à cette époque se peaufinent les notions de « peuple élu » et de « terre promise ».

 

Dieu s’adresse dans la Bible à Israël en ces termes : « … Ne faites pas ce qui se fait au pays d’Égypte où vous avez habité ; ne faites pas ce qui se fait au pays de Canaan, où je vais vous faire entrer ; ne suivez pas leurs lois ; mettez en pratique mes coutumes et veillez à suivre mes lois. C’est moi, le SEIGNEUR votre dieu. Gardez mes lois et mes coutumes : c’est en les mettant en pratique que l’homme à la vie. C’est moi, le SEIGNEUR. »[2]

 

« Gardez toutes mes lois et toutes mes coutumes, et mettez-les en pratique, afin qu’il ne vous vomisse pas, ce pays où je vais vous faire entrer pour vous y installer. Ne suivez pas les lois de la nation que je vais chasser devant vous ; c’est parce qu’ils ont pratiqué tout cela que je les ai pris en dégoût et que je vous ai dit : « C’est vous qui possèderez leur sol, et c’est moi qui vous le donne en possession, pays ruisselant de lait et de miel… »[3] Cette menace planera comme un leitmotiv tout au long de l’histoire des enfants d’Israël.

 

Le Tout-Puissant sauva des mains de Pharaon, Son peuple qui se rendit aux portes de la « terre promise ». Juste après avoir été touché par la Grâce divine, il manifesta sa rébellion avec l’épisode du Veau d’or et des pratiques païennes qui feront le lot de leur histoire. « Moïse dit aux enfants d’Israël : « N’écoutez pas ceux qui pratiquent l’incantation et consultent les oracles ; Dieu enverra bientôt un prophète comme moi, alors écoutez-le»»[4] Le Dieu Jaloux leur demandait de l’aimer, et ne comptait partager cet amour avec personne : « Ils ont excité ma jalousie par ce qui n'est point Dieu, Ils m'ont irrité par leurs vaines idoles; Et moi, j'exciterai leur jalousie par ce qui n'est point un peuple, Je les irriterai par une nation insensée. »[5] De leur désert, les bédouins arabes illettrés ne bronchaient pas. Le décret divin voulait qu’ils vivent en marge de la civilisation jusqu’au jour où leur tour viendra. Qui l’aurait deviné ? Les voies d’Allah sont impénétrables !

 

Acte III : il s’agit de la grande période qui part de Josué jusqu’au pouvoir des prophètes, en pensant par l’épisode de David qui donne des leçons extraordinaires aux croyants. Il nous apprend notamment que la victoire ne s’obtient pas par le nombre, mais qu’elle s’obtient avant tout par la foi. Allah honora les tribus d’Israël en plaçant à leur tête des prophètes successifs. La rébellion quasi endémique des cousins des Arabes sémites fit naitre des textes d’une explicité incroyable sur l’avènement prochain du kingdom of God, d’une nouvelle qibla (orientation), des braves et fidèles croyants qui, sous l’impulsion du meilleur des hommes, étendront la religion du Dieu Unique sur les deux orients. Le message ne passait pas, car leur cœur s’était endurci. C’est alors que Nabuchodonosor se fit entendre, avec ce qui sera le premier grand rendez-vous des Juifs avec leur histoire. La ruse d’Allah les avait rattrapées, eux qui s’était reposés sur leurs lauriers, et qui se sentaient intouchables derrière les grandes murailles du Temple de Jérusalem.

 

   

 

  

 

 

 

 

 

 

 

  

 

 

 

 

 

 

[1]Voir : Tabâshîr e-Tawrât wa el Injîl bi el islâmwa rasûlihi Mohammed du D. Nasr Allah ‘Abd ‘Ahmân Abû Tâlib.

[2]Le Lévitique 20.22-24

[3]Le Lévitique 18.3-5

[4]Deutéronome : 18. 14-15 La version actuelle précise : « Ces nations que tu déposséderas écoutent ceux qui pratiquent l’incantation et consultent les oracles. Mais pour toi, le SEIGNEUR Ton Dieu n’a rien voulu de pareil : c’est un prophète comme moi que le SEIGNEUR Ton Dieu te suscitera  du milieu de toi, d’entre tes frères ; c’est lui que vous écouterez.» Si l’on en croit le discours de Pierre [Les actes de Apôtres : 3.19-26], qui reprend la prédiction de Moïse, les chrétiens attendent encore ce fameux prophète. Ils prétendent certes qu’il serait Jésus, mais en cela ils détruisent littéralement leur dogme, car ils attendent un prophète auquel il voue déjà le culte divin ! Par essence, la nature d’un prophète est différente de celui qui l’envoie en sachant que sa mission est de faire adhérer les hommes au culte du Roi des hommes !

[5]Deutéronome : 32.21

 

 

 

The kingdom of heaven

(Partie 2)

 

Acte IV : alors même qu’il se trouvait en déportation dans l’ancien Iraq, Daniel noua l’espoir de retrouver la terre promise. Il trouva un Dieu Compatissant et Absoluteur :

 

« Je parlais encore, je priais, je confessais mon péché et le péché de mon peuple d'Israël, et je présentais mes supplications à l'Éternel, mon Dieu, en faveur de la sainte montagne de mon Dieu ; je parlais encore dans ma prière, quand l'homme, Gabriel, que j'avais vu précédemment dans une vision, s'approcha de moi d'un vol rapide, au moment de l'offrande du soir. Il m'instruisit, et s'entretint avec moi. Il me dit: Daniel, je suis venu maintenant pour ouvrir ton intelligence. Lorsque tu as commencé à prier, la parole est sortie, et je viens pour te l'annoncer ; car tu es un bien-aimé.

 

Sois attentif à la parole, et comprends la vision ! Soixante-dix semaines ont été fixées sur ton peuple et sur ta ville sainte, pour faire cesser les transgressions et mettre fin aux péchés, pour expier l'iniquité et amener la justice éternelle, pour sceller la vision et le prophète, et pour oindre le Saint des saints. Sache-le donc, et comprends ! Depuis le moment où la parole a annoncé que Jérusalem sera rebâtie jusqu'à l'Oint, au Conducteur, il y a sept semaines et soixante-deux semaines, les places et les fossés seront rétablis, mais en des temps fâcheux. Après les soixante-deux semaines, un Oint sera retranché, et il n'aura pas de successeur. Le peuple d'un chef qui viendra détruira la ville et le sanctuaire, et sa fin arrivera comme par une inondation ; il est arrêté que les dévastations dureront jusqu'au terme de la guerre. Il fera une solide alliance avec plusieurs pour une semaine, et durant la moitié de la semaine il fera cesser le sacrifice et l'offrande ; le dévastateur commettra les choses les plus abominables, jusqu'à ce que la ruine et ce qui a été résolu fondent sur le dévastateur. »[1]

 

C’est exactement dans la continuité de l’interprétation du rêve que le tyran Nabuchodonosor avait fait sur l’énorme statut aux pieds d’argile,[2] et qu’Ibrâhim Khalîl, un chrétien converti, déchiffre ainsi : la tête en or correspond à l’empire Babylonien (701 av. J.-C.) ; l’argent correspond à l’empire chaldéen à l’époque des Mèdes (612 av. J.-C.) ; le bronze correspond à l’empire Grec à l’époque d’Alexandre le Macédonien (326 av. J.-C.) ; le fer correspond à l’Empire romain (53 av. J.-C.) ; ensuite il y a eu l’Empire byzantin en Occident et l’empire sassanide en Orient ; puis, il y a eu l’avènement de l’islam (en 638 apr. J.-C.).

 

Allah tendit encore une fois, la main aux Juifs, et les ramena en Palestine, mais leur ingratitude ne se fit pas attendre, et revint même au galop. Titus devait entrer en scène, et à ce moment de l’Histoire, les Arabes insignifiants continuaient encore leur petit bonhomme de chemin, dans leur petit coin de désert reculé du monde, sans que personne ne suspecte quoi que ce soit. Le plan d’Allah prenait des formes.

 

Acte V : cet épisode est particulièrement tragique et laissera des traces indélébiles sur le devenir de l’ancien peuple élu. Jésus naquit. Il fut investi d’une mission qui ne rejoignit pas l’assentiment de ses contemporains. Il n’était certainement pas venu pour leur apporter des roses. Le temps des espoirs et du grand pardon n’était plus à la page, il n’y aura plus de retour en arrière. Le pacte était rompu. La prophétie allait leur être reprise pour être déposée chez un peuple insignifiant. Quel affront pour le peuple élu ! Le Messie était porteur d’un message implacable, bien qu’il demeurait encore une lueur d’espoir. Il fallait se ranger dans les rangs du futur sauveur, mais avant cela, il fallait suivre à la lettre les injonctions du fils de Marie, pour gagner le salut. Le Temple sera bientôt détruit, et le temps des moissons était arrivé.

 

Les Juifs n’acceptaient pas leur sort, et voyaient en ce décret la marque de l’injustice. Jésus répondait par la parabole d’un créancier qui remit à ses débiteurs des dettes inégales, et il ne craignait pas de préférer le sort de celui à qui fut remise la dette la plus forte, et toute sorte de paraboles pour leur montrer que l’espoir était vaincu.[3] Il annonçait ainsi le kingdom of heaven. Lui qui lança à la samaritaine « Crois-moi femme, l’heure vient où ce n’est ni sur cette montagne ni à Jérusalem que vous adorerez le Père. »[4] Jésus s’exclama au milieu d’une assemblée : « Aussi, je vous le dis, beaucoup viendront du levant et du couchant prendre place au festin avec Abraham, Isaac et Jacob dans le Royaume des cieux, tandis que les héritiers du Royaume seront jetés dans les ténèbres du dehors : là seront les pleurs et les grincements de dents. »[5] Mathieu l’Apôtre a dit : Jésus a déclaré : « N’ont-ils pas lu dans les Écritures : la pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs, c’est elle qui est devenue la pierre angulaire ; c’est là l’œuvre du Seigneur : quelle merveille à nos yeux. Aussi, je vous le déclare : le Royaume de Dieu vous sera enlevé, et il sera donné à un peuple qui en produira les fruits. Celui qui tombera sur cette pierre sera brisé, et celui sur qui elle tombera elle l’écrasera. »[6]

 

Dans la continuité de l’ancienne prophétie, ce message n’était pas nouveau en réalité. Qu’on en juge : « Le sceptre ne s’écartera pas de Juda, ni le bâton d’entre ses pieds jusqu’à ce que vienne celui à qui il appartient et à qui les peuples doivent obéissance. »[7] « Ils m’ont donné pour rival ce qui n’est pas Dieu, ils m’ont offensé par leurs vaines idoles. Eh bien ! moi, je leur donnerai pour rival, ce qui n’est pas un peuple, par une nation folle je les offenserai. »[8]

 

Ésaïe confirme : « Je me suis laissé rechercher par ceux qui ne me consultaient pas, je me suis laissé trouver par ceux qui ne me cherchaient pas, j’ai dit : « Me voici, me voici » à une nation qui n’invoquait pas mon nom. J’ai tendu mes mains, à longueur de jour, vers un peuple rebelle, vers ceux qui suivent le chemin qui n’est pas bon, qui sont à la remorque de leurs propres pensées. C’est un peuple qui me vexe, en face, sans arrêt : ils font des sacrifices dans des jardins, ils font fumer des aromates sur des briques, ils se tiennent dans des sépulcres (…) ; attention cela est mis par écrit en face de moi, si bien que je ne resterai pas inactif, jusqu’à ce que j’ai payé de retour, et payé de retour en plein cœur vos perversités et les perversités de vos pères. »[9]

 

Jérémie prophétise également que la nation mohammadienne aura la victoire sur les juifs, les chrétiens, et les autres nations : « Je vais amener contre vous, gens d’Israël, une nation lointaine [– oracle du SEIGNEUR –]  une nation inépuisable, une nation de vieille souche, une nation dont tu ignores la langue, dont tu ne comprends pas les propos. Ils sont tous expérimentés et puissants. »[10] Dans un autre passage, il est dit : « Je mettrai ma loi dans leur bouche et je l’inscrirai dans leur cœur. Je deviendrai Dieu pour eux, et eux, deviendront un peuple pour moi. Un homme n’aura plus besoin de s’instruire chez un autre de la religion et de la confession. On n’aura plus besoin de leur faire connaître Dieu, car ils me connaîtront tous, petits et grands [– oracle du SEIGNEUR]. Alors, je pardonnerai leurs péchés et je leur effacerai leurs fautes. »[11]

 

Daniel a dit : « J’ai imploré Dieu et je lui ai supplié de me montrer ce que les fils d’Israël allaient devenir, est-ce qu’il va leur pardonner, leur rendre leur royaume, et leur envoyé encore des prophètes ou bien va-t-il déposé la prophétie chez un autre peuple ? Daniel a dit : l’ange m’est apparu sous la forme d’un jeune homme au beau visage. Celui-ci m’a dit : salut à toi Ô Daniel ! Dieu –le Très-Haut – a dit : les fils d’Israël ont déclenché ma colère et se sont rebellés contre moi. Ils ont adoré d’autres dieux en dehors de moi… »[12]

 

Ainsi, Jésus prévenait contre le jour fatidique, à travers des passages gardés en partie intacts : « Comme quelques-uns parlaient des belles pierres et des offrandes qui faisaient l'ornement du temple, Jésus dit : Les jours viendront où, de ce que vous voyez, il ne restera pas pierre sur pierre qui ne soit renversée. Ils lui demandèrent : Maître, quand donc cela arrivera-t-il, et à quel signe connaîtra-t-on que ces choses vont arriver ? Jésus répondit : Prenez garde que vous ne soyez séduits. Car plusieurs viendront en mon nom, disant : C'est moi, et le temps approche. Ne les suivez pas. Quand vous entendrez parler de guerres et de soulèvements, ne soyez pas effrayés, car il faut que ces choses arrivent premièrement.

 

Mais ce ne sera pas encore la fin. Alors il leur dit : Une nation s'élèvera contre une nation, et un royaume contre un royaume ; il y aura de grands tremblements de terre, et, en divers lieux, des pestes et des famines ; il y aura des phénomènes terribles, et de grands signes dans le ciel. Mais, avant tout cela, on mettra la main sur vous, et l'on vous persécutera ; on vous livrera aux synagogues, on vous jettera en prison, on vous mènera devant des rois et devant des gouverneurs, à cause de mon nom.

 

Cela vous arrivera pour que vous serviez de témoignage. Mettez-vous donc dans l'esprit de ne pas préméditer votre défense ; car je vous donnerai une bouche et une sagesse à laquelle tous vos adversaires ne pourront résister ou contredire. Vous serez livrés même par vos parents, par vos frères, par vos proches et par vos amis, et ils feront mourir plusieurs d'entre vous. Vous serez haïs de tous, à cause de mon nom. Mais il ne se perdra pas un cheveu de votre tête ; par votre persévérance vous sauverez vos âmes.

 

Lorsque vous verrez Jérusalem investie par des armées, sachez alors que sa désolation est proche. Alors, que ceux qui seront en Judée fuient dans les montagnes, que ceux qui seront au milieu de Jérusalem en sortent, et que ceux qui seront dans les champs n'entrent pas dans la ville. Car ce seront des jours de vengeance, pour l'accomplissement de tout ce qui est écrit. Malheur aux femmes qui seront enceintes et à celles qui allaiteront en ces jours-là ! Car il y aura une grande détresse dans le pays, et de la colère contre ce peuple. Ils tomberont sous le tranchant de l'épée, ils seront emmenés captifs parmi toutes les nations, et Jérusalem sera foulée aux pieds par les nations, jusqu'à ce que les temps des nations soient accomplies. »[13]

 

« C'est pourquoi, lorsque vous verrez l'abomination de la désolation, dont a parlé le prophète Daniel, établie en lieu saint, - que celui qui lit fasse attention! - alors, que ceux qui seront en Judée fuient dans les montagnes ; que celui qui sera sur le toit ne descende pas pour prendre ce qui est dans sa maison ; et que celui qui sera dans les champs ne retourne pas en arrière pour prendre son manteau. Malheur aux femmes qui seront enceintes et à celles qui allaiteront en ces jours-là ! Priez pour que votre fuite n'arrive pas en hiver, ni un jour de sabbat. Car alors, la détresse sera si grande qu'il n'y en a point eu de pareille depuis le commencement du monde jusqu'à présent, et qu'il n'y en aura jamais. Et, si ces jours n'étaient abrégés, personne ne serait sauvé ; mais, à cause des élus, ces jours seront abrégés. »[14]

 

 

[1]Daniel ; 9.20-27

[2]Voir : L’histoire de la version actuelle dans : Daniel : 2.

[3]Voir : Mathieu : 21.33-45 ; Mathieu ; 20.1-16 ; Mathieu : 22.1-11 ; Mathieu : 13.3-9, 18-23 ; Mathieu : 13.1-32 ; 23-30 ; Mathieu 13.37-43.

[4]Jean ; 4.19-21

[5]Mathieu ; 8.11-12

[6]Mathieu ; 21.42-44 D’après Sahîh Muslim (kitâb el Fadhâil ; hadîth : 21) , selon Abû Huraïra, le Messager d’Allah (r) a dit : « Je suis par rapport aux  prophètes avant moi comme un homme ayant construit une belle maison qu’il a pris soin de bien finir, sauf qu’il manquait une brique à l’un des coins. Les passants étaient étonnés et se disaient : « Il manque une brique ici pour finir la construction. » Mohammed s’exclama alors : « Je suis cette fameuse brique ! » »

[7]La Genèse ; 49.1-12

[8]Deutéronome ; 32.21 Une version de la Bible de 1844 parle d’un peuple ignorant, ce qui correspond tout à fait au peuple arabe illettré. Voir : Izhâr el Haq de Rahmatu Allah el Kaïrânawî, résumé par Mohammed Mulkâwî.

[9]Ésaïe ; 65.1-7

[10]Jérémie ; 16.15-16 La partie entre crochets ne figure pas dans la version actuelle qui dit notamment : « Leur carquois est un sépulcre géant ; ils sont tous des héros » à la place de : « Ils sont tous expérimentés et puissants. »

[11]Jérémie ; 51.20-24 La partie entre crochets ne figure pas dans la version actuelle qui dit : « Voici donc l’alliance que je conclurai avec la communauté d’Israël – oracle du SEIGNEUR : je déposerai mes directives au fond d’eux-mêmes, les inscrivants dans leur être ; je deviendrai Dieu pour eux, et eux, ils deviendront un peuple pour moi. Ils ne s’instruiront plus entre compagnons, entre frères, répétant : « Apprenez à connaître le SEIGNEUR», car ils me connaîtront tous, petits et grands – oracle du SEIGNEUR. Je pardonne leur crime ; leur faute, je n’en parle plus. »

[12]Voir : Daniel ; 9, 10, 11, 12 en sachant que la version actuelle propose une version différente.

[13]Luc ; 21.5-24

[14]Mathieu : 24. 15-22 Les anciennes prophéties parlent également de la destruction du temple ; voir notamment : Michée 3.12 « C'est pourquoi, à cause de vous, Sion sera labourée comme un champ, Jérusalem deviendra un monceau de pierres, Et la montagne du temple une sommité couverte de bois. C'est pourquoi, à cause de vous, Sion sera labourée comme un champ, Jérusalem deviendra un monceau de pierres, Et la montagne du temple une sommité couverte de bois. »

 

 

 

The kingdom of heaven

(Partie 3)

 

La question qui se pose d’elle-même ici, c’est quel est ce Temple qui remplacera le Temple de Jérusalem et vers lequel se tournera la terre entière.

Jésus n’apprend rien de nouveau, les prophètes avant lui l’avaient annoncé : La Mecque sera désigné comme le nouveau sanctuaire des croyants :

 

Le prophète Ésaïe (u) a annoncé au sujet de La Mecque – qu’Allah l’honore – : «Lève tes regards autour de toi et tu seras rayonnante et heureuse, car les richesses des mers te viendront et les ligues des nations te visiteront, jusqu’à t’inonder de lourds chameaux et te rétrécir le sol en raison des trésors qui te seront rassemblés. Les béliers de Madiân te seront ramenés, les gens de Saba te viendront, et le bétail de Fâran te sera regroupé, et les gens de Maareb (Nebayoth) vont te servir. »[1]

 

Le prophète Ésaïe a dit en parlant du Sanctuaire sacré : « Toi qui te morfonds dans la désolation et qui ne jouis d'aucuns égard, voici que moi je mettrai un cerne de fard autour de tes pierres, je te fonderai sur des saphirs, je ferai tes créneaux en rubis, tes portes en pierres étincelantes et pour ton pourtour en pierres ornementales. Je répandrai la paix sur tes fils, je t’ornerai de la probité (ou justice ndt.) et de la piété. J’éloignerai de toi le malheur et la souffrance. Celui qui me voudra n’aura qu’à te prendre pour direction et lieu de séjour, car tu seras un asile et un refuge pour ceux qui vivront en ton sein. »[2]

« Pousse tes acclamations, toi, stérile, qui n’enfantais plus, explose en acclamation et vibre, toi qui ne mettais plus au monde ; car les voici en foule, les fils de la désolée, plus nombreux que les fils de l’épousée, dit le SEIGNEUR. Élargis  l’espace de la tente, les toiles de tes demeures qu’on les distende ! Ne ménage rien ! Allonge tes cordages et tes piquets, fais-les tenir, car à droite et à gauche tu vas déborder : ta descendance héritera des nations qui peupleront les villes désolées. »[3]

 

« Avance et vibre, toi stérile qui n’as pas enfanté, prononce la gloire et jubile, toi qui n’as pas porté d’enfant ; ta famille sera plus nombreuse que ma famille. »[4]

« Voici que sur mes paumes je t’ai gravée, et bientôt tes enfants viendront vite, celui qui veut te faire peur ou te trahir sera éloigné de toi ; lève donc ton regard autour de toi, ils te viendront et se rassembleront vers toi. Tu porteras mon nom, je suis le Vivant, tu seras vêtue de manteaux, et ornée d’une couronne. Tes endroits seront étroits tellement il y aura d’habitants et d’invocateurs. Ceux qui s’érigent contre toi devront te craindre, tes fils vont se multiplier tellement que tu vas t’écrier : qui donc m’en a offert autant alors que je suis seule ? Ils voient une stérile, mais qui me les a fait grandir et me les a pris à sa charge ? »[5]

Le prophète Michée prophétise au sujet de la Maison d’Allah, la Sainte Mosquée de La Mecque, vers laquelle se rendront les pèlerins de tous les horizons : « Il arrivera à la fin des temps (dans l’avenir dans la version actuelle ndt.)que [la montagne de] la Maisondu SEIGNEUR sera établie au sommet des montagnes et elle dominera les collines. Toutes les nations diront : « Venez, montons à la montagne du SEIGNEUR. » »[6]

 

De nombreux textes bibliques vont dans ce sens. Contrairement à une lecture paulienne de la Bible, Jésus n’est pas venu pour racheter les péchés de l’humanité. Son message était confiné aux brebis perdues d’Israël. Il parcourait les villes de Judée pour leur annoncer la bonne nouvelle du Royaume de Dieu : « car c'est pour cela que j'ai été envoyé. »[7] Il demandait même à ce qu’il soit souhaité dans les prières : « Il leur dit : Quand vous priez, dites : Père ! Que ton nom soit sanctifié; que ton règne vienne. »[8]

 

Ses coreligionnaires n’étaient pas prêts à entendre un tel discours, ni à subir un tel affront : « Je suis venu jeter un feu sur la terre, et qu'ai-je à désirer, s'il est déjà allumé ? Il est un baptême dont je dois être baptisé, et combien il me tarde qu'il soit accompli ! Pensez-vous que je sois venu apporter la paix sur la terre ? Non, vous dis-je, mais la division. »[9] Dans leur ivresse, ils ne se rendaient pourtant pas compte que leur destin était scellé : « Non, je vous le dis. Mais si vous ne vous repentez, vous périrez tous également. »[10]

 

Il n’était pas tendre avec les scribes et les Pharisiens qu’il traita d’hypocrites, de guides aveugles, d’ignorants, de serpents et de vipères.[11] Il avait le verbe acerbe : « N’allez pas croire que je sois venu apporter la paix sur terre ; je ne suis pas venu apporter la paix, mais bien le glaive. »[12] Si l’on sait qu’il n’a jamais constitué d’armée contrairement au dernier prophète, il ne peut que s’agir du glaive de Titus, quand bien même le contexte ne prête pas à le dire.

 

Ces menaces ne firent aucun effet. Il fut même projeté d’assassiner le dernier des prophètes hébreux, alors que le sang de Jean-Baptiste dégoulinait encore. Cette dernière offense sonna le glas d’une longue alliance. ‘Îsâ pouvait monter au ciel, et Titus préparer ses armées. Pas loin de quarante ans après, les soldats du sanguinaire foulaient l’esplanade du Temple, exactement comme l’avaient prédit les calculs des fragments de la Mer Morte, retrouvés récemment.  Et, comme prévu, le dévastateur fit cesser le sacrifice et l'offrande et commit les choses les plus abominables. Il introduisit notamment des idoles dans le Temple. À plus de 2000 km au Sud, un bout de désert perdu attendait son entrée en scène.

 

Ici, une nouvelle ère commence pour les Juifs ; c’est celle de la désolation et de la diaspora. 500 ans plus tard, comme les révèlent également les écrits de Qumrân, le monde sera enfin délivré des chaines du paganisme. Le deuxième Khalife pouvait entrer tranquillement dans la Jérusalem libérée, et voir se réaliser ainsi, une prophétie vielle de plusieurs siècles.

 

Or, deux questions s’imposent ici. La première, est pour quelle raison les Juifs n’ont-ils pas suivi à la lettre les recommandations de Jésus ? Pourquoi n’ont-ils pas, comme certains croyants sortis des rangs, fuis dans les montagnes ? Quelle force les somma de promptement  tenir tête aux légions romaines ? Allah leur avait en fait, tendu une ruse : [Lorsqu’ils s’égarèrent, Allah égara leur cœur ; certes, Allah ne guide point les pervers].[13] [Si les gens des cités avaient cru et s’ils avaient été pieux, Nous leur aurions comblé des bénédictions du ciel et de la terre, mais ils ont voulu démentir Nos Signes ; nous les avons alors frappés pour ce qu’ils œuvraient],[14] [S’ils avaient appliqué la Thora et l’Évangile et ce que Nous leur avons révélé, ils auraient trouvé leur nourriture au-dessus d’eux et en dessous de leurs pieds].[15]

 

L’insurrection fut menée par un imposteur qui parvint à convaincre les rangs que la victoire était assurée et que Dieu ne pouvait abandonner le Temple et ses fidèles. Il fit miroité à ses concitoyens que les prophéties parlant de Mohammed s’adressaient à lui. Jésus les avait pourtant prévenus, comme nous l’avons vu. Il ajoute ici : « Mes bien-aimés, n’ajoutez pas foi à tout esprit, mais éprouvez les esprits pour voir s’ils sont de Dieu ; car beaucoup de prophètes de mensonges se sont répandus dans le monde… »[16] « Gardez-vous des faux prophètes, qui viennent à vous vêtus en brebis, mais qui au-dedans sont des loups rapaces. C’est à leurs fruits que vous les reconnaîtrez. Cueille-t-on des raisins sur un buisson d’épines, ou des figues sur des charbons ? Ainsi, tout arbre produit de bons fruits, mais l’arbre malade produit de mauvais fruits. Un bon arbre ne peut pas porter de mauvais fruits, ni un arbre malade porter de bons fruits. Tout arbre qui ne produit pas un bon fruit, on le coupe et on le jette au feu. Ainsi donc, c’est à leurs fruits que vous les reconnaîtrez. »[17]

 

La deuxième question : Qu’est-ce qui a poussé certains Juifs en exil à prendre pour asile Taïma, Khaïbar, et Yathrib qui deviendra Médine, de vulgaires bourgades qui jonchaient le désert au banc de la civilisation. La réponse, c’est le Coran qui nous l’a donne : (Celui qu’ils trouvent inscrit dans leurs livres ; la Thora et l’Évangile )[18]et qu’ils connaissent aussi bien que leurs propres enfants…

 

(La terre appartient au Seigneur ; Il l’a fait hérité à qui Il veut parmi Ses serviteurs mais la fin heureuse revient aux pieux).[19]

 

Les musulmans devaient comprendre qu’ils ne devaient pas servir de témoignage, qu’ils devaient leur salut à leur fidélité à la sharî’a, et qu’il ne s’agissait pas de se revendiquer être le « peuple élu », sans que cela ne se traduise dans les actes. Les Juifs en avait fait l’amère expérience. La même menace qui planait sur le peuple de Moïse plane toujours et encore sur le peuple de Mohammed. L’épisode tragique des croisades parle de lui-même.

 

La diaspora juive atteint son paroxysme avec un nouvel holocauste, et par les mains d’un autre tyran. Peut-on comparer entre Hitler et Titus ? C’est tentant, mais laissons le soin aux historiens d’y répondre. Ensuite, une sorte de trêve avec l’Histoire s’installa. Comment expliquer ce phénomène, alors que le Coran et la Bible stipulent clairement que les enfants d’Israël seront frappés par l’avilissement et la désolation où qu’ils se trouvent ? Il y a plusieurs raisons à cela, l’une d’entre elles, c’est la suite du Verset qui nous l’apprend ; le passage où il est fait une exception, qui est : sauf si Allah ou bien les hommes leur tendent une corde. Une autre raison serait de dire qu’ils ne sont pas retournés en Palestine en tant que « peuple élu », puisque ce statut leur fut retiré. En cela, ils sont plus comparables au méchant Goliath qu’à David, voire et même si c’est un peu tiré par les cheveux, à Nabuchodonosor et Titus. Les rôles sont donc inversés. Les musulmans et les Palestiniens en particulier savent ce qu’il leur reste à faire.

 

Leur destin est avant tout entre les Mains du Seigneur Compatissant, et il dépend aussi de leur comportement. Il ne dépend pas en tout cas des élections américaines, ni des mouvements antisionistes, des associations juives pro-palestiniennes, des manifestations à Londres, Paris, Karachi, du Fatar, du Hamas, du Hezbollah, du président iranien, de l’émancipation démocratique, de l’ONU, des accords d’Oslo, des aides internationales, de la clémence du grand Goliath, du rêve d’un monde multipolaire, du panarabisme ni des voix dissidentes de Thierry Messan, Robert Fisk, Dieudonné, Michel Collon, du grand Jean Bricmont, Bruno Guigue, Alain Gresh, François Burgat, etc. et encore moins des attentats-suicides et de Ben Laden. Ils doivent plutôt se tourner vers Leur Créateur, qui est Seul à même de les délivrer de leurs tourments. Qu’ils soient fidèles à ses lois, en commençant par délaisser les pratiques païennes qui malheureusement polluent le paysage musulman, comme le culte des mausolées hérité des Juifs et des chrétiens, et la sorcellerie héritées du Samaritain, etc.

 

Quoi qu’il en soit, les Juifs auront un ultime rendez-vous avec l’Histoire qui aura lieu dans l’éternelle Palestine, où sera écrite la dernière page des grands événements du monde. Ce sera la lutte finale entre le bien et le mal, l’apothéose entre les armées du Mahdi et du Messie contre les armées de l’Antéchrist. Il y aura probablement beaucoup d’évènements avant ce jour, et beaucoup de surprises également auront lieu. Il faudra choisir son camp, en sachant que dans Son infinie Bonté, le plus Miséricordieux des miséricordieux accordera encore une chance aux descendants du Peuple de l’Exode, et, cela en leur donnant l’opportunité de choisir le bon camp, comme à l’époque de Titus.[20]

 

Wa Allah a’lam !

 

  

 

 

[1]Ésaïe ; 60.4-7 dans la version actuelle, il est dit : « Porte tes regards sur les alentours et vois : tous, ils se rassemblent, ils viennent vers toi, tes fils vont arriver du lointain, et tes filles sont tenues solidement sur la hanche. Alors tu verras, tu seras rayonnante, ton cœur frémira et se dilatera, car vers toi sera retournée l’opulence des mers, la fortune des nations viendra jusqu’à toi. Un afflux de chameau te couvrira, de tout jeunes chameaux de Madiân et d’Eifa ; tous les gens de Saba viendront, ils apporteront de l’or et de l’encens, et se feront les messagers des louanges du SEIGNEUR. Tout le petit bétail de Qédar sera rassemblé pour toi, les béliers de Nebayoth seront pour tes offices. »

[2]Voir Ésaïe ; 54.11-15 La version contemporaine est sensiblement différente. Elle dit en effet : « Humilié, ballottée, privée de réconfort, voici que moi je mettrai un cerne de fard autour de tes pierres… Tous tes fils seront disciples du SEIGNEUR, et grande sera la paix de tes fils. Dans la justice tu seras stabilisée, loin de toi l’extorsion : tu n’auras plus rien à craindre ; loin de toi la terreur : elle ne t’approchera plus. On complote, on monte un complot ? Cela ne vient pas de moi ! Qui complote contre toi, devant toi s’écroulera. »

[3]Voir : Ésaïe ; 54.1-7

[4]Ésaïe ; 54.1-7 dans la version actuelle, il est dit : « Pousse des acclamations, toi stérile, qui n’enfantait plus (dans une autre version : qui n’a pas enfanté), explose en acclamation et fibre, toi qui ne mettait plus au monde ; car les voici en foule, les fils de la désolée, plus nombreux que les fils de l’épousée dit le SEIGNEUR. » 

[5]Voir : Ésaïe dans tes termes proches ; 49.16-21

[6]Michée ; 4.1-2 La partie entre crochets ne figure pas dans la version actuelle qui dit notamment : « Des peuples y afflueront. Des nations nombreuses se mettront en marche et diront : « Venez… » »

[7]Luc ; 4.43

[8]Luc ; 11.2

[9]Luc ; 12.49-51

[10]Luc ; 13.5

[11]Voir : Mathieu ; 23.13-37 et Luc ; 11.37-53.

[12]Mathieu ; 10. 34

[13]Les rangs ; 5

[14]El A’râf ; 96

[15]Le Repas Céleste ; 66

[16]Première Épître de Jean ; 4.1

[17]Mathieu ; 7.15-20

[18]El A’râf ; 157 voir : El Jawâb e-Sahîh li man baddala din el Masîh (5/155-15smiley.

[19]El A’râf ; 128

[20] Concernant la fin de Titus annoncée par Daniel disant : «  le dévastateur commettra les choses les plus abominables, jusqu'à ce que la ruine et ce qui a été résolu fondent sur le dévastateur. » Outre l'éruption du Vésuve qui ensevelit Pompéi et Herculanum, le règne de Titus fut marqué par un grave incendie de Rome en 80, comparable en ampleur à celui connu sous Néron en 64, et par une épidémie de peste qui finit par emporter l'empereur lui-même.

wawazi a écrit :

citizenkan a écrit :

Quoi qu’il en soit, les Juifs auront un ultime rendez-vous avec l’Histoire qui aura lieu dans l’éternelle Palestine, où sera écrite la dernière page des grands événements du monde. Ce sera la lutte finale entre le bien et le mal, l’apothéose entre les armées du Mahdi et du Messie contre les armées de l’Antéchrist. Il y aura probablement beaucoup d’évènements avant ce jour, et beaucoup de surprises également auront lieu. Il faudra choisir son camp, en sachant que dans Son infinie Bonté, le plus Miséricordieux des miséricordieux accordera encore une chance aux descendants du Peuple de l’Exode, et, cela en leur donnant l’opportunité de choisir le bon camp, comme à l’époque de Titus.[20]

 

Wa Allah a’lam !

Isa As prévenant les juifs d'un châtiment les frappant de la main de Titus ,  Mohamed As menacent les juifs a son tour de l'ultime châtiment et cela de la main de Isa As , ainsi l'on peut dire que la boucle est bouclée.

 

 

Si je peux me permettre, voici un article qui parle de la fin de la boucle :

 

 

Pourquoi ‘Îsâ doit-il revenir sur terre ?

 

Que les prières d’Allah et Son Salut soient sur Mohammed, ainsi que sur ses proches,

et tous ses Compagnons !

 

Extraits du livreLe faux Messie et l’avènement du Messie fils de Marie d’el Qurtubî édité par Dar al Mouslim.

 

Certaines tendances soutiennent qu’avec la venue de Jésus, les contraintes religieuses (les obligations et interdictions) seront levées. Sinon, il serait porteur d’un nouveau message prescrit spécialement par le Très-Haut pour les dernières générations. Les Textes sur la question réfutent d’emblée cette hypothèse, sans compter les enseignements que l’ont peut puiser du Verset : (et le sceau des Prophètes), et duHadith : « Il n’y aura aucun prophète après moi. » Le Prophète (r) a également affirmé : « je suis l’héritier (de la prophétie). »  Autrement dit, le dernier et le sceau des Prophètes. Ainsi, il est insensé d’imaginer que Jésus soit porteur à la fin des temps d’une nouvelle révélation, qui serait différente de celle de notre Prophète (r). Il se contentera néanmoins à son retour sur terre de suivre la Loi de Mohammed (r), l’auteur des paroles suivantes qui s’adressent à ‘Omar : « Si Musâ était vivant, il ne lui appartiendrait rien d’autre que de me suivre. »[1]

 

D’après Abû e-Zubaïr, j’ai entendu dire Jâbir ibn ‘Abd Allah : j’ai entendu dire le Prophète (r) : « Il y aura toujours une partie de ma communauté qui va combattre sur la vérité jusqu’au Jour de la Résurrection. Quand ‘Issa fils de Mariam (u) va descendre sur terre dit-il, leur chef lui lancera : viens présider la prière !

-              Non ! Répondra-t-il, vous êtes les émirs les uns des autres, par honneur de la part d’Allah envers cette communauté. »[2] Rapporté par Mouslim et autre.

  

Il va donc reconnaître cette Législation et la revivifier ; elle est la dernière Révélation, et Mohammed est le dernier des Messagers. Il sera un juge sage et équitable. En tant que gouverneur (ou juge suprême) donc, c’est lui qui à cette époque détiendra l’autorité sur les musulmans quand il n’y aura ni Imam (chef) ni juge ni Moufti (conseiller théologique), étant donné qu’Allah leur reprendra l’âme à tous. Avant son retour, il connaîtra déjà au ciel les Enseignements divins qu’il aura besoin au cours de sa nouvelle mission, afin de les faire appliquer entre les hommes car il sera leur chef mais il les appliquera aussi à lui-même. Les croyants vont se rassembler autour de lui et le placer à leur tête étant donné que nul autre que lui ne sera à même de remplir cette noble fonction. La Loi ne peut en effet rester en suspens. Le monde va durer tant qu’il y aura des contraintes (l’application des lois), autrement dit jusqu’au jour où personne ne dira plus : Allah ! Allah ! Ce qui est une évidence.

 

Il est possible de se demander quel est l’intérêt à ce que Jésus revienne sur terre si c’est pour faire appliquer les Lois de Mohammed ? Nous pouvons avancer trois hypothèses en réponse :

 

Premièrement : la sagesse qui se cache derrière son retour, est éventuellement liée à la conspiration que les juifs ont tramée contre lui lorsqu’ils ont voulu l’assassiner et le faire crucifier. Son histoire est relaté dans le Coran bien qu’ils s’entêtent toujours à revendiquer son meurtre, et à l’accuser de sorcier ou autre : Allah l’en a innocenté, et en retour Il les a frappés d’avilissement. C’est pourquoi, depuis l’avènement de l'Islam, ils n’ont pu brandir aucun étendard. Ils n’ont plus jamais réussi à régner en un quelconque endroit de la terre.[3] Ils resteront ainsi jusqu’au crépuscule de la fin du monde, le jour où l’Antéchrist va se manifester. Le plus grand des sorciers, ils vont lui faire allégeance et composer son armée dans l’espoir de se venger par lui, des musulmans. Dans cette conjoncture, Allah fera descendre celui qu’ils se sont jurés d’avoir tué. Il va le mettre en valeur devant ces derniers et devant tout hypocrite ou opposant afin de leur prouver qu’il est bel et bien vivant. Il vaincra leur meneur et leur chef qui va s’arroger le titre de Seigneurie universelle. Il va le tuer et mettre son armée composée de soldats juifs en déroute avec l’aide de ses soldats croyants. Ils n’auront ce jour-là, plus aucun échappatoire fussent-ils cachés derrière un rocher, un arbre ou encore un mur. La matière va alors s’écrier : Ô Esprit de Dieu ! Par ici ! Il y a un juif ! Sous la menace de l’épée, il sera sommé à chacun soit de se convertir soit de mourir. Voici le prochain sort des infidèles en tout genre sur la terre entière où il n’en restera plus !

 

Deuxièmement : l’autre hypothèse serait de dire qu’il devra indubitablement revenir sur terre non spécialement pour tuer l’antéchrist, mais car sa fin se fera proche. Il n’est pas permis en effet à une créature formée de la terre de s’éteindre au ciel. Il est donc lui aussi soumis à cette Loi Universelle : (d’elle, nous vous avons créé, en elle, nous vous ferons revenir, et d’elle Nous vous ferons à nouveau sortir).[4]Par conséquent, Allah le fera redescendre pour le faire jouir à nouveau de la vie terrestre. Les hommes pourront le voir, qu’ils soient proches de lui ou qu’ils aient simplement entendu parler de lui. A sa mort, les musulmans vont prendre en charge ses funérailles ; ils prieront sur lui et vont l’inhumer à la place où sont ensevelis les Prophètes avec lesquels sa mère Marie est affiliée par le sang. Ce lieu est la Terre Sainte de Palestine. Il pourra ainsi ressusciter en leur compagnie pour le Grand Jugement.

 

Telle est la raison de son retour sur terre. En outre, il coïncide avec le passage de l’Antéchrist à Bab Loud comme le confirment les annales. Cette rencontre providentielle aura lieu alors que les tribulations de l’Antéchrist seront à leur comble. Il ira jusqu’à revendiquer la divinité, mais personne ne pourra matériellement mettre un terme à cette série d’abomination, et s’ériger en bourreau contre l’Antéchrist : c’est plutôt le contraire qui se produira ! Il était tout à fait naturel que ce soit lui, l’élu d’Allah qui est chargé de Son Message, à qui Il révéla Son Livre, qui a fait de sa mère et de lui-même un signe pour l’humanité, l’homme de cette dernière et noble mission. De ce point de vue, il n’est donc pas descendu uniquement dans l’ambition de mettre fin aux agissements de l’Antéchrist.

 

Troisièmement : dans l’Evangile, il est fait allusion aux vertus que concède la communauté de Mohammed (r) comme nous le révèle le Verset suivant : (Tel est leur exemple dans la Thora et dans l’Evangile).[5] Jésus a donc imploré Allah de l’intégrer parmi les membres de cette communauté. Pour exaucer ses invocations, le Très-Haut l’a fait monter au ciel afin de le faire redescendre à la fin des temps et de faire revivifier à travers lui, les préceptes délaissés de la religion musulmane, la religion de Mohamed (r). Il s’avère que son retour coïncidera avec la venue de l’Antéchrist, il en profitera pour en finir avec lui. Par ailleurs, il ne serait pas impertinent de dire que son action à l’encontre du Charlatan peut très bien relever de la « mobilisation générale » à laquelle est astreint chaque membre de la communauté dont fera nouvellement partie ‘Îsâ, face à l’envahisseur ennemi qui aura pour vocation de séduire tous les hommes. En se soumettant à cette obligation qui concerne tous les sujets de la religion de Mohammed, il ne sortira pas du cadre sa Loi. Certes, la réussite provient d’Allah !

 

Le lieu de son enterrement est sujet à controverse : parmi les opinions, il a été mentionné la Palestine comme le souligne el Hûlaïmî. Il a été avancé également Médine conformément aux annales que nous avons rapportées sur le sujet.

 

Que les prières d’Allah et Son Salut soient sur Mohammed, ainsi que sur ses proches,

et tous ses Compagnons !

 

 

 

 

[1]Rapporté par Ahmed (338/3), Ibn Abî Shaïba (313/5), et Abû Ya’lâ (2135) ; Ce Hadith est Bon si l’on tient compte des Hadith Témoins qui le renforce.

[2]Rapporté par Muslim.

[3]L’Imam el Qurtubî parle pour son époque conformément au Verset : (Ils sont frappés d’avilissement où qu’ils soient sauf s’il leur est tendu la corde d’Allah ou bien la corde des hommes).La restriction dans ce Verset explique peut-être la situation actuelle ! (N. du T.)

[4]Ta Ha ; 55

[5]La Conquête ; 29

 

 

 

 

La conception de la foi chez les ash’arites

(Partie 3)

 

Nous avons vu qu’il existe trois sortes de murjites. Premièrement : Ceux qui disent que la foi s’avère uniquement dans le cœur. Ceux de cette tendance se divisent ensuite en deux catégories.

A-               Ceux qui entrent les actes du cœur dans la définition de la foi conformément à la plupart des sectes murjites, comme le relève Abu el Hasan el Ash’arî.

B-               Ceux qui n’entrent pas les actes du cœur dans la définition de la foi, comme Jahm et e-Sâlihî. El Ash’arî et la plupart de ses adeptes optent pour cette tendance.

 

Deuxièmement : ceux qui disent que la foi se résume à la parole verbale. Avant el karrâmiya, personne en particulier n’avait avancé cette opinion.

 

Troisièmement : tasdîqel qalb et qawl e-lisân. C’est la tendance notoire des fugaha et des pieux parmi eux.[1]

 

Ibn Taïmiya explique que l’opinion de la première tendance implique de fournir pour la plupart d’entre eux certains actes du cœur, sauf chez Jahm et e-Sâlihî. Ces derniers reconnaissent le tasdîq sans ‘amal el qalb.

 

Ainsi, les jahmites se contentent de la ma’rifa sans l’iqrar de la parole (qui est qawl e-zhâhir), qui est pourtant, la condition sine qua non pour espérer être sauvé et gagner le bonheur éternel. C’est ce qui les différencie notamment avec les murjiya el fuqaha, pour qui le qawl e-lisân est indispensable.

 

Or, cela ne veut pas dire que pour eux, les actes ne sont pas obligatoires, mais nous parlerons peut-être de ce dernier point plus tard.

 

Dans une analyse très pointue, ibn Taïmiya explique que les jahmites sont comparables aux philosophes grecs, bien que les jahmites soient plus proches de la vérité dans l’ensemble, car ils imposent les actes d’adoration et sont convaincus qu’ils sont utiles, contrairement aux philosophes et aux soufis ultras.

 

Le point commun entre les philosophes péripatéticiens et les jahmites, c’est qu’ils résument le bonheur dans la connaissance, soit mujarrad el ‘ilm wa e-tasdîq pour les seconds et la connaissance des choses telles qu’elles sont pour les premiers.[2]

 

Nous avons vu aussi que les murjites toutes tendance confondues disent que les actes extérieurs ne font pas partie de la foi, sauf que pour certains, ils en font partie majâzan (de façon métaphorique), et qu’il est possible d’avoir une foi parfaite sans ne fournir aucun acte extérieur.

 

Les ash’arites rejoignent les jahmites sur leur conception de la foi. Pour contrer cette tendance, ibn Taïmiya explique que le ‘ilm et le tasdîq ne sont pas suffisants pour arriver à la foi, sans fournir les actes du cœur.[3]

 

La variation de la foi chez les ash’arites

 

Les ash’arites sont conformes au crédo murjites selon lequel la foi ne peut ni monter ni descendre. C’est ce qui les pousse à dire que la soumission aux commandements divins (faire les interdictions et renoncer aux interdictions) ne relève pas de la foi. Sinon, cela reviendrait à la croyance kharijite qui fait sortir les désobéissants de l’Islam. À leurs yeux, la foi est une et indivisible. Autrement dit, tous les croyants (anges, prophètes, pieux, pervers, etc.) ont le même niveau de foi.[4]

 

Certaines grandes références, à l’image d’el Baqallânî, émettent toutefois une nuance. Il existe certes une distinction entre les croyants, mais uniquement au niveau des actes, non au niveau de la foi.[5] Certains ash’arites se rendirent compte de l’impertinence de cette tendance. Comment peut-on comparer le plus pervers des musulmans avec Mohammed le sceau des prophètes (r) ? La parade fut de dire que le Messager (r) se distingue des autres hommes grâce à la constance et à la pérennité de son tasdîq. En cela, sa foi est meilleure que les autres qualitativement et quantitativement. Sur les traces d’el Qalânîsî, Abû el Ma’âlî ne voit pas d’inconvénient à dire que la foi augmente et diminue, si on entend par là, les actes d’obéissances.[6] Il va sans dire que cette justification frôle l’absurde.[7]

 

Notons que l’imâm fondateur est revenu à la fin de sa vie à l’opinion des traditionalistes disant que la foi monte et descend, comme nous l’avons vu précédemment.[8]

 

Peut-on dire je suis croyant in shâ Allah (el istithnâ) selon la conception ash’arite ?

 

Nous pouvons dire que dans ce domaine, ils sont conformes aux traditionalistes sous un certain angle, mais pas sous un autre angle. Ils sont conformes à eux en tolérant qu’on puisse le dire. Abû el Hasan soutenait certes l’opinion de Jahm dans la foi, mais il s’accordait avec la tendance la plus notoire des traditionalistes sur l’istithnâ, comme c’était souvent le cas. Le problème, c’est qu’il maitrisait mal leur crédo. Il cherchait certes à le défendre, mais en se basant sur d’autres raisonnements qu’il empruntait à leurs détracteurs. C’est ce qui le faisait tomber dans des incohérences que lui contestaient les deux côtés.[9]

 

Nous disons donc que les ash’arites sont d’accords qu’on dise je suis croyant in shâ Allah, mais en passant par un autre raisonnement que les traditionalistes. Selon eux, cette expression est juste en regard de la finalité (el muwafât), soit si on considère qu’Allah nous fasse mourir musulman.[10] Pour eux, ils étaient ainsi fidèles aux anciens, et ils s’en vantaient, sauf qu’aucun d’eux n’a jamais dit cela. En fait, ils pensaient que c’était la seule façon d’interpréter la chose.[11]

 

Par ailleurs, qu’entendaient-ils par « en regard de la finalité » ? Ils se partageaient sur la chose en deux avis[12] :

 

Pour les uns : lamuwafât était une condition de validité de la foi (shart sihha), de sa réalité au moment x, et auprès d’Allah. Nous pouvons compter dans cet ensemble, Abû el Hasan, et ibn Fawrk.[13] Je peux dire je suis croyant in shâ Allah, non que je doute de ma foi, mais, car je ne sais pas si, au même moment, Allah me considère ainsi, et que cela me sera utile en regard de la finalité que j’ignore. En un mot, je ne sais pas dans quelle situation je vais mourir.[14]  Nul doute que je n’ai pas le droit de dire au moment x que je suis croyant, car cela reviendrait à me donner un bon pour le Paradis, et à me compter parmi ses heureux élus. Cela voudrait dire également qu’Allah est satisfait de moi, alors que c’est une chose que je ne peux pas savoir.

 

C’est la même chose pour le mécréant. Nous n’avons pas le droit de dire au temps x qu’il est un ennemi d’Allah, promis à l’Enfer éternel, si ce n’est que dans la mesure où nous appliquons contre les lois terrestres à ce temps x,          au vue de ce qu’il affiche non de ce qu’il va advenir.[15]

 

Sheïkh el Islâmnote que bon nombre de kullâbite, ont voulu à travers cette explication conjuguer entre le crédo traditionaliste autorisant l’istithnâ et la pensée murjite selon laquelle la foi est indivisible.[16] Abû ‘Ya’lâ notamment rejoint les ash’arites sur ce point.[17]

 

Pour les autres : lamuwafât n’est pas une condition de validité de la foi (shart sihha), de sa réalité au moment x, et auprès d’Allah, mais une condition pour avoir droit à la récompense. C’est pour cela que je peux dire je suis croyant in shâ Allah en regard de la finalité, non au moment où je le prononce.

 

Bon nombre d’ash’arites rejoignent cette tendance, bien qu’elle s’inscrit à contre-courant du père fondateur.[18] Nous pouvons compter dans cet ensemble el Baqallânî, el Juwaïnî, Abû Ishâq el Asfarâînî.[19]

 

En réponse, l’enfant de Harrân émet plusieurs objections, mais nous nous contenterons d’en donner ici qu’une seule. Aucun ancien n’a jamais autorisé l’istithnâ en regard de la muwafât, mais en regarde de la foi parfaite qui implique de se soumettre scrupuleusement aux commandements divins. En cela, dire que je suis croyant, cela revient à se faire des éloges et à se considérer comme un pieux. Il est vrai que de nombreux traditionalistes parmi les partisans notamment des trois grandes écoles (malikite, hanbalites, shâfi’îtes, etc.), rejoignent les mutakallimîns sur ce point.[20]

 

Wa Allah a’lam !

 

 

 

 

 

[1]Majmû’ el fatâwa(7/195).

[2]Voir : ârâ el murjiya fî musannafât Sheïkh el Islâm qui est une thèse ès Doctorat du D. ‘Abd Allah ibn Mohammed e-Sanad.

[3]Idem.

[4]Majmû’ el fatâwâ(12/470-471).

[5]Majmû’ el fatâwâ(7/40smiley.

[6]Majmû’ el fatâwâ(7/153) ; voir : el irshâd d’el Juwaïnî (p. 336).

[7]Majmû’ el fatâwâ (7/153).

[8]Voir également : el ibâna (p. 39), et maqâlât el islâmiyîn(1/347, 350).

[9]Majmû’ el fatâwâ (7/120).

[10]Majmû’ el fatâwâ (7/429, 436-437).

[11]Majmû’ el fatâwâ (7/436).

[12]Voir : tabsira el adilla (2/815), e-tamhîd li qawâ’îd e-tawhîd (p. 147-14smiley, sharh el maqâsid (5/216) d’e-Tiftizânî.

[13]Majmû’ el fatâwâ (7/43smiley.

[14]Majmû’ el fatâwâ (7/437-43smiley.

[15]Majmû’ el fatâwâ (7/441) ; voir : sharh el irshâd (280/b).

[16]Majmû’ el fatâwâ (7/429-430).

[17]Majmû’ el fatâwâ (7/667).

[18]Majmû’ el fatâwâ (7/120).

[19]Voir : el irshâd d’el Juwaïnî (p. 336), et el insâf d’el Baqallânî (p. 91).

[20]Majmû’ el fatâwâ(7/432, 439).

wawazi a écrit :

Salam aylikoum barrakalahoufik pour cette forte interessante precision concernant l'avenement de Isa As.

citizenkan a écrit :

 Ils n’auront ce jour-là, plus aucun échappatoire fussent-ils cachés derrière un rocher, un arbre ou encore un mur. La matière va alors s’écrier : Ô Esprit de Dieu ! Par ici ! Il y a un juif ! Sous la menace de l’épée, il sera sommé à chacun soit de se convertir soit de mourir. Voici le prochain sort des infidèles en tout genre sur la terre entière où il n’en restera plus !

Peut on prendre cela comme dalils que le soleil ne se levra du coucher qu'apres la periode de Isa As ?

citizenkan a écrit :

Deuxièmement : l’autre hypothèse serait de dire qu’il devra indubitablement revenir sur terre non spécialement pour tuer l’antéchrist, mais car sa fin se fera proche. Il n’est pas permis en effet à une créature formée de la terre de s’éteindre au ciel. Il est donc lui aussi soumis à cette Loi Universelle : (d’elle, nous vous avons créé, en elle, nous vous ferons revenir, et d’elle Nous vous ferons à nouveau sortir).[4]Par conséquent, Allah le fera redescendre pour le faire jouir à nouveau de la vie terrestre. Les hommes pourront le voir, qu’ils soient proches de lui ou qu’ils aient simplement entendu parler de lui. A sa mort, les musulmans vont prendre en charge ses funérailles ; ils prieront sur lui et vont l’inhumer à la place où sont ensevelis les Prophètes avec lesquels sa mère Marie est affiliée par le sang. Ce lieu est la Terre Sainte de Palestine. Il pourra ainsi ressusciter en leur compagnie pour le Grand Jugement.

Ny a t'il pas eu un prophete qui s'est fait enlever son ame dans les cieux ? 

Qu'Allah te preserve.

 

 

Pour la question :

 

Peut on prendre cela comme dalils que le soleil ne se levra du coucher qu'apres la periode de Isa As ?

 

La réponse est oui !

 

Pour la question :
 

Ny a t'il pas eu un prophete qui s'est fait enlever son ame dans les cieux ?

 

En fait, cela s'est fait après sa mort, bien qu'il existe d'autres hypothèses sur le sujet, wa Allah a'lam !

wawazi a écrit :

citizenkan a écrit :

En fait, cela s'est fait après sa mort, bien qu'il existe d'autres hypothèses sur le sujet, wa Allah a'lam !

Barrakalahoufik !

c'est vraie que ce evenement ma en faite toujours troubler car ce sujet chez moi n'est pas claire.

 

 

wa fik baraka Allah !

 

Je reviendrais peut-être un jour dessus, mais là, j'aimerais également faire partager un article sur l'histoire des Juifs qui nous enseigne qu'un petit nombre avec un bon crédo peut battre un grand nombre d'ennemis...

 

Un hadith nous apprend notamment qu'une armée de 12000 avec un bon crédo est invincible, mais je vous laisse avec l'article en question :

 

 

L’histoire de David et Goliath

(Partie 1)

 

… [Dieu] fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et tomber la pluie sur les justes et les injustes. (La Bible : Mathieu 5.45).

 

Voir : e-Siyâsa fî el Cor-ân de l’historien Mohammed Râghib e-Tabbâgh (m. 1370 h.) ; les bas de notes sont de l’auteur de la recension Sheïkh Mashhûr Hasan Âl Salmân.

 

Allah (I) révèle : (N’as-tu pas vu les notables parmi les enfants d’Israël qui vinrent après Moussa, lorsqu’ils dirent à l’un de leurs prophètes : « Envoies-nous un roi afin que nous combattions sur le sentier d’Allah. » Il dit : « Et s’il vous est prescrit la guerre et que vous renonciez à combattre ! » Ils répondirent : « Qu’aurions-nous à ne pas combattre alors que vous fûmes arrachés à nos maisons et à nos enfants ? » Mais quand la guerre leur fut prescrite, ils tournèrent le dos à l’exception d’un petit nombre d’entre eux, mais Allah connaît parfaitement les injustes.).[1]

 

Après l’exode, Moïse conduisit son peuple aux portes de la Terre Promise. Il mourut au cours de la période où les Juifs errèrent dans le désert du Sinaï et qui dura quarante ans.[2]  À sa mort, Yûsha’ ibn Nûn (Josué fils de Noun) le succéda à la tête des tribus d’Israël. Après trois jours au pouvoir, Josué les fit sortir de l’errance qui les enchaîna au désert pendant quarante ans.[3] Il prit la route de la Terre Sainte et fit halte devant Arîha (Jéricho) qu’il conquit. Il se rendit ensuite à Naplouse qu’il s’empara également. Il fit ainsi la conquête des terres du Shâm,[4] et il devint le premier fondateur de l’État d’Israël. Il offrit à son peuple la gloire qu’il n’avait jamais connue et son règne dura vingt-huit ans. Il mourut à l’âge de cent vingt ans,[5] et fut enseveli à Timnath-Sérah.[6]

 

Ensuite, les tribus d’Israël furent gouvernées par des prophètes qu’Allah leur envoyait pour leur rappeler les lois de la Thora et pour les sommer de les mettre en pratique. Ils avaient la particularité de suivre le droit chemin pendant un certain temps, mais leur zèle ne durait pas longtemps. Ils se laissaient vite tenter par la rébellion, la corruption et le culte des idoles. Ils avaient la particularité également de tuer leurs prophètes. Leur situation se dégradait alors et Allah leur faisait goûter à la persécution et à la servilité par les mains de leurs ennemis et dans une moindre mesure par leurs gouverneurs tyrans. Quatre cents quatre vingt deux ans exactement après la mort de Moïse, la décadence avait atteint son apogée. Ils subirent alors la domination d’un ennemi puissant. Les Philistins dont Goliath est issu, vivaient sur le littoral méditerranéen entre l’Égypte et la Palestine. Les ‘Amâliqa (les amorites) qui sont les Philistins,[7] s’emparèrent d’une bonne partie des terres israélites. Ils mirent les femmes et les enfants sous captivité. Ils firent prisonniers quatre cents quarante individus parmi les fils des rois qui devaient leur verser un tribut. Ils s’emparèrent de la Thora et persécutèrent ses adeptes qui à cette époque, comme des moutons perdus, ne jouissaient pas de l’autorité d’un prophète.[8] Samuel est né au cours de cette période. Issu d’une lignée prophétique, son avènement eut lieu à l’âge de quarante ans. Il géra les affaires de son peuple pendant onze ans. La fin de son règne sonne la fin de la période des gouverneurs et des juges à la tête des israélites. Cet usage s’est donc éteint quatre cents quatre vingt treize ans après la disparition de Moïse.[9]

 

Les israélites demandèrent à Samuel d’installer à leur tête un roi auquel ils donneraient obéissance et derrière lequel ils tireraient vengeance de leurs ennemis.[10] Samuel connaissait très bien ses compatriotes qui accusaient de molles ambitions et une certaine lâcheté. Ils n’étaient surtout pas prompts à se plier à leur Loi et à la volonté de leurs décideurs. Il savait pertinemment qu’ils n’allaient pas se rassembler autour d’un roi qu’il leur désignerait. Ils n’étaient pas prêts à lui obéir et à sacrifier leurs biens et leur vie derrière lui. Ils étaient trop avares pour cela et trop penchés à la vie terrestre. Ils se complaisaient de la situation humiliante dans laquelle ils étaient plongés. Ils leur manquaient le courage pour lutter contre le malheur qui les avait atteint et gagner ainsi leur liberté.

 

C’est pourquoi, il les plaça ouvertement devant la réalité des choses en leur disant : (« Et s’il vous est prescrit la guerre et que vous renonciez à combattre ! »).[11] Les malheurs qui les avaient atteints les poussèrent alors à afficher un certain courage, comme en témoigne leur réponse : (« Qu’aurions-nous à ne pas combattre alors que nous fûmes arrachés à nos maisons et à nos enfants ? »).[12] Ils avaient un argument de taille qui en apparence pouvait susciter leur courage. Dès lors, Samuel se tourna vers Son Seigneur et lui demanda de leur envoyer un homme avéré dans l’art de la guerre et capable de les sauver. Il allait les exhorter au combat afin qu’ils défendent leur terre et qu’ils retrouvent leur gloire. (Leur prophète leur annonça : « Allah vous a envoyé Tâlût comme roi. »).[13] Les israélites auraient dû en principe se soumettre aux ordres de Saül et combattre derrière son étendard. Ils auraient dû se fier à ses conseils susceptibles de leur procurer des bienfaits énormes. Mais au lieu de cela, poussés qu’ils furent par leur ignorance, l’orgueil et leurs intentions pernicieuses, ils eurent le zèle de dire : (« Comment pourrait-il avoir la royauté sur nous alors que nous en sommes plus dignes que lui et qu’il ne fut pas comblé par la richesse ? »).[14]

 

Deux raisons majeures sont à l’origine de cette rébellion :

1-              La prophétie devait revenir à leurs yeux, à une lignée bien précise qui est celle de Lévi fils de Jacob dont sont issus Moussa et Hârûn. De la même façon, la royauté devait revenir à la lignée de Juda. Comme Tâlût –de la lignée Benjaminite – ne faisait partie d’aucune de ses deux lignées, ils refusèrent de le mettre à leur tête.

2-              Tâlût ne comptait pas non plus parmi les fortunes israélites ; il était même pauvre. Selon certaines sources, il était un simple tanneur de peau, un arroseur de champs ou encore un berger.

 

Ainsi, leur choix ne reposait pas sur la compétence et l’érudition mais il reposait sur des valeurs superficielles telles que la richesse et la lignée. Ce système ressemble un peu au scrutin de vote actuel qui réclame un fond minimum pour espérer devenir candidat ! Il va s’en dire que ce genre de réflexion est puéril. Elle ne répond pas aux vraies attentes du peuple. En effet, à la tête du pouvoir doit régner en principe un homme fort et intelligent. Ce dernier doit susciter l’admiration aux yeux de ses sujets afin qu’ils parviennent tous ensemble aux objectifs escomptés et qu’ils relèvent le dur défit que l’époque leur impose. Samuel chercha à convaincre son peuple que leur raisonnement était erroné. Il leur fit comprendre que son choix s’arrêta sur Saül parce que l’ordre venait directement d’Allah. Il s’exclama en effet : (« Allah l’a élu sur vous »).[15] Puis, il leur fit remarquer que cet homme en question se distingue par deux qualités illustres lui conférant le droit de devenir leur roi, bien qu’il ne se distingue ni par sa lignée ni par sa richesse. Ces deux qualités correspondent mieux que les deux précédentes au statut de roi pour les raisons suivantes :

 

Premièrement : la force et le savoir permettent à l’individu de s’épanouir contrairement au rang et à la richesse.

Deuxièmement : la force et le savoir sont des qualités propres à l’individu tandis que le rang et à la richesse sont extérieures à lui.

Troisièmement : de ce fait, il peut perdre son rang et sa richesse contrairement à sa force et à son intelligence.

Quatrièmement : l’homme courageux et avéré dans l’art de la guerre est plus à même de défendre son peuple contre toute invasion, que l’homme jouissant d’une certaine lignée ou de la richesse.[16]

 

Ainsi, il vaut mieux offrir la royauté à un homme fort et intelligent qu’à un homme riche et descendant d’une lignée noble. Par ailleurs, les qualités intellectuelles sont plus nobles que les qualités physiques. Samuel leur a fait savoir ensuite que : (« Allah offre Sa royauté à qui Il veut. »).[17] En outre, Allah répand Ses largesses et Sa Miséricorde sur les serviteurs de Son choix comme le dénote la suite du Verset disant : (Allah est Large et Omniscient).[18] Sa Miséricorde S’étend à tout chose. Il peut très bien concédé Ses richesses à Tâlût bien qu’il soit pauvre. Il ne sert donc à rien de protester que ce dernier n’est pas riche. Allah pénètre mieux les conséquences de Ses choix et Il est plus à même de choisir un roi adéquat.

 

Or, les tribus d’Israël, avec leur entêtement ancestral, leur manque de conviction, et leurs oppositions passionnelles à leurs prophètes, ne se sont pas satisfaites de l’argument de Samuel. C’est pourquoi, ils sollicitèrent un signe manifeste ou une preuve évidente capable de les convaincre. Il leur dévoila alors : (Le signe de sa royauté, c’est qu’il rapportera l’Arche qui renferme la sérénité venant de Votre Seigneur et les reliques des familles de Moussa et de Hârûn, porté par les anges. Il y a en cela pour vous un signe si vous êtes vraiment croyants).[19]

 

L’Arche de l’Alliance est un coffret fabriqué par Moussa. Il y avait une urne d’or contenant la manne, le bâton d’Aaron, et les Tables de l’alliance.[20] La Thora y fut déposée par la suite.[21] Les tribus d’Israël gardèrent l’arche dans la tente de la rencontre.[22] Ils s’y référaient lors de leurs litiges. Ils l’installaient devant les rangs avant chaque bataille afin de leur garantir ainsi la victoire. Cependant, quand ils se rebellèrent et se corrompirent, Allah leur fit subir une défaite par les amorites qui s’emparèrent de l’arche.[23] Quant à la Sakîna (la sérénité), elle apparaît dans le Coran comme un élément propre à affermir la foi des croyants et à leur assurer la victoire.[24] La question est de savoir toutefois, si elle correspond à un élément matériel comme le précisent certaines annales ou bien à un sentiment qu’Allah insuffle dans le cœur des croyants.[25]

 

 

 

 

                  

 

          

 

 

[1]La vache ; 246

[2]Dans son Târîkh (1/36-37), Abû el Fidâ relate l’histoire de Moussa en détail. Il parle notamment des sorciers de Pharaon qui fut englouti lui et son armé sous les eaux, alors qu’ils s’étaient lancés à la poursuite des Juifs après leur sortie d’Égypte. Il évoque également l’épisode de Coré (Qârûn) avec Moïse, et celui où les Juifs refusèrent de livrer combat au peuple de géants (les Amorites, les Emites et les Anaqites avant eux étaient des peuples de géants vivant sur les terres de Canaan ; voir : les nombres ; 13.31-33,  Deutéronome ; 1.28, 2.11 ndt.) qui vivaient en Terre Sainte ; ils furent alors condamnés à errer quarante ans dans le désert du Sinaï. (Voir : le Repas Céleste ; 20-26). Il consacre ensuite un passage à la mort d’Aaron le frère de Moïse, etc.

[3]Voir pour la référence biblique de l’épisode des quarante années d’errance dans le désert : les nombres ; 14.33, 32.13,  Deutéronome ; 2.7, 8.2, 29.4, et Josué ; 5.6 (N. du T.).

[4]Voir Târîkh d’Abû el Fidâ (1/39).

[5]La Bible parle de cent dix ans comme l’auteur lui-même l’indique plus loin ; voir : Josué ; 24.29, les Juges ; 2.8 (N. du T.). Ibn el Athîr quant à lui parle de cent vingt six ans dans el Kâmil (1/155).

[6]Comme l’indique : Josué ; 24.30. Dans un autre passage, le nom de cette ville prend une autre orthographe. Dans lesJuges ; 2.9, elle s’appelle en effet Timnath-Hérès.

[7]Les amorites descendent de ‘Âd.

[8]Voir : Târîkh ibn Jarîr (1/467), Târîkh Abî el Fidâ (1/44-45), el Bidâya wa e-Nihâya d’ibn Kathîr (2/287), et ‘Arâis el Majâlis (234-235) d’Abû e-Laïth e-Samarqandî.

[9]Voir : Târîkh Abî el Fidâ (1/44).

[10]Pour cet épisode voir : Premier livre de Samuel 8 (N. du T.).  

[11]La vache ; 246

[12]La vache ; 246

[13]La vache ; 247 Tâlut correspond au personnage biblique de Saül. Voir : el Bidâya wa e-Nihâya (2/292), et ‘Arâis el Majâlis (235). Pour la référence biblique voir : Premier livre de Samuel 9.17. (N. du T.) 

[14]La vache ; 246 voir : Premier livre de Samuel 10.27. (N. du T.)

[15]La vache ; 247 voir : Premier livre de Samuel 9.2. (N. du T.)

[16]L’auteur emprunte ces quatre raisons à Tafsîr e-Râzî. Ibn el Qaïyam quant à lui, il en a relevé quarante dans Miftâh Dar e-Sa’âda (1/418-435).

[17]La vache ; 246 voir : Premier livre de Samuel 10.27. Le Verset 26 de la famille de ‘Imrân exprime qu’Allah donne la royauté à qui Il veut, comme il rabaisse et élève qui Il veut selon une sagesse dont Il est le seul à pénétrer les mystères. (N. du T.)

[18]La vache ; 247

[19]La vache ; 248 l’arche porte ici le nom de Tâbût (coffre en hébreu). (N. du T.)

[20]L’auteur de l’Épître aux Hébreux 9.4 parle à la place du bâton, du rameau d’Aaron qui avait fleuri. (N. du T.)   

[21]Pour les anecdotes sur le sujet, voir les Tafsîr dAbd e-Razzâq (1/111-112), d’e-Tabarî (4/475), d’ibn Abî Hâtim (2/470-471), d’ibn Kathîr (2/422), d’ibn ‘Atiya (2/382), d’e-Suyûtî (3/140), et d’e-Shawkânî (1/454).

[22]À l’époque où Israël vivait encore dans le désert, la tente de la rencontre [(voir : Exode 33.7-11) appelée encore la tente de la charte ou la demeure de la charte ndt.] servait aux rendez-vous de Moïse et de Dieu. Quand par la suite Josué conquit Jérusalem, il installa la tente sur le Rocher que les fidèles utilisèrent comme direction au cours de leurs prières. Lorsqu’elle fut détruite, ils gardèrent malgré tout sa direction. Le Prophète s’orientait dans sa direction avant l’émigration, mais il veillait à placer la Ka’ba entre elle et lui. Six mois après sa venue à Médine, il reçu l’ordre de changer de Qibla et de s’orienter désormais en direction du Temple de la Mecque. Voir notamment : el Bidâya wa e-Nihâya (2/19smiley.

[23]Pour la description de l’arche voir : el Bidâya wa e-Nihâya (2/197) et L’exode ; 25.27.

[24]Voir : la conquête ; 26.

[25]Voir : Madârij e-Sâlikîn d’ibn el Qaïyam (2/504-505) et Tafsîr e-Tabarî (4/472). [Denise Masson  souligne que dans la tradition juive, le mot sèkina désigne l’immanence de Dieu, sa présence glorieuse en un lieu ou Dieu lui-même. De plus, les Rabbins associent les anges à la présence constante de la sèkina auprès d’Israël et à l’aide qu’elle lui apporte en cas d’épreuve ou de danger ndt.]

 

 

 

L’histoire de David et Goliath

(Partie 2)

 

Voir : e-Siyâsa fî el Cor-ân de l’historien Mohammed Râghib e-Tabbâgh (m. 1370 h.) ; les bas de notes sont de l’auteur de la recension Sheïkh Mashhûr Hasan Âl Salmân.

 

… Par ailleurs, les exégètes recensent diverses hypothèses sur la façon dont fut récupérée le Tâbût. Nous avons vu que les amorites s’en étaient emparés. Ils l’installèrent sous l’une de leurs idoles. Le lendemain, ils retrouvèrent l’arche au-dessus de l’idole. Ils le remirent à sa place mais le surlendemain, la même chose se reproduisit. Ils comprirent dès lors que la chose venait d’Allah. Ils le sortirent alors de leur territoire et l’abandonnèrent dans l’un de leurs hameaux. L’arche devint un fléau attaché à leur cou (traduction approximative ndt.). Comme ils ne pouvaient s’en débarrasser, ils décidèrent de l’installer sur une charrette et tirée par deux vaches, ils la firent errés sur les routes. Les anges auraient alors guidé les vaches jusqu’à les présenter aux yeux des israélites comme leur prophète l’a relaté.[1] Le Verset exprime visiblement que les anges portèrent l’arche eux-mêmes pour le déposer devant les israélites.[2] Ce fut un signe évident venu confirmer les paroles de leur prophète au sujet de Tâlût. Il n’y avait plus de place pour aucune excuse, comme le dénote la fin du Verset : (Il y a en cela pour vous un signe si vous êtes vraiment croyants).[3]

 

Dès lors, ils condescendirent à élire Tâlût comme roi. Ce dernier leur ordonna de se préparer à la guerre et de défendre leur terre. Il déclara : « Un homme en train de construire sa maison ne doit pas me suivre ; ni un marchand occupé par son commerce ; ni un jeune marié qui n’a pas encore consumé son mariage. Je veux uniquement des jeunes énergiques et sans préoccupation. »[4] Ces paroles démontrent que la gloire repose (après l’aide d’Allah ndt.) sur la jeunesse qui doit s’investir au niveau du savoir, des efforts, de la sincérité (envers Allah ndt.), du sacrifice et de la vertu. Le djihad ne consiste pas à gonfler les rangs mais à concentrer son attention sur cet effort suprême.

 

Saül réunit à Jérusalem soixante dix milles –quatre vingt milles selon certaines annales ou encore cent vingt milles – soldats prêts au combat. Seuls les vieux, les malades et les personnes excusables s’étaient désistés. Ils sortirent de la ville en pleine canicule. Les combattants se plaignirent à leur roi du manque d’eau sur la route qui les séparait de leur ennemi. Ils lui firent demandé à Dieu de faire couler une rivière en leur honneur.[5] Il leur répondit alors : (« Allah va vous éprouver par une rivière ; quiconque en boira sera des miens et quiconque n’en boira pas ne sera pas des miens sauf ceux qui s’en abreuvent une seule fois de la main. »).[6] Cette fameuse rivière se trouvait entre le Jourdan et la Palestine. Selon une autre hypothèse, elle serait le Jourdan en Palestine et porterait le nom en arabe de Sharî’a.[7]

 

Selon une hypothèse, Allah mit à l’épreuve les fils d’Israël car ses derniers étaient enclins à désobéir à leurs rois et à leurs prophètes malgré les miracles qu’Il mettait en leur possession. Le Très-Haut voulait ainsi épurer les rangs avant le déclanchement des hostilités, et discerner entre les combattants patients et les autres, étant donné que la soif ne se manifeste pas avec la même intensité avant et au cœur de la bataille. Selon une autre hypothèse, Il voulait simplement les habituer à endurer les moments difficiles car un tel entraînement était plus à même de les faire tenir face à l’ennemi. Comme le dit le Hadith : « La victoire vient avec la patience. »[8] Ainsi, seuls les vrais croyants étaient autorisés à participer au combat car tous ceux qui s’étaient désaltérés à la rivière trahissaient ainsi un manque de sincérité. Ils étaient les plus prompts à fuir le Djihad sur le sentier d’Allah qui leur fut imposé et ils étaient les moins fidèles à défendre leur terre.

 

Arrivés à la rivière, les juifs s’y précipitèrent et en burent énormément. Ils désobéirent à l’ordre divin et ressentir une lâcheté profonde face à Goliath et à ses armées. Ils tournèrent les talons à l’exception d’un petit groupe qui pour certains s’abstinrent de boire. Les autres en puisèrent seulement une poignée comme il leur fut enjoint. Selon certaines annales, quatre milles soldats sur quatre vingt milles restèrent sur place. Selon d’autres, ils étaient un peu plus de trois cents dix à rester, soit le même nombre que les croyants à la bataille de Badr.[9] Malgré leur petit nombre, les croyants restaient nombreux car ils étaient motivés par la foi et étaient prompts à braver tous les dangers. Ils passèrent la rivière sous l’impulsion de leur chef et purent contempler l’armée de Goliath dont les hommes étaient surarmés et en surnombre. Ils avaient rempli tout l’espace devant eux.

 

Dès lors, certains d’entre eux s’écrièrent : (« Nous n’avons aucune force aujourd’hui contre Goliath et ses armées. »)[10]Les autres avaient la foi plus raffermi et plus sincères. Ils aspiraient avec plus d’entrain au martyre et à la rencontre de Leur Seigneur. Ces derniers rétorquèrent : (« Combien de fois un petit groupe d’hommes a-t-il triomphé d’un autre groupe bien plus grand par la Volonté d’Allah ; Allah est certes avec les patients. »)[11]Ceux-là recherchaient à renforcer les cœurs des premiers et à leur donner du courage. Ils ne devaient pas en effet reculer devant la mort et se laisser impressionner par le nombre de ceux d’en face. Ils devaient plutôt compter sur l’assistance divine et garder entre les yeux qu’ils devaient reprendre leur terre et retrouver leur triomphe. En cela, les meilleurs préparatifs de guerre qu’une nation peut acquérir, c’est de s’armer de patience et de s’affermir. Devant le fait accompli, le nombre n’a aucune importance. Les croyants se tournèrent vers leur Seigneur et lui implorent Son soutient et la victoire en ces termes : (« Seigneur ! Répand sur nous la patience, affermis nos pas et donne-nous la victoire sur le peuple incrédule ! »)[12]La patience est donc l’arme la plus efficace et le premier préparatif dont il faut se prémunir. Tout s’écroule sans patience même les armées les plus nombreuses et les mieux équipées ! Allah entendit leur invocation car elle était sincère. Il affermit leur pas et leur offrit une victoire éclatante sur leur ennemi, comme le dénote le Verset : (« Ils les vainquirent alors par la Volonté d’Allah et Dâwûd tua Jâlût. »).[13]

 

David était un jeune berger et ses sept frères avaient suivi Saül à la guerre.[14] Comment leur père n’avait plus de nouvelles, il envoya David s’enquérir de leurs nouvelles. Quant il les rejoignit, il trouva Israélites et Philistins front contre front. Il alla vers ses frères, et voici que montait Goliath des lignes philistines. Il était immense et avait le corps énorme. Il interpella les lignes d’Israël et leur proposa un combat singulier mais personne n’osait sortir des rangs pour l’affronter. « Ô Israélites ! Leur lança-t-il, Si vous étiez vraiment dans la vérité, l’un d’entre vous viendrait m’affronter ! » David lança à ses frères : « Y en a-t-il un parmi vous pour défier ce philistin incirconcis ! » Mais ces derniers se turent. Il se rendit du côté des rangs où il n’y avait pas ses frères. Alors que Saül encourageait les troupes, il passa devant David qui s’écria : « Que fera-t-on pour l’homme qui tuera ce philistin incirconcis ?

-          Je  lui donnerais ma fille et la moitié de mon royaume, répondit-il.

-          Moi, je sortirais pour le combattre. »

 

David avait l’habitude d’utiliser sa fronde contre les loups et les lions qui s’approchaient de son troupeau. Il prit trois pierres et visa la poitrine de son adversaire. Goliath s’écroula et Allah mit son armée en déroute.[15] L’endroit où se déroula l’événement en question allait devenir plus tard Damas. Depuis ce jour, Dâwûd devint grand aux yeux de son peuple et gagna en échelon. Il prit le commandement des armées, et après la mort de Saül, il fut élu roi d’Israël et reçu la prophétie. Le Verset suivant y fait allusion : (« Allah accorda à Dâwûd la royauté et la sagesse et lui apprit ce qu’Il voulut.).[16]

 

 

 

[1]Wahb ibn Munabbih est l’auteur de cette annale. Il faut savoir qu’il emprunte énormément d’histoires israélites. Ibn Jarîr l’a rapporte avec une chaîne narrative qui termine à ce dernier. Voir : Tafsîr e-Tabarî (4/469-462) et son Târîkh (1/469-471). Voir également : les Tafsîr dAbd e-Razzâq (1/99-100), d’ibn Abî Hâtim (2/467), d’el Baghawî (1/300), d’ibn Kathîr (1/446), d’ibn ‘Atiya (2/169). 

[2]Voir : Tafsîr e-Tabarî (4/479).

[3]La vache ; 248

[4]Un Hadith dans lequel un prophète israélite donne ce genre de recommandations à son peuple est rapporté par el Bukhârî (5157) et Muslim (1747). Il s’agit vraisemblablement de Josué et la ville qu’il voulait conquérir était Jéricho. Certaines annales parlent de Jérusalem, ce qui semble plus plausible compte tenue qu’au cours de cet événement Allah arrêta le mouvement du soleil afin que Josué mène sa mission à bien. Un phénomène de cette envergure ne pouvait se produire que pour la prise de Jérusalem étant donné que c’était la ville principale à conquérir. Voir : el Bidâya wa e-Nihâya (1/323). Sheïkh el Albânî considère bon le Hadith en question ; voir : Silsila el Ahâdîth e-Sahîha (1/34smiley.

[5]Voir les Tafsîr d’e-Tabarî (4/482), d’ibn Abî Hâtim (2/468-472), et d’el Âlûsî (2/169).

[6]La vache ; 249

[7]Voir les Tafsîr d’e-Tabarî (4/484-485), d’ibn Abî Hâtim (2/473), et el Bidâya wa e-Nihâya (2/295).

[8]Rapporté par e-Tirmidhî (2516), selon ibn ‘Abbâs.

[9]Le Hadith sur le sujet est rapporté par el Bukhârî (3957, 3958, et 3959). E-Suddî estime que les Hébreux comptaient quatre vingt milles hommes, mais ibn Kathîr considère que ce nombre est exagéré. Voir : el Bidâya wa e-Nihâya (2/295). [Un récit biblique met en scène Gédéon (Juges ; 7.4-7) et note que trois cents Israélites triomphèrent d’un ennemi beaucoup plus puissant. Denise Masson fait également un parallèle avec le Lévitique 26.8 qui mentionne que l’assistance divine est accordée aux croyants luttant contre leurs ennemis ndt.]

[10]La vache ; 249

[11]La vache ; 249

[12]La vache ; 250

[13]La vache ; 251

[14]La bible parle de ses trois frères aînés ; voir : Premier livre de Samuel 17.13-14. (N. du T.)

[15]Voir : Tafsîr e-Tabarî (4/49smiley et son Târîkh (1472). Voir également : les Tafsîr d’ibn Abî Hâtim (2/464-47smiley, d’ibn Kathîr (1/864). [La bible relève cet épisode avec certaines nuances voir : Premier livre de Samuel 17 (N. du T.)]

[16]La vache ; 251 voir : Deuxième livre de Samuel 7.3. Premier livre des Chroniques 11.3. Quant aux passages de la Bible montrant un Samuel jaloux, ces derniers trahissent qu’encore une fois la main de l’homme s’est insérée dans les Écrits Sacrés. Les Juifs ont la vilaine habitude de dénigrer leurs prophètes –quand ils ne décident pas de les assassiner – comme en témoignent de multiples passages de la bible. Pour ne citer qu’un exemple, Juda fils de Jacob fit l’adultère avec la veuve de son fils Er qui portait le nom de Tamar. La calamité ne s’arrête pas là puisque le fils de cette relation illégitime et qui se nomme Pérèç ou Pharès est l’ancêtre de David, Salomon et Jésus voir : Genèse 38.12-30 et Mathieu 1.3 (N. du T.)

wawazi a écrit :

Salam aylikoum

quel belle histoire soubhan allah !

J'ai noter que : 

* L'homme est rebelle et il prend son plus bel exemple en la communauté juive .

* La richesse cache et altère les nobles caractères.

* je me demande si la sakina peut elle se représenter également dans l'essence même d'une personne .

* Bani israel, si l'on regarde attentivement ,est un peuple témoin , dans le sens ou si l'on se dit un jour : " si l'homme faisait ceci et cela , que ferai allah ? " et bien il suffit de jeter un oeil sur leur histoire afin d'y trouver la réponse !

* l'on peut noter également qu'Allah est infiniment généreux, il s'est efforcer systématiquement a sauver un peuple qui ne désirait pas être sauver. 

* Lorsque le croyant est sincère Allah le suffit que ce soit pour les guerre , la hijra ou tout ce qui touche a son obéissance et cela parce que c'est et ca sera toujours Allah le vainqueur.

 

Wa Allaho a3lam

 

waffaqaka Allah !

 

Si on veut aller plus loin dans le raisonnement, voici l'évolution du djihad dans l'histoire de l'Humanité :

 

 

Ibn Taïmiya

(m. 728/132smiley

Répond à Benoît XVI

(Partie II)

 

J’ai complété d’Issa la lumière imparfaite.
Je suis la force, enfants ; Jésus fut la douceur.
Le soleil a toujours l’aube pour précurseur.

(Victor Hugo).

 

…quand l’hôpital se moque de la charité : Le successeur de Jean-Paul II poursuit :« Sans entrer dans des détails comme le traitement différent des « détenteurs d’Écritures » et des « infidèles », il s’adresse à son interlocuteur d’une manière étonnamment abrupte – abrupte au point d’être pour nous inacceptable –, qui nous surprend et pose tout simplement la question centrale du rapport entre religion et violence en général. Il dit : « Montre moi ce que Mahomet a apporté de nouveau et tu ne trouveras que du mauvais et de l’inhumain comme ceci, qu’il a prescrit de répandre par l’épée la foi qu’il prêchait » (3). Après s’être prononcé de manière si peu amène, l’empereur explique minutieusement pourquoi la diffusion de la foi par la violence est contraire à la raison. Elle est contraire à la nature de Dieu et à la nature de l’âme. « Dieu ne prend pas plaisir au sang, dit-il, et ne pas agir selon la raison (‘σύν λόγω’) est contraire à la nature de Dieu. La foi est fruit de l’âme, non pas du corps. Celui qui veut conduire quelqu’un vers la foi doit être capable de parler et de penser de façon juste et non pas de recourir à la violence et à la menace… Pour convaincre une âme douée de raison, on n’a pas besoin de son bras, ni d’objets pour frapper, ni d’aucun autre moyen qui menace quelqu’un de mort… » (4) »

 

Le Pape soulève ici diverses questions qui s’entremêlent les unes aux autres et sur lesquelles une mini introduction s’impose bien que notre premier article ait répondu à certaines d’entre elles ; son discours est riche car les mots qui émanent d’un érudit, ne s’y enchaînent pas par le simple fruit du hasard et il est par la même très intéressant pour un observateur, de se décarcasser quelque peu afin de remettre les pendules à l’heure. C’est pourquoi, il convient de sectionner les idées qui y sont exposées, pour mieux les décortiquer.

Le premier constat que l’on peut faire, c’est que son discours joue sur les sentiments et enrobe les réalités par des artifices pour le moins émotifs, qui ne résistent pas malgré tout à la critique. En outre, il est très délicat de fustiger ce genre de discours, -en sachant qu’un immense amalgame est fait au sujet de l’Islam dans l’esprit de certains spécialistes[1] avant de l’être dans celui du « vulgaire » - si ce n’est en l’opposant à un discours rationnel et objectif à la lumière du savoir qui domine de sa lueur, les ténèbres de la passion. Il nous faudrait donc plusieurs articles pour traiter des différentes questions dont ce discours fait notion. Le premier point sur lequel porte la réfutation d’ibn Taïmiya[2] consiste à montrer ce que Mohammed a apporté de nouveau à l’humanité et s’il est vrai qu’on y trouvera que du mauvais et de l’inhumain comme ceci, qu’il a prescrit de répandre par l’épée la foi qu’il prêchait.[3] Faisons donc un tour dans l’Histoire des hommes pour mieux comprendre, à travers une longue analyse, qu’elle fut l’évolution de la religion d’Abraham, et quelle part celle-ci a-t-elle eu dans le « choc des civilisations » :

 

Sheïkh el Islamibn Taïmiya a dit : nous pouvons répondre à cela en plusieurs points :

Premièrement : il existe trois sortes de Loi céleste : une loi basée sur l’excellence, une loi basée sur la justice, et une loi qui réunit à la fois l’excellence et la justice dans le sens où elle ordonne la justice et recommande l’excellence (à un niveau moindre). En ce sens, le Coran offre la Loi la plus complète possible car il réunit entre la justice et l’excellence. Nous ne contestons pas que Moïse (u) ait pu ordonner la justice et recommander l’excellence comme le Messie également ait pu le faire. Quant à prétendre que Jésus ordonnait l’excellence et qu’il interdisait à l’opprimé de se faire justice ou que Mûsâ ne prônait pas la charité, c’est se méprendre au sujet des différentes missions prophétiques. Nous pouvons avancer par contre que la Thora est essentiellement basée sur la justice à l’inverse de l’Évangile qui axe son message sur l’excellence. Le Coran pour sa part a la particularité de proposer une harmonie parfaite entre ces deux notions (ou encore de les utiliser à leur paroxysme ndt.)

Le Coran mentionne que les « bienheureux » seront les occupants du Paradis ; les alliés de Dieu se partagent en deux catégories : il y a les « vertueux modérés » et les « élus devanciers ». Le premier degré s’obtient en s’imposant la justice qui consiste à observer les obligations et à s’éloigner des interdictions divines. Le plus haut degré cependant s’obtient uniquement par l’excellence ; cela consiste à non seulement observer les obligations mais aussi les œuvres recommandées ; en parallèle, il faut s’éloigner des interdictions mais aussi des œuvres déconseillées. La religion musulmane est donc parfaite car elle associe l’excellence et la justice. Par exemple, le Seigneur (I) révèle : (Si vous devez punir, faites subir la même chose que l’on vous a fait subir…), comme le réclame la justice, et quiconque ne s’y conforme pas s’expose à une sanction sur terre et dans l’autre monde : (…mais si vous voulez patienter, cela vaut mieux d’être patients).[4] C’est faire preuve d’excellence qui est simplement recommandé dans le sens où un tel individu sera récompensé par le Très-Haut pour son attitude et il pourra ainsi gravir les échelons de la piété, mais s’il choisit de se venger il n’aura aucun grief à son encontre. En outre, Allah interdit l’injustice et commande la justice dans toute chose ; vers la fin de la Surate La vache, Il traite des différents comportements envers l’argent. Il y a en effet, les bienfaiteurs qui font l’aumône, les justes à un niveau moindre qui sont équitables dans leurs transactions commerciales, et les injustes qui pratiquent l’usure.

 

Deuxièmement : il existe deux tendances bien connues concernant les Commandements du Seigneur (les Obligations et les interdictions). L’une assume qu’ils reviennent à la simple Volonté divine sans que celle-ci coïncident forcément avec l’intérêt des créatures. Il est possible toutefois qu’elle réponde dans la réalité à un certain intérêt.[5]

L’autre opinion, qui est conforme à celle de la majorité des savants affirme qu’Allah a envoyé les Messagers aux hommes en vue de satisfaire leur intérêts (présents et futurs) si ces derniers se soumettent à leur appel, comme le spécifie le Verset suivant : (Nous ne t’avons envoyé si ce n’est par miséricorde envers l’humanité).[6] Le Très-Haut a dit également : (Si une bonne voie vous vient de Moi… quiconque suit Ma voie ne pourra être malheureux ni s’égarer • Mais quiconque se détourne de Mon Rappel, il aura une vie malheureuse et Nous le ferons ressusciter aveugle le Jour de la Résurrection • Seigneur ! dira-t-il, pourquoi m’as-Tu ressuscité aveugle alors que j’étais voyant (sur terre) • Il dira : C’est ainsi que Mes Signes te sont parvenus mais tu les as négligé ; De la même façon alors, Nous te négligeons aujourd’hui).[7]

 

Si l’on s’en tient à la première tendance, l’envoi des prophètes aux hommes ne répond à aucune sagesse divine, mais en regard de la deuxième tendance, l’avènement de Mohammed (r) a été beaucoup plus bénéfique aux hommes que celui de Mûsâ ou du Christ. Il a rapporté beaucoup plus d’avantages qui reviennent en bien aux hommes ici-bas et dans l’au-delà que ces deux prophètes ont pu le faire envers leur communauté respective, tant au niveau de l’Ordre divin (Loi textuelle ndt.) qu’au niveau matériel (la création). Sa religion propose une meilleure voie (au niveau du savoir ndt.) et une pratique (Dîn el Haqq) plus complète (au niveau des actes ndt.). En outre, Allah a fait soumettre un plus grand nombre d’hommes à sa religion. Ainsi, sa religion a plus de mérite à deux niveaux : au niveau qualitatif car sa religion est meilleure et au niveau quantitatif car un plus grand nombre d’adeptes y adhère et qui plus est de la meilleure façon. La Loi de Moïse concernait exclusivement les juifs mais ces derniers ont fait preuve d’une grande rébellion tant au cours de sa vie qu’après sa mort, comme cela ne peut échapper à personne.

 

Or, la Loi de la Thora n’est pas aussi parfaite que celle du Coran. Le Coran parle de la Résurrection en détail et il établit par la preuve qu’elle aura effectivement lieu. Contrairement à la Thora, il fait une description précise de l’Enfer et du Paradis ; il relate les histoires de Hûd, Sâlih, Shu’aïb, et bien d’autres prophètes qui ne sont pas cité dans la Thora ; il traite des Noms et des Attributs divins, de la description des anges en mettant en lumière leurs différentes catégories, et de la création des génies et des hommes comme l’ « Ancien Testament » ne l’a pas fait de façon aussi détaillée ; il établi l’Unicité[8] divine avec toutes les sortes de preuve possibles, il évoque les différentes confessions répandues sur terre comme la Thora ne l’a pas fait ; il polémique avec les opposants aux prophètes et avance les preuves venant établir les fondements de la religion alors que la Thora n’en a pas fait autant.

 

Pourtant, aucun Livre révélé ne propose une meilleure voie que celle du Coran et de la Thora ; le Coran autorise les bonnes choses et interdit les mauvaises choses contrairement à la Thora qui interdit à ses adeptes bon nombre de choses qui leur étaient pures, par punition envers leurs mauvais agissements. Le Coran prescrit de recevoir le prix du sang contrairement à la Thora et en libérant ses adeptes des chaînes et des contraintes qui furent légiférées dans la Tawrât, il démontre qu’Allah les fait jouir de plus grands bienfaits.

 

L’Injîl pour sa part ne détient pas une Législation autonome, il n’y est pas question des notions de l’Unicité, de la création du monde, ou encore des aventures des prophètes avec leurs différents peuples. Il se contente pour ses notions-là de renvoyer la plupart du temps à la Thora. Néanmoins, le Messie a proscrit certaines interdictions de l’Ancien Testament et prône notamment la vertu, la clémence vis-à-vis de l’injuste, d’endurer le mal des autres, l’abstinence dans ce bas monde ; et il a ramené certaines paraboles pour expliquer ces notions. Le nouveau testament se distingue en gros de la Thora à travers les vertus qu’il encourage, l’ascétisme qu’il recommande, et certaines proscriptions des interdictions dont étaient frappés les adeptes du Livre avant lui.

Cependant, le Coran n’a rien à lui envier de ce côté-là ; il est même plus enrichissant. Il n’y a pas un savoir utile ni une œuvre pieuse que la Thora, l’Évangile ou la prophétie en général propose sans qu’il n’en fasse autant voir mieux. Celui-ci se distingue toutefois par des enseignements qui sont inexistants dans les livres anciens.

 

Or, les chrétiens ne suivent en fait ni le nouveau ni l’ancien testament car ils ont innové une religion qui ne s’accorde avec les enseignements d’aucun prophète. Ils ont composé le « symbole » à l’Empereur Constantin, et quarante ouvrages qui traitent du droit canoniques, et certains enseignements prophétiques. La plupart des textes qu’ils composèrent s’opposent à la prophétie, et sur de nombreux points les chrétiens sont revenus au crédo des religions païennes qui ont la particularité d’adorer des divinités en parallèle à Dieu et de démentir la révélation. La religion chrétienne entachée par le paganisme a transformé le monothéisme et la Loi de l’Évangile. C’est pourquoi, il règne une confusion énorme dans l’esprit de la plupart de ses adeptes au sujet de la provenance de leurs sources. Ils ne font même pas la différence entre les éléments de la Thora que le Messie a abrogés et ceux qu’il a entérinés, avant de pouvoir la faire avec les lois qu’ils ont inventées.

 

Jésus ne leur a jamais prescrit d’encenser des images qu’ils auraient façonnées et encore moins d’invoquer les personnages qu’elles représentent. Aucun prophète avant lui n’a prévu pour ses adeptes une chose pareille. Il n’a jamais été question dans la Loi d’un prophète d’invoquer les anges et de solliciter leur intercession et encore moins de vouer le culte aux tombeaux des saints et des prophètes avant de pouvoir le faire à leur statut, ce qui est le principe même du paganisme (association) contre lequel les messagers ont mis leurs peuples en garde.[9] Ces pratiques sont à l’origine du paganisme ayant corrompu les générations qui vivaient entre Adam (u) et Nûh (u). Allah (I) révèle en effet au sujet du peuple de Noé : (Ne délaissez pas vos divinités, ne délaissez pas Wadd, Suwâ’, Yaghûth, Ya’ûq, et Nasra • Ils en ont égaré énormément).[10] Bon nombre d’exégètes dont notamment ibn ‘Abbâs affirment que ces idoles étaient des membres vertueux du peuple du premier messager venu aux hommes. Après leur mort, leurs descendants ont encensés leurs tombes et ils leur ont façonnés des images avant de les adorer. ‘Îsâ lui-même et les savants chrétiens après lui n’ont pas manqué de rappeler cette réalité.

 

Le Messie (u) n’a ordonné à personne de l’adorer et il n’a jamais revendiqué qu’il était Dieu et il n’a jamais prescrit la trinité et l’incarnation que les chrétiens ont innovés. Il n’a jamais dit qu’il avait proscrit toutes les interdictions qu’Allah a défendu aux juifs dans la Thora et qu’il autorisait ainsi de consommer de la nourriture impure comme le porc ou autre. Les chrétiens se sont ainsi autorisés de manger de la viande impure et ils ont transformé la Thora et l’Évangile. Le Messie n’a jamais prescrit de prier en direction de l’Orient ni d’encenser la croix ou encore de ne plus se circoncire, de se consacrer à la vie monacale ou de se vouer aux enseignements qu’ils ont innovés après son ascension.

Ainsi, étant donné que la religion chrétienne avait atteint ce degré de corruption, certains lettrés à l’instar d’Abû ‘Abd Allah e-Râzî en ont conclu la chose suivante : « Seule une portion infime des chrétiens qui se trouvait avant l’avènement de Mohammed (r) ont vraiment profité de la religion du Christ. La religion que la plupart des chrétiens connaissaient n’avait aucun lieu avec Jésus. » Pour mieux comprendre cela, nous disons :

 

Troisièmement : supposons que les deux religions du Livre permettent de se passer de la dernière Loi révélée aux hommes, cela serait possible dans la mesure où les deux lois en questions serait bien gardées et bien respectées. Mais malheureusement, ce n’est pas le cas. Ils ont perdu la trace de bon nombre de leurs enseignements respectifs. Les « gens du livre » se sont déjà énormément divisés sur la personne même du Messie et autre comme le souligne le Verset suivant : (Parmi ceux qui disent : « Nous sommes chrétiens », Nous avons pris leur alliance mais ils ont négligés (ou oubliés) une partie de ce qui leur a été rappelé. Nous avons alors suscité entre eux la haine et l’animosité jusqu’au jour de la Résurrection ; Allah leur rappellera bientôt ce qu’ils faisaient).[11] Cela, en sachant qu’Allah a dit : (Les hommes étaient une seule communauté)avant de se diviser, (Allah envoya ensuite des prophètes annonciateurs et avertisseur, et Il a fait descendre avec eux le Livre en toute vérité afin de trancher entre les hommes sur leur divergences…).[12] À l’époque où Allah envoya Mohammed (r), plus personne ne mettait en évidence la prophétie révélée avant lui. Son avènement a eu lieu après une période d’intervalle (fatra) sans prophète.

 

D’après Sahîh Muslim en effet, selon ‘Iyâdh ibn Himâr, le Messager d’Allah (r) a déclaré : « Allah a contemplé les occupants de la terre et les a alors exécré –les arabes et les non arabes – à l’exception des derniers adeptes du Livre. »[13] À cette période, il y avait soit les illettrés païens et adorateurs des idoles soit les détenteurs de l’écriture qui avaient falsifié ses lois et changé son interprétation de sorte qu’il n’était plus possible d’y distinguer le vrai du faux.[14] Le sceau des prophètes est venu avec un Livre qui confirme et qui a autorité sur les anciennes écritures : il permet désormais de distinguer entre le vrai qui s’y trouve et le faux, entre la lumière et les ténèbres.

Allah (I) révèle : (Ô gens du livre ! Notre Messager vous est venu pour vous dévoiler ce que vous cachiez et il se tait sur beaucoup de choses ; il vous est venu de la part d’Allah une lumière et un Livre clair • Il guide quiconque recherche Sa Satisfaction sur les sentiers du salut et il vous sort des ténèbres pour vous mener à la lumière par Sa Volonté, et il vous guide sur un chemin droit • Ceux qui ont dit : « Allah est le Messie fils de Mariam » sont devenu mécréants. Dis : Qui peut intervenir dans le royaume d’Allah s’Il décide de faire périr le Messie fils de Mariam, sa mère, et même tous les habitants de la terre. À Allah appartient le royaume des cieux et de la terre et ce qui se trouve entre eux ; Il crée ce qu’Il veut et Il est capable de toute chose)jusqu’à : (Ô gens du Livre ! Un Messager vous est venu pour vous montrer le chemin après un intervalle sans messager… Vous ne direz pas qu’aucun annonciateur ni avertisseur ne vous ai venu, il vous est plutôt venu un annonciateur et un avertisseur ; Allah est certes capable de toute chose).[15]

Quatrièmement : la Thora penche plus vers la rigueur et la dureté tandis que l’évangile penche plutôt vers la douceur et la tolérance. Le Coran pour sa part se trouve au juste milieu en réunissant ces deux qualités à la fois comme le formule le Verset : (Ainsi, Nous avons fait de vous une communauté médiane afin que vous soyez des témoins à l’encontre les hommes).[16] Le Seigneur décrit la communauté du Prophète (r) de la façon suivante : (Mohammed le Messager d’Allah et ceux qui le suivent sont durs envers les mécréants et charitables entre eux).[17] Il a dit également : (Allah viendra alors avec un peuple qu’Il aime et qui L’aiment ; humbles envers les croyants et fiers envers les infidèles).[18]

 

Ainsi, le Prophète de l’Islam (r) qui est le meilleur et le plus parfait d’entre tous était à la fois le Prophète de la Miséricorde mais aussi le Prophète de la guerre. En cela, il est plus parfait que celui qui inclinerait plus soit vers la dureté soit vers la douceur. Pour expliquer cette prépondérance et cette répartition des sentiments dont se distinguent chaque communauté, une certaine hypothèse assume que les juifs vivaient sous la domination et la persécution de Pharaon. Face à cet état d’esclavage et d’humiliation, il leur fut légiféré la colère afin de se défendre et pour les rendre plus courageux, mais ces derniers n’ont pas répondu à l’ordre de Moïse lorsqu’il leur ordonna d’entrer en terre de Canaan sous prétexte qu’elle était habité par des tyrans.[19] (…) Cependant, après qu’Allah leur ai offert le triomphe, le pouvoir fut emparé par des jeunes qui firent régner la tyrannie à la manière de Pharaon. La mission de ‘Îsâ offrait de nouvelles dispositions ; celle-ci fut basée essentiellement sur l’indulgence, la vertu, et la douceur pour remédier à l’esprit dur et tyrannique dont les juifs s’étaient investis.

 

Dès lors, les adeptes de la nouvelle religion étaient tellement doux qu’ils sombrèrent dans le laxisme ; ils ont ainsi renoncé à répandre la morale (ordonner le bien et interdire le mal), à la « Guerre Sainte », et ils ne voulaient même plus appliquer la justice entre eux et les peines corporelles. Les plus pieux d’entre eux se retiraient dans des monastères.

Pourtant, si les premiers chrétiens furent persécutés, quand ils eurent le pouvoir –à l’image du premier Empereur chrétiens qui imposa par le glaive la religion qui lui fut dictée au Concile de Nicée,[20] et fit massacrer ses opposants parmi les « gentils » en commençant par les juifs – leurs rois n’y allaient pas de main morte avec leurs sujets bien qu’ils n’appliquaient pas les Lois d’Allah. Ils faisaient impunément couler le sang des innocents que ce soit sous l’emprise de leurs savants et de leurs dévots ou bien selon leur propre caprice. En cela, ils n’étaient pas différents des juifs.[21] Par contre, Mohammed (r) propose une Législation parfaite et modérée qui ne sombre ni d’un côté ni de l’autre. Ses adeptes sont cependant durs envers les ennemis d’Allah et doux envers Ses élus. Ils sont cléments et indulgents pour ce qui les concerne mais ils sont intransigeants lorsqu’il s’agit des droits du Seigneur. Cette religion est plus prompt à la vertu et aux bonnes mœurs que l’Évangile mais elle est aussi plus prompt à la guerre sur le sentier d’Allah et à la justice que la Thora ; elle incarne le summum de la perfection. C’est ainsi que certains ont pu dire que Moïse incarnait la majesté, Jésus incarnait la beauté, et Mohammed incarne la perfection…

Les philosophes reconnaissent eux-mêmes que le monde n’a jamais connu un « génie » (Nâmûs : traduction très approximative) comme Mohammed. Ils lui reconnaissent même une prépondérance par rapport à Mûsâ (u) et à ‘Îsâ (u). Pourtant, ils ne manquent pas de dénigrer les grands hommes des autres civilisations, mais ils n’ont pas osé le faire pour le sceau des prophètes, si ce n’est quelques marginaux qui enfreignent le code de la philosophie qui impose de fonder les jugements sur la science et l’objectivité.[22]

 

Cinquièmement : avant l’avènement de la Thora, Allah frappait d’un châtiment par une Loi universelle, tous les peuples qui reniaient ses envoyés. Il a fait périr le peuple de Noé sous les eaux, le peuple de Hûd par un vent glacial, celui de Sâlih par un cri strident, le peuple de Shu’aïb par une canicule, et celui de Loth par une tempête de pierres (selon l’une des opinions ndt.), et celui de Pharaon par la noyade. Après la révélation de la Thora, il fut prescrit la « Guerre Sainte » pour les détenteurs du Livre ; si certains d’entre eux ont vaillamment répondu à cet appel, d’autres y ont renoncé. Ainsi, il y avait désormais deux moyens de répandre la lumière prophétique ; le savoir et la force…[23]

 

En cela, il n’y a rien de nouveau dans la mission de Mohammed, si ce n’est qu’il a apporté la plus parfaite et la plus répandue des religions qui restera universelle jusqu’à la fin des temps, et cela sans ne jamais subir ni réforme ni abrogation.

 

 

   

 

 

 

 

    

 

         

 

 

 

    

[1]Il est possible de classer les orientalistes en deux catégories : il y a les orientalistes scrupuleux et les orientalistes partisans ; si les premiers sont moins dominés par les passions que par l’analyse scientifique comme un certain Henry Laoust, nous ne pouvons pas en dire autant des autres dont les objectifs sont plus que flagrants. Claude Gilliot pour ne citer que lui, avance des allégations si pernicieuses, que celles-ci dépassent les simples idées reçues. Peut-on d’ailleurs s’attendre à autre chose de la part d’un spécialiste acharné ?

[2]Celle-ci peut tout aussi correspondre au célèbre article à sensation paru dans leFigaro, écrit par le « philosophe » Robert Redecker qui parle pour Jésus (t) du Prophète de l’amour et pour Mohammed (r) du prophète de la haine. Sans vouloir donner des leçons au philosophe ni au prof de philo, nous lui rappelons que l’homme est un « animal politique », ce qui implique qu’il soit un « animal social » et par voie de conséquence, un « animal guerrier » dans sa lutte perpétuelle pour sa survie qui s’incarne dans ses deux sentiments les plus primitifs qui sont l’amour et la haine ; l’amour des plaisirs qu’il cherche à se procurer et la haine contre la douleur qu’il cherche sans cesse à repousser (voir : Traité de l’amour en Dieu d’ibn Taïmiya dont le texte est actuellement disponible en arabe).

[3]Nous ne voulons pas entrer dans une étude comparative entre les conquêtes musulmanes et les croisades ni parler du rôle que la religion chrétienne « universelle et impérialiste » à joué dans la traite des noirs par les européens –faut-il le rappeler –, l’extermination de la race indienne, les colonisations, et un antisémitisme latent dont le nazisme est l’une des expressions.

[4]Les abeilles ; 126

[5]Benoit XVI allègue à ce sujet juste après le passage que nous avons cité en introduction : « L’affirmation décisive de cette argumentation contre la conversion par la force dit : « Ne pas agir selon la raison est contraire à la nature de Dieu » smiley. L’éditeur du texte, Théodore Khoury, commente à ce sujet: « Pour l’empereur, byzantin nourri de philosophie grecque, cette affirmation est évidente. Pour la doctrine musulmane, au contraire, Dieu est absolument transcendant. Sa volonté n’est liée à aucune de nos catégories, fût-ce celle qui consiste à être raisonnable ». Khoury cite à ce propos un travail du célèbre islamologue français R. Arnaldez, qui note que Ibn Hazm va jusqu’à expliquer que Dieu n’est pas même tenu par sa propre parole et que rien ne l’oblige à nous révéler la vérité. Si tel était son vouloir, l’homme devrait être idolâtre. » Sheïkh el Islam se contente ici de réfuter succinctement (non d’un point de vue dogmatique) cette allégation, que nous allons traiter plus amplement in shâ Allah, dans un prochain article.

[6]Les prophètes ; 107

[7]Ta-Ha ; 123-126

[8]Le terme « Unicité » qui marque la spécificité  et l’exclusivité dans la Seigneurie et l’adoration est plus adéquat que celui d’ « Unité » utilisé par H. Laoust dans ses traductions d’ibn Taïmiya, et qui évoque l’union particulière (Hulûl) si chère aux partisans de l’incarnation comme chez les chrétiens et les soufis les plus modérés, et l’union générale ou l’indivisibilité (Ittihâd) si chère aux partisans du monisme et du panthéisme comme chez ibn ‘Arabî et ses coreligionnaires qui se rendent ainsi plus éloignés du principe de l’Unicité que les chrétiens eux-mêmes. 

[9]Malheureusement, certains milieux shiites et soufis notamment ont été contaminés par ses pratiques chrétiennes et païennes qui reposent sur le culte des saints.

[10]Nûh ; 23, 24

[11]Le Repas Céleste ; 14

[12]La vache ; 213

[13]Rapporté par Muslim (4/2197).

[14]Dans un autre passage, l’auteur parle également des anciennes philosophies perse, hindoue, et grecque.

[15]Le Repas Céleste ; 15-19

[16]La vache ; 143

[17]La grande conquête ; 29

[18]Le Repas Céleste ; 54

[19]Voir : Le Repas Céleste ; 21-24

[20]L’histoire chrétienne est pavé de réforme qui l’éloigne à chaque fois un peu plus de la religion de Jésus ; c’est ainsi qu’elle a dû à ses débuts faire d’énormes concessions avec l’autorité romaine pour échapper à la percussion comme le souligne ibn Patrick, l’un des plus célèbres chroniqueurs chrétiens des premiers siècles. Le premier concile a eu pour résultat de faire adopter aux romains païens et nourris de philosophie, une religion mixte entre le paganisme et le monothéisme, en incarnant la divinité dans un corps mixte. A travers les siècles, ils ont toujours fait preuve de laxisme, lorsqu’il s’agissait de préserver leurs privilèges ou bien d’asseoir une plus grande autorité. Paradoxalement, cela ne les a pas empêché de mener des campagnes de persécution lorsqu’ils se sentaient suffisamment fort pour le faire. Le Pape Benoît XVI n’a certainement pas échappé à la règle lors de son discours à RATISBONNE ; il a voulu faire une démonstration rhétorique pour rappeler que l’Eglise était encore dans la course pour la grande Europe chrétienne ; il s’avait très bien qu’ici les concessions étaient uniquement d’ordre rhétorique car la religion chrétienne avait perdu son essence depuis longtemps… il s’est alors tourné vers la tête de turc favorite. Etait-ce un mauvais calcul ? L’histoire nous le dira…

[21]La question qui se pose d’elle-même, c’est de savoir lequel entre l’Empereur Manuel II et le Pape Benoît XVI se moque-t-il vraiment de la charité ?

[22]Il est concevable qu’un Pape soit motivé par l’ardeur religieuse mais un philosophe digne de ce nom, M. Redecker, peut-il par essence se laisser aveugler par le feu de la passion ou bien est-ce sa conscience qui lui en dicte le droit ? Vous devriez interrogez vos élèves sur la question !

[23]Extrait d’El Jawâb e-Sahîh li man baddala dîn el Masîh d’ibn Taïmiya (5/résumé des pages 58 à 113 avec certaines modifications).

wawazi a écrit :

Salam aylikoum

On pourrai presque dire qu'un chrétien n'est pas chrétien et qu'il n'est pas non plus un des gens du livre.

En faite ca serai plus correct de dire Benoît XVI Le constantin.

mais cette analyse ne m'etonne guer car nous vivons dans un monde ou le paraître est plus important que l'être .

Enfin le plus étonnant dans tout ca c'est qu'on considère cet homme la comme un érudit alors que sa réflexion sur l'Islam est facilement comparable a une personne quelconque qui n'a entendu parler de l'Islam qu'a travers son téléviseur.

 

 

wa 'aleikom salem !

 

ce qui est extraordinaire, c'est de quelle façon Victor Hugo a établi la relation entre Jésus et Mohammed !

 

J’ai complété d’Issa la lumière imparfaite.
Je suis la force, enfants ; Jésus fut la douceur.
Le soleil a toujours l’aube pour précurseur.

(Victor Hugo).

 

 

Ce qui est étonnant, c'est qu'ibn Taïmiya utilise la même image :

 

 

Il est important notamment de savoir, comme nous l’avons plus d’une fois fais remarquer, que le témoignage des Livres Saints antérieurs à la mission de Mohammed (r), concernant sa prophétie où les signes témoignant de celle-ci et de celle des apôtres avant lui, constitue un argument irréfutable à l’encontre des gens du Livre mais aussi des païens et des athées. Allah met en avant ce genre d’indices à plusieurs reprises dans le Coran comme le révèlent les Versets suivants : (n’ont-ils pas entre les mains un signe connu des savants des tribus d’Israël).[1] (Si tu as un doute au sujet de ce que Nous t’avons révélé, alors demande à ceux qui ont eu lu le Livre avant toi).[2] (Dis : Allah suffit comme témoin entre vous et moi et ceux qui ont les sciences du Livre).[3] (Ceux à qui Nous avons donné le Livre le connaissent comme ils connaissent leurs propres fils).[4] (Et s’ils entendent les Versets révélés au Messager, tu peux voir leurs yeux se remplir de larmes pour y avoir reconnu la vérité ; ils disent : Seigneur ! Comptes-nous parmi les témoins • Qu’avons-nous à ne pas croire en Allah et à la Vérité qu’Il nous a envoyé dans l’espoir que Notre Seigneur nous fasse entrer dans le cercle des gens pieux).[5] (Ceux qui ont reçu la science avant lui, s’écroulent la face contre terre, s’ils viennent à l’entendre • Ils disent : Gloire à Notre Seigneur ! La Promesse de Notre Seigneur devait s’accomplir • Ils s’écroulent la face contre terre, pleurent, et redoublent de dévotion).[6]

 

Dans cet ordre, la Thora mentionne dans sa version traduite en arabe : « Le SEIGNEUR est venu du Sinaï, pour eux il s’est levé à l’horizon, du côté de Seïr, il a resplendi du côté de Parân. »[7] Bon nombre de savants affirment (les termes appartiennent à Mohammed ibn Qutaïba) : « Il n’y a aucun doute et aucune confusion, après considération, que la venue de Dieu au mont Sinaï correspond à la révélation de la Thora à Moïse au mont Sinaï, comme nous pouvons le constater dans les écritures des gens du Livre et dans les nôtres. Ainsi, sa splendeur étalée à Seïr doit indubitablement correspondre à la révélation de l’Evangile au Christ, en sachant qu’il est née dans la région de Seïr, sur les terres de l’Ami d’Allah Ibrahim, dans un village intitulé Nazareth, à l’origine de nazaréen ; nom donné à ses adeptes. De la même façon qu’Il devait resplendir à Seïr par l’intermédiaire du Christ, il devait également faire Son apparition sur les montagnes de Parân (Farân) ; cela correspond à la révélation du Coran à Mohammed (r). Les montagnes de Parân se situent dans la région de Mekka. Personne parmi les musulmans ni d’ailleurs parmi les gens du Livre ne conteste que Farân n’est autre que la ville de la Mecque. Bien qu’ils prétendent autre chose, ils n’ont pas réussi à cacher cette réalité à travers leurs mensonges et leurs textes falsifiés. »

 

L’auteur a dit : la Thora ne nous apprend-t-elle pas qu’Ibrahim a installé Hagar et Ismâ’îl à Farân[8] ?

L’auteur a dit : désignez-nous le fameux endroit dont le nom est Farân où Allah est apparu, ainsi que le nom du prophète ayant reçu la révélation après Jésus. Se manifester ou faire son apparition ; cela ne signifie-t-il pas la même chose ? Autrement dit, cela veut dire se dévoiler et se découvrir. Connaissez-vous une religion comme l’Islam dont la domination s’est répandu à travers tout l’Orient et l’Occident ?

Ibn Zhafar a dit : « Seïr, où s’est manifesté la prophétie du Messie est une montagne dans la région du Shâm. »

 

L’auteur a dit :elle se trouve près de Bethléem, le village où il est né. Le village de Seïr s’appelle ainsi jusqu’aujourd’hui ; la montagne avoisinante porte le même nom. La Thora dit que les descendants d’Esaü étaient les habitants de Seïr. Dieu ordonna à Moïse de ne pas leur faire de mal. Ainsi, la citation des trois montagnes devient tout à fait pertinente. Hira, lieu où le Prophète (r) reçu pour la première fois la révélation, est le plus haut sommet des environs de la Mecque. Il y a tellement de montagnes autour, qu’il y aurait paraît-il, douze milles montagnes dans son périmètre. Cette région où le Coran est descendu pour la première fois, s’appelle Farân jusqu’à nos jours.

 

Le désert entre le mont Sinaï et la Mecque se nomme le désert de Farân. Personne ne peut prétendre qu’après Jésus, un livre soit révélé quelque part dans ce pays ou qu’un prophète y soit venu. Par conséquent, il n’est pas possible d’expliquer l’apparition d’Allah sur les montagnes de Farân, si ce n’est par l’avènement de Mohammed (r). Le Seigneur (I) a énuméré dans la Thora ces révélations selon l’ordre chronologique : la Thora, l’Evangile, et le Coran. Ces Livres Saints représentent la lumière d’Allah et ils mènent à Sa voie.

 

Concernant le premier livre Il a dit : il est venu ou il s’est montré ; au sujet du deuxième il a précisé : il a resplendi ; et pour le troisième il a indiqué : il est apparu. La Thora est venu en effet comme les premières lueurs de l’aube ou de façon un peu plus intense. La révélation de l’Evangile a été comme le rayonnement du soleil procurant plus de lumière illuminant le droit chemin.

 

Quant au Coran, il est comparable au soleil ayant envahit le ciel. Par son entremise, le Prophète (r) a répandu la lumière d’Allah à travers l’Orient et l’Occident avec plus d’intensité que les deux Livres précédents à l’instar du soleil qui domine les deux horizons.[9] Ainsi, Allah qualifie le Coran de lampe lumineuse comme il a qualifié le soleil de lampe flamboyante. Or, l’humanité a plus besoin d’une lampe lumineuse qu’elle a besoin d’une lampe flamboyante étant donné que cette dernière n’est utile qu'à un moment donné ; il est dit que celle-ci rayonne pendant une période déterminée tandis que la lampe lumineuse est indispensable à tout moment et n’importe où ; de jour comme de nuit, en public ou en privé.

 

Le Prophète a dit (r) : « Les horizons de la terre m’ont été rejoints ; l’Orient et l’Occident. Le règne de ma communauté va atteindre les frontières de ces horizons. »[10] Par ailleurs, Allah (I) jure dans le Coran par ces trois localités dans le Verset suivant : (Par le figuier et l’olivier • Par le mont Sinaï • Par ce pays paisible • Nous avons créé l’homme de la plus belle façon • Nous l’avons ramené ensuite au plus bas degré •  À part les croyants ayant accompli les bonnes œuvres ; ils auront une récompense inépuisable • Pourquoi dès lors démentir le jugement • Allah n’est-il pas le meilleur des juges).[11]Il a donc juré par le figuier et l’olivier qui correspondent à la Terre Sainte où ces arbres poussent, où Jésus est né, et où il a reçu l’Evangile. Il a ensuite juré par le Mont Sinaï qui est la montagne d’où le Seigneur parla à Moïse ; Il l’a appelé à partir de l’arbre sur le lieu bénit qui se trouve dans le flanc droit de la vallée.

 

Il a enfin juré par le pays paisible, la Mecque. Ibrahim y installa sa servante et son fils ; Allah l’a rendu sacré et paisible. Autour, les hommes s’acharnent les uns contre les autres conformément aux Lois Universelles et aux Lois Textuelles, alors qu’Ibrahim l’a rendu sacré et a imploré le Très-Haut en faveur de ses habitants.

 

Allah révèle : (Seigneur ! J’ai installé une partie de ma postérité dans une vallée aride, auprès de Ta Maison Sacrée, Seigneur ! Afin qu’ils observent la prière. Dirige le cœur de certains hommes vers eux et concède-leur de bons fruits ; ainsi seront-ils reconnaissants).[12] (Et quand Nous fîmes de la Maison Sacrée un asile pour les hommes et une terre paisible. Prenez la station d’Ibrahim comme lieu de prière. Nous avons pris le serment à Ibrahim et à Ismâ’îl de purifier Ma Maison pour ceux qui voudraient en faire le tour, s’y recueillir, s’y incliner, et s’y prosterner • Et quand Ibrahim a dit : Seigneur ! Rend cette terre paisible et accorde de bons fruits à ses habitants ; ceux parmi eux qui ont cru en Allah et au Jour Dernier. Il a dit : le mécréant certes, Je le laisserais profiter un peu avant de le précipiter dans les tourments de l’Enfer ; quelle bien mauvaise destinée est-elle !)[13]

 

Allah (I) nous informe ainsi qu’Ibrahim L’implora de rendre la Mecque une terre paisible. Il a évoqué dans plusieurs endroits du Coran qu’Il exauça son souhait. Son fidèle serviteur y construisit la Maison Sacrée comme le dévoile le Verset : (Quand Ibrahim et Ismâ’îl élevèrent les fondations de la Maison Sacrée, Seigneur ! Acceptes notre œuvre, tu es certes l’Entendant et le Savant • Seigneur ! Rends-nous soumis à Toi, et rends soumise à Toi une partie de notre postérité, fais-nous voir nos rites, et pardonnes-nous ; Tu es Certes Absoluteur et Miséricordieux • Seigneur ! Envois-leur un Messager issu d’eux afin qu’il leur récite Tes Versets, qu’il leur enseigne le Livre et la Sagesse, et qu’il les élèvent ; Tu es certes le Fort et le Sage).[14] (La première Maison fondée pour les hommes est celle qui se trouve à Bekka ; bénite et direction pour l’univers • il y a des signes évidents et la Station d’Ibrahim. Quiconque y entre est en paix. Les hommes doivent pour Allah faire le pèlerinage à la Maison Sacrée dans la mesure du possible ; quant au mécréant Allah se passe aisément de l’humanité).[15]

(Pour l’alliance des Qoraïchites • l’alliance de leur itinéraire d’hiver et d’été • qu’ils adorent le Dieu de cette Maison • Celui qui a apaisé leur faim et qui a apaisé leur peur).[16] (Ils dirent : si nous devions suivre la bonne voie avec toi, nous serions arrachés à nos terres, mais ne les avons-Nous pas établi sur une terre sacrée et paisible où s’amoncèlent tous les fruits qui sont des bienfaits de notre part ? Mais la plupart ne savent pas).[17]

(Ne voient-ils pas que Nous avons rendu ce pays sacré et paisible ; autour les gens s’acharnent les uns contre les autres. Croient-ils au faux alors qu’ils renient les bienfaits d’Allah).[18]

 

(Par le figuier et l’olivier • Par le mont Sinaï • Par ce pays paisible)[19] : Allah jure ainsi par ces trois lieux illustres d’où s’est manifestée Sa lumière et Sa voie ; Il y a révélé Ses trois Livres : la Thora, l’Evangile, et le Coran comme Il nous l’enseigne dans la Thora à travers Ses dires : « Le SEIGNEUR est venu du Sinaï, pour eux il s’est levé à l’horizon, du côté de Seïr, il a resplendi du côté de Parân. »[20]

[1]Les Poètes ; 188

[2]Yûnâs ; 94

[3]Le tonnerre ; 43

[4]La vache ; 146

[5]Le repas céleste ; 83-84

[6]Le Voyage Nocturne ; 107-108

[7]Deutéronome ; 33-1, 3 

[8]Voir La Genèse 21-21. Les exégètes juifs et chrétiens prétendent que le désert de Parân se trouve dans la péninsule du Sinaï au sud de la Palestine. Le passage en question relate l’histoire où Abraham abandonna sa servante et son fils (le père d’une future grande nation), désigné incorrectement par Isaac, dans le désert de Parân, l’endroit ou la mère des arabes a miraculeusement découvert le puit de Zem Zem par l’intermédiaire de l’Archange Gabriel. (N. du T.)  

[9]Victor Hugo prend judicieusement le soleil en métaphore pour comparer entre la révélation de Jésus et celle de Mohammed. Voici le texte en question :

J’ai complété d’Issa la lumière imparfaite.

Je suis la force, enfants ; Jésus fut la douceur.

Le soleil a toujours l’aube pour précurseur. (N. du T.)

[10]Rapporté par Muslim (2889).

[11]Sourate Les Figuiers

[12]Ibrahim ; 37

[13]La vache ; 125-126

[14]La vache ; 127-129

[15]La famille de ‘Imran ; 96-97

[16]Les Qoraïchites

[17]Les récits ; 57

[18]L’araignée ; 67

[19]Les Figuiers ; 1-3

[20]Deutéronome ; 33-1, 3

wawazi a écrit :

citizenkan a écrit :

 

Or, cela ne veut pas dire que pour eux, les actes ne sont pas obligatoires, mais nous parlerons peut-être de ce dernier point plus tard.

 

Barrakalahoufik !

peut tu developper ce point et si c'est possible de mettre les differences clair entre les jahmites et les murjia toutes tendances confondu ou developper aux choix ....

Qu'allah te preserve et te recompense grandement !

 

En fait, ce sujet est complexe, j'en parle dans un article dont voici un extrait (sinon, je vais consacrer d'autres articles in sha Allah sur le sujet) :

 

http://www.planete-islam.com/showthread.php?49254-Le-murjisme

 

 

La définition de la foi

 

Au niveau de la langue, la foi (imân), aux yeux de Sheïkh el fawzân, est synonyme de tasdîq :le fait de considérer (un énoncé) comme vrai et, par extension, considérer quelqu’un de sincère dans ses paroles. Ex. : [Lût le crut][1] : âman lahû = saddaqahu. Lût  donna foi à Ibrahim. Autre ex. : [Tu n’allais pas nous croire][2] ; tu n’allais pas donner de la crédibilité à nos paroles.[3]

 

De nombreux linguistes et traditionalistes rejoignent cette définition. El Marwazî explique que l’imân correspond au tasdîq, qui, lui, est synonyme de ma’rifa.

 

Dans un long entretien que Sheïkh el Albânî accorde à Khâlid el ‘Anbarî, il soutient cette définition avec force. Son hôte voulait lui expliquer en vain que le tasdîq n’était pas suffisant pour expliquer la foi au niveau de la langue, et il avait raison.

 

Dans kitâb el imân, ibn Taïmiya part dans une longue démonstration pour prouver que la foi n’était pas synonyme de tasdîq, et que le terme lui convenant le mieux était « iqrâr ».

 

La différence entre l’imân et le tasdîq, c’est que le deuxième touche uniquement au domaine des informations ou des enseignements (khabar), tandis que le premier réclame en plus de cela de se soumettre à cet enseignement (inshâ) ; et touchant au domaine des commandements (amr). C’est ce qu’on appelle l’iltizâm qui consiste à y adhérer avec le cœur, dans le sens où le cœur s’apaise et se réconforte à l’écoute de cet enseignement (tu-manîna, amn).

 

La deuxième étape consiste donc à s’engager (iltazama) à obéir. On parle pour quelqu’un qui se contente de croire sans s’engager à obéir de tasdîq qui est l’antonyme de takdhîb non de imân qui est l’antonyme du kufr au niveau de la langue.

 

C'est pourquoi il est plus adéquat de définir la foi par le terme iqrâr qui réclame deux étapes :

1-      Le khabar, dans ce sens, il est synonyme du tasdîq et de la shahâda.

2-      Inshâ el iltizâmqui touche au domaine du amr.

 

  Ainsi, la foi touche au deux domaines : le khabar et le amr. La foi s’est donc l’iqrar qui ne se confine pas dans le tasdîq, mais elle renferme qawl el qalb (tasdîq) et ‘amal el qalb (el inqiyâd).[4]

 

Le plus étonnant, c’est que Sheikh el Albanî a fait la recension de kitâb el imân ! Est-ce un oubli ?

 

Bref, si tout cela est clair, j’aimerais soulever un point extraordinaire et qui est en relation avec Mohammed Yâsir e-Dawsarî, et sa compréhension de ‘adam el iltizâm et de l’istihlâl qu’il comprend du texte de e-sârim el maslûl qu’il ramène.

 

Nous avons vu que l’origine de la foi, c’est le tasdîq et l’inqiyad. En parallèle, l’origine du kufr touche à ces deux domaines, soit au qawl el qalb/’amal el qalb, contrairement à la pensée des murjites.

 

Dans e-sârim el maslûl, ibn Taïmiya explique à ce sujet que l’istihlâl au sens strict, ou asl el istihlâl provient du cœur, et plus exactement du qawl el qalb.

 

Qu’en est-il alors pour l’iltizâm. Il se charge lui-même d’y répondre dans le même livre, à travers des paroles extraordinaires que voici : « La Parole d’Allah est composée des enseignements (khabar)et des commandements (amr). Les enseignements réclame de croire (tasdîq) aux paroles de l’interlocuteur, et les commandements réclame de s’y soumettre (el inqiyâd et l’istislâm),qui correspond aux actes du cœur (‘amal el qalb), renfermant la soumission totale (khudu’ et inqiyad) aux commandements, même sans les mettre en pratique (in lam yaf’al el ma-mur bihi). En répondant à l’enseignement par le tasdîqet au commandement par l’inqiyâd, on obtient l’origine de la foi dans le cœur, qui n’est autre que l’apaisement (tu-manîna) et l’iqrâr. »[5]

 

Il explique la page suivante : « La foi est composée des paroles et des actes – je veux dire à l’origine – des paroles du cœur (qawl el qalb) et des actes du cœur (‘amal el qalb). La foi, conformément aux Paroles d’Allah et à Sa Révélation, renferme Ses enseignements et Ses commandements. L’individu croit aux enseignements (tasdîq), ce qui va engendrer un état dans le cœur dont l’intensité sera en fonction de l’enseignement. Le tasdîqest une forme de savoir et de qawl. Puis, il se soumet au commandement ; c’est l’inqiyâdet l’istislâmqui est une forme de volonté et d’acte (irâda wa ‘amal). Il ne peut être croyant sans fournir les deux en même temps. En délaissant (taraka) l’inqiyâd, il devient un orgueilleux et compte ainsi parmi les mécréants, quand bien même il fournirait le tasdîq. »[6]

 

Selon certains chercheurs, la différence entre le juhûd, le takdhîb, l’istihlâl, et l’inkâr, est très subtile. C’est la raison pour laquelle, certains savants peuvent utiliser l’un de ces termes pour en désigner un autre. L’essentiel, c’est de savoir que toutes ces formes de kufr touchent au qawl el qalb. Le juhûdest souvent accompagné du ‘inâd qui en fait en est la motivation.[7] Selon ibn Taïmiya, les légistes qui parlent de renier (juhûd) le caractère obligatoire des piliers de l’Islam, font allusion à la fois au takdhîb (en démentant son caractère obligatoire) qui touche au qawl el qalb, et à l’imtinâ’ (refuser) de les reconnaitre et d’y adhérer (iltizâm), et qui touche au ‘amal el qalb.[8] C’est la raison pour laquelle, aux yeux d’ibn Taïmiya, on peut avoir un tasdîq correct, et en même temps être un mécréant, ce que ne conçoivent pas lesmurjites.

 

La nuance entre le takdhîb et le juhûd se résume en deux points :

A-     Lekufr juhûd consiste à démentir avec la langue, tout en ayant connaissance de la chose au fond de soi.

B-     Lekufr juhûd est alimenté par l’obstination.[9]

 

Iblîs n’a pas refusé de se prosterner, car il reniait l’aspect obligatoire de l’ordre qu’il avait reçu ; Allah en effet s’était adressé à lui directement. Cependant, il fut motivé par l’orgueil et l’obstination et rejoignit ainsi les rangs des mécréants.[10] Juste après le passage que Dawsarî utilise, ibn Taïmiya donne plus de précision en disant : «Ainsi, on peut facilement distinguer entre ce cas et le désobéissant, qui est convaincu de devoir faire telle obligation, mais qui succombe à ses passions et à sa mauvaise volonté (nufra). C’est ce qui le pousse à ne pas s’y plier. Sa foi renferme le tasdîq, le khudhû’et l’inqiyâd, qui relève du qawlet du ‘amal, mais sans parfaire le ‘amal. »[11] Il parle pour le premier ‘amal, du ‘amal el qalb, et pour le deuxième, du ‘amal el jawârih.

 

« C’est la raison pour laquelle, explique ibn Taïmiya, juste avant le passage qu’utilise e-Dawsarî, selon les savants, celui qui désobéit à Allah par orgueil, comme Iblîs est un mécréant, à l’unanimité. Et celui qui Lui désobéit en ayant succombé à ses passions ne devient pas mécréant pour les traditionalistes. Ce sont les kharijitesqui considèrent qu’il est mécréant. Le désobéissant orgueilleux qui reconnait (tasdîq) qu’Allah est Son Seigneur, mais qui ensuite, s’obstine et s’oppose à lui, il remet littéralement en cause son tasdîq. »[12]

 

Au niveau de la religion,selon les traditionalistes, la foi renferme trois éléments : la prononciation verbale, la croyance du cœur, et les actes ; elle peut monter grâce aux bonnes œuvres et descendre à cause des péchés.

 

Cette explication nous rend le sens textuel de la foi. Il faut savoir que l’on peut expliquer les mots de trois façons : il y a le sens linguistique (haqîqa lughawiya), le sens textuel ou légal (haqîqa shar’iya), et le sens admis par l’usage ((haqîqa ‘urfiya). La religion musulmane s’intéresse à la haqîqa shar’iya.

 

Les trois éléments de la foi sont indissociables : les karrâmites reconnaissent uniquement la prononciation verbale ; les ash’arites s’en tiennent, quant à eux, à la croyance du cœur ; et les hanafites reconnaissent certes ces deux éléments à la fois, mais ils négligent les actes. La bonne tendance consiste à tous les réunir.[13]

 

Celle-ci réclame d’exprimer verbalement qu’on renferme telle croyance. Ces deux éléments sont indissociables : la conviction du cœur et la parole. La parole sans la conviction est aussi inutile que celle des hypocrites qui : [… disent avec leurs langues, ce qu’ils ne croient pas au fond du cœur].[14]

La foi réclame un troisième élément indispensable : les actes (se soumettre aux obligations et s’éloigner des interdictions). Cette définition de la foi englobe toute la religion. Néanmoins, il faut distinguer entre les éléments de la religion qui composent l’essence de la foi et ceux qui composent une foi parfaite.

 

Dans deux hadîth différents, le Prophète (r) nous familiarise un peu plus avec la « foi » qui contient des piliers (le hadîth de Jibrîl) et des branches (le hadîth : « La foi est composée de plus de soixante-dix  branches »).

 

Lorsque les termes imân et islâm sont évoqués dans un même contexte, ils ont un sens différent ; le premier fait allusion aux six piliers de la foi touchant au cœur et le second représente les cinq piliers de l’Islam en relation avec les actes. De ce point de vue, il y a une nuance entre eux, bien qu’ils soient indissociables. Autrement dit, il est réclamé au musulman de fournir à la fois les piliers de la foi et ceux de l’Islam.

 

Le Prophète (r) a dit : « La foi est composée de plus de soixante-dix branches – ou selon une version : plus de soixante branches – »[15]

 

Il ne peut vous échapper qu’il existe de nombreuses branches de la foi. L’Imam el Baïhaqî y consacre un gros ouvrage qui est disponible en version résumée.

 

Les savants s’inspirent des textes pour appuyer la définition qu’ils donnent de la foi Dans le hadîth sur les branches de la foi, on retrouve les trois éléments de sa définition. En voici la démonstration : « La plus haute est l’attestation qu’il n’y a d’autre dieu [digne d’être adorée]en dehors d’Allah » : correspond à la parole ; « et la plus basse est d’enlever une entrave de la route » : représente les actes ; « la pudeur étant une branche de la foi » : fait allusion à la croyance du cœur étant donné que la pudeur est un sentiment intérieur.[16]

 

La différence entre les piliers et les branches

 

La foi est composée de piliers et de branches, mais il serait intéressant de savoir quelle est la différence entre ces deux notions. Les piliers sont indispensables et font partie intégrante de l’entité. En d’autres termes, s’il en manque un seul, la foi disparait ou n’est plus valable, car reposant dessus. Les branches de la foi sont là pour la parfaire, la compléter. S’il manque une branche (qui est soit obligatoire soit recommandée), la foi tient toujours. Ainsi, en négligeant une obligation ou en commettant une interdiction, on garde le nom de musulman selon la tendance des traditionalistes. Néanmoins, on perd la foi parfaite réclamée pour devenir un pervers ou un musulman ayant la foi faible.[17]

 

En commettant un grand péché (alcool, vol, adultère, etc.) on ne sort pas de la religion et on ne perd pas entièrement la foi. On prend le statut de pervers qui est passible éventuellement d’être condamnée à une punition corporelle (cela dépend de ce que la Loi dit sur le sujet).

 

En parallèle, en négligeant une obligation (comme le respect des parents, l’entretien des liens de sang), on devient également un désobéissant et on accuse tout autant une baisse de foi. Ainsi, il existe deux facteurs à l’origine de la baisse de foi : les péchés et les manquements aux devoirs. Sans perdre la foi, on reste un croyant, mais avec une foi faible.

 

Les kharijites et les mu’atazilites

 

À l’opposé des traditionalistes, nous avons les kharijites et les mu’atazilites qui font sortir de l’Islam l’auteur d’un grand péché. Les kharijites le sortent carrément de la religion et ils le vouent à l’Enfer éternel. Les mu’atazilites, moins formels, prétendent quant à eux, qu’il se trouve entre ces deux statuts : il n’est ni musulman ni mécréant. En revanche, pour ce qui est de son statut après sa mort, ils rejoignent les kharijites en le vouant à l’Enfer éternel, s’il ne s’en est pas repenti au cours de sa vie.

 

Ces doctrines hérétiques sont contraires à l’enseignement du traditionalisme qui se caractérise pour être fidèle aux textes. L’erreur méthodologique est à l’origine de leur déviation, étant donné qu’elles ne prennent en compte qu’une partie des textes touchant à la menace divine (wa’îd). Ces dernières font abstraction des textes sur la promesse divine (wa’d), comme le Verset : [Allah ne pardonne pas qu’on Lui associe quoi que ce soit, mais il pardonne les péchés moindres à qui Il veut].[18] Celui-ci démontre que l’auteur de n’importe quel péché en dehors de l’association garde l’espoir de gagner le pardon, bien que le châtiment plane au-dessus de lui.

 

Il ne va pas en contradiction avec l’autre Verset : [Celui qui désobéit à Allah et à Son Messager sera jeté dans le feu de la Géhenne où il restera à jamais].[19] Les kharijites le prennent au premier degré en considérant que tous les péchés dans l’absolu font sortir de l’Islam. Or, en concordant entre les textes, la vérité s’impose. Autrement dit, le désobéissant est soumis à la Volonté d’Allah qui peut ou non lui accorder Son Pardon. En outre, certains facteurs peuvent intervenir pour lui effacer ses péchés. C’est ce qu’on appelle les mukaffirât qui sont multiples. Ex. : les épreuves et les malheurs qu’il subit sur terre, le châtiment qu’il peut recevoir dans la tombe, ou qui peut être retardé au Jour de la résurrection, etc. Ce principe est conforme au crédo traditionaliste.

 

Ainsi, les piliers de la foi sont indispensables ; ils n’acceptent aucune défection. Voici des exemples de croyance touchant à ces piliers et qui font sortir de la religion : renier letawhîd ou faire du shirk (touchant au premier d’entre eux), renier un seul prophète, un ange, la résurrection, le Paradis, l’Enfer, le Pont jeté au-dessus de la Géhenne, la Balance des comptes, le destin (en disant que tout vient du hasard ou de la chance à la manière des mu’tazilites ultra), etc.

 

En revanche, en faisant défection d’une branche, on reste affilié à l’Islam, mais on porte atteinte à la foi parfaite imposée ou encore à la foi recommandée.[20]

 

Le murjisme

 

Pour reprendre les paroles de Sheïkh el Fawzân, Les murjites furent appelés ainsi étant donné qu’ils font reculer (arjâ) les actes, dans le sens où ils les « excluent » de la définition de la foi. L’irjâ signifie en effet : ajourner quelque chose, comme dans le Verset : [Ils dirent : fais-les attendre lui et son frère].[21] C’est-à-dire : reporte leur affaire afin de l’étudier. L’irjâ a donc le sens de faire reculer quelque chose. Ils reçurent le nom de murjites pour avoir fait reculer les actes de la véritable foi ; ils les ont ainsi exclus de la définition de la foi.

 

L’avènement de l’irjâ

 

Les premiers balbutiements de l’irjâ se firent ressentirent dans la deuxième partie du premier siècle, après la mort d’ibn el Ash’ath, en réaction au kharijisme, à la fin des années 70 plus exactement.[22] La plupart de ses premiers adeptes venaient de Kûfa, mais ils ne comptaient pas parmi les élèves d’ibn Mas’ûd ni de l’Imam Ibrahim e-Nakha’î.[23]

 

Il existe quatre sortes d’irjâ

 

La plus mauvaise, est celle des jahmites qui confinent la foi dans la connaissance du cœur, sans avoir besoin d’y adhérer. C’est la pire forme d’irjâ.

Deuxièmement : la foi s’avère au niveau du cœur uniquement (c’est la croyance du cœur), sans avoir besoin de la traduire verbalement. Cette tendance est celle des ash’arites.

Troisièmement : la foi se confine dans les paroles, sans obligatoirement que cela se matérialise au niveau du cœur. C’est la tendance des karrâmites.

Quatrièmement : la foi se situe au niveau du cœur et de la parole. C’est la tendance hanafite.

 

Cette dernière tendance est celle des fuqaha-murjites ou des murjites traditionalistes. Ils sont considérés ainsi, car pour eux, la foi se compose uniquement de la croyance du cœur, et de la parole. Cependant, à leurs yeux, les actes n’entrent pas dans la réalité de la foi. Les actes seraient simplement une condition ou auraient simplement pour fonction de compléter la foi.[24] C’est la raison pour laquelle, ils furent appelés murjites, étant donné qu’ils font reculer (arjâ) les actes de la définition de la foi. Nul doute qu’ils se trompent. L’important est de savoir qu’ils représentent la tendance murjite la moins grave, pour reprendre les paroles de Sheïkh el Fawzân.[25]

 

Les anciens n’ont pas kaffar cette tendance.[26] Ibn Taïmiya explique que celui qui croit le contraire, c’est gravement trompé.[27] Il va plus loin en disant que les divergences avec eux portent plus sur la forme que sur le fond. Nous sommes donc loin des propos disant que Sheïkh el Albânî et ses élèves sont des murjites ultra (ghulât), car, au pire des cas, ils seraient comparables au fuqaha-murjites.

 

Deux tendances extrêmes

 

L’auteur d’un grand péché ne sort pas de la religion pour les traditionalistes. Il accuse simplement une baisse de foi, et porte le statut de pervers. Pour les kharijites et les mu’atazilites, le grand péché fait sortir de l’Islam. À l’opposé, nous avons les jahmites et les murjites qui considèrent qu’il n’affecte la foi en rien. Les kharijites pensent que son auteur devient mécréant et qu’il est voué à l’Enfer éternel. Les mu’atazilites prétendent quant à eux, qu’il se trouve au milieu des deux statuts : il n’est ni musulman ni mécréant. En revanche, pour ce qui est de son statut après sa mort, ils rejoignent les kharijites en disant qu’il est voué à l’Enfer éternel, s’il ne s’en est pas repenti au cours de sa vie.

 

Pour les murjites, la foi est dans le cœur, et les péchés n’ont aucune influence négative sur celle-ci. Les traditionalistes pour leur part, affirment que l’auteur d’un grand péché en dehors de l’association a une foi faible. Son sort est à la merci d’Allah, Il peut ou non lui pardonner. Sans sortir de l’Islam, le fautif a le statut de pervers ; on dit qu’il est croyant pour la foi qu’il décèle et pervers en raison de son grand péché. La menace divine plane sur lui.

 

Les éléments de la foi

 

Il faut savoir qu’à l’unanimité des anciens, la foi est composée des paroles et des actes, ou en d’autres termes, de la croyance, des paroles et des actes, comme le rapporte el Bukhârî et d’autres, soit de quatre éléments :

 

1-               Il y a la prononciation du cœur ou la parole intérieure (qawl el qalb) :elle consiste à croire aux enseignements qui proviennent du Seigneur (ou de Son Messager) au sujet de Lui-même, de Ses Noms, de Ses Attributs, de Ses Actions, de Ses anges, de Sa rencontre, etc.

2-               Il y a la prononciation verbale ou la parole extérieure (qawl e-lisân) : elle consiste à exprimer ces enseignements, à les prêcher, à les défendre, à dénoncer l’innovation qui va à leur encontre, à évoquer le Seigneur, et à répandre Sa religion.

3-               Il y a les actes du cœur (‘amal el qalb) : comme le sentiment d’amour envers Allah, de sincérité (el ikhrâs), de patience face à Ses commandements et à Son destin. Il incombe de s’en remettre à Lui, de revenir à Lui, d’avoir peur et espoir en Lui. Il faut également L’agréer, agréer pour Lui, aimer et détester en Lui, se dévouer à Lui, être apaiser à Son rappel, etc. cette étape est plus importante que la précédente.

4-               Il y a enfin les actes physiques (‘amal el jawârih) :comme la prière, le djihad, les pas en direction de la mosquée pour la prière quotidienne ou celle du vendredi, venir en aide aux personnes faibles, etc.[28]

 

Pour d’autres savants, la foi est composée de 5 éléments, soit qawl el qalb qui est le tasdîq, ‘amal el qalb, qawl e-lisân qui est l’attestation de foi, ‘amal e-lisân comme le dhikr, et ‘amal el jawârih. C’est ce que révèlent certains manuscrits d’el wâsitiya d’bn Taïmiya ; chose que contestent l’ancien mufti d’Arabie Saoudite Mohammed ibn Ibrahim et Sheïkh Mohammed Amân el Jâmî. Les ultras auxquels adhèrent el Ash’arî, selon l’une de ses tendances, reconnaissent uniquement qawl el qalb, la plupart d’entre eux reconnaissent ‘amal el qalb, ce qui est contradictoire. Les murjiya el fuqaha reconnaissent qawl el qalb et qawl e-lisân ; ils ne reconnaissent aucun ‘amal, pas même celui du qalb. S’ils sont certes plus modérés que les jahmites, sauf sur ce dernier point, ils n’en sont pas moins des murjites, comme le souligne ibn Taïmiya.[29]

 

Pour les sectateurs la foi est indivisible

 

Or, sans entrer dans les détails, toutes les sectes dissidentes, avec les murjites d’un côté et les kharijites et les mu’tazlites de l’autre, s’accordent à dire que la foi est indivisible. Par rapport à ce principe, ils prétendent que la foi ne peut ni monter ni descendre.[30] C’est pourquoi, comme le souligne Sheïkh Hammad el Ansarî, les traditionalistes se distinguent pour reconnaitre cinq choses. C’est ce qu’il appelle les 5 nûn : arkân (actes), janân (croyance),lisân (parole), yazîd bi tâghat e-Rahmân (la foi monte) et yanqus bi tâghat e-shaitân wa el ‘isiyân (et descend).

 

[1]L’araignée ; 26

[2]Yûsaf ; 17

[3]Voir : sharh usûl el îmân, mais aussi sharh el usûl e-thalâtha de Sheïkh el Fawzân.

[4]Voir : majmû’ el fatâwa d’ibn Taïmiya (7/63smiley.

[5]E-sârim el maslûl d’ibn Taïmiya (p. 521).

[6]Idem. (p. 522).

[7]Voir : nawâqidh el îmân el i’tiqâdiya qui est une thèse universitaire du D. Mohamed el Wuhaïbî (2/57).

[8]Voir : majmû’ el fatâwa (20/97-9smiley.

[9]Voir : madârij e-sâlikîn d’ibn el Qaïyim (1/367).

[10]Majmû’ el fatâwâ (20/97).

[11]E-sârim el maslûl(p. 521-522).

[12]Idem.

[13]Voir : sharh usûl el îmân de Sheïkh el Fawzân.

[14]La grande conquête ; 11

[15]La première version est rapportée par el Bukhârî (9), tandis que Muslim (35) rapporte les deux versions, selon Abû Huraïra (t).

[16]Voir : sharh el usûl e-thalâtha de Sheïkh el Fawzân.

[17]Ce passage de Sheïkh el Fawzân réclame plus de précision. Nous allons voir avec l’analyse de ‘Abd e-Latîf ibn ‘Abd e-Rahmân que certaines branches, comme la première et celles qui s’en rapprochent sont indispensables à la foi, et qui en fait, sont des piliers, wa Allah a’lam !

[18]Les femmes ; 48

[19]Les djinns ; 23

[20]Voir : sharh el usûl e-thalâtha de Sheïkh el Fawzân.

[21]El a’râf ; 111, etles poètes ; 36

[22]Voir : ârâ el murjiya fî musannafât Sheïkh el Islâm ibn Taïmiya qui est une thèse ès Doctorat du D. ‘Abd Allah ibn Mohammed e-Sanad (p. 93-101).

[23]majmû’ el fatâwa (13/3smiley.

[24]Nous avons développé ce point dans l’article l’Albanî et l’irjâ. Nous y reviendrons peut-être à l’avenir avec d’autres précisions.

[25]Voir : sharh silsilat e-rasâil fî el ‘aqîda.

[26]Voir : el imân (p. 377) et majmû’  el fatâwa (7/394) tout deux d’ibn Taïmiya.

[27]Majmû’  el fatâwa d’ibn Taïmiya (7/507, 3/351-352, et 23/34smiley

[28]Voir : tajlîd e-tawhîd d’el Maqrîzî.

[29]Voir sur le sujet l’excellente thèse universitaire arâ el murjiya fî musannafât Sheïkh el Islam ibn Taïmiya du D. ‘Abd Allah e-Sanad.

[30]Voir la thèse universitaire : ziyâda el îmân wa nuqsânuhu de Sheïkh ‘Abd e-Razzâq el ‘Abbâd.

wawazi a écrit :

citizenkan a écrit :

wawazi a écrit :

citizenkan a écrit :

 

Or, cela ne veut pas dire que pour eux, les actes ne sont pas obligatoires, mais nous parlerons peut-être de ce dernier point plus tard.

 

Barrakalahoufik !

peut tu developper ce point et si c'est possible de mettre les differences clair entre les jahmites et les murjia toutes tendances confondu ou developper aux choix ....

Qu'allah te preserve et te recompense grandement !

 

En fait, ce sujet est complexe, j'en parle dans un article dont voici un extrait (sinon, je vais consacrer d'autres articles in sha Allah sur le sujet) :

 

http://www.planete-islam.com/showthread.php?49254-Le-murjisme

 

 

La définition de la foi

 

Au niveau de la langue, la foi (imân), aux yeux de Sheïkh el fawzân, est synonyme de tasdîq :le fait de considérer (un énoncé) comme vrai et, par extension, considérer quelqu’un de sincère dans ses paroles. Ex. : [Lût le crut][1] : âman lahû = saddaqahu. Lût  donna foi à Ibrahim. Autre ex. : [Tu n’allais pas nous croire][2] ; tu n’allais pas donner de la crédibilité à nos paroles.[3]

 

De nombreux linguistes et traditionalistes rejoignent cette définition. El Marwazî explique que l’imân correspond au tasdîq, qui, lui, est synonyme de ma’rifa.

 

Dans un long entretien que Sheïkh el Albânî accorde à Khâlid el ‘Anbarî, il soutient cette définition avec force. Son hôte voulait lui expliquer en vain que le tasdîq n’était pas suffisant pour expliquer la foi au niveau de la langue, et il avait raison.

 

Dans kitâb el imân, ibn Taïmiya part dans une longue démonstration pour prouver que la foi n’était pas synonyme de tasdîq, et que le terme lui convenant le mieux était « iqrâr ».

 

La différence entre l’imân et le tasdîq, c’est que le deuxième touche uniquement au domaine des informations ou des enseignements (khabar), tandis que le premier réclame en plus de cela de se soumettre à cet enseignement (inshâ) ; et touchant au domaine des commandements (amr). C’est ce qu’on appelle l’iltizâm qui consiste à y adhérer avec le cœur, dans le sens où le cœur s’apaise et se réconforte à l’écoute de cet enseignement (tu-manîna, amn).

 

La deuxième étape consiste donc à s’engager (iltazama) à obéir. On parle pour quelqu’un qui se contente de croire sans s’engager à obéir de tasdîq qui est l’antonyme de takdhîb non de imân qui est l’antonyme du kufr au niveau de la langue.

 

C'est pourquoi il est plus adéquat de définir la foi par le terme iqrâr qui réclame deux étapes :

1-      Le khabar, dans ce sens, il est synonyme du tasdîq et de la shahâda.

2-      Inshâ el iltizâmqui touche au domaine du amr.

 

  Ainsi, la foi touche au deux domaines : le khabar et le amr. La foi s’est donc l’iqrar qui ne se confine pas dans le tasdîq, mais elle renferme qawl el qalb (tasdîq) et ‘amal el qalb (el inqiyâd).[4]

 

Le plus étonnant, c’est que Sheikh el Albanî a fait la recension de kitâb el imân ! Est-ce un oubli ?

 

Bref, si tout cela est clair, j’aimerais soulever un point extraordinaire et qui est en relation avec Mohammed Yâsir e-Dawsarî, et sa compréhension de ‘adam el iltizâm et de l’istihlâl qu’il comprend du texte de e-sârim el maslûl qu’il ramène.

 

Nous avons vu que l’origine de la foi, c’est le tasdîq et l’inqiyad. En parallèle, l’origine du kufr touche à ces deux domaines, soit au qawl el qalb/’amal el qalb, contrairement à la pensée des murjites.

 

Dans e-sârim el maslûl, ibn Taïmiya explique à ce sujet que l’istihlâl au sens strict, ou asl el istihlâl provient du cœur, et plus exactement du qawl el qalb.

 

Qu’en est-il alors pour l’iltizâm. Il se charge lui-même d’y répondre dans le même livre, à travers des paroles extraordinaires que voici : « La Parole d’Allah est composée des enseignements (khabar)et des commandements (amr). Les enseignements réclame de croire (tasdîq) aux paroles de l’interlocuteur, et les commandements réclame de s’y soumettre (el inqiyâd et l’istislâm),qui correspond aux actes du cœur (‘amal el qalb), renfermant la soumission totale (khudu’ et inqiyad) aux commandements, même sans les mettre en pratique (in lam yaf’al el ma-mur bihi). En répondant à l’enseignement par le tasdîqet au commandement par l’inqiyâd, on obtient l’origine de la foi dans le cœur, qui n’est autre que l’apaisement (tu-manîna) et l’iqrâr. »[5]

 

Il explique la page suivante : « La foi est composée des paroles et des actes – je veux dire à l’origine – des paroles du cœur (qawl el qalb) et des actes du cœur (‘amal el qalb). La foi, conformément aux Paroles d’Allah et à Sa Révélation, renferme Ses enseignements et Ses commandements. L’individu croit aux enseignements (tasdîq), ce qui va engendrer un état dans le cœur dont l’intensité sera en fonction de l’enseignement. Le tasdîqest une forme de savoir et de qawl. Puis, il se soumet au commandement ; c’est l’inqiyâdet l’istislâmqui est une forme de volonté et d’acte (irâda wa ‘amal). Il ne peut être croyant sans fournir les deux en même temps. En délaissant (taraka) l’inqiyâd, il devient un orgueilleux et compte ainsi parmi les mécréants, quand bien même il fournirait le tasdîq. »[6]

 

Selon certains chercheurs, la différence entre le juhûd, le takdhîb, l’istihlâl, et l’inkâr, est très subtile. C’est la raison pour laquelle, certains savants peuvent utiliser l’un de ces termes pour en désigner un autre. L’essentiel, c’est de savoir que toutes ces formes de kufr touchent au qawl el qalb. Le juhûdest souvent accompagné du ‘inâd qui en fait en est la motivation.[7] Selon ibn Taïmiya, les légistes qui parlent de renier (juhûd) le caractère obligatoire des piliers de l’Islam, font allusion à la fois au takdhîb (en démentant son caractère obligatoire) qui touche au qawl el qalb, et à l’imtinâ’ (refuser) de les reconnaitre et d’y adhérer (iltizâm), et qui touche au ‘amal el qalb.[8] C’est la raison pour laquelle, aux yeux d’ibn Taïmiya, on peut avoir un tasdîq correct, et en même temps être un mécréant, ce que ne conçoivent pas lesmurjites.

 

La nuance entre le takdhîb et le juhûd se résume en deux points :

A-     Lekufr juhûd consiste à démentir avec la langue, tout en ayant connaissance de la chose au fond de soi.

B-     Lekufr juhûd est alimenté par l’obstination.[9]

 

Iblîs n’a pas refusé de se prosterner, car il reniait l’aspect obligatoire de l’ordre qu’il avait reçu ; Allah en effet s’était adressé à lui directement. Cependant, il fut motivé par l’orgueil et l’obstination et rejoignit ainsi les rangs des mécréants.[10] Juste après le passage que Dawsarî utilise, ibn Taïmiya donne plus de précision en disant : «Ainsi, on peut facilement distinguer entre ce cas et le désobéissant, qui est convaincu de devoir faire telle obligation, mais qui succombe à ses passions et à sa mauvaise volonté (nufra). C’est ce qui le pousse à ne pas s’y plier. Sa foi renferme le tasdîq, le khudhû’et l’inqiyâd, qui relève du qawlet du ‘amal, mais sans parfaire le ‘amal. »[11] Il parle pour le premier ‘amal, du ‘amal el qalb, et pour le deuxième, du ‘amal el jawârih.

 

« C’est la raison pour laquelle, explique ibn Taïmiya, juste avant le passage qu’utilise e-Dawsarî, selon les savants, celui qui désobéit à Allah par orgueil, comme Iblîs est un mécréant, à l’unanimité. Et celui qui Lui désobéit en ayant succombé à ses passions ne devient pas mécréant pour les traditionalistes. Ce sont les kharijitesqui considèrent qu’il est mécréant. Le désobéissant orgueilleux qui reconnait (tasdîq) qu’Allah est Son Seigneur, mais qui ensuite, s’obstine et s’oppose à lui, il remet littéralement en cause son tasdîq. »[12]

 

Au niveau de la religion,selon les traditionalistes, la foi renferme trois éléments : la prononciation verbale, la croyance du cœur, et les actes ; elle peut monter grâce aux bonnes œuvres et descendre à cause des péchés.

 

Cette explication nous rend le sens textuel de la foi. Il faut savoir que l’on peut expliquer les mots de trois façons : il y a le sens linguistique (haqîqa lughawiya), le sens textuel ou légal (haqîqa shar’iya), et le sens admis par l’usage ((haqîqa ‘urfiya). La religion musulmane s’intéresse à la haqîqa shar’iya.

 

Les trois éléments de la foi sont indissociables : les karrâmites reconnaissent uniquement la prononciation verbale ; les ash’arites s’en tiennent, quant à eux, à la croyance du cœur ; et les hanafites reconnaissent certes ces deux éléments à la fois, mais ils négligent les actes. La bonne tendance consiste à tous les réunir.[13]

 

Celle-ci réclame d’exprimer verbalement qu’on renferme telle croyance. Ces deux éléments sont indissociables : la conviction du cœur et la parole. La parole sans la conviction est aussi inutile que celle des hypocrites qui : [… disent avec leurs langues, ce qu’ils ne croient pas au fond du cœur].[14]

La foi réclame un troisième élément indispensable : les actes (se soumettre aux obligations et s’éloigner des interdictions). Cette définition de la foi englobe toute la religion. Néanmoins, il faut distinguer entre les éléments de la religion qui composent l’essence de la foi et ceux qui composent une foi parfaite.

 

Dans deux hadîth différents, le Prophète (r) nous familiarise un peu plus avec la « foi » qui contient des piliers (le hadîth de Jibrîl) et des branches (le hadîth : « La foi est composée de plus de soixante-dix  branches »).

 

Lorsque les termes imân et islâm sont évoqués dans un même contexte, ils ont un sens différent ; le premier fait allusion aux six piliers de la foi touchant au cœur et le second représente les cinq piliers de l’Islam en relation avec les actes. De ce point de vue, il y a une nuance entre eux, bien qu’ils soient indissociables. Autrement dit, il est réclamé au musulman de fournir à la fois les piliers de la foi et ceux de l’Islam.

 

Le Prophète (r) a dit : « La foi est composée de plus de soixante-dix branches – ou selon une version : plus de soixante branches – »[15]

 

Il ne peut vous échapper qu’il existe de nombreuses branches de la foi. L’Imam el Baïhaqî y consacre un gros ouvrage qui est disponible en version résumée.

 

Les savants s’inspirent des textes pour appuyer la définition qu’ils donnent de la foi Dans le hadîth sur les branches de la foi, on retrouve les trois éléments de sa définition. En voici la démonstration : « La plus haute est l’attestation qu’il n’y a d’autre dieu [digne d’être adorée]en dehors d’Allah » : correspond à la parole ; « et la plus basse est d’enlever une entrave de la route » : représente les actes ; « la pudeur étant une branche de la foi » : fait allusion à la croyance du cœur étant donné que la pudeur est un sentiment intérieur.[16]

 

La différence entre les piliers et les branches

 

La foi est composée de piliers et de branches, mais il serait intéressant de savoir quelle est la différence entre ces deux notions. Les piliers sont indispensables et font partie intégrante de l’entité. En d’autres termes, s’il en manque un seul, la foi disparait ou n’est plus valable, car reposant dessus. Les branches de la foi sont là pour la parfaire, la compléter. S’il manque une branche (qui est soit obligatoire soit recommandée), la foi tient toujours. Ainsi, en négligeant une obligation ou en commettant une interdiction, on garde le nom de musulman selon la tendance des traditionalistes. Néanmoins, on perd la foi parfaite réclamée pour devenir un pervers ou un musulman ayant la foi faible.[17]

 

En commettant un grand péché (alcool, vol, adultère, etc.) on ne sort pas de la religion et on ne perd pas entièrement la foi. On prend le statut de pervers qui est passible éventuellement d’être condamnée à une punition corporelle (cela dépend de ce que la Loi dit sur le sujet).

 

En parallèle, en négligeant une obligation (comme le respect des parents, l’entretien des liens de sang), on devient également un désobéissant et on accuse tout autant une baisse de foi. Ainsi, il existe deux facteurs à l’origine de la baisse de foi : les péchés et les manquements aux devoirs. Sans perdre la foi, on reste un croyant, mais avec une foi faible.

 

Les kharijites et les mu’atazilites

 

À l’opposé des traditionalistes, nous avons les kharijites et les mu’atazilites qui font sortir de l’Islam l’auteur d’un grand péché. Les kharijites le sortent carrément de la religion et ils le vouent à l’Enfer éternel. Les mu’atazilites, moins formels, prétendent quant à eux, qu’il se trouve entre ces deux statuts : il n’est ni musulman ni mécréant. En revanche, pour ce qui est de son statut après sa mort, ils rejoignent les kharijites en le vouant à l’Enfer éternel, s’il ne s’en est pas repenti au cours de sa vie.

 

Ces doctrines hérétiques sont contraires à l’enseignement du traditionalisme qui se caractérise pour être fidèle aux textes. L’erreur méthodologique est à l’origine de leur déviation, étant donné qu’elles ne prennent en compte qu’une partie des textes touchant à la menace divine (wa’îd). Ces dernières font abstraction des textes sur la promesse divine (wa’d), comme le Verset : [Allah ne pardonne pas qu’on Lui associe quoi que ce soit, mais il pardonne les péchés moindres à qui Il veut].[18] Celui-ci démontre que l’auteur de n’importe quel péché en dehors de l’association garde l’espoir de gagner le pardon, bien que le châtiment plane au-dessus de lui.

 

Il ne va pas en contradiction avec l’autre Verset : [Celui qui désobéit à Allah et à Son Messager sera jeté dans le feu de la Géhenne où il restera à jamais].[19] Les kharijites le prennent au premier degré en considérant que tous les péchés dans l’absolu font sortir de l’Islam. Or, en concordant entre les textes, la vérité s’impose. Autrement dit, le désobéissant est soumis à la Volonté d’Allah qui peut ou non lui accorder Son Pardon. En outre, certains facteurs peuvent intervenir pour lui effacer ses péchés. C’est ce qu’on appelle les mukaffirât qui sont multiples. Ex. : les épreuves et les malheurs qu’il subit sur terre, le châtiment qu’il peut recevoir dans la tombe, ou qui peut être retardé au Jour de la résurrection, etc. Ce principe est conforme au crédo traditionaliste.

 

Ainsi, les piliers de la foi sont indispensables ; ils n’acceptent aucune défection. Voici des exemples de croyance touchant à ces piliers et qui font sortir de la religion : renier letawhîd ou faire du shirk (touchant au premier d’entre eux), renier un seul prophète, un ange, la résurrection, le Paradis, l’Enfer, le Pont jeté au-dessus de la Géhenne, la Balance des comptes, le destin (en disant que tout vient du hasard ou de la chance à la manière des mu’tazilites ultra), etc.

 

En revanche, en faisant défection d’une branche, on reste affilié à l’Islam, mais on porte atteinte à la foi parfaite imposée ou encore à la foi recommandée.[20]

 

Le murjisme

 

Pour reprendre les paroles de Sheïkh el Fawzân, Les murjites furent appelés ainsi étant donné qu’ils font reculer (arjâ) les actes, dans le sens où ils les « excluent » de la définition de la foi. L’irjâ signifie en effet : ajourner quelque chose, comme dans le Verset : [Ils dirent : fais-les attendre lui et son frère].[21] C’est-à-dire : reporte leur affaire afin de l’étudier. L’irjâ a donc le sens de faire reculer quelque chose. Ils reçurent le nom de murjites pour avoir fait reculer les actes de la véritable foi ; ils les ont ainsi exclus de la définition de la foi.

 

L’avènement de l’irjâ

 

Les premiers balbutiements de l’irjâ se firent ressentirent dans la deuxième partie du premier siècle, après la mort d’ibn el Ash’ath, en réaction au kharijisme, à la fin des années 70 plus exactement.[22] La plupart de ses premiers adeptes venaient de Kûfa, mais ils ne comptaient pas parmi les élèves d’ibn Mas’ûd ni de l’Imam Ibrahim e-Nakha’î.[23]

 

Il existe quatre sortes d’irjâ

 

La plus mauvaise, est celle des jahmites qui confinent la foi dans la connaissance du cœur, sans avoir besoin d’y adhérer. C’est la pire forme d’irjâ.

Deuxièmement : la foi s’avère au niveau du cœur uniquement (c’est la croyance du cœur), sans avoir besoin de la traduire verbalement. Cette tendance est celle des ash’arites.

Troisièmement : la foi se confine dans les paroles, sans obligatoirement que cela se matérialise au niveau du cœur. C’est la tendance des karrâmites.

Quatrièmement : la foi se situe au niveau du cœur et de la parole. C’est la tendance hanafite.

 

Cette dernière tendance est celle des fuqaha-murjites ou des murjites traditionalistes. Ils sont considérés ainsi, car pour eux, la foi se compose uniquement de la croyance du cœur, et de la parole. Cependant, à leurs yeux, les actes n’entrent pas dans la réalité de la foi. Les actes seraient simplement une condition ou auraient simplement pour fonction de compléter la foi.[24] C’est la raison pour laquelle, ils furent appelés murjites, étant donné qu’ils font reculer (arjâ) les actes de la définition de la foi. Nul doute qu’ils se trompent. L’important est de savoir qu’ils représentent la tendance murjite la moins grave, pour reprendre les paroles de Sheïkh el Fawzân.[25]

 

Les anciens n’ont pas kaffar cette tendance.[26] Ibn Taïmiya explique que celui qui croit le contraire, c’est gravement trompé.[27] Il va plus loin en disant que les divergences avec eux portent plus sur la forme que sur le fond. Nous sommes donc loin des propos disant que Sheïkh el Albânî et ses élèves sont des murjites ultra (ghulât), car, au pire des cas, ils seraient comparables au fuqaha-murjites.

 

Deux tendances extrêmes

 

L’auteur d’un grand péché ne sort pas de la religion pour les traditionalistes. Il accuse simplement une baisse de foi, et porte le statut de pervers. Pour les kharijites et les mu’atazilites, le grand péché fait sortir de l’Islam. À l’opposé, nous avons les jahmites et les murjites qui considèrent qu’il n’affecte la foi en rien. Les kharijites pensent que son auteur devient mécréant et qu’il est voué à l’Enfer éternel. Les mu’atazilites prétendent quant à eux, qu’il se trouve au milieu des deux statuts : il n’est ni musulman ni mécréant. En revanche, pour ce qui est de son statut après sa mort, ils rejoignent les kharijites en disant qu’il est voué à l’Enfer éternel, s’il ne s’en est pas repenti au cours de sa vie.

 

Pour les murjites, la foi est dans le cœur, et les péchés n’ont aucune influence négative sur celle-ci. Les traditionalistes pour leur part, affirment que l’auteur d’un grand péché en dehors de l’association a une foi faible. Son sort est à la merci d’Allah, Il peut ou non lui pardonner. Sans sortir de l’Islam, le fautif a le statut de pervers ; on dit qu’il est croyant pour la foi qu’il décèle et pervers en raison de son grand péché. La menace divine plane sur lui.

 

Les éléments de la foi

 

Il faut savoir qu’à l’unanimité des anciens, la foi est composée des paroles et des actes, ou en d’autres termes, de la croyance, des paroles et des actes, comme le rapporte el Bukhârî et d’autres, soit de quatre éléments :

 

1-               Il y a la prononciation du cœur ou la parole intérieure (qawl el qalb) :elle consiste à croire aux enseignements qui proviennent du Seigneur (ou de Son Messager) au sujet de Lui-même, de Ses Noms, de Ses Attributs, de Ses Actions, de Ses anges, de Sa rencontre, etc.

2-               Il y a la prononciation verbale ou la parole extérieure (qawl e-lisân) : elle consiste à exprimer ces enseignements, à les prêcher, à les défendre, à dénoncer l’innovation qui va à leur encontre, à évoquer le Seigneur, et à répandre Sa religion.

3-               Il y a les actes du cœur (‘amal el qalb) : comme le sentiment d’amour envers Allah, de sincérité (el ikhrâs), de patience face à Ses commandements et à Son destin. Il incombe de s’en remettre à Lui, de revenir à Lui, d’avoir peur et espoir en Lui. Il faut également L’agréer, agréer pour Lui, aimer et détester en Lui, se dévouer à Lui, être apaiser à Son rappel, etc. cette étape est plus importante que la précédente.

4-               Il y a enfin les actes physiques (‘amal el jawârih) :comme la prière, le djihad, les pas en direction de la mosquée pour la prière quotidienne ou celle du vendredi, venir en aide aux personnes faibles, etc.[28]

 

Pour d’autres savants, la foi est composée de 5 éléments, soit qawl el qalb qui est le tasdîq, ‘amal el qalb, qawl e-lisân qui est l’attestation de foi, ‘amal e-lisân comme le dhikr, et ‘amal el jawârih. C’est ce que révèlent certains manuscrits d’el wâsitiya d’bn Taïmiya ; chose que contestent l’ancien mufti d’Arabie Saoudite Mohammed ibn Ibrahim et Sheïkh Mohammed Amân el Jâmî. Les ultras auxquels adhèrent el Ash’arî, selon l’une de ses tendances, reconnaissent uniquement qawl el qalb, la plupart d’entre eux reconnaissent ‘amal el qalb, ce qui est contradictoire. Les murjiya el fuqaha reconnaissent qawl el qalb et qawl e-lisân ; ils ne reconnaissent aucun ‘amal, pas même celui du qalb. S’ils sont certes plus modérés que les jahmites, sauf sur ce dernier point, ils n’en sont pas moins des murjites, comme le souligne ibn Taïmiya.[29]

 

Pour les sectateurs la foi est indivisible

 

Or, sans entrer dans les détails, toutes les sectes dissidentes, avec les murjites d’un côté et les kharijites et les mu’tazlites de l’autre, s’accordent à dire que la foi est indivisible. Par rapport à ce principe, ils prétendent que la foi ne peut ni monter ni descendre.[30] C’est pourquoi, comme le souligne Sheïkh Hammad el Ansarî, les traditionalistes se distinguent pour reconnaitre cinq choses. C’est ce qu’il appelle les 5 nûn : arkân (actes), janân (croyance),lisân (parole), yazîd bi tâghat e-Rahmân (la foi monte) et yanqus bi tâghat e-shaitân wa el ‘isiyân (et descend).

 

[1]L’araignée ; 26

[2]Yûsaf ; 17

[3]Voir : sharh usûl el îmân, mais aussi sharh el usûl e-thalâtha de Sheïkh el Fawzân.

[4]Voir : majmû’ el fatâwa d’ibn Taïmiya (7/63smiley.

[5]E-sârim el maslûl d’ibn Taïmiya (p. 521).

[6]Idem. (p. 522).

[7]Voir : nawâqidh el îmân el i’tiqâdiya qui est une thèse universitaire du D. Mohamed el Wuhaïbî (2/57).

[8]Voir : majmû’ el fatâwa (20/97-9smiley.

[9]Voir : madârij e-sâlikîn d’ibn el Qaïyim (1/367).

[10]Majmû’ el fatâwâ (20/97).

[11]E-sârim el maslûl(p. 521-522).

[12]Idem.

[13]Voir : sharh usûl el îmân de Sheïkh el Fawzân.

[14]La grande conquête ; 11

[15]La première version est rapportée par el Bukhârî (9), tandis que Muslim (35) rapporte les deux versions, selon Abû Huraïra (t).

[16]Voir : sharh el usûl e-thalâtha de Sheïkh el Fawzân.

[17]Ce passage de Sheïkh el Fawzân réclame plus de précision. Nous allons voir avec l’analyse de ‘Abd e-Latîf ibn ‘Abd e-Rahmân que certaines branches, comme la première et celles qui s’en rapprochent sont indispensables à la foi, et qui en fait, sont des piliers, wa Allah a’lam !

[18]Les femmes ; 48

[19]Les djinns ; 23

[20]Voir : sharh el usûl e-thalâtha de Sheïkh el Fawzân.

[21]El a’râf ; 111, etles poètes ; 36

[22]Voir : ârâ el murjiya fî musannafât Sheïkh el Islâm ibn Taïmiya qui est une thèse ès Doctorat du D. ‘Abd Allah ibn Mohammed e-Sanad (p. 93-101).

[23]majmû’ el fatâwa (13/3smiley.

[24]Nous avons développé ce point dans l’article l’Albanî et l’irjâ. Nous y reviendrons peut-être à l’avenir avec d’autres précisions.

[25]Voir : sharh silsilat e-rasâil fî el ‘aqîda.

[26]Voir : el imân (p. 377) et majmû’  el fatâwa (7/394) tout deux d’ibn Taïmiya.

[27]Majmû’  el fatâwa d’ibn Taïmiya (7/507, 3/351-352, et 23/34smiley

[28]Voir : tajlîd e-tawhîd d’el Maqrîzî.

[29]Voir sur le sujet l’excellente thèse universitaire arâ el murjiya fî musannafât Sheïkh el Islam ibn Taïmiya du D. ‘Abd Allah e-Sanad.

[30]Voir la thèse universitaire : ziyâda el îmân wa nuqsânuhu de Sheïkh ‘Abd e-Razzâq el ‘Abbâd.

Salam aylikoum

Tout simplement magnifique !

Qu'Allah t'illumine par ce quoi tu ma éclairer et plus...

J'ai grandement savourer cette lecture et soubhan Allah quel lecture benefique !

Barrakalahoufik akhy al karim , Qu'Allah t'affirme sur sa religion et sur son obeissance . Amine !

 

 

wa 'aleikom salem wa rahmat Allah !

 

Amin !

 

wa fik baraka Allah !

 

wa el hamdo li Allah rabbi el 'alamin !

le temps des vrais savants celui qui parle dans la foi ou meme dans la jurisprudence sans qu'il aie l'autorisation(al ijeza) sera puni (en le frappant) 

maintenant on trouve une bande de petit C*** qui ne lisent pas l'Arabe ni comprenne 1/10 de sont vocabulaire parler de foi 

c'est triste l'etat des prétentieux de France on n'est pas dans une cité petites racailles frimeurs convertient en polémiqueurs de religion y a pas de frime dans le din couchez vous vous n'en avez rien recu de la science 

Fahreddin a écrit :
Lol secte c'est positif aussi non ? J'ai répondu au même niveau que ce que cet article insinue en taxant les Acharites et Matouridis de secte. C'est pas avec vos Al Bani, Outheymin et vendu d'Ibn Baz que vous allez nous apprendre l'islam qui date de plus de 1400 ans. Ces 3 réunis de valent pas le pouce de l'Imam Ghazali ou Nawawi ra. Estarfurullah vous avez même fait le Riyad as salihin de l'Imam an Nawawi revu par Albani... Manque plus que vous faites le Sahih Muslim et Boukhari revu par Albani. Wesselam.

ne t'inquiete pas Al Albani adeja affeblie Des hadith de Mouslim et a traité Boukhari d'egaré apres il s'est excusé car Al boukhari a expliqué Wajhou Allah (le visage d'Allah) par son reigne et le al thohk (le sourire) par la misericorde

et juste pour info une secte c'est une minorité mais la al ach3arit et matouridia represente plus que 70% des musulmans 

et le prophete SAW a dit ma communauté ne se groupe pas sur le faux

et a dit selui va a l'encontre du groupe a perdu (dans le sens du hadith)

ET.......

houa75 a écrit :

le temps des vrais savants celui qui parle dans la foi ou meme dans la jurisprudence sans qu'il aie l'autorisation(al ijeza) sera puni (en le frappant) 

maintenant on trouve une bande de petit C*** qui ne lisent pas l'Arabe ni comprenne 1/10 de sont vocabulaire parler de foi 

c'est triste l'etat des prétentieux de France on n'est pas dans une cité petites racailles frimeurs convertient en polémiqueurs de religion y a pas de frime dans le din couchez vous vous n'en avez rien recu de la science 

 

 

Oui, c'est vrai, entièrement d'accord, autant pour moi...

 

 

Qu'Allah me guide !

houa75 a écrit :

le temps des vrais savants celui qui parle dans la foi ou meme dans la jurisprudence sans qu'il aie l'autorisation(al ijeza) sera puni (en le frappant) 

maintenant on trouve une bande de petit C*** qui ne lisent pas l'Arabe ni comprenne 1/10 de sont vocabulaire parler de foi 

c'est triste l'etat des prétentieux de France on n'est pas dans une cité petites racailles frimeurs convertient en polémiqueurs de religion y a pas de frime dans le din couchez vous vous n'en avez rien recu de la science 

 

et si tu commencais par ton cas (puisque tu en fais partie de ces prétentieux dont tu parle!)

 

houa75 a écrit :

ne t'inquiete pas Al Albani adeja affeblie Des hadith de Mouslim

l'imam daraqoutni et d'autres savants aussi , tu ne le savais pas ?

 

houa75 a écrit :

et a traité Boukhari d'egaré apres il s'est excusé car Al boukhari a expliqué Wajhou Allah (le visage d'Allah) par son reigne

albani n'a jamais dit ca 

ni al boukhari ni auccun salaf n'ont éxpliqué wajhoullah (l'attribut) ou un attribut par son reigne ou autre , ceci s'apelle de la falcification (taewil /tahrif) et l'innovation du taewil sans preuve n'a eté raporté d'auccun salaf , c'est la méthode des mou"tazillites comme l'affirme abou el hasan al ach"ari dans son livre al ibana , mais c'est le sens du verset qu'il a éxpliqué par son reigne , quant a l'attribut du visage al boukhari l'affirme dans le sahih et dans son livre khalq af"al ibad qui est une réfutation aux jahmiya qui ont la meme aqidha que les ashairites

 

houa75 a écrit :

et juste pour info une secte c'est une minorité mais la al ach3arit et matouridia represente plus que 70% des musulmans 

 

et pourquoi tu n'apprend pas a lire l'arabe avant de répéter de telle bétisse qui complétement fause ?

quand est ce que les ashairites ont eté un jours une majorité ?

jamais de la vie 

ibn "asakir (l'ash"ari!) avoue dans sans son livre tabyine kadib al muftari que les ashairites ont toujours eté une minorité :

 

 

فإن قيل أن الجم الغفير في سائر الأزمان وأكثر العامة في جميع البلدان لا يقتدون بالأشعري ولا يقلدونه ولا يرون مذهبه ولا يعتقدونه وهم السواد الأعظم وسبيلهم السبيل الأقوم قيل لا عبرة بكثرة العوام ولا التفات إلى الجهال الغتام وإنما الإعتبار بأرباب العلم والاقتداء بأصحاب البصيرة والفهم وأولئك في أصحابه أكثر ممن سواهم ولهم الفضل والتقدم على من عداهم على ان الله عز وجل قال وما آمن معه إلا قليل وقال عز من قائل وقليل من عبادي الشكور

Si il a été allégué que la grande majorité des gens en tout temps, et la plupart des gens du commun (à savoir la non scolarisés) dans tous les lieux ne suivent pas Al-Asħariyy , et ne partagent pas ses points de vue, et n'adoptent pas leurs croyances, et c'est la grande majorité, et leur voie est la plus guidé, alors la réponse est: "la taille de la quantité de gens du commun n'a pas d'importance. Ce qui importe, ce sont les dirigeants des sciences islamiques, et de la perspicacité et la compréhension, et les compagnons d'Al-'Asħariyy sont plus que d'autres au sein de ce genre de personnes. Ce sont les gens de la supériorité et la préséance au-dessus de tous les autres.(fin)

 

ps : ce qu'il nomme ici (la méthode de l'ach"ari) n'est pas la vrai méthode d'abou el hasan al ach"ari qui s'est repenti de cette voie et revenu a la voie des gens de la sunna ahlu el hadith

et ce qu'il apelle par les dérigeant des seinces islamique , ce sont les philosophes et les savants des gouverneurs innovateurs a l'époque qui étaient des détracteurs acharné de savants sunnites comme as-sakandari , qui a tout fait pour que cheykh al islam ibn taymiya soient emprisonné injustement .

 

 

al-ghazali avoue que les ashairites n'atteignet pas  1 personne / 1000 de la comunauté islamique, et que la majorité de la comunauté refute et refuse le crédo illogique et incohérent ashairite

فإن قيل فلم لم يكشف الغطاء عن المراد بإطلاق لفظ الإله ولم يقل[الرسول صلى الله عليه وسلم] أنه موجود ليس بجسم ولا جوهر ولا عرض ولا هو داخل العالم ولا خارجه ولا متصل ولا منفصل ولا هو في مكان ولا هو في جهة بل الجهات كلها خالية عنه فهذا هو الحق عند قوم والإفصاح عنه كذلك كما فصح عنه المتكلمون ممكن ولم يكن في عبارته قصور ولا في رغبته في كشف الحق فتور ولا في معرفته نقصان
قلنا: من رأى هذا حقيقة الحق اعتذر بان هذا لو ذكره لنفر الناس عن قبوله ولبادروا بالإنكار وقالوا هذا عين المحال ووقعوا في التعطيل ولا خير في المبالغة في تنزيه ينتج التعطيل في حق الكافة إلا الأقلين وقد بعث رسول الله صلى الله عليه وسلم داعياً للخلق إلى سعادة الآخرة رحمة للعالمين ، كيف ينطق بما فيه هلاك الأكثرين...وأما إثبات موجود في الاعتقاد على ما ذكرناه من المبالغة في التنزيه شديد جداً بل لا يقبله واحد من الألف لا سيما الأمة الأمية

si on dit la signification le mot 'illah/allah' n'a pas eté defini par le prophte pbsl et il n'a pas dit qu'il existe sans etre un corp ni de la substance ni Le reste des catégorie constitue des accident et il n'est ni a l'interieur du monde ni a l'exterieur et il n'est ni relié ni séparé et il n'est pas dans un endroit ni dans une direction mais les directions ne le contienent pas la voici la croyance veridique 
et que le prophete pbsl pouvait facilement et rien ne l'empecher de l'affirmer comme les moutakalim l'ont affirmé

nous repondons : celui qui est arrivé a la verité a cette croyance repondra en disant que si le prophete pbsl avait annoncé cette croyance aux musulmans ils n'auraient pas accepté cette croyance et se seraient detourné de lui en disant cette croyance est ilogique et ils seraient tombé dans le ta"til "refus des versets des attributs" , et l'exageration dans le tanzih "renier les attributs" n'est pas positif si elle conduit la majorité sauf une partie au ta"til 
alors que le prophete pbsl a eté envoyé avec la verité et le bonheur dans l'audela pour les creatures alors comme aurait il pu leur affirmer ce qu' aurait conduit la majorité d'entre eux a la perdition 
quand a prouver l'existence d'un adoré selon notre exageration du tanzih c'est trop pour eux meme pas 1 sur 1000 qui l'auraient accepté 

regardez comment ils accusent le prophete pbsl de ne pas avoir acomplit sa mission et transmis son message
et biensur il est assé claire quand il dit meme pas 1 sur 1000 de la comunauté qui suivent cette aqida eronné