salam aleikoume
Nous demandons à Allah de nous assister et d’assister tous les musulmans à bien comprendre sa religion et à se mettre à l’abri de Sa colère. Il entend et Il est proche.
http://mejliss.com/2011/04/14/propos-de-listighatha-aupres-des-morts-1
je te met le lien car d'apres vous dires c'est permis !
peut-tu pour commencer m'expliquer la différence entre demander au mort d'invoquer Allah et invoquer le mort directement,
2)quelle est la différence entres les deux
.
3) quelle est la différence entre une personne qui demande aux anges qui l'accompagnent (anges qui enregistrent les bonnes et mauvaises actions) d'invoquer Allah pour lui une invocation du style O ange invoque Allah pour qu'il me guérisse, et une autre personne qui prés d'une tombe demande au mort d'invoquer Allah pour lui une invocation du même genre. Dans les deux cas ces deux personnes ont comme croyance que les anges a ses cotés l'entendent et le mort dans sa tombe entend et je rajoute qu'aucunes des deux personnes n'a comme conviction que leurs Wassâ²it ( prise d'intermédiaire) intercèdent sans la permission d'Allah (Istiqlânan)?

Je parle de ce sujet en détail dans un autre forum !
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Parmi les formes d’adoration, il y a l’invocation, elle est même l’une des plus importantes.
Elle se divise en deux catégories :du’â ‘ibâda (l’invocation par l’adoration ndt.) et du’â mas-ala (l’invocation par la demande à Allah ndt.).
•Du’â el ‘ibâda :se traduit dans les éloges faits à Allah, comme au début de la sourate el Fâtiha : (Louange à Allah, le Seigneur de l’univers• le Très Miséricordieux, le Tout Miséricordieux • Le Roi du Jour des Comptes• C’est Toi que nous adorons et c’est Ton aide que nous recherchons]. Jusqu’ici, il n’y a que des éloges. Ensuite, on passe aux invocations jusqu’à la fin de la sourate : [Guide-nous sur le chemin droit •Le chemin de ceux que tu as comblés de tes bienfaits].
•Du’â el mas-ala : consiste à faire part à Allah (U) de nos besoins (demander d’être guidé sur le droit chemin, la richesse, le savoir, et la réussite dans toutes ses affaires).
Toute invocation consacrée à un autre qu’Allah est un acte païen qui relève de la grande association.
[Votre Seigneur a dit] : Votre Seigneur vous a ordonné ; [invoquez-Moi et Je vous exaucerai] : Allah ordonne à Ses serviteurs de l’invoquer, et Il leur promet en échange d’exaucer leurs demandes. Il fait ainsi preuve de générosité envers nous, étant donné qu’Il n’a pas besoin de nos invocations ; c’est même nous qui en profitons et qui ne pouvons nous en passer. Dans son infinie Miséricorde, Il nous ordonne de faire une chose qui est dans notre intérêt. Il va jusqu’à se mettre en colère contre celui qui néglige de L’invoquer, alors que chez les hommes, c’est le contraire. Ils se mettent en colère quand on leur demande quelque chose. Le poète reprend ce thème dans les vers suivants :
Dieu est en colère quand tu daignes L’invoquer
Mais dès que tu demandes aux hommes, alors ils s’énervent
Voici deux autres vers sur le même thème :
Même en demandant de la simple terre aux hommes
Ils risquent de se lasser et de refuser
Il existe trois catégories d’individus par rapport à l’invocation
1- Ceux qui n’invoquent jamais Leur Seigneur ; ils se détournent de Son adoration par orgueil.
2- Ceux qui L’invoquent effectivement, mais qui invoquent également un autre ; ils sont des polythéistes (mushrikîn).
3- Ceux qui L’invoquent exclusivement ; ils sont des monothéistes (mowahhidîn).
Selon un hadîth, le Prophète (r) a dit : « L’invocation, c’est le cerveau de l’adoration. » Selon une autre version : « L’invocation, c’est l’adoration. » [Rapporté par Abû Dâwûd (1479), e-Tirmidhî (2969), ibn Mâja (382
, selon e-Nu’mân ibn Bashîr (t) ; après l’avoir cité, e-Tirmidhî a fait le commentaire suivant : « Ce hadîthest bon et authentique. »] Cela dénote l’importance de l’invocation qui est la plus grande forme d’adoration dans l’absolu. La deuxième version est plus authentique que la première, mais cela ne change rien au sens qui est le même.
Ce hadîth, dans ses deux versions, met en lumière la prépondérance de l’invocation, à travers un procédé qui la met en valeur. On retrouve ce procédé dans un autre texte disant : « Le pèlerinage, c’est ‘Arafa. » [Rapporté par Abû Dâwûd (1949), e-Tirmidhî (889), e-Nasâî (3016), ibn Mâja (3015), selon ‘Abd e-Rahmân ibn Ya’mar e-Daïlî (t).] Autrement dit, le wuqûf à ‘Arafa est le plus grand pilier du hadj, mais cela ne veut pas dire qu’il n’est pas nécessaire de faire les autres rites. Nous pouvons dire la même chose pour l’adoration ; lehadîth cité dessus ne diminue pas de la valeur des autres formes d’adoration, mais il met l’accent sur la meilleure d’entre elles. Celle-ci concède une place énorme dans la religion.
Le Seigneur n’accepte de partager l’adoration avec qui que ce soit. Les textes du Coran et de la sunna vont explicitement dans ce sens pour les gens sensés qui méditent dessus. Éveillés, ces derniers se détachent du suivisme aveugle et des excuses insignifiantes. Voici la preuve textuelle qu’Allah ne tolère aucun associé dans l’adoration : [Les mosquées sont les maisons d’Allah dans lesquelles vous ne devez Lui partager l’invocation avec personne]. Les mosquées sont les maisons d’Allah. Elles ont été prévues pour recevoir les prières des fidèles. Ce sont les endroits les plus aimés par le Seigneur. Il a permis qu’on les construise pour y évoquer Son Nom. Elles n’ont aucune autre fonction. Seul Allah doit y recevoir l’adoration. Aucun espace ne doit y être réservé pour les mausolées et les tombeaux.
La malédiction plane sur les auteurs d’une telle initiative. Le Prophète (r) nous informe qu’elle est caractéristique aux Juifs et aux chrétiens. Dans les derniers instants de sa vie, alors qu’il allait quitter notre monde, il nous interdit d’ériger des constructions sur les tombes, comme en témoignent ses paroles : « Les peuples avant vous faisaient de leurs tombes des lieux de prières – il dit cela en pleine agonie –. Alors, ne le faites pas, je vous l’interdis. » [Rapporté par Muslim (532), selon Jundub ibn ‘Abd Allah el Bajalî (t).]Il (r) disait également : « Allah maudit les juifs et les chrétiens ! Ils faisaient des tombeaux de leurs prophètes des lieux de prières. » [Rapporté par el Bukhârî (435, 436) et Muslim (531), selon ‘Âisha – qu’Allah l’agrée – et ibn ‘Abbâs (t).]
Il incombe de purifier les mosquées de toute trace d’association et de paganisme. Il ne faut ni les construire sur des tombes ni y enterrer des morts. Celles-ci sont réservées à Allah. Elles sont faites pour l’évocation d’Allah (dhikr), la prière, la lecture du Coran, les cours de religion, et les retraites spirituelles (i’tikâf). Elles n’ont pas d’autre fonction.
[Les mosquées sont les maisons d’Allah] : elles ne sont à personne d’autre. Elles sont le lieu où les fidèles se rencontrent et se regroupent. Il serait déplorable qu’ils soient confrontés à des pratiques païennes et à des innovations qui auraient sur eux une mauvaise influence. La mosquée en effet est le lieu où le fidèle reçoit les enseignements de la religion. En y voyant des choses qui lui sont étrangères, il sera tenté de les mettre sur son compte. C’est la meilleure façon de propager ce fléau. C’est pourquoi, Allah (Y) nous ordonne de purifier Sa maison dans le Verset suivant : [Et lorsque nous indiquâmes à Ibrahim l’endroit de la Maison… Ne M’associe rien, et purifie Ma Maison pour les fidèles qui font le tawâf et qui se tiennent au cours de la prière debout, inclinés et prosternés][Le pèlerinage ; 26]. De quoi devait-il la purifier ? Tout simplement de l’association, des innovations et des khulâfât, de la même façon qu’on la purifie des impuretés physiques.
[dans lesquels vous ne devez Lui partager l’invocation] : la phrase est la forme négative. Autrement dit, vous les hommes, vous ne devez invoquer personne d’autre qu’Allah. Vous n’avez pas le droit une fois à l’intérieur, d’appeler un mort au secours en implorant par exemple : ô Allah, ô Mohammed ! Ou bien : ô Allah, ô ‘Abd el Qâdir ! Ou, pire, de s’adresser directement à eux en faisant abstraction d’Allah. Le Seigneur n’accepte pas de partager ce genre d’adoration avec qui que ce soit.
[avec personne] : en arabe « ahadan » est un nom commun employé dans une phrase négative, ce qui indique qu’il a un sens général. Autrement dit, personne n’est épargné par cette interdiction, pas même un ange proche d’Allah ni même un prophète qu’Il a honoré par la Révélation. Cette interdiction englobe à fortiori les statues, les idoles, les tombes, les maitres et les walis ; que ce soit de leur vivant ou après leur mort. N’invoquez strictement personne d’autre qu’Allah dans les mosquées qui sont réservées à Son adoration. Ce Verset démontre que, sans fournir letawhîd, l’adoration n’a aucune valeur. Toute bonne action entachée par le shirk est purement et simplement annulée, et elle ne rapporte que la désolation.[1]
Concernant Du’â el mas-ala
Il y a plusieurs cas de figure :
1- Demander à une créature une chose que Seul le Créateur est à même de faire, comme le souligne ibn Taïmiya. Ex. : invoquer la pluie, le pardon, etc.[2] À l’unanimité des musulmans, cette pratique relève du shirk akbar mukhrij min el milla (association majeure). Peu importe que la demande se fasse à un mort ou un vivant.[3]
2- Demander à une personne vivante mais absente ou bien morte, mais dont la tombe se trouve à une longue distance de sorte qu’en temps normal, il n’est pas possible d’entendre sa voix. Dans la situation où le demandeur est convaincu que le mort peut l’entendre et qu’il connait sa situation, cette pratique relève du shirk akbar mukhrij min el milla. Peu importe ici que la demande porte sur une chose qu’il est matériellement possible de faire (qui est à la portée de la créature) ou qu’elle porte sur l’intercession, étant donné que cela revient à lui attribuer le pouvoir de connaitre les mystères de l’inconnu.[4]
3- Croire qu’il faut passer obligatoirement par un intermédiaire ou un intercesseur pour invoquer Dieu, à la manière des chrétiens et des païens arabes ; cette pratique relève du shikr akbar mukhrij min el milla.[5] LAllah(Y) révèle : [nous les adorons uniquement pour qu’ils nous rapprochent d’Allah davantage][6] ; [Ils disent : ceux-là sont nos intercesseurs auprès d’Allah].[7]
4- Demander à un mort qu’il invoque Dieu en faveur du demandeur. Dans la situation où le demandeur se trouve à proximité de la tombe, cette pratique relève de l’innovation à l’unanimité des anciens, comme le souligne ibn Taïmiya.[8] La raison, c’est qu’en temps normal, il est matériellement possible pour un homme d’entendre quelqu’un qui et proche de lui. C’est pour cette raison que cette pratique n’atteint pas le degré de shirk akbar. Elle n’en demeure pas moins une cause y faisant parvenir, et relève donc du shirk asghar (association mineure) comme le souligne ibn Bâz.[9]
Remarque :
Il est vrai qu’aux yeux de ‘Abd e-Rahmân ibn Hasan et son fils ‘Abd e-Latîf, dans leur réfutation respective à Dâwûd ibn Jarsîs, le dernier cas de figure entre dans le shirk akbar.[10] Cependant, c’est uniquement dans la situation où on prend l’occupant de la tombe comme un intermédiaire ou un intercesseur pour invoquer Dieu, comme le souligne Bakr Abû Zaïd.[11] Nous en revenons donc au troisième cas de figure. Or, il est possible que le quatrième cas de figure passe du shirk asghar au shirk akbar dans la situation où le demandeur repose ses espoirs et ses peurs sur le mort.[12] C’est de cette façon qu’il est possible de conjuguer avec certains passages d’ibn Taïmiya laissant entendre que le quatrième cas de figure relève non du shirk asghar, mais du shirk akbar.[13] C’est peut-être également de cette façon qu’il faut comprendre les paroles d’ibn Qaïyim qui donnent de façon catégorique le statut de shirk akbar au dernier cas de figure,[14] wa Allah a’lam !
[1]Voir : sharh el usûl e-thalâtha de Sheïkh el Fawzân.
[2]Voir : majmû’ el fatâwa (1/109, 27/72).
[3]Idem. (1/124, 194, 27/67-87, 145).
[4]Idem. (27/81-82).
[5]Idem. (1/126-135, 150-153, et 24/341).
[6]Les groupes ; 3
[7]Yûnas ; 18
[8]Voir : majmû’ el fatâwa (1/330, 351, et 27/76).
[9]Voir son commentaire à fath el Bârî (2/575).
[10]Voir : kashf mâ alqâhu Iblis (p. 131-213) de ‘Abd e-Rahmân ibn Hasan et Misbâh e-Zhalâm (p. 25
.
[11]Voir : tashîh e-du’â (p. 250-251).
[12]Voir : minhâj e-sunna (7/205).
[13]Voir : iqtidhâ e-sirât el mustaqîm (2/780).
[14]Voir : madârij e-sâlikîn (1/36
, et ighâthat e-lahfân (1/218-22).
khi el karim ! Tu retombes dans tes travers, et tu manques par là même énormément d’humilité, tu fais comme si tu maitrisais la question, en balayant une synthèse des savants sur le sujet, avec les paroles d’une partie des savants, que renferment pourtant ma synthèse.
Salih al Sheikh ne fait que reprendre la tendance de son arrière arrière-grand père, cela ne pose aucun problème, je parle de la divergence sur le sujet, et j’essaie même de ramener une solution en essayant de conjuguer entre les paroles d’ibn Taïmiya lui-même, alors lâ tasta’jil !
Pour ibn Bâz, je t’ai mis la référence, man asnada faqad ahal !
Sinon, je te mets en phonétique un autre de ses passages, il dit en effet en explication à l’histoire où un homme vint devant la tombe du prophète à l’époque de ‘Omar pour qu’il demande à Allah de faire tomber la pluie,
Anna ma fa’alahu hadha e-rajul munkar wa wasilat ila e-shirk, bel qad ja’alahu ba’dh ahl el ‘ilm min anwa’ e-shirk,
lui-même tolère la divergence sur le sujet !
Le texte de Bakr Abû Zaïd que salaf salih a ramené dit exactement la même chose, n’oublions pas qu’ibn Taïmiya ramène à l’unanimité des anciens que la pratique de cet homme est une bid’a,
Regarde ce qu’il dit notamment min e-du’a el bid’i an la tad’u el maïyit wa la tatlub minhu ‘inda qabrihi el fi’l, wa lakin tatlub an yad’uwa laka kama taqul li el hayyi ud’u li !
Ainsi, quand il parle de ghaib, il fait allusion à une personne absente qui n’est pas en mesure d’entendre ce qu’on lui dit, soit une personne qui n’est pas sur les lieux, et qui est donc incapable d’entendre, ce qui veut dire que si tu lui demandais par téléphone, cela n’entrerais pas dans ce cas de figure
Ainsi, de deux choses l’une, soit ibn Baz a deux opinions, soit il parle de deux cas de figure différents que j’ai ramenés dans ma synthèse, soit pour la wasila ila e-shirk
Demander à un mort qu’il invoque Dieu en faveur du demandeur. Dans la situation où le demandeur se trouve à proximité de la tombe, cette pratique relève de l’innovation à l’unanimité des anciens, comme le souligne ibn Taïmiya. La raison, c’est qu’en temps normal, il est matériellement possible pour un homme d’entendre quelqu’un qui et proche de lui. C’est pour cette raison que cette pratique n’atteint pas le degré de shirk akbar. Elle n’en demeure pas moins une cause y faisant parvenir, et relève donc du shirk asghar (association mineure) comme le souligne ibn Bâz.
Et pour le shirk akbar :
Il est vrai qu’aux yeux de ‘Abd e-Rahmân ibn Hasan et son fils ‘Abd e-Latîf, dans leur réfutation respective à Dâwûd ibn Jarsîs, le dernier cas de figure entre dans le shirk akbar. Cependant, c’est uniquement dans la situation où on prend l’occupant de la tombe comme un intermédiaire ou un intercesseur pour invoquer Dieu, comme le souligne Bakr Abû Zaïd. Nous en revenons donc au troisième cas de figure. Or, il est possible que le quatrième cas de figure passe du shirk asghar au shirk akbar dans la situation où le demandeur repose ses espoirs et ses peurs sur le mort. C’est de cette façon qu’il est possible de conjuguer avec certains passages d’ibn Taïmiya laissant entendre que le quatrième cas de figure relève non du shirk asghar, mais du shirk akbar. C’est peut-être également de cette façon qu’il faut comprendre les paroles d’ibn Qaïyim qui donnent de façon catégorique le statut de shirk akbar au dernier cas de figure, wa Allah a’lam !
Sinon, le cas que tu ramènes des paroles d’ibn taimiya sur l’adoration des chrétiens, j’en parle dans ma synthèse, il s’agit du troisième cas de figure que je remets ici :
Croire qu’il faut passer obligatoirement par un intermédiaire ou un intercesseur pour invoquer Dieu, à la manière des chrétiens et des païens arabes ; cette pratique relève du shikr akbar mukhrij min el milla. LAllah () révèle : nous les adorons uniquement pour qu’ils nous rapprochent d’Allah davantage ; Ils disent : ceux-là sont nos intercesseurs auprès d’Allah.
Et si tu veux plus de détails, je peux t’en donner !
Ainsi, dans les deux cas, le discours d’ibn Baz ne s’oppose nullement au miens, wa lâkin lâ hayat li man tunâdî !
Je compte peut-être revenir sur ce sujet, mais sache que dors et déjà, aux yeux d’ibn Taïmiya la shafâ’a shirkiya mukhrij min el milla se présente sous la forme suivante :
- Croire qu’Allah ne répond pas aux invocations directement, et qu’on est obligé de passer par un intermédiaire, ou, pire,
- Croire qu’Allah répond aux invocations de l’intermédiaire, car Il a besoin de lui, à la manière des rois sur terre où l’intercesseur a un droit sur son roi, dans le sens où ce dernier ne peut pas refuser sa demande.[1] Ibn el Qaïyim a le même discours.[2]
- Les païens arabes vouaient l’adoration à leurs intermédiaires et à leur intercesseurs pour qu’ils les rapprochent d’Allah.[3]
Wa Allah a’lam !
Sinon, quand ibn Taïmiyadit : min e-du’a el bid’i an la tad’u el maïyit wa la tatlub minhu ‘inda qabrihi el fi’l, wa lakin tatlub an yad’uwa laka kama taqul li el hayyi ud’u li !
Il utilise bid’i en opposition à shirki et non dans l’absolu,
Il veut dire e-du’a el bid’i : wa lakin tatlub an yad’uwa laka kama taqul li el hayyi ud’u li
Tandis que e-du’a e-shirki : an tad’u el maïyit wa tatlub minhu ‘inda qabrihi el fi’l
Wa Allah a’lam !
Waffaqaka Allah li kulli kheir !
Sinon, je ne suis pas avare des analyses intéressantes, mais je ne sais pas si cela plaira à tout le monde !
[1]Voir : majmû’ el fatâwa (1/126-135, 150-163, et 24/341).
[2]Voir : ighâthat e-lahfân (1/62).
[3]Voir : majmû’ el fatâwa (1/134-135).
Concernant le ghâib, ibn Taïmiya explique que le demandeur peut lui demander une chose de loin en croyant qu’il entend même en étant absent, alors que Seul Allah entend toutes les voix, donc il conteste un droit exclusif d’Allah.[1] Il peut croire également qu’il connait les mystères de l’inconnu, alors que c’est également un droit exclusif d’Allah.
C'est même la raison pour laquelle ibn Taïmiya différencie entre s'adresser à un mort devant sa tombe en pensant qu'il entend et s'adresser à lui de loin, ce qui est une forme de shirk akbar, comme je l'ai expliqué...
Wa Allah a’lam !
[1]E-radd ‘alâ el Akhnâî(p. 211).
C'est justement le but de notre demonstration ici,
Sinon, pour les paroles d'Ali Al Khudeyr, elles vont tout bonnement à l'encontre de deux consensus, qui accorde la foi au nouveau converti et au bédouin qui vit loin des villes, comme je l'ai expliqué,
et de cette façon, on distingue entre el iman el mujmal qui est dans les deux premiers cas et quand on entre dans l'Islam et el iman el mufassar qui est réclamée pour istimrâriya el imân, il faut distinguer ces nuances, mais même là, la chose est relative, comme le démontre ibn Taïmiya...
Voici la suite de ma démonstration, il s'agit du passage qui vient juste avant celui que je t'ai donné, et que voici :
« Quant à ces ignorants, comparables aux païens et aux chrétiens, ils s’inspirent de hadîthfaibles ou inventés, de citations de savants qui ne font pas autorités, ou qui leur sont mensongèrement imputées, ou tout simplement qui sont des erreurs de leur part…
Je ne connais personne ayant rapporté une annale d’un savant de référence autorisant d’invoquer une créature. Certes, certains dévots comme le poète Sheïkh Yahyâ e-Sarsarî[1] et Sheïkh Mohammed ibn e-Nu’mân,[2]auteur de kitâb el mustaghîth bi e-Nabî fî el yaqazha wa el manâm, en vantent les vertus dans leurs ouvrages.
Certes, ces gens-là sont des pieux et des religieux, mais ils n’ont aucun lien avec les savants qui sont à même de pénétrer les intentions du Législateur. C’est de ces derniers que l’on prend les enseignements de la religion, car experts en Loi (le licite et l’illicite). Quant à ces dévots, ils ne se basent sur aucune preuve textuelle ni même une parole d’un savant de référence. Leurs pratiques sont plutôt à mettre au compte de l’usage. Beaucoup de gens en effet ont pris l’habitude de se tourner vers leurs Sheïkhdans les moments difficiles pour lui solliciter son aide. Je connais personnellement certains Sheïkhconnus pour leur ascétisme et leur piété, s’avancer solennellement vers la tombe d’Abd el Qâdir pour lui implorer le secours. Cette pratique est courante chez beaucoup de gens. Lorsqu’on attira l’attention de certains émérites parmi eux, ils revinrent tout de suite à la raison et comprirent que leur pratique n’avait rien à voir avec l’Islam, mais qu’elle était plus comparable à l’adoration des idoles. »[3]
[1]Poète soufi ultra hanbalite (m. 656 h.).
[2]Maitre soufi ultra malékite (m. 656 h.).
[3]El istighâtha (2/731).
La question que je te pose, est-ce qu'ibn Taïmiya considère que les personnes qu'il cite ne sont pas des musulmans, ou des muwahhid, pour reprendre ton expression qui en réalité veut tout et rien dire...
subhâna Allah ! el insân ‘adûwun lima yajhaluhu…
C’est devenu une habitude chez toi de douter de la compréhension de ton adversaire lorsqu’il te ramène une chose qui est nouvelle pour toi, ou qui ne va pas dans le sens des textes que tu lui ramènes. C’est vraiment prétentieux de ta part ! Aux dernières nouvelles, c’est toi qui avais une compréhension complètement aberrante du kafir asli et du murtadd ! Pourtant, tu disais déjà que je comprenais mal le sujet ! Le texte d’Alî Khudaïr (qui apparemment est l’une de tes références, alors que tu sais très bien ce que les traditionalistes pensent de lui, mais ce n’est pas grave) est intéressant à plus d’un titre, et me renforce encore plus dans mes idées ; et cela, pour les raisons suivantes que je vais résumer en forme de points pour faire plus simple :
1- Alî Khudaïr ne rapporte rien de spécialement nouveau par rapport à Sheïkh Salih Al Sheikh, donc la réponse que j’ai donné plus haut est valable ici.
2- Je rappelle que de dire que cette pratique relève du shirk akbar est à mon avantage, car cela me permet de prouver qu’ibn Hajar el Haïtamî reste musulman, bien qu’il faisait du shirk akbar.
3- Mais, je tiens à rappeler que la question est sujet à divergence, comme le souligne ibn Bâz, donc cela n’a aucune répercussion sur la religion de l’individu, en terme de tafsîq, tabdî’, ou tafsîq !
4- S’il n’y avait que la parole de Bakr Abû Zaïd que nous a ramené Salaf Salih pour appuyer que cette opinion avait une origine, elle serait largement suffisante.
5- Alî Khudaïr ne fait que reprendre certains points de la synthèse des paroles de savants et notamment d’ibn Taïmiya que je t’ai faites, à la différence où moi, je ramène des éléments qu’il ne ramène pas, même s’il pense y avoir répondu en partie. Je ne dirais pas man ya’lam hujja ‘ala man la ya’lam, car ce serait trop prétentieux de ma part, mais je dirais : el muthbit muqaddam ‘ala el manfi ! en voici la démonstration :
6- Alors certes, ibn Taïmiya utilise le terme bid’a pour parler de l’adoration des chrétiens, mais il dit également 4 pages plus loin, que demander à un mort quoi que ce soit, est un moyen (yafdhi) de faire parvenir au shirk (majmû’ el fatâwa 1/354). C’est qui donc qui doit rassembler toutes les paroles d’un savant et ne pas se contenter d’un discours vague ? Ibn Taïmiya établit dans l’un de ses ouvrages qu’il n’est pas pertinent d’interpréter les paroles d’un auteur d’une autre façon que selon ses propres intentions.
7- Une vingtaine de pages plus tôt, il dit que même en considérant que les prophètes sont vivants dans leur tombe, il n’est pas permis de leur demander quoi que ce soit, étant donné qu’aucun des anciens de l’a fait (c’est donc une bid’a), et que c’est un moyen (dhari’a) de faire parvenir au shirk. A l’inverse, quand ils s’étaient vivants, cela n’était pas un moyen (yafdhi) de faire parvenir au shirk (majmû’ el fatâwa 1/330). Ici, il ne dit pas qu’il est un moyen de faire parvenir à un shirk plus grave, sauf si on entend par là que le shirk asghar fait parvenir au shirk akbar, wa Allah a’lam !
8- Dans un autre passage, il dit que les zyarat el bid’iya sont des moyens (asbab) de faire parvenir au shirk (majmû’ el fatâwa 24/342).
9- Dans un autre passage, il dit que de vouloir prier ou invoquer devant une tombe d’un prophète ou d’un wali, etc. min el bida’ el muhdatha, et sont des moyens (asbab) de faire parvenir au shirk, wa dharâi’ el ifk (majmû’ el fatâwa 27/145).
10- Il est vrai qu’il qualifie certains actes de shirk akbar qu’ils sont interdits, (majmû’ el fatâwa 27/67), mais cela ne veut pas dire qu’à chaque fois qu’il utilise le terme « interdit » (lâ yajûz) dans ce sujet, il fait allusion automatiquement au shirk akbar. La preuve :
11- Ailleurs, il dit que devant une tombe, il y a 3 cas de figures : le premier est de demander directement au mort et de solliciter son intercession, là oui, c’est du shirk sarih. Le deuxième, c’est celui dont j’ai parlé plus haut, et qui consiste non pas à demander au mort de faire quelque chose, mais de simplement lui demander d’implorer Dieu en sa faveur, là, il dit que c’est une bid’a, et nous venons de voir ce qu’il peut entendre par bid’a. Ensuite, il ramène certains pratiques interdites, dans le but (avec tous les détails qui vont avec) de hasm mâddat e-shirk, et tahqîq e-tawhîd. Ensuite, il dit que l’istighâtha bi el maïyit awa ghâib min a’zham e-shirk, wa huwa mi shirk e-nasara, comme je l’ai expliqué dans ma synthèse, et cela, ne va nullement à l’encontre des paroles d’Alî Khudaïr li man tadabbar. Le dernier cas de figure, c’est du’a bi jâ e-nabi, soit le tawassul el bid’i, qui est différent du premier, soit talab e-shafa’a à la manière des chrétiens, wa Allah a’lam ! (majmû’ el fatâwa 27/67-87).
12- Il est vrai que quelques pages plus loin, il dit que demander à un autre qu’Allah est une bid’a qui ressemble à la religion des païens et des chrétiens, mais cela peut renvoyer à plusieurs sens. (majmû’ el fatâwa 27/90). Soit aux trois cas de figures qui ont des statuts différents (le premier étant du shirk akbar et les deux autres du shirk asghar, même si tous les trois sont des bid’a, fatanabba’), soit il fait allusion uniquement au deuxième, et qui est du shirk akbar. ce n’est pas parce que dans certains cas, il renvoie à du shirk akbar, que cela soit vrai dans tous les cas.
13- Mais tu me diras, il dit que ces pratiques ressemblent à la religion des chrétiens, et que donc, il parle forcément du shirk akbar. ce à quoi je te réponds : tout ce qui ressemble aux chrétiens n’est pas forcément du shirk akbar, ou quand bien même, c’était le cas, leur auteur ne sont pas forcément des mushrikins comme en témoigne le texte d’el istighâtha que je t’ai donné, et les prochaines explications de ma démonstration in sha Allah ! La preuve c’est qu’il ramène ensuite des exemples de pratiques qui ressemblent aux païens et aux chrétiens, mais, bien qu’elles soient « interdites » ne sont pas du shirk akbar, wa Allah a’lam ! (majmû’ el fatâwa 27/94).
14- Certes, ibn Taïmiya dit que la shafâ’a est une forme de du’a, mais il explique aussi que c’est une forme de du’a spéciale qui a ses conditions et ses propres caractéristiques, comme nous l’avons démontré plus haut. (majmû’ el fatâwa 1/24-35).
15- Il est vrai que dans un passage dans lequel il parle longuement de la shafâ’a, et des formes de du’a auprès des tombes, il dit que ce sont des innovations interdites, et dont certaines sont du shirk akbar. il parle aussi des moyens menant au shirk, il dit que c’est soit min jisn e-shirk, soit min asbab e-shirk, et donne l’exemple notamment de la construction sur les tombes. Il semble qu’il ne fait pas la différence entre la shafâ’a et la simple demande de du’a. (majmû’ el fatâwa 1/55-65). Mais en réalité, ce passage n’est pas clair, car il peut faire allusion, comme nous l’avons vu, pour la demande de du’a au fait de la demander avec le cœur vacillant entre la crainte et l’espoir. L’amour, l’espoir et la crainte sont les trois éléments qui constituent les piliers de l’adoration ; les orienter à un autre qu’Allah est une forme d’association, wa Allah a’lam !
16- Sinon, les autres passages que ramène Alî Khudaïr d’ibn Taïmiya ne s’opposent nullement à ma synthèse, bien au contraire. ils sont même un argument contre lui, étant donné que la forme de shafa’a ou de wasita qu’il explique relève du shirk akbar à l’unanimité des savants, wa bi Allah e-tawfiq ! Elle n’a rien à voir avec notre question, contrairement aux revendications d’Alî Khudaïr.
17- Ensuite, quand Alî Khudaïr ramène des paroles d’Abd e-Latif et de son élève ibn Sahman, cela ne va pas à l’encontre de ma synthèse, et cela pour les raisons suivantes :
18- J’ai évoqué qu’il y avait une divergence entre les savants sur le sujet, bien que j’ai essayé de combiner entre leurs paroles.
19- Qu’entends ibn Sahman par wasita, c’est là tout le problème, nous l’avons expliqué, et cela ne va nullement à l’encontre de notre synthèse.
20- Sinon, il ramène une parole d’Abd e-Latif qui reproche à ibn Jarsis de dire qu’il n’est nullement interdit de demander à un mort, ce qui n’est pas notre cas. Donc, sa parole ne s’adresse pas à nous !
21- L’ijma’ que ramène Abd e-Latif ne nous concerne pas nous plus, car les exemples qu’il rapporte ne sortent pas de ma synthèse…
22- J’ai aussi expliqué ce qu’entend ibn Taïmiya par shafa’a, donc cela ne pose aucun problème !
23- Pour la parole d’ibn el Qayïm, elle ne sort pas non plus de ma synthèse, je t’invite à la relire, wa Allah el musta’en !
e-Sahsawânî est effectivement l'auteur de ces paroles dans siyana el insân (p. 366), mais ce même e-Sahsawânî donne des exemples qui ne concernent pas notre question.
qu'on en juge : "Yâ rasûla Allah ikshaf 'annî e-sû aw ashfi marîdhî !
Il va sans dire qu'après la mort du Prophète, ce genre de du'a relève du shirk akbar,
on peut toujours avancer qu'un médecin par exemple est à même de soigner un malade, ce à quoi nous répondons que, contrairement aux humains, Allah n'a pas besoin de passer par des moyens matériels pour guérir quelqu'un, c'est donc une particularité qui lui est propre,
ainsi, quand on demande à un mort de faire quelque chose sans passer par des moyens matériels, cela revient à lui attribuer une particularité qui est propre à Dieu, ce qui relève, comme nous l'avons vu, du shirk akbar
c'est pourquoi, l'expression d'ibn Taïmiya que nous avons vu est très précise,
il dit :
min e-du’a el bid’i an la tad’u el maïyit wa la tatlub minhu ‘inda qabrihi el fi’l, wa lakin tatlub an yad’uwa laka kama taqul li el hayyi ud’u li !
elle consiste non pas à demander au mort de faire quelque chose comme le réclame la définition de Sahsawânî , mais de simplement lui demander d’implorer Dieu en sa faveur, nuance,
wa Allah a'lam !
heikh el 'uthaimin ramène un critère important pour définir à quel moment l'invocation devient du shirk akbar,
il dit que demander à un vivant une chose qu'il est matériellement possible de faire, comme donner à boire ou à manger est autorisé
mais le demander à un mort ou un absent, cela revient à lui attribuer des pouvoirs dans la rububiya étant donné qu'il n'est matériellement pas capable de le faire, cela devient donc du shirk akbar ! el usul e-tuhlâtha p. 51
Sahsawânî dit exactement la même chose dans siyanat el insân p. 206, 223, 237
dans ce même livre, il rejoint ibn Taïmiya sur le fait que la pratique dont nous parlons est une bid'a p. 360, avec l'interprétation bien sûr que les uns et les autres peuvent lui donner
wa Allah a'lam !
Abd e-Latif ramène un autre dhabit dont j'ai parlé plus haut et qui est de demander à un mort d'invoquer pour soi, avec kamal e-dhull et kamal el mahabba, ou raghba wa rahba !
wa Allah a'lam !
Alors certes, ibn Taïmiya utilise le terme bid’a pour parler de l’adoration des chrétiens, mais il dit également 4 pages plus loin, que demander à un mort quoi que ce soit, est un moyen (yafdhi) de faire parvenir au shirk (majmû’ el fatâwa 1/354). C’est qui donc qui doit rassembler toutes les paroles d’un savant et ne pas se contenter d’un discours vague ? Ibn Taïmiya établit dans l’un de ses ouvrages qu’il n’est pas pertinent d’interpréter les paroles d’un auteur d’une autre façon que selon ses propres intentions.
7- Une vingtaine de pages plus tôt, il dit que même en considérant que les prophètes sont vivants dans leur tombe, il n’est pas permis de leur demander quoi que ce soit, étant donné qu’aucun des anciens de l’a fait (c’est donc une bid’a), et que c’est un moyen (dhari’a) de faire parvenir au shirk. A l’inverse, quand ils s’étaient vivants, cela n’était pas un moyen (yafdhi) de faire parvenir au shirk (majmû’ el fatâwa 1/330). Ici, il ne dit pas qu’il est un moyen de faire parvenir à un shirk plus grave, sauf si on entend par là que le shirk asghar fait parvenir au shirk akbar, wa Allah a’lam !
8- Dans un autre passage, il dit que les zyarat el bid’iya sont des moyens (asbab) de faire parvenir au shirk (majmû’ el fatâwa 24/342).
9- Dans un autre passage, il dit que de vouloir prier ou invoquer devant une tombe d’un prophète ou d’un wali, etc. min el bida’ el muhdatha, et sont des moyens (asbab) de faire parvenir au shirk, wa dharâi’ el ifk (majmû’ el fatâwa 27/145).
10- Il est vrai qu’il qualifie certains actes de shirk akbar qu’ils sont interdits, (majmû’ el fatâwa 27/67), mais cela ne veut pas dire qu’à chaque fois qu’il utilise le terme « interdit » (lâ yajûz) dans ce sujet, il fait allusion automatiquement au shirk akbar. La preuve :
11- Ailleurs, il dit que devant une tombe, il y a 3 cas de figures : le premier est de demander directement au mort et de solliciter son intercession, là oui, c’est du shirk sarih. Le deuxième, c’est celui dont j’ai parlé plus haut, et qui consiste non pas à demander au mort de faire quelque chose, mais de simplement lui demander d’implorer Dieu en sa faveur, là, il dit que c’est une bid’a, et nous venons de voir ce qu’il peut entendre par bid’a. Ensuite, il ramène certains pratiques interdites, dans le but (avec tous les détails qui vont avec) de hasm mâddat e-shirk, et tahqîq e-tawhîd. Ensuite, il dit que l’istighâtha bi el maïyit awa ghâib min a’zham e-shirk, wa huwa mi shirk e-nasara, comme je l’ai expliqué dans ma synthèse, et cela, ne va nullement à l’encontre des paroles d’Alî Khudaïr li man tadabbar. Le dernier cas de figure, c’est du’a bi jâ e-nabi, soit le tawassul el bid’i, qui est différent du premier, soit talab e-shafa’a à la manière des chrétiens, wa Allah a’lam ! (majmû’ el fatâwa 27/67-87).
12- Il est vrai que quelques pages plus loin, il dit que demander à un autre qu’Allah est une bid’a qui ressemble à la religion des païens et des chrétiens, mais cela peut renvoyer à plusieurs sens. (majmû’ el fatâwa 27/90). Soit aux trois cas de figures qui ont des statuts différents (le premier étant du shirk akbar et les deux autres du shirk asghar, même si tous les trois sont des bid’a, fatanabba’), soit il fait allusion uniquement au deuxième, et qui est du shirk akbar. ce n’est pas parce que dans certains cas, il renvoie à du shirk akbar, que cela soit vrai dans tous les cas.
13- Mais tu me diras, il dit que ces pratiques ressemblent à la religion des chrétiens, et que donc, il parle forcément du shirk akbar. ce à quoi je te réponds : tout ce qui ressemble aux chrétiens n’est pas forcément du shirk akbar, ou quand bien même, c’était le cas, leur auteur ne sont pas forcément des mushrikins comme en témoigne le texte d’el istighâtha que je t’ai donné, et les prochaines explications de ma démonstration in sha Allah ! La preuve c’est qu’il ramène ensuite des exemples de pratiques qui ressemblent aux païens et aux chrétiens, mais, bien qu’elles soient « interdites » ne sont pas du shirk akbar, wa Allah a’lam ! (majmû’ el fatâwa 27/94).
14- Certes, ibn Taïmiya dit que la shafâ’a est une forme de du’a, mais il explique aussi que c’est une forme de du’a spéciale qui a ses conditions et ses propres caractéristiques, comme nous l’avons démontré plus haut. (majmû’ el fatâwa 1/24-35).
15- Il est vrai que dans un passage dans lequel il parle longuement de la shafâ’a, et des formes de du’a auprès des tombes, il dit que ce sont des innovations interdites, et dont certaines sont du shirk akbar. il parle aussi des moyens menant au shirk, il dit que c’est soit min jisn e-shirk, soit min asbab e-shirk, et donne l’exemple notamment de la construction sur les tombes. Il semble qu’il ne fait pas la différence entre la shafâ’a et la simple demande de du’a. (majmû’ el fatâwa 1/55-65). Mais en réalité, ce passage n’est pas clair, car il peut faire allusion, comme nous l’avons vu, pour la demande de du’a au fait de la demander avec le cœur vacillant entre la crainte et l’espoir. L’amour, l’espoir et la crainte sont les trois éléments qui constituent les piliers de l’adoration ; les orienter à un autre qu’Allah est une forme d’association, wa Allah a’lam !
Sinon, j'ai remarqué qu'il arrive souvent à ibn Taïmiya de citer ensemble des éléments qui n'ont pas le même statut, ou qui ont le même statut mais dont les cas de figures sont multiples, ils ont le même statut uniquement dans la situation où on combine les cas de figure
le cas échéant, si demander à un mort à deux statuts : shirk akbar shirk asghar et demander à un absent à un statut shirk akbar,
leur combinaison portera sur un seul statut : shirk akbar,
ou sur les deux statuts min bab e-taghlib comme quand tu dis el qamarayin pour le soleil et la lune, el aswadain pour l'eau et les dattes, et el 'omarain pour Abou Bakr et 'Omar,
mais tu me diras, ce ne sont que des suppositions, alors je dis Allah a'lam, bien que idha ta'addada el ihtimalat batala el istidlal,
wa Allah a'lam !
Je voudrais souligner une dernière chose qui peut être en ta faveur,
il est possible qu'ibn Taïmiya utilise le terme bid'a min bab e-da'wa, et qu'il pense que c'est du shirk akbar,
mais il n'en demeure pas moins que plusieurs auteurs en ont compris que c'est du shirk asghar, dont ceux que je t'ai cité, et j'ajoute ici el Âlousi, wa Allah a'lam !
De deux choses l'une, en essayant de rester honnête, mais je ne fais que me répéter en réalité :
soit pour le cas que tu ramènes des paroles d’ibn taimiya sur l’adoration des chrétiens, et dont je parle dans ma synthèse, il s’agit du troisième cas de figure que je remets ici :
Croire qu’il faut passer obligatoirement par un intermédiaire ou un intercesseur pour invoquer Dieu, à la manière des chrétiens et des païens arabes ; cette pratique relève du shikr akbar mukhrij min el milla. LAllah () révèle : nous les adorons uniquement pour qu’ils nous rapprochent d’Allah davantage ; Ils disent : ceux-là sont nos intercesseurs auprès d’Allah.
soit dans ce contexte, il parle de demander à un mort avec la sura shrikiya et que je te remets ici :
Il est vrai qu’aux yeux de ‘Abd e-Rahmân ibn Hasan et son fils ‘Abd e-Latîf, dans leur réfutation respective à Dâwûd ibn Jarsîs, le dernier cas de figure entre dans le shirk akbar. Cependant, c’est uniquement dans la situation où on prend l’occupant de la tombe comme un intermédiaire ou un intercesseur pour invoquer Dieu, comme le souligne Bakr Abû Zaïd. Nous en revenons donc au troisième cas de figure. Or, il est possible que le quatrième cas de figure passe du shirk asghar au shirk akbar dans la situation où le demandeur repose ses espoirs et ses peurs sur le mort. C’est de cette façon qu’il est possible de conjuguer avec certains passages d’ibn Taïmiya laissant entendre que le quatrième cas de figure relève non du shirk asghar, mais du shirk akbar. C’est peut-être également de cette façon qu’il faut comprendre les paroles d’ibn Qaïyim qui donnent de façon catégorique le statut de shirk akbar au dernier cas de figure, wa Allah a’lam !
donc cela ne sort pas des 3 premiers cas de figures,
mais cela ne veut pas dire qu'ailleurs, il ne fait pas allusion au dernier cas de figure,
en sachant que Sahsawânî lui-même est d'accord avec ibn Taïmiya sur ce dernier point,
wa Allah a'lam !
ils font du shirk akbar non pas parce qu'ils se rendent devant la tombe de Marie pour lui demander d'implorer Dieu, mais car ils sont convaincus que la wasita est le seul moyen de parvenir à Dieu qu'ils comparent ainsi aux rois terriens,
cela veut dire que les chrétiens ne font pas que du shirk akbar, ils peuvent faire du shirk asghar, comme ils peuvent faire des du'as mashru'a, wa Allah a'lam !
c'est pourquoi, pour répondre à ta question précédente, la shafa'a n'est pas du shirk akbar, car on demande au Prophète d'invoquer Dieu pour l'au-delà, en voulant dire que pour les choses de ce bas-monde, ce ne serait pas du shirk akbar, non,
mais car c'est contester à Dieu un droit qui lui appartient et qui est de choisir qui il veut parmi ses créatures pour intercéder auprès de Lui sans que personne ne le lui impose...
Mohammed Ahmed 'abd e-Salam e-Shuqaïri est l'auteur d'un livre ayant pour titre el qawl el jali fî hukm e-tawassul bi e-nabi
ayant eu 2 récensions, celle de Sheikh Isma'il el Ansari,
et celle du D. Yusaf ibn Mohammed e-Sa'id qui est ustadh musharik à jami'a mohammed ibn Saoud.
Il dit en résumé que le tawassul se répartie en 5 catégories :
1- Le tawassul shar’i que tout le monde connait.
2- Le tawassul du du’a e-nabi au cours de sa vie.
3- Le tawassul bi haqq ou ja e-nabi ou du wali, celle-ci est interdite à l’unanimité des savants
4- Demander au mort ud’u Allah li, celui-ci est une bid’a muharrama.
5- El istighâtha bi el mayit, qui est du shirk et du kufr bi Allah !
C'est simple, comme le dit sheikh el islam ibn Taïmiya, c'est que ceux qui croient qu'il peut entendre ont une shubha qawiya, car les prophètes sont vivants dans leur tombe, et qu'en temps normal, il est possible d'entendre de près, tandis que ceux qui prétendent que le mort entend de loin n'ont aucune circonstance atténuante, ils croient forcément qu'il a des pouvoirs invicibles,
ainsi, il n'y a pas de contradictions dans les paroles de sheikh el 'uthaimin !
wa Allah a'lam !
...
non, ce n'est pas forcément une demande d'aide, dans qa'ida jalila fi e-tawassul wa el wasila p. 63, ibn Taïmiya dit :
wa qasduhu an untafi' dhalika el ma'mûr bi e-du'a, car les anges notamment disent wa laka mithulu, c'est une façon aussi d'imiter le prophète qui selon un hadith, certes dha'if marfu'an, il demande à 'omar de ne pas l'oublier dans ses du'as en voyage, il dit que dans le cas du vivant, si son intention est simplement une demande d'aide, alors là oui, il n'est pas conforme à la voie du Prophète, c'est même makru' dans le cas du vivant, conformément au hadith des soixante dix milles qui entrent au Paradis...
wa Allah a'lam !
...
inon, il faut distinguer entre l'isti'ana et l'istighatha, même si les deux sont interdits en direction du mort,
mais l'isti'ana dont il est question est comme le souligne ibn Taïmiya qui distingue entre, comme nous l'avons vu :
e-du’a el bid’i an la tad’u el maïyit wa la tatlub minhu ‘inda qabrihi el fi’l, wa lakin tatlub an yad’uwa laka kama taqul li el hayyi ud’u li
Je te disais notamment :
Sinon, e-Sahsawânî est effectivement l'auteur de ces paroles dans siyana el insân (p. 366), mais ce même e-Sahsawânî donne des exemples qui ne concernent pas notre question.
qu'on en juge : "Yâ rasûla Allah ikshaf 'annî e-sû aw ashfi marîdhî !
Il va sans dire qu'après la mort du Prophète, ce genre de du'a relève du shirk akbar,
on peut toujours avancer qu'un médecin par exemple est à même de soigner un malade, ce à quoi nous répondons que, contrairement aux humains, Allah n'a pas besoin de passer par des moyens matériels pour guérir quelqu'un, c'est donc une particularité qui lui est propre,
ainsi, quand on demande à un mort de faire quelque chose sans passer par des moyens matériels, cela revient à lui attribuer une particularité qui est propre à Dieu, ce qui relève, comme nous l'avons vu, du shirk akbar
c'est pourquoi, l'expression d'ibn Taïmiya que nous avons vu est très précise,
il dit :
min e-du’a el bid’i an la tad’u el maïyit wa la tatlub minhu ‘inda qabrihi el fi’l, wa lakin tatlub an yad’uwa laka kama taqul li el hayyi ud’u li !
elle consiste non pas à demander au mort de faire quelque chose comme le réclame la définition de Sahsawânî , mais de simplement lui demander d’implorer Dieu en sa faveur, nuance,
en sachant que ce même Sahsawânî, comme nous l'avons vu, rejoint ibn Taïmiya sur la question qui nous concerne
wa Allah a'lam !
...
pour le passage que tu ne comprends pas, il s'agit de la shafa'a, si elle est du shirk akbar, ce n'est pas parce que tu demandes à un mort d'implorer pour toi en vue d'obtenir un bienfait dans l'au-delà, mais parce que le demandeur s'arroge le droit de passer par un intercesseur sans l'autorisation préalable d'Allah, comme on fait sur terre avec les rois, c'est argument est valable pour le shirk des païens arabes et des chrétiens...
Demander au mort qu'il invoque Allah pour soit c'est du shirk akbar que ce soit prés ou loin de la tombe, et pour ce qui argumentent avec une parole du sheikh ibn taymia dans laquelle il dit que c'est une bid'a, sachez que la bid'a dont il est question c'est la bid'a shirkia comme l'ont expliqué tes savants zentici.
al fawzan considére aussi comme salah al cheikh le mot bid'a employé par ibn taymya comme bid'a chirkia voici la réponseنص السؤال يقول : فضيلة الشيخ وفقكم الله ذكر شيخ الإسلام ابن تيمية رحمه الله كما في مجموع الفتاوى بأن طلب الميت بأن يدعو لك أي يدعو الله لك أن ذلك من البدع ؟ فهل هي نفس المسألة التي نبه عليها فضيلتكم في أول الدرس ؟
la question suivante est posé au cheikh fawzan:cheikh ibn tamia rapporte rahimahouAllah dans son majmu' al fatawa que la demande au mort pour soit ou lui demander qu'il invoque Allah pour soit c'est une bid'a?
le cheikh en effet c'est une bid'a mais qu'elle est chirkyahttp://www.alfawzan.ws/node/10322
Ensuite dans le texte suivant ibn baz explique que c'est du shirk akar aussi selon ibn taymya.
فرغت لكم كلام الشيخ في هذه المسألة ولمن أراد الرجوع للمصدريجده في شرح الشيخ رحمه الله لكشف الشبهات ، إصدار تسجيلاتالبردين الشريط الثاني الوجه الأول ، وقد نقلته بحروفه والحمد لله ربالعالمين :السائل : أحسن الله إليك يا شيخ من جاء إلى قبر وطلب منه أن يدعوله عند الله ؟الشيخ : كذلك لا يملك ، إذا قال له اشفع لي أو ادع لي شرك علىالصحيح ، ما في شك لأنه لا يملك ذلك .السائل: أحسن الله عملك إذا قال للقبرالشيخ مداخلا : ادع الله له او اشفع ليالسائل : ادع لي ، ادع لي عند اللهالشيخ : ما يجوز ، هذا من الشرك شرك أكبر لأنه طلب منه ما لا يقدر عليه انتهى أمره .السائل : زعم بعض الناس إن هذا قول ابن تيمية صحيح هذا يا شيخ.الشيخ : نعم هذا هو ، مثل ما صرح ابن تيميةالسائل مستفسرا من جواب الشيخ : سمالشيخ : صرح ابن تيمية أنه شرك أكبر .
L'ancien moufty saoudien ibrahim al sheikh explique que c'est du shirk akbar de faire ce genre de demande au mort
قال سماحة المفتي الشيخ : محمد بن إبراهيم رحمه الله :وجائز في الآخرة أن تأتي عند رجل صالح حي يجالسك ويسمع كلامك قادر على الكلام وتقول ادع الله لي لأنه متمكن وكذلك الأنبياء مع الناس يوم القيامة متمكنون أن يسألوا الله ويدعوه كما كان أصحاب رسول الله صلى الله عليه وسلم يسألونه ذلك في حياته كما قالت أم أنس " يا رسول الله خويدمك أنس ادع اللله له وكما قال عكاشة بن محصن : ادع الله أن يجعلني منهم وأما بعد موته فحاشا وكلا أنهم سألوه ذلك عند قبره بل جاءتهم الكروب ولم يأت أحد زمن الحرة ولا غيرها بل يعدونه منأعظم المنكرات فإن هذا هو الشرك الأكبرولعلمهم أن ذلك مختص في حياته وأنه انقطع بعد مماته فلا يستغيثونه ولا يسألونه أن يدعو الله لهم أو يدعو له . Ibn baz explique encore que c'est du shirk akbarسماحة الشيخ ابن باز رحمه الله في كلام ماتع جميل له في تعليقهعلى كشف الشبهات (الوجه الثاني من الشريط الأول) .
وأيضا بعد كلام الشيخ تردد نفس السؤال وسأنقله لكم بحروفه سائلاالمولى عز وجل أن يفقهنا في دينه وأن ينفعنا بما نكتب وأن يرحمسماحة الشيخ رحمة واسعه ويجزل له المثوبة على ما قدم للأمة منخير وعلم وبذل لنفسه وماله فجزاه الله خيرا وأعلى منزلته .
السائل : أحسن الله عملكم يا شيخ ، كثير من الطلبة يا شيخ يفهم من الشرك أنه طلب قضاء الحاجة من الأموات ، يقول إذا طلب منه الشفاعة أنه يطلب له الدعاء ، الميت يطلب له الدعاء يعني يدعو له يقول هذا ما هو من الشرك الأكبر لكن يكون بدعة .الشيخ رحمه الله : لا من الشرك الأكبرالسائل : هذا منتشر ، الفهم هذاالشيخ رحمه الله : ما يستطيعون يدعو لك ولا يشفعو لك كلهم مرتهنونبأعمالهم ، الدعاء الشفاعة في حياته ولهذا لما استسقى عمر الصحابةمااستسقوا بالنبي ، ليشفع لهم استسقوا بالعباس وبيزيد بن الأسودوبالدعاء ، لو كان هذا نافع وشرعي استسقوا بالنبي وقالوا ادعو له يارسول الله وهو في قبره .ا.هـ
Sheikh rajihi explique que demander un dou'a au mort devant la tombe c'est du shirk akbar , j'ai l'audio pour ceux que ça interesse!وممن ذكر الخلاف في هذه المسألة ورجح أن هذه الصورة من الشرك الأكبر الشيخ عبدالعزيز الراجحي (حفظه الله) (شرح أصول السنة لابن أبي زمنين، ش 12 د 73).
salah al sheikh explique dans les paroles suivantes que pour ibn taymia lorsqu'il emploi le mot bid'a dans ce contexte c'est pour parler de la bid'a shirkia, ainsi il rejoint fawzan, ibn baz etc....
يقول الشيخ صالح بن عبد العزيز آل الشيخ في شرح كتاب التوحيدوالشفاعة هي الدعاء، وطلب الشفاعة هو طلب، فإذا قال قائل: استشفع برسول الله، كأنه قال: أطلب من الرسول -صلى الله عليه وسلم- أن يدعو لي عند الله، فالشفاعة طلب؛ ولهذا من استشفع فقد طلب الشفاعة، فالشفاعة دعاء؛ وهي طلب الدعاء أيضا.فلهذا صار كل دليل تقدم لنا؛ وكل دليل في الكتاب؛ أو في السنة فيه إبطال أن يُدْعَى مع الله -جل وعلا- إله آخر يصلح أن يكون دليلا للشفاعة يعني: لإبطال الاستشفاع بالموتى، وبالذين غابوا عن دار التكليف؛ لأن حقيقة الشافع أنه طالب؛ ولأن حقيقة المستشفع أنه طالب، فالشافع في ظن المستشفع يدعو، والمستشفع يدعو من أراد منه الشفاعة.يعني: إذا أتى آت إلى قبر النبي أو قبر ولي أو نحو ذلك فقال: أستشفع بك، أو أسألك الشفاعة، يعني: طلب منه ودعاه أن يدعو له، فلهذا صار صرفها، أو صار التوجه بها إلى غير الله -جل وعلا- شركا أكبر؛ لأنها في الحقيقة دعوة لغير الله؛ لأنها في الحقيقة سؤال من هذا الميت سؤال وتوجه بالطلب والدعاء من غير الله -جل وعلا- فيتوجه إلى غير الله في السؤال والطلب والدعاء.ما قال الشيخ صالح مشكل في الحقيقة فكيف يجعل مجرد التوجه والدعوة من غير الله شركا أكبر؟!ولازم هذا القول تكفير علماء أهل السنة المعتبرين مثل ابن قدامة والنووي وكمال الدين ابن همام وغيرهم فإنهم استحسنوا أن يأتي آت إلى قبر النبي صلى الله عليه وسلم ويقول له إني أستشفع بك إلى ربي أو إني أطلب منك الشفاعة أو نحو ذلك وأنا أعرف أن لازم المذهب ليس بمذهب ولكن يلزم ذلك على الأقل نسبة الكفر والشرك إلى هؤلاء العلماء أليس كذلك؟ ولذلك لا أفهم ولا أقبل كون مجرد التوجه والدعوة من غير الله شركا ما دام المتوجه لا يطلب ما يختص بالله أو يدعو بدعاء العبادة وبالتضرع والتذلل. هذا هو فهمي حصلت عليه بعد قراءة جملة أقوال العلماء.أفيدونا بارك الله فيكم! ويقول الشيخ صالح آل الشيخ في شرح القواعد الأربعة :وإنما تطلب الشفاعة من الله – جل وعلا - ، لا من المخلوق ؛ لأن الشفاعة طلب الدعاء ؛ فإذا قال : استشفع يعني : أطلب منك الدعاء ، وأطلب منك رفع حاجتي ، وإذا رجع أمر الشفاعة إلى الطلب ، صارت الشفاعة من أنواع الدعاء ، فيكون طلبها من غير الله شركًا أكبر .ولهذا نقول : إن طلب الشفاعة من غير الله فيما لا يقدر عليه إلا الله من الأموات ونحو ذلك شرك أكبر ؛ لأنها دعاء ، والدعاء يجب أن يكون مخلصًا فيه لله - جل وعلا - . ويقول في شرح كشف الشبهات :قال- أي شيخ الإسلام محمد ابن عبد الوهاب - (فإن قال- أي المشرك-: النبي أُعطي الشفاعة وأنا أطلبه مما أعطاه الله تعالى.)فالجواب: أن الله أعطاه الشفاعة ونهاك عن هذا- يعني نهاك عن طلب الشفاعة -فقال سبحانه ﴿وَأَنَّ الْمَسَاجِدَ لِلَّهِ فَلا تَدْعُوا مَعَ اللَّهِ أَحَدًا﴾[الجن: 18]، فإذا كنت تدعو الله أن يشفّع نبيّه فيك فأطعه في قوله: ﴿فَلاَ تَدْعُوا مَعَ اللَّهِ أَحَدًا﴾)وهذا دليل وبرهان سديد للغاية.كما ذكرت لك أن الشفاعة طلب والشفاعة هي الدعاء، فإذا طلب أحد من النبي وهو في البرزخ -مع حياته الكاملة عليه الصلاة والسلام أكمل من حياة الشهداء عليه الصلاة والسلام- إذا طُلب منه أن يشفع، فهذا الطالب سأله والسؤال دعاء، فحقيقة طلب الشفاعة أنها دعوة الميت -سؤال الميت-، سؤال النبي عليه الصلاة والسلام في قبره وهو في الرفيق الأعلى عليه الصلاة والسلام، سؤاله ودعاؤه وقد طلب منه، فإذا قال القائل: يا محمد، يا رسول الله اشفع لي. فقد دعاه وطلب منه، إذا قال: يا محمد، يا رسول الله اسأل الله لي. فقد سأله وطلب منه عليه الصلاة والسلام، وهذا طلب الدعاء ممن ليس في الحياة الدنيا ممن هو عند الله جل وعلا، والله سبحانه نهانا أن ندعوا أحدا غيرَه فقال جل وعلا (وَأَنَّ الْمَسَاجِدَ لِلَّهِ فَلا تَدْعُوا مَعَ اللَّهِ أَحَدًا)، وقوله (فَلا تَدْعُوا) هذا نهي، نهانا عن الدعاء.ومن المعلوم المتقرر في الأصول أنَّ الفعل المضارع لاشتماله على مصدر ينزل منزلة النكرة في سياق النهي أو النفي فتعم أنواع الدعاء، (فَلا تَدْعُوا) هذا يعم جميع أنواع الدعاء؛ لا يدعى مع الله أحدا؛ دعاء استغاثة، دعاء استعانة، دعاء استسقاء، دعاء شفاعة، دعاء نذر إلى آخره، فجميع هذه الأنواع داخلة في النهي في قوله جل وعلا (فَلا تَدْعُوا) دعاء العبادة ودعاء المسألة، وكذلك دلّت الآية على عموم آخر وهو قوله جل وعلا (فَلا تَدْعُوا مَعَ اللَّهِ أَحَدًا)؛ لأن (أَحَدًا) نكرة جاءت في سياق النهي فدلت على عموم كلِّ أحد، فالملائكة لا يدعون والأنبياء والرسل عليهم صلوات الله وسلامه لا يُدعون، وكذلك الصالحون ممن انتقلوا عن الدنيا لا يُدعون، والأولياء الأموات لا يُدعون، والشهداء شهداء المعركة لا يُدعون أيضا.__________________
قال الشيخ صالح آل الشيخ في شرح كتاب التوحيد "مسألة الشفاعة من المسائل التي تخفى على كثيرين؛ ولهذا وقع بعض أهل العلم في أغلاط من جهة طلب الشفاعة من النبي -عليه الصلاة والسلام- فأوردوا قصصا في كتبهم فيها استشفاع بالنبي -عليه الصلاة والسلام- دون إنكار، كما فعل النووي وكما فعل ابن قدامة في المغني ونحو ذلك، وهذا لا يعد خلافا في المسألة؛ لأن هذا الخلاف راجع إلى عدم فهم حقيقة هذا الأمر.ومسألة الشفاعة مسألة فيها خفاء؛ ولهذا يقول أهل العلم من أئمة الدعوة -رحمهم الله-: إقامة الحجة في مسائل التوحيد تختلف بحسب قوة الشبهة، فأقل الشبهات ورودا، وأيسر الحجج قدوما على المخالف فيما يتعلق بأصل دعوة غير الله معه، وبالاستغاثة بغير الله، وفي الذبح لغير الله، ونحو ذلك.ومن أكثرها اشتباها إلا على المحقق من أهل العلم مسألة الشفاعة ولهذا الشيخ -رحمه الله- أتى بهذا الباب، وقال: باب الشفاعة، وبيَّن لك بما ساق من الأدلة من الكتاب والسنة أن الشفاعة لا تصح إلا بشروط، الشفاعة التي تنفع فإنها لا تصح إلا بشروط، وكذلك هناك شفاعة منفية ليست كل شفاعة تقبل، وإنما هناك شفاعة تُقبل، وهناك شفاعة تُرد، تُقبل بشروط وتُرد أيضا بأوصاف. "أهـ
Le sheikh abdelah al ghunaymane explique que la parole d'ibn taymia est falsifié et qu'elle n'est pas d'ibn taymia!!!!!!
في درس أمس: شرح العقيدة القيروانية:سئل الشيخ العلامة المحقّق عبدالله الغنيمان حفظه اللهعن حكم طلب الدعاء من صاحب القبر ؟!وهل يفرق بينه وبين دعاء صاحب القبر ؟!فأجاب بجواب خلاصتُه :- هم يعتمدون على كلام لشيخ الإسلام في آخر كتابه (قاعدة في التوسل والوسيلة) ..- وهذا الكلام ليس من كلام شيخ الإسلام رحمه الله ؛ بل هو مكذوب عليه ..- وقد ذكر ابن عبدالهادي في (العقود) أن كتب أبي العباس يدخل فيها أعداءه ما ليس منهافينبغي أنْ يأخذ الإنسان حيطته في القراءة في كتب شيخ الإسلام ..- وقال الشيخ : لا فرق بين الصورتين .. بل هي هي ..والشيخ يتبين من خلال كلامه أنّ المسألةَ مقطوعٌ بها عنده ..وإن كان بعض الإخوان حضر درس الشيخ؛ وقيّد ما لم أُقيده= فليفدنا به .
كاتب النص الأصلي : أبوالوليد السلفي
fawzan explique que demander au mort c'est du shirk, et que celui qui affirme le contraire doit donner le dalil.
و سُئل فضيلة الشيخ العلامة صالح بن فوزان افوزان - حفظه الله - ,يقول فضيلة الشيخ وفقكم الله : إذا ذهب الإنسان إلى صاحب القبر وطلب منه أن يدعو الله له هل يعتبر ذلك شركا لأن بعض الناس قد حكى عن شيخ الإسلام ابن تيمية رحمه الله أن ذلك الفعل بدعة ؟فقال الشيخ - حفظه الله - : هذا هو الشرك , طلب الحوائج من الأموات شرك , لا الدعاء و لا غيره , الذي يستثني الدعاء و يقول ليس بشرك عليه الدليل
Pour finir voici l'ijma' des musulman que j'ai trouvé dans un livre dont l'auteur est le sheikh abou batin , il rapporte cet ijma' suite a une parole d'ibn taymya , cet ijma' dit que demander une chose au mortou a l'absentt c'est du chirk et de l'égarement.
nom du livre: تأسيس التقديس في كشف تلبيس داود بن جرجيسla parole en question ci-dessous:
فانظر حكايته إجماع المسلمين على أنه لا يجوز أن يطلب من الميت والغائب شيء وهذا شرك وضلال. كذا على هامش نسخة شيخنا.
Conclusion, sur ce sujet il n'y a aucune divergence et tout ceux qui affirment clairement que c'est pas du shirk akbar, ou que c'est autorisé ils sont mécréants même si ils sont des grandes personnalités, et nous désavous les falsifications et les mauvaises interprétations concernant ibn taymia rahimouAllah.
salam 3laykoume akhie al karim haayak allah pour ce complément d'information .
j'attendais que ibn yahya me reponde sur le sujet que la demande au mort ou d'un ange c'est permet d'apres ce que j'ai vue sur leur le forum d'égarée,il dise que c'est permis en plus de ca il mente sur ibn tamiyya
SAche akhi el karim, que j'ai répondu en détails à toutes ces choses au dessus,
Ensuite, je suis plus clément envers toi que tu ne l'es envers toi-même, car dire que c'est du shirk akbar, cela revient à kaffar, selon ta croyance ibn Hajr el Haïthamî, ce qu'aucun savant d'aimmat e-da'wa n'a fait !
Tu viens d'écrouler ton manhaj sans t'en rendre compte !
C'est pourquoi, je t'invite à poser à Mikhlif la question suivante, que j'avais déjà posée à Ahmed :
Est-ce qu'ibn Hajr el Haïthamî est un musulman !
Ensuite, pour sheikh el Fawzan
le fait qu'un bid'a soit shirkya ne change rien à mon analyse, si l'on sait qu'il existe deux sortes de shirk : akbar asghar, et pour passer de l'un à l'autre, il y a les conditions que j'ai citées dans mon analyse !
Pour sheikh ibn Baz, il dit 'ala e-sahih, selon l'opinion la plus juste, non selon le consensus, en cela, il ne sort pas de mon analyse !
Et pour ibn Taïmiya, c'est du shirk akbar avec les les conditions que j'ai citées dans mon analyse !
Pour l'ancien mufti, il ne fait que rejoigne l'opinion de son grand-père Abd e-Latif, et cela je l'ai signalé, en sachant qu'il est possible de conjuguer entre les paroles des savants comme je l'ai expliqué !
Pour sheikh Rajihi, le passage que tu ramènes mentionne la divergence, donc il est contre toi !
Pour Salih Ali Sheikh, si tu avais lu tu aurais vu que j'ai mentionné qu'il rejoint son arrière grand-père Abd e-Latif
Ensuite, l'auteur qui fait le commentaire de ses paroles a la même réflexion que moi, car cela revient à kaffar des grands savants comme ibn Qudama, Nawawi, Suyuti, comme je l'ai expliqué, et surtout... bn Hajr el Haïthamî
Ensuite, ce même Salih Ali Sheikh reconnait que cette question est subtile et qu'elle a échappé à beaucoup de savants,
et vous-même vous dites qu'ibn Taïmiya, selon Aba Btin, ne donne l'excuse de l'ignorance que pour des questions subtiles, en cela vous vous contredisez littéralement, sans compter que j'en ai parlé,
Tiens, revoici le passage en question :
Si tous ces points sont établis, nous disons donc qu’en faisant une étude approfondie sur le principe du ‘udhr bi el jahl, il en ressort qu’il englobe tous les domaines de la religion, en commençant par ses fondements (usul). Selon plusieurs savants contemporains (el Albânî, el ‘Uthaïmîn, Mohammed Amân el Jâmî, ‘Abd el Muhsin el ‘Abbâd, Rabî’ ibn Hâdî el Madkhalî, Muqbil el Wâdi’î, etc.) et plusieurs chercheurs universitaires dont les thèses furent encadrées par des grands Sheïkh, comme ‘Abd e-Rahmân el Barrâq, et Sheïkh e-Luhaïdân, cette tendance est celle d’ibn Taïmiya, ibn el Qaïyim, de Mohammed ibn ‘Abd el Wahhâb, et aimma e-da’wa qui ne font pas la distinction entre le shirk et la croyance (‘aqîda)et les autres annulations de l’Islam dans les questions d’iqâma el hujja et du ‘udhr bi el jahl, concernant les cas suivants ; le nouveau converti, le bédouin qui vit loin des villes, et par analogie, celui qui vit dans un pays où les prédicateurs font mal leur travail et où le shirk est manifeste.
Or, ce n’est pas le cas pour celui qui vit au milieu des musulmans et dans un pays où la vraie science est répandue. Dans ce dernier cas, les savants distinguent entre les questions évidentes (zhâhira) qui ne touche pas que le domaine du shirk et de la ‘aqîda, et les questions subtiles (khafiya). Cette voie, qui tient compte de certains critères prévus par la religion, est exactement conforme à celle des anciens.
Quant à l’autre tendance, elle ne tient pas compte du‘udhr bi el jahl dans les usûl et les domaines sur lesquels règne un consensus, et plus particulièrement le shirk. Or, cette distinction ne se base sur aucun texte précis du Coran et de la sunna, si ce n’est des Versets et dehadîth qui expriment des notions générales. Il n’est pas pertinent de mettre en avant que cette tendance est la bonne, car elle fut adoptée par certains savants de la da’wa najdite. Comme le signale Ishâq ibn ‘Abd e-Rahmân lui-même, la référence se confine dans le Coran, la sunna, et le consensus des savants. Or, leurs arguments manquent de consistance et acceptent plusieurs hypothèses. Ils ne font donc pas autorité pour pouvoir les imputer à Sheïkh el Islâm ibn Taïmiya et ibn ‘Abd el Wahhâb.
Une étude objective réclame de regrouper tous les arguments et les opinions en rapport avec le sujet, non, uniquement ceux qui penchent vers sa tendance. En outre, au lieu de jeter la vindicte sur les chercheurs qui s’opposent à leur tendance, il serait plus constructif de reprendre les arguments d’ibn Taïmiya notamment et de résoudre le problème qu’ils leur posent sans les orienter de leur côté.
Sinon, que faudrait-il dire sur les savants qui avaient fait des erreurs dans certains domaines du shirk (tawassul, el istighâtha, e-shafâ’a, etc.), comme e-Subkî, e-Suyûtî, et ibn Hajar el Haïthamî ? Nous pouvons dire la même chose pour certaines sectes islamiques. Il faut donc mettre les passions de côtés, et s’attaquer au sujet d’un point de vue purement scientifique.[1]
L’Imam Mohammed ibn ‘Abd el Wahhâb l’avait bien compris. Lui, qui donne des circonstances atténuantes à ibn Hajar el Haïthamî qui autorisait à demander au Prophète (r) d’intercéder en sa faveur après sa mort. L’Imam expliquait qu’il n’avait pas l’intention d’aller à l’encontre de la vérité, car il était connu par sa piété et son scrupule. Ses services rendus à la nation dans le domaine du savoir étaient innombrables. En outre, les auteurs de son genre n’avaient pas reçu contre eux la preuve céleste dans ce domaine en particulier, surtout qu’ils vivaient à des époques où l’influence du sultan et des mauvais savants jouait un rôle non négligeable. Ce qui faussait les pistes ![2]
Bref, ibn ‘Abd el Wahhâb considérait que cette croyance relevait du shirk akbar mukhrij min el milla (qui fait sortir de la religion). Pourtant, il n’a pas kaffar le fautif en question. On peut toujours avancer que cette forme de shirk relève des questions subtiles, non des questions évidentes comme le souligne Sheïkh Salih Âl e-Sheïkh, mais toujours est-il qu’elle entre dans le domaine du shirk akbar. On peut avancer également qu’aux yeux de certains savants, cette pratique est certes une innovation, mais qu’elle n’atteint pas le degré de grande association.[3] Cependant, aux yeux de ‘Abd e-Rahmân ibn Hasan et son fils ‘Abd e-Latîf, dans leur réfutation respective à Dâwûd ibn Jarsîs, elle entre dans le shirk akbar.[4] ‘Abd e-Latîf va jusqu’à utiliser les paroles de ce fameux ibn Hajar e-Shâfi’î dans son ouvrage el i’lâm bi qawâti’ el islam, pour dire qu’à l’unanimité des musulmans, après bien sûrl’iqâmat el hujja, ceux qui adorent les « saints » et qui invoquent un autre qu’Allah deviennent mécréants.[5] Même constat pour son élève Sulaïman ibn Sahmân.[6]
Ainsi, il est plus précis de parler de questions évidentes/subtiles dans lesquelles entre la grande association en premier lieu, que de confiner la chose dans la grande association. Bien que là aussi, les choses sont relatives. Cela dépend des endroits, des époques, et des personnes. C’est en tout cas, le constat que fait l’auteur de l’excellente recherche, que l’adversaire se targue de mettre en avant‘âridh el jahl, et qui n’est autre que Râshid e-Râshid. Celle-ci, rappelons-le, fut préfacée par Sheïkh el Fâwzân, connu pour ses positions fermes sur le sujet. Il explique en effet : « … Quant à celui qui commet du shirk, dans la mesure où il n’a pas accès à la science, comme ceux qui vivent dans les pays non-musulmans et dans les sociétés où il n’y a pas de prédicateurs qui appellent au tawhîd, de sorte qu’il ne peut remédier à son ignorance, dans ce cas, il est excusable, selon l’opinion la plus vraisemblable des savants. »[7]
[1]Voir : nawâqidh el i’tiqâdiya du D. Mohammed el Wuhaïbî (p. 289-293).
[2]E-durar e-saniya (1/235).
[3]Voir : el ilmâm bi sharh nawâqidh el islâm d’Abd el ‘Azîz e-Raïs (p. 121-125).
[4]Voir : kashf mâ alqâhu Iblis (p. 131-213) de ‘Abd e-Rahmân ibn Hasan et Misbâh e-Zhalâm (p. 25
.
[5]E-durar e-saniya(1/467).
[6]Dhiyâ e-Shâriq(p. 35).
[7]‘âridh el jahl(p. 224).
Pour la parole de sheikh el Ghunaïman, il faudrait effectivement étudier la chose plus en détail, bien que cela ne résout pas tout, car ibn Taïmiya a d'autres passages qui posent problème, et surtout le cas des savants qui ont adoptée cette opinion !
Sinon, quand bien même le passage en question serait falsifié, cela ne fait pas de ceux qui s'en inspirent sans le savoir des égarés, ou qu'ils ont menti sur ibn Taïmiya
mais, comme pour n'importe quelle question de la religion sur lesquelles règnent une divergence, on dit qu'ils se sont tout simplement trompés !
Ensuite, sheikh el Fawzan demande une preuve que la demande de shafa'a n'est pas du shirk, donc, cela sous entendu qu'elle reconnait la divergence, il ne dit pas que cette opinion vient des égarés, wa Allah a'lam !
Ensuite, l'ijm'a d'Abou Batin n'est pas claire, car il ne porte pas sur la divergence, mais il a portée générale, sinon pourquoi aller chercher si loin un consensus sur le fait que demander au mort de manière générale est du shirk, alors que ce point est élémentaire...
Conclusion, Almohade1 et l'art d'apporter des arguments qui se retournent contre lui !
Je n'ai pas parlé d'istighatha bighayry llahi, j'ai parlé de demande de dou'a au mort ce qui est différent dans certains cas de figures et comme je te l'ai prouvé c'est du shirk akbar même chez tes propres savants de demander le dou'a au mort.
De plus le sheikh al ghunaymane n'a rien inventé, il ne fait que rapporter des paroles de l'imam abdelhadi éléve d'ibn taymia.
Ensuite l'istighatha bi ghayry llahi c'est du shirk akbar clairement .
Toutes personnes qui tient des propos claires et sans ambiguités et dont les propos n'ont pas étaient falsifiés qui est d'avis que la demande de dou'a au mort ou l'isthighatha bi ghayry llahi ce n'est pas du shirk akbar ou que c'est un rite islamique autorisé , cette personne est moushrik ici bas sans l'ombre d'un doute et dans cette régles les savants ne sont pas exclus!
Concernant son sort dans l'au delà, tout dépend de la houja si elle a été qaima a son époque, c'est en celà que le sheikh abdelwahab donna des circonstances atténuantes a ibn hajar al hathaymi, sachant que le sheikh parle de son statut de l'au delà et non d'ici bas.
wa Allahou a'llem
akhi el karim, il faut déjà comprendre les arguments de ton adversaire, bien qu'ici tu fais preuve de respect, ce qui est tout à ton honneur !
waffaqaka Allah li kulli kheir !
Je t'ai expliqué que dans l'absolu je ne conteste pas cet avis, mais il incombe simplement d'être nuancé !
En outre, il faudrait aller jusqu'au bout de son raisonnement, et dire qu'ibn Hajr el Haïthamî était un mécréant apostat !
Ensuite, dire que c'est l'opinion de l'Imam, c'est uniquement selon ta conception du sujet, et encore, il parle des ghulat el quburiyin dont des savants qui font du shirk sur des questions subtiles,
Et encore, si tu lis ses paroles sans faire de ta-wil, tu verras qu'il n'en est rien :
Tiens, voici deux exemples :
Nous comprenons également des paroles de l’Imam Mohammed que le manque de volonté n’est pas une excuse en soi. C’est pourquoi, en vivant en terre d’Islam, et en étant matériellement capable d’étudier les questions qui touchent à l’unicité, nul n’est censé les ignorer. C’est dans ce cas qu’on peut avancer que la présence du Coran exposant l’importance du monothéisme et condamnant l’association suffit à elle seule. En revanche, si, malgré tous ses efforts dans la recherche de la vérité, quelqu’un commet une annulation de l’Islam soit involontairement, soit par une mauvaise interprétation des textes soit par ignorance, il est excusable. Il n’est plus excusable, si, ayant reçu la vérité, il s’en détourne, soit par négligence soit par orgueil. Ainsi, ces deux sentiments, qui font obstacle à la réception du message, sont blâmables sous tous les points de vue.
De nombreux passages de ses ouvrages établissent ce principe. Un jour, on lui posa une question sur un hadîth qui annonçait le Paradis au musulman. On voulait savoir s’il concernait uniquement le musulman n’ayant aucun acte d’association à son passif. Voici quelle fut sa réponse : « … Quant au croyant qui commet de l’association sans s’en rendre compte, malgré tous les efforts qu’il entreprend pour être conforme aux enseignements d’Allah et de Son Messager, il est à espérer qu’il soit toujours concerné par la promesse dont fait mention le hadîthen question.
Plusieurs Compagnons commirent à leur époque ce genre de choses. Ils juraient par leurs pères et par la Ka’ba ; ils avaient des expressions du genre : « si Allah et Mohammed le veulent ! » ou « désigne-nous un arbre où nous pourrons suspendre nos armes ! » Cependant, dès qu’ils se rendaient compte de leurs erreurs, ils revenaient dessus immédiatement. Ils ne cherchaient nullement à polémiquer ni à défendre aveuglément leurs coutumes et leurs ancêtres.
Quant à celui qui prétend adhérer à l’Islam, mais qui commet des actes d’associations abominables, et qui se détourne par orgueil des Versets qu’on lui récite, je dis qu’il n’est pas musulman… »[1]
En parlant des mauvais savants, il explique ailleurs, « Pire, pour eux, les bawâdî, qui n’ont pas un poil d’appartenance à l’Islam, sous le simple prétexte qu’ils disent lâ ilâh ilâ Allah, sont musulmans. L’Islam aurait rendu sacrés leur sang et leurs biens, alors que selon leurs propres aveux, ils l’ont tout délaissé. Ces savants savent très bien que ces bédouins renient la Résurrection et qu’ils se moquent de ceux qui la reconnaissent.
Ces bédouins se moquent de la religion et préfèrent celle de leurs ancêtres à celle du Prophète (r). Cela n’empêche pas à ces démons rebelles et ignorants d’avancer que ces bédouins ont bel et bien embrassé l’Islam, quoi qu’ils aient pu faire. L’important, c’est qu’ils disent lâ ilâh ilâ Allah. À les entendre, les Juifs seraient musulmans, car eux aussi le disent tout autant. Par ailleurs, leur état de mécréance est bien plus grave que celui des Juifs. J’entends par là, les bédouins qui répondent au signalement que nous avons donné. »[2]
Ailleurs, il explique que ces bédouins refusaient de se soumettre à la vraie religion par obstination (‘inâd) et moquerie. Ils s’acharnaient à suivre leur Tâghût aux dépens de la Loi d’Allah,[3] ce qui en soi est inexcusable. Ainsi, le discours ne sera pas le même en fonction des cas. Malheureusement, beaucoup ne perçoivent pas ces nuances ; c’est ce qui les fait sombrer dans la contradiction, la confusion, et surtout de fausses implications. ‘Abd Allah, le fils de l’Imam met en garde contre les fausses implications. Il explique qu’en condamnant le shirk, cela ne voue pas forcément la grande majorité de musulmans à l’apostasie, surtout ceux qui sont déjà morts.
À ses yeux, il n’est pas décent d’entrer dans les affaires de ceux qui ont quitté ce monde. Le discours véhément d’aimmat da’wa s’adresse plutôt contre certains de leurs contemporains parmi les tribus de la Péninsule qui se sont opposées à leur prédication, la plupart du temps, par orgueil et obstination. Dans des cas plus rares, celles qui prenaient simplement la défense des tribus rebelles étaient tout autant passées au fil de l’épée. L’erreur est humaine, les Compagnons eux-mêmes n’y ont pas échappé. Il est difficile de se faire une idée précise sur tout le monde, surtout ceux des générations passées. Il est plus sage parfois, faute d’avoir suffisamment d’éléments en mains, de s’abstenir de donner un jugement. D’autant plus, qu’il est matériellement difficile, pour ne pas dire impossible, de distinguer entre ceux à qui on peut réellement donner des circonstances atténuantes et les autres. Gardons à l’esprit qu’aimmat da’wa n’ont pas kaffar les savants plus anciens, comme ibn Hajar el Haïthamî, qui avaient pourtant des erreurs dans la croyance (‘aqida).[4]
‘Abd Allah est l’auteur des paroles : « Pour la réponse à la troisième question disant : celui qui commet un acte de mécréance sans intention, mais par ignorance, est-il excusable ou non, que ce soit au niveau des paroles, des actes, de la croyance ou en faisant du tawassul ?
Nous disons en réponse : si quelqu’un qui croit en Dieu et à Son Message commet du kufr, car ignorant des enseignements d’Allah et de Son Messager, que ce soit au niveau de la croyance, de la parole ou des actes, il n’est pas pour nous un mécréant ; et nous ne le taxons pas ainsi avant d’avoir appliqué contre lui la preuve céleste qui voue à la mécréance celui qui va à son encontre. Après l’iqâma el hujja, soit, après que les enseignements du Messager (r)lui soient parvenus, il devient mécréant en persistant dans son égarement… le Coran suffit en lui-même pour établir la hujja contre lui. Cependant, il a besoin que les savants lui expliquent la chose, wa Allah (I) a’lam ! »[5]
Le premier homme de la da’wa najdite répétait souvent dans ses assemblées qu’il ne condamnait personne à la mécréance avant l’iqâma el hujja. Il allait jusqu’à s’abstenir de se prononcer sur les adorateurs du mausolée el Kawwâz, étant donné que personne ne leur avait fait passer le message.[6] Ils sont considérés comme vivant dans une période de fatra (période où la lumière de la prophétie s’est estompée), ce qui en soi, leur offre une circonstance atténuante. Cependant, après la hujja ils n’ont plus d’excuse, même s’ils ne comprennent pas leur erreur.[7]
Mohammed ibn ‘Abd el Wahhâb et son petit-fils ‘Abd e-Latîf reprennent les paroles suivantes d’ibn Taïmiya : « Quant à moi, – ceux qui s’assoient avec moi le savent très bien –, je compte parmi les gens qui défendent avec le plus d’acharnement de condamner une personne en particulier soit de kâfir, soit de fâsîq soit de ‘âsî(…) j’expliquais que les paroles des anciens et des grandes références qui parlent du takfir el mutlaqen disant : celui qui fait telle et telle chose est un kafir ; j’expliquais qu’elles étaient justes, mais qu’il incombait également de faire la différence entre le mutlaq(le cas général) et le mu’aïyin (le cas particulier). »[8]
Puis, le premier homme de la da’wa najdite fait le commentaire suivant : « Voici sa tendance sur la question dans tous les passages que nous avons trouvé de ses ouvrages. Il ne parle pas du takfîr mu’aïyinsans le faire suivre d’une explication qui vient dissiper toute confusion. Autrement dit, il s’abstient de kaffar un cas particulier avant que la hujjane lui soit parvenue. Après cela, il donne le statut correspondant (takfîr, tafsîq, ma’siya) au cas en question… »[9]
L’ouvrage kitâb mufîd el mustafîd fî kufr târik e-tawhîd fut consacré en réponse à certains contemporains de lada’wa nadjite qui reniaient le takfîr mu’aïyin dans l’absolu. Ces derniers s’inspiraient notamment du discours d’ibn Taïmiya qui s’abstenait, comme nous l’avons vu, de se prononcer sur un cas particulier avant l’iqâma el hujja. En s’inspirant d’exemples historiques et de certains passages d’ibn Taïmiya, les deux Imam démontrent que cette allégation est née d’une confusion énorme. Pour ne citer qu’ibn Taïmiya, ce dernier taxe d’apostasie certaines adeptes du soufisme panthéiste et jahmiste comme el Hallâj, ibn Sab’în, ibn ‘Arabî, el Qunâwî, e-Tlemcenî.[10]
Ainsi, contrairement à la tendance des murjites, pour ibn Taïmiya et les traditionalistes en général, après l’iqâma el hujja, tout individu qui commet du shirk akbar devient mécréant.
Voici un passage éloquent de ce fameux ouvrage : « Désobéir au Messager (r) dans le domaine de l’association et de l’adoration des idoles, relève, après avoir transmis le message, de la mécréance manifeste. Et cela, conformément à la nature, la raison, et aux notions élémentaires de la religion. Si on demandait au plus idiot des hommes : quel est ton avis sur celui qui désobéit au Messager (r), et qui ne se soumet pas à ses enseignements enjoignant de délaisser l’adoration des idoles et l’association, bien qu’il prétende être un musulman conforme au Prophète (r) ? Il répondra spontanément et de façon élémentaire qu’il est un kâfir. Il n’a même pas besoin d’étudier la question pour le savoir ni de questionner un savant. Cependant, les périodes où l’ignorance est répandue et où le savoir est devenu étranger, et où se multiplient les mulhidînabordant ce sujet, la question est devenue confuse chez certains gens simples parmi les musulmans, qui aiment pourtant la vérité… »[11]
Or, ‘Abd Allah, le fils de l’Imam, ne voyait pas d’inconvénients à donner des excuses à certains savants des générations plus anciennes, comme ibn Hajar el Haïthamî, ayant commis des erreurs dans le tawhîd, quand bien même, ils auraient persisté dans leurs erreurs. La raison, c’est qu’ils n’avaient personne pour leur montrer le bon chemin. La complicité des Pouvoirs en place avec les idées hérétiques n’arrangeait pas les choses.[12] Ailleurs, il souligne : « Quant au takfîr mu’aïyinde ce genre d’ignorants, et qui consiste à les considérer dans les rangs des non-musulmans, il n’est pas permis de s’y aventurer avant d’avoir établi contre l’un d’entre eux, la preuve céleste ; celle qui leur montre qu’ils vont à l’encontre du Messager (r), et que leur parole relève de la mécréance sans aucun doute possible. »[13]
C’est exactement le discours d’ibn Taïmiya disant : « En principe, toute parole qui relève de la mécréance, selon le Livre d’Allah, la sunnaet le consensus des savants, est jugée ainsi dans l’absolu (qawl yutlaq), comme le prouvent les arguments textuels ; la foi fait partie des lois qui émanent d’Allah et de son Messager. Elle n’est pas laissée à l’initiative des hommes laissant libre court aux passions et aux suspicions. De plus, toute personne disant ces paroles n’est pas nécessairement un kâfirsans remplir les conditions ni écarter toute restriction possible pour le devenir. »[14]
‘Abd e-Latîf ibn ‘Abd e-Rahmân reprend ce passage avant de faire le commentaire suivant : « C’est exactement ce que nous disons. Nous n’ajoutons pas une lettre à ce discours. Il est même plus catégorique que le nôtre ; il renferme le takfîrde certains points subsidiaires qui sont bien loin de la question sur laquelle nous divergeons…
Notre SheïkhMohammed ibn ‘Abd el Wahhâb établissait dans ses assemblées et ses lettres qu’il n’avait pas recours au takfîravant l’iqâma el hujja… si telle était la tendance de notre Sheïkh– qu’Allah lui fasse miséricorde –, alors comment peut-on lui imposer… et prétendre qu’il kaffarsans faire de détail. »[15] Sulaïmân ibn Sahmân a retranscrit les paroles précédentes de son Sheïkh sans en faire le moindre commentaire, ce qui a valeur de consentement. Au sujet d’un autre passage d’ibn Taïmiya, ibn Sahmân dit explicitement : « Les paroles d’ibn Taïmiya sont vraies et incontestables. Un homme sensé, et à fortioriun savant, ne peut nullement les contester. Nous y donnons foi et c’est exactement notre croyance. »[16]
[1]Voir : fatâwâ wa masâil comprise dans majmû’ muallafat e-Sheïkh (2/3/21-22).
[2]Voir : sitta mawâdhi’ min e-sîra.
[3]Voir : e-rasâil wa e-shakhsiât comprise dans majmû’ muallafat e-Sheïkh (3/2/116).
[4]E-durar e-saniya (1/334-336).
[5]Majmû’ e-rasâil wa el masâil (1/247-24
.
[6]Voir : kashf e-shubhataïn (p. 75-75), et e-dhiyâ e-shâriq (p. 371-372).
[7]Voir : ijmâ’ ahl e-sunna e-nabawiya (p. 160).
[8]Dans majmû’ el fatâwa (3/229).
[9]Voir : kitâb mufîd el mustafîd fî kufr târik e-tawhîd inclus dansmajmû’ muallafât e-Sheïkh (6/203-204).
[10]Voir : majmû’ el fatawa (2/175), et majmu’ e-rasâil wa el masâil (4/82, 85).
[11]Idem. (6/214-215).
[12]E-durar e-saniya (10/403).
[13]Majmû’ e-rasâil wa el masâil (1/197-19
.
[14]Majmû’ el fatâwa (1/113).
[15]Kashf e-shubhataïn (p. 75-76).
[16]Kashf e-shubhataïn (p. 6
.
‘Abd e-Latîf explique qu’une erreur ne rend pas forcément mécréant (kâfir), pervers (fâsiq) ou désobéissant (‘âsî).[1] Et cela, conformément au Verset : [Seigneur ! Ne nous tiens pas rigueur de nos erreurs et de nos oublis].[2] Ce dernier donne la position de son arrière grand-père sur le sujet : « Sheïkh Mohammed – Allah lui fasse miséricorde – fait partie de ceux qui font preuve de plus de délicatesse et de précaution dans les questions du takfîr ; à tel point qu’il n’est pas formel sur takfîrd’un ignorant qui invoque quelqu’un en dehors d’Allah, parmi les habitants du royaume des morts ou autres, dans la situation où il n’a personne pour lui donner le bon conseil et pour lui faire parvenir la vérité faisant autorité contre tout dissident. »[3]
L’Imam Mohammed ibn ‘Abd el Wahhâb est l’auteur des paroles suivantes : « Le musulman qui fait un effort d’interprétation (mujtahid)peut prononcer des paroles de kufrsans le savoir. Si après qu’on l’ait averti de son erreur, il se repend sur le champ, il ne devient pas mécréant… »[4] Ce dernier fait la distinction entre ne pas connaitre le vrai sens d’une parole qu’on prononce et ne pas savoir qu’elle fait sortir de l’Islam. Si la première forme d’ignorance est excusable, ce n’est pas le cas pour la deuxième.[5] Son petit-fils, ‘Abd e-Rahmân ibn Hasan a des paroles qui vont dans ce sens.[6] C’est la raison pour laquelle, les savants établissent que le nouveau converti qui renie l’aspect obligatoire des actes d’adoration ne sort pas de la religion, sauf s’il persiste dans l’erreur, pour une raison ou pour une autre, après en avoir été averti.
[1]Manhaj e-ta-sîs wa e-Taqdîs (p. 75-75).
[2]La vache ; 286
[3]Minhâj e-Ta-sîs wa e-Taqdîs (p. 98-99).
[4]Kashf e-shubuhât (p. 24).
[5]Fatâwa wa masâil inclues dans majmû’ muallafât e-Sheïkh (2/3/39).
[6]Voir : majmû’e-rasâil wa el masâil (4/370).
baraka Allah fik pour tes précisions,
J'ai expliqué le sujet en détail au-dessus, mais par condescendance, je lui ai dit que je ne nie pas dans l'absolu qu'invoquer les morts était du shirk akbar à l'unanimité, j'ai voulu ainsi enlever tout amalgame !
Sinon, pour sheikh el Ghunaïman, je ne pouvais pas me prononcer étant donné que je n'avais pas le texte devant les yeux, mais s'il fait allusion à demander à distance à quelqu'un qu'il soit mort ou vivant, alors il n'y a aucun problème sur ce point que c'est du shirk akbar à l'unanimité, et, c'est donc, comme tu le soulignes, en dehors de la divergence !
La divergence porte sur le fait de demander à une tombe à proximité l'intercession en étant convaincu que le mort entend les voix, car, en temps normal, de cette distance il est possible d'entendre, wa Allah a'lam !
Desolé bip bip alias minhaj au triple 0,tu es totalement hors sujet justement demander un dou'a au mort pour qu'il invoque Allah pour soit c'est justement invoquer le mort le hukm c'est le même c'est la raison pour laquelle c'est du shirk akbar!
relis ce que j'ai mis, le sheikh salah al sheikh explique que demander un dou'a au mort pour qu'il invoque Allah pour soit prés de sa tombe=demander la chafa'a au mort= shirk akbar!
demander un dou'a au mort que ce soit loin ou prés de sa tombe = invoquer le mort car le mort fait parti des absents!
L'istighatha c'est du shirk akbar et maintenant si les savants ne font pas le takfir de l'au delà sur certaines personnes c'est justement en raison de la houja si oui ou non elle a été qaima a l'époque de ces personnes et de plus si ces personnes n'étaient pas savantes elles ont plus de circonstances attténuantes.
Le consensus rapporté par abou batin au sujet d'ibn tamia explique que demander quoi que ce soit au mort c'est du shirk et de l'égarement mashaAllah, je ne vois pas pourquoi vous niez les évidences ta parole que tu as ramené il n'y a pas l'ijm'a que j'ai ramené prend déja le temps de bien vérifier ce que tu colles.
Dés lors demander quoi que ce soit au mort c'est du shirk , que tu demandes au mort demande a Allah qu'il invoque pour toi , ou que tu demandes au mort qu'il t'aide en réalité le hukm c'est le même tu as fait un dou'a en direction d'une personne absente et ceci c'est du shirk akbar comme l'on expliqué les savants.
Demander a un ange qu'il invoque pour soit sans qu'on puisse voir l'ange c'est invoquer un absent, tout comme demander a un mort qu'il invoque pour soit c'est invoquer un absent.
il n'y a aucune divergence chez les mouwahidines sur le sujet de demander le dou'a au mort prés de sa tombe ou loin de sa tombe tout deux c'est du shirk akbar , ceux qui affirment que demander prés de la tombe c'est du shirk asghar se basent sur une parole attribué faussement a ibn taymya hors comme l'a rapporté le sheikh al ghunaymane qui a trouvé une explication d'un éléve du sheikh ibn taymia cette parole n'est pas d'ibn tamia justement c'est la raison pour laquelle ceux qui suivent les savants et non le coran et les hadith s'égarent d'un égarement évident.
Et je le rappel, fusse t-il s'appeller moukhlif, 'outhaymine ... tout ceux qui sont d'avis que cette pratique c'est du shirk asghar ils sont mécréant sans l'ombre d'un doute.
Tout les pseudo dalil sur ce sujet sont soit faux, soit inventé, soit trés faible et une régle importante ce n'est pas parce-qu'un ancien savant a rapporté un hadith qui en plus est faible sur ce sujet que ça veut dire que ce sheikh est de cet avis, en effet comme l'a expliqué le sheikh najdi les anciens savants lorsqu'ils rapporté des hadith ils étudiaient une partie de l'isnad en validant cette partie, mais la partie d'aprés ils ne la validé pas faute de preuve de l'authenticité c'est pourquoi il est faux de dire que le sheikh qui a rapporté ce hadith avait validé ce hadith dans sa croyance.
wa Allahou a'llem
Pour ceux qui veulent une étude sur ce sujet sur des paroles d'ibn taymya voici un lien dans lequel le sheikh sarmaqandi explique justement que pour ibn taymia demander a un mort prés de sa tombe qu'il invoque Allah pour soit c'est du shirk akbar:
http://www.saaid.net/feraq/shia/a/52.htm
Ce n'est pas en te répetant sans cesse que tu vas nous convaincre sachant que toi même tu n'a pas l'air convaincu.
J'estime avoir tout dit,relis moi, prend ton temps je t'ai trés bien expliqué les différents sujets surtout la fausse parole attribué a ibn tamia rahimouAllahi et la raison pour laquelle ces savants ne font pas le takfir de l'au delà de ceux qui n'ont pas eu la houja
Concernant l'ijma' que tu passes sous silence levoici:
فانظر حكايته إجماع المسلمين على أنه لا يجوز أن يطلب من الميت والغائب شيء وهذا شرك وضلال. كذا على هامش نسخة شيخنا.
Maintenant, dis moi est-ce que le mort fait parti des absents ou des vivants?
Si tu réponds que le mort fait parti des absents , un conseil relis trés trés attentivement la parole d'abou batin:
فانظر حكايته إجماع المسلمين على أنه لا يجوز أن يطلب من الميت والغائب شيء وهذا شرك وضلال. كذا على هامش نسخة شيخنا.
il explique clairement que demander quoi que ce soit au mort ou a l'absent c'est du shirk et de l'égarement.
sachant que le mort fait parti des absent par consensus!
ainsi bipbip tu aura inshaAllah compris que demander une chose a un mort=demander une chose a un absent ---->=shirk akbar
wa Allahou a'llem
Je tenais juste a rajouter cette réponse du sheikh Abu Bakr Anadjdi sur ce sujet
A l’attention de l’honorable savant Sheikh Abou Bakr Anadjdi
Votre éminence salamou alaikum wa rahmatoullahi wa barakatou
Est-ce que la demande de dou'a au mort prés de sa tombe c'est du shirk akbar par consensus?
C'est a dire : Demander à l'habitant de la tombe d'invoquer Allah en lui disant : « Ô untel ! Demande à Allah qu’il m’accorde la subsistance ! Ou bien « Demande à Allah de me pardonner ! » il demande la subsistance et le pardon par l’entremise du défunt, pensant que celui-ci est vivant et qu’il a la capacité d’invoquer Allah.
Réponse:
Salamou alaikum
Alhamdullillahi wa salat wa salam 'ala rassoulillahi
Akhi al karim toute invocation ou toute demande en dehors d'Allah c'est du shirk akbar quelle que soit la sorte de demande ou d'invocation.
Sache aussi que Vous ne reconnaîtrez pas la vérité par les hommes (c’est-à-dire en suivant un homme en particulier), mais sachez la vérité et vous reconnaitrez les hommes qui suivent la vérité (la vérité c’est la preuve du Coran de la Sounnah )».
Votre frére fillahi Sheikh Abou Bakr Anadjdi
Voici un article qui ramène la façon dont les savants de aimmat e-da'wa ont compris la parole d'ibn Taïmiya d'el istighatha :
Ibn Taïmiya et les savants d’aimmat e-da’wa
(Partie 1)
Louange à Allah, nous Le louons, nous implorons Son aide et Son pardon. Nous cherchons refuge auprès d’Allah contre les maux de nos âmes et les méfaits de nos actions. Celui qu’Allah guide, nul ne peut l’égarer et celui qu’Il égare nul ne peut le guider. J’atteste qu’il n’y a d’autre divinité (digne d’être adoré) en dehors d’Allah, Seul et sans associé, et j’atteste que Mohammed est Son serviteur et Son Messager.
Il existe un long passage d’ibn Taïmiya tiré de e-radd ‘alâ el bakrî ou de son autre titre el istighâtha, que l’adversaire reprend curieusement à son compte, bien qu’il fustige littéralement sa tendance. Voici le Passage en question : « Il est connu de façon élémentaire que le Prophète (r) n’a jamais légiféré à sa communauté d’invoquer qui que ce soit parmi les morts : Prophètes, gens pieux, etc. ni à travers la formule d’el istighâtha(appel au secours) ou autre ni à travers la formule d’el isti’âna(appel au soutien) ou autre. Il n’a pas légiféré non plus à sa communauté de se prosterner pour un mort ou en sa direction, etc. Nous savons plutôt qu’il (r) a formellement interdit ce genre de pratiques qu’il a jugées comme relevant de l’association interdite par Allah et Son Messager.
Néanmoins, en raison de l’ignorance prépondérante, du nombre restreint de personnes initiées aux traces de la Prophétie parmi les dernières générations, nous ne pouvons pas condamner (kaffara)facilement les gens d’apostats pour ces raisons ; pas avant de les avoir mis au courant des enseignements du Messager stipulant la non-pertinence de leurs pratiques.C’est pourquoi, je n’ai jamais démontré ce point à des personnes imprégnées de l’Islam sans qu’elles ne se remettent en question en disant : c’est le principe même de la religion. Certains grands doyens expérimentés parmi nos amis disaient : c’est la plus grande chose que tu ais pu nous expliquer, car ils avaient pleine conscience que cela concernait le principe élémentaire de la religion. »[1]
Voici ce qu’en conclut l’adversaire : « Lorsque le fondement de l’Islam devient un enseignement subtil dans certaines époques - à cause du manque de prêcheur à la vérité et du grand nombre de prêcheurs au mal- et que les gens ne sont plus capable de comprendre le fondement de la religion : on se retrouve dans une époque de rupture. Ainsi, le mécréant qui meurt dans une telle époque ne méritera pas automatiquement l’enfer comme le mentionna Ibn Taymiya concernant certains Tatars qui adoraient des poupées et du feu. »
Or, il suffit de remonter quelques lignes au-dessus du passage en question pour se rendre compte que Sheïkh el Islam ne dit pas vraiment cela. Qu’on en juge : « Quant à ces ignorants, comparables aux païens et aux chrétiens, ils s’inspirent de hadîthfaibles ou inventés, de citations de savants qui ne font pas autorités, ou qui leur sont mensongèrement imputées, ou tout simplement qui sont des erreurs de leur part…
Je ne connais personne ayant rapporté une annale d’un savant de référence autorisant d’invoquer une créature. Certes, certains dévots comme le poète Sheïkh Yahyâ e-Sarsarî[2] et Sheïkh Mohammed ibn e-Nu’mân,[3]auteur de kitâb el mustaghîth bi e-Nabî fî el yaqazha wa el manâm, en vantent les vertus dans leurs ouvrages.
Certes, ces gens-là sont des pieux et des religieux, mais ils n’ont aucun lien avec les savants qui sont à même de pénétrer les intentions du Législateur. C’est de ces derniers que l’on prend les enseignements de la religion, car experts en Loi (le licite et l’illicite). Quant à ces dévots, ils ne se basent sur aucune preuve textuelle ni même une parole d’un savant de référence. Leurs pratiques sont plutôt à mettre au compte de l’usage. Beaucoup de gens en effet ont pris l’habitude de se tourner vers leurs Sheïkhdans les moments difficiles pour lui solliciter son aide. Je connais personnellement certains Sheïkhconnus pour leur ascétisme et leur piété, s’avancer solennellement vers la tombe d’Abd el Qâdir pour lui implorer le secours. Cette pratique est courante chez beaucoup de gens. Lorsqu’on attira l’attention de certains émérites parmi eux, ils revinrent tout de suite à la raison et comprirent que leur pratique n’avait rien à voir avec l’Islam, mais qu’elle était plus comparable à l’adoration des idoles. »[4]
En explication à ce passage, Sheïkh ‘Abd e-Rahmân e-Sa’dî souligne : « Un musulman qui adhère à l’Islam au niveau du cœur et des actes peut s’égarer dans certains points, car il n’a pas les éléments en mains pour le faire parvenir à la vérité. Dans ce cas, nous ne sommes pas formels sur son apostasie, étant donné qu’il existe une restriction faisant obstacle à cette condamnation. D’où l’importance d’établir contre lui la preuve céleste ; une preuve céleste qui s’applique contre tout obstiné (mu’ânid).[5]
C’est pour cette raison, et vous êtes d’accord avec nous, que nous nous sommes abstenus dekaffar certains cas comme e-Sarsarî, qui appellent à invoquer, à rechercher le secours du Prophète (r), et lui demander de répondre aux besoins. Ces derniers sont directement concernés par les paroles de Sheïkh el Islamauxquelles nous avons fait allusion précédemment. »[6]Il parle du passage suivant : « Dans de nombreux ouvrages (e-radd ‘alâ el bakrî, e-radd ‘alâ el Akhnâî, etc.), Sheïkh el Islâm affirme explicitement que certains de ses contemporains, qui étaient des savants, adhéraient à certaines de ces pratiques païennes. Il explique qu’il est impossible de les kaffar, compte tenue de la propagation de l’ignorance à son époque et de l’atténuation du savoir prophétique. Il faut donc attendre avant de se prononcer de leur démontrer la preuve céleste qui s’applique contre tous ceux qui la renient après l’avoir eu entre les mains. Son discours sur le sujet est connu par tout le monde. »[7]
‘Abd e-Latîf a fait plusieurs fois le commentaire de ce fameux passage dans ses ouvrages. Il souligne que Sheïkh el Islam n’a pas kaffar certains de ses contemporains, qui pourtant étaient des savants, car à ses yeux, la preuve céleste n’avait pas été établie contre eux. Ce qui démontre que l’Islam était devenu étranger pour beaucoup de gens à son époque.[8] Il explique également que la plupart des savants accordent à ibn Taïmiya en gros que le Législateur ne tient pas rigueur des erreurs commises avant la transmission du message. Il va sans dire qu’après l’iqâma el hujja, il n’y a plus de contestation possible. Il existe même un consensus sur la question.[9] En revanche, il s’est abstenu de kaffar les ignorants parmi les adorateurs des tombes qui n’avaient pas été prévenus.[10] S’ils refusent de se repentir après avoir eu les preuves en main, ils sont coupables d’apostasie qu’il incombe de réprimer par les armes.[11]
Par ailleurs, ‘Abd e-Latîf réfute l’accusation selon laquelle l’Imam Mohammed ibn ‘Abd el Wahhâb sortait les gens de la religion sans faire de détails. Il explique qu’il ne se prononce même pas sur celui qui adore l’idole se trouvant sur la tombe d’Abd el Qâdir et celle d’el Badawî en raison de leur ignorance. Il ne diffère en rien de la voie du Prophète (r), sauf que son discours sera plus ou moins détaillé en fonction de la situation.[12] Ailleurs, il met en lumière les véritables intentions d’ibn Taïmiya et d’ibn el Qaïyim sur la question : « Le discours des deux Sheïkhest suffisamment clair dans tous les passages en question. Ces derniers ne kaffarpas les auteurs de certaines paroles ou de certains actes, étant donné que la chose n’est pas facile à détecter pour ces gens-là, et qu’ils n’ont pas reçu la hujja. Ainsi, ils s’abstiennent de condamner certains fautifs au châtiment avant l’étape de l’iqâma el hujja. Ils parlent de questions bien précises et sur lesquelles il existe une divergence entre les savants de la communauté.
Quant à l’invocation et l’appel au secours des morts, en s’orientant vers eux lors des moments difficiles, tout le monde s’accorde à dire que c’est interdit et que cela relève de la grande association. Nous avons vu précédemment que le Sheïkhcondamne à la peine de mort quiconque refuse de s’en repentir… »[13]
Sheïkh‘Abd Allah Abâ Btîn a le même discours : « Quant aux paroles d’ibn Taïmiya : « Cependant, en raison de la propagation de l’ignorance dans les rangs de nombreux adeptes de l’Islam parmi les générations récentes, il n’est pas permis de les kaffar avant de leur avoir exposé les enseignements du Prophète (r) » Il parle apparemment du cas particulier, étant donné qu’ailleurs il annonce formellement que l’association relève de la mécréance. Il ne s’abstient nullement de le kaffaraprès que les enseignements lui soient exposés…
Puis, il résout le problème que peut soulever le discours d’ibn Taïmiya : « Pour concorder entre ses paroles, nous devons comprendre ses intentions. Il veut nous dire que nous pouvons entendre certaines paroles, ou certains écrits en prose ou en vers ayant du kufr. Cependant, nous ne pouvons kaffarleur auteur au premier abord. Il faut attendre avant cela de lui exposer la preuve céleste. »[14]
Un autre passage d’Abâ Btîn va dans ce sens : « Quant aux paroles d’ibn Taïmiya : « il n’est pas permis de les kaffar avant de leur avoir exposé les enseignements du Prophète (r) » ; Il veut dire qu’il n’est pas permis de les kaffaren personne et en particulier, en disant par exemple qu’un tel est un kâfir. Nous devons dire plutôt que tel acte relève de la mécréance et que son auteur dans l’absolu est un mécréant… »
Puis, après une longue explication, il conclut : « Ce discours est basé sur le principe suivant : nous jugeons mécréante dans l’absolu une parole jugée ainsi par les textes du Coran, de la sunna, et du consensus, comme en témoignent les preuves textuelles… mais cela ne veut pas dire qu’il faille juger mécréante toute personne l’ayant prononcé. Il incombe avant cela de réunir les conditions nous permettant de le faire et d’évacuer les restrictions faisant obstacle à notre jugement. »[15]
À suivre…
[1]El istighâtha (2/731).
[2]Poète soufi ultra hanbalite (m. 656 h.).
[3]Maitre soufi ultra malékite (m. 656 h.).
[4]El istighâtha (2/731).
[5]Voir : majmû’ el fatâwâ d’ibn Taïmiya (12/180).
[6]fatâwâ e-sa’diya (578-584) ; voir : El irshâd ilâ ma’rifat el ahkâm (p. 558-559).
[7]Idem.
[8]Voir : e-durar e-saniya (1/417-41
.
[9]‘Abd e-Latîf rapporte le consensus dans e-durar e-saniya (1/467-46
.
[10]Voir : misbâh e-zhalâm (p. 324-325).
[11]Voir : e-durar e-saniya (1/427).
[12]Voir : misbâh e-zhalâm (p. 43).
[13]Voir : minhâj e-ta-sîs (p. 265).
[14]E-durar e-saniya (10/403).
[15]E-durar e-saniya (12/8
.
Ibn Taïmiya et les savants d’aimmat e-da’wa
(Partie 2)
Sheïkh‘Abd Allah Abâ Btîn se chargea de réfuter la tendance erronée et véhiculée par Dâwûd ibn Jarsîs et ibn ‘Ajlân. Ces deux hommes l’imputaient à ibn Taïmiya et son élève ibn el Qaïyim. Ils prétendaient que l’erreur d’interprétation rapportait systématiquement une récompense en plus du fait qu’elle était excusable. Ils voulaient faire passer l’idée que seul un obstiné pouvait sortir de l’Islam. Le suivisme aveugle et l’ignorance seraient, à leurs yeux, dans tous les cas excusables.
Voici un passage de la réfutation qu’il leur consacra : « Ceux qui polémiquent en faveur des païens s’inspirent de l’histoire de l’homme ayant demandé à sa famille de brûler son corps après sa mort. Ils en concluent que l’ignorant ayant commis un acte de mécréance (kufr) est excusable. Seul un obstiné, à leurs yeux (mu’ânid), peut devenir mécréant…
Dans les ouvrages de figh, les légistes – qu’Allah leur fasse miséricorde – définissent l’apostat comme suit : un musulman qui renie sa religion dans les paroles, les actes, la croyance, ou par scepticisme. Or, c’est l’ignorance qui est la cause du scepticisme. Cela impliquerait de ne pas kaffar les Juifs, les chrétiens, ceux qui se prosternent pour le soleil, la lune, et les idoles en raison de leur ignorance ! On devrait dire la même chose pour ceux qu’Ali ibn Abî Tâlib a condamnés au bûché, alors que nul ne doute qu’ils fussent des ignorants. Les savants – qu’Allah leur fasse miséricorde – sont unanimes à sortir de la religion celui qui ne kaffar pas les Juifs et les chrétiens ou qui tout simplement douterait de leur mécréance. Pourtant, nous sommes convaincus que la plupart d’entre eux sont des ignorants…
(…) Quant à l’homme qui demanda à sa famille de brûler son corps après sa mort, Allah lui pardonna certes, bien qu’il doutait d’un Attribut divin. La raison, c’est que la preuve céleste ne lui était pas parvenue sur le sujet, comme le prétend plus d’un savant.
SheïkhTaq-ï e-Dîn [ibn Taïmiya] – qu’Allah lui fasse miséricorde – explique qu’en doutant d’un des Attributs du Seigneur on devient mécréant ; dans le cas d’un individu qui n’est pas censé ignorer ce point. Ce statut n’englobe pas celui qui n’est pas censé le savoir. C’est la raison pour laquelle le Prophète (r)n’a pas kaffarl’homme ayant douté pourtant du Pouvoir d’Allah, étant donné que la preuve céleste ne lui était pas parvenue. »[1]
Nous avons, dans autre article, expliqué en détail ce passage qui peut paraitre obscur. Ce qui nous intéresse ici, c’est qu’aimmat e-da’wa, avec à leur tête l’Imam Mohammed ibn ‘Abd el Wahhâb reproche à Dawûd ibn Jarsîs d’adhérer à la tendance selon laquelle toute erreur est excusable ou toute interprétation des textes est tolérable, comme s’il n’existait aucune interprétation condamnable (ta-wîl bâtil ou fâsid). Il souligne que les textes d’ibn Taïmiya qu’il utilise ne vont absolument pas dans le sens qu’il lui donne.[2]
‘Abd Allah, le fils de l’Iman s’inspire également du texte d’ibn Taïmiya cité plus haut. Voici la teneur de ses paroles : « Faire des demandes au mort et l’appeler au secours pour résoudre ses problèmes relève de la grande association condamnée par Allah (I)et Son Messager. Tous les Livres célestes et les prédications prophétiques s’accorde à l’interdire, à kaffar tout coupable, à se désolidariser de lui, et à s’en faire un ennemi.
Cependant, les périodes où la lumière de la prophétie s’est estompée (fatarât) et où l’ignorance est répandue, il n’est pas permis dekaffarun cas particulier avant d’appliquer contre lui la preuve céleste, et de lui montrer la vérité. Qu’il sache qu’il a commis un acte relevant de la grande association condamnée par Allah et Son Messager. Ainsi, dès qu’il reçoit la hujja, qu’on lui récite les Versets coraniques et les hadîth prophétiques sur la question, il devient mécréant en s’entêtant à faire de l’association.
Son cas est donc différent de celui qui le fait par ignorance et qui n’a pas été prévenu. Nous disons pour l’ignorant que son acte est de la mécréance, mais nous ne le taxons pas de mécréant pour autant, pas avant de lui avoir transmis la hujja. Si, après l’iqâma el hujja, il persiste à faire du shirk, il devient alors mécréant, bien qu’il dise lâ ilâh illâ Allah Mohammed Rasûl Allah, qu’il fasse la prière, qu’il verse l’aumône et qu’il croit aux six piliers de la foi…
Quant au mort, qui faisait du shirkau cours de sa vie, nous remettons son sort à Allah (I). Il ne faut pas lui consacrer d’invocations ni prier pour lui le Pardon et la Miséricorde d’Allah. La raison, c’est que de nombreux savants avancent que le Coran suffit en lui-même pour établir la hujja, comme le confirme le Verset : [afin qu’il vous avertisse par son biais, et tous ceux qui le reçoivent].[3] Si quelqu’un se détourne du Coran après l’avoir reçu et qu’il ne se renseigne pas sur ses lois (obligations/interdictions), il mérite le châtiment. Allah (I) a dit : [à celui qui se détourne de Mon Rappel, Je lui infligerais une vie malheureuse].[4] Puis, il enchaîne : [Alors que tu avais reçu Mon Rappel ; ceux qui s’en détournent porteront leur péché, le Jour de la Résurrection • Ils y demeureront à jamais]. »[5]
Contre toute attente, la fin du passage ne va pas en faveur de l’adversaire, bien que, il est vrai, il reste ambigu. D’autres passages de ce même ‘Abd Allah sont tout aussi ambigus,[6] mais en aucun cas, ils ne viennent conforter la théorie du ism et du hukm, ou du moins, pas de la façon dont la présente l’adversaire, wa Allah a’lam !
Sheïkh‘Abd el ‘Azîz e-Râjihî, un savant contemporain, élude ce genre de passages que l’on retrouve chez certains savants d’aimmat e-da’wa. Partisan de la tendance selon laquelle, en faisant du shirk on ne peut en aucun cas rester dans le cercle des musulmans, il suggère de remettre son sort à Allah. Le coupable aura, à ses yeux, le même statut que lors des périodes de « rupture » de la prophétie, pour reprendre les termes de l’adversaire. Néanmoins, sur terre, on lui réserve le même sort que les païens (on ne le lave pas, on ne prie pas sur lui et on ne l’enterre pas dans un cimetière musulman).[7] Quoi qu’il en soit, en plus du fait que cette opinion ne fasse pas l’unanimité des savants, comme nous l’avons expliqué à maintes reprises, nous pouvons remarquer qu’il taxe le coupable de mécréant sans faire de distinction entre le ism et lehukm. Les tenants de cette opinion le prennent pour un murtad (apostat), voire un mécréant d’origine, mais ils s’abstiennent simplement de le promettre à l’Enfer, conformément notamment à la croyance traditionaliste, wa Allah a’lam !
SheïkhHamd ibn ‘Atîq a des paroles qui vont dans ce sens : « Quiconque reçoit la prédication mohammadienne à laquelle nous appelons, et qu’il s’y soumet ensuite, il est un musulman promis au Paradis, indépendamment de l’époque ou de l’endroit où il se trouve ; soit en vouant le culte exclusif à Allah sans Lui vouer d’associer et en adhérant aux lois de l’Islam. Cependant, certains sont comparables aux païens de l’ère préislamique ; ils n’ont aucune connaissance de l’unicité pour laquelle Mohammed fut envoyé aux hommes ; ni de l’association qu’il a combattue par les armes. Dans ce cas, on ne peut parler de musulmans en raison de leur ignorance. Quiconque commet l’association en apparence est considéré comme un mécréant en apparence. Ainsi, on ne demande pas le pardon en sa faveur et on ne fait pas l’aumône pour lui. Nous remettons son sort à Allah qui connait le fond des poitrines.
Au même moment, nous ne disons pas qu’il est un mécréant, étant donné que nous faisons une distinction entre les cas. Nous ne condamnons pas un cas particulier à la mécréance, car nous ne sommes pas à même de sonder les cœurs. Nous remettons donc son sort à Allah…
Les étudiants en science doivent bien comprendre cette distinction. Nous condamnons à la mécréance celui qui adhère à une autre religion que l’Islam, mais nous ne disons pas qu’un tel ira au feu. Nous maudissons les injustes, mais nous ne maudissons pas un tel en particulier. »[8]
Ainsi, il établit qu’en règle générale la grande association ou la grande mécréance fait sortir de la religion. Puis, il explique que nous remettons à Allah le sort d’un cas particulier, sans lui appliquer le takfîr. Gardons à l’esprit que les points de vue des savants divergent pour un même individu. Au moment où certains pensent qu’il est mécréant, d’autres ne sont pas aussi formels, compte tenu des éléments qu’ils ont en mains les abstenant de se prononcer.
Certains passages d’aimmat e-da’walaissent à penser en effet qu’ils ne se prononcent pas sur certains cas particuliers. Sheïkh ‘Abd el Muhsin el ‘Abbâd impute cette tendance à ibn Taïmiya et ibn ‘Abd el Wahhâb.[9] Le dernier cité est l’auteur des paroles : « Quant à celui qui commet [l’association] par ignorance, mais qui n’a personne sous la main pour le conseiller et qui n’étudient pas la religion révélée par Allah à Son Messager, enclin qu’il est à ses pulsions et à la vie terrestre, je ne peux rien dire sur son sort. »[10] Il fait allusion à une catégorie précise d’individus qui n’ont pas accès à la vérité, tout en l’ayant recherchée, comme nous l’avons évoqué, wa Allah a’lam !
Dans un courrier, Mohammed ibn ‘Abd el Wahhâb reproche à certains de ses « partisans » de ne pas faire cette nuance. Il explique notamment que seulement trois catégories d’individus sont excusables.
1- Le nouveau converti.
2- Le bédouin qui vit loin des villes.
3- Et celui qui se trompe sur des questions subtiles de la religion, ex. : certaines formes de sorcellerie.[11]
Tous ont un point commun. Autrement dit, ils n’ont pas accès matériellement au savoir. C’est ce qui nous pousse à dire que la notion de subtilité est relative. Elle varie certes en fonction des sujets, mais aussi en fonction des époques, des endroits et des personnes.
À suivre…
[1]El intisâr li hisb Allah el muwahhidîn (p. 16-1
; voir également : e-durar e-saniya (12/72-73) et (12/85). Je reviendrais plus tard in shâ Allah sur ce discours Abâ Btîn qui peut poser problème pour un lecteur non averti.
[2]kashf e-shubhataïn (p. 80-81).
[3]Le bétail ; 19
[4]Ta-Hâ ; 124
[5]Majmû’ e-rasâil wa el masâil (1/79-80).
[6]Voir : e-durar e-saniya (10/136-137) ; hamd ibn Nâsir a également des paroles de ce genre dans e-durar e-saniya (10/335-337).
[7]Voir : as-ila wa ajwiba fî el kufr wa el îmân (p. 29-30).
[8]E-durar e-saniya (11/75-76) ; voir également : majmû’a e-rasâil wa el masâil (1/589).
[9]Voir : Taxer d’apostasie un cas particulier.
[10]Voir : fatâwâ wa masâil comprise dans majmû’ muallafat e-Sheïkh (2/3/21-22).
[11]Idem. (10/93-95)
Ibn Taïmiya et les savants d’aimmat e-da’wa
(Partie 3)
Nous comprenons également des paroles de l’Imam Mohammed que le manque de volonté n’est pas une excuse en soi. C’est pourquoi, en vivant en terre d’Islam, et en étant matériellement capable d’étudier les questions qui touchent à l’unicité, nul n’est censé les ignorer. C’est dans ce cas qu’on peut avancer que la présence du Coran exposant l’importance du monothéisme et condamnant l’association suffit à elle seule. En revanche, si, malgré tous ses efforts dans la recherche de la vérité, quelqu’un commet une annulation de l’Islam soit involontairement, soit par une mauvaise interprétation des textes soit par ignorance, il est excusable. Il n’est plus excusable, si, ayant reçu la vérité, il s’en détourne, soit par négligence soit par orgueil. Ainsi, ces deux sentiments, qui font obstacle à la réception du message, sont blâmables sous tous les points de vue.
De nombreux passages de ses ouvrages établissent ce principe. Un jour, on lui posa une question sur un hadîth qui annonçait le Paradis au musulman. On voulait savoir s’il concernait uniquement le musulman n’ayant aucun acte d’association à son passif. Voici quelle fut sa réponse : « … Quant au croyant qui commet de l’association sans s’en rendre compte, malgré tous les efforts qu’il entreprend pour être conforme aux enseignements d’Allah et de Son Messager, il est à espérer qu’il soit toujours concerné par la promesse dont fait mention le hadîthen question.
Plusieurs Compagnons commirent à leur époque ce genre de choses. Ils juraient par leurs pères et par la Ka’ba ; ils avaient des expressions du genre : « si Allah et Mohammed le veulent ! » ou « désigne-nous un arbre où nous pourrons suspendre nos armes ! » Cependant, dès qu’ils se rendaient compte de leurs erreurs, ils revenaient dessus immédiatement. Ils ne cherchaient nullement à polémiquer ni à défendre aveuglément leurs coutumes et leurs ancêtres.
Quant à celui qui prétend adhérer à l’Islam, mais qui commet des actes d’associations abominables, et qui se détourne par orgueil des Versets qu’on lui récite, je dis qu’il n’est pas musulman… »[1]
En parlant des mauvais savants, il explique ailleurs, « Pire, pour eux, les bawâdî, qui n’ont pas un poil d’appartenance à l’Islam, sous le simple prétexte qu’ils disent lâ ilâh ilâ Allah, sont musulmans. L’Islam aurait rendu sacrés leur sang et leurs biens, alors que selon leurs propres aveux, ils l’ont tout délaissé. Ces savants savent très bien que ces bédouins renient la Résurrection et qu’ils se moquent de ceux qui la reconnaissent.
Ces bédouins se moquent de la religion et préfèrent celle de leurs ancêtres à celle du Prophète (r). Cela n’empêche pas à ces démons rebelles et ignorants d’avancer que ces bédouins ont bel et bien embrassé l’Islam, quoi qu’ils aient pu faire. L’important, c’est qu’ils disent lâ ilâh ilâ Allah. À les entendre, les Juifs seraient musulmans, car eux aussi le disent tout autant. Par ailleurs, leur état de mécréance est bien plus grave que celui des Juifs. J’entends par là, les bédouins qui répondent au signalement que nous avons donné. »[2]
Ailleurs, il explique que ces bédouins refusaient de se soumettre à la vraie religion par obstination (‘inâd) et moquerie. Ils s’acharnaient à suivre leur Tâghût aux dépens de la Loi d’Allah,[3] ce qui en soi est inexcusable. Ainsi, le discours ne sera pas le même en fonction des cas. Malheureusement, beaucoup ne perçoivent pas ces nuances ; c’est ce qui les fait sombrer dans la contradiction, la confusion, et surtout de fausses implications. ‘Abd Allah, le fils de l’Imam met en garde contre les fausses implications. Il explique qu’en condamnant le shirk, cela ne voue pas forcément la grande majorité de musulmans à l’apostasie, surtout ceux qui sont déjà morts.
À ses yeux, il n’est pas décent d’entrer dans les affaires de ceux qui ont quitté ce monde. Le discours véhément d’aimmat da’wa s’adresse plutôt contre certains de leurs contemporains parmi les tribus de la Péninsule qui se sont opposées à leur prédication, la plupart du temps, par orgueil et obstination. Dans des cas plus rares, celles qui prenaient simplement la défense des tribus rebelles étaient tout autant passées au fil de l’épée. L’erreur est humaine, les Compagnons eux-mêmes n’y ont pas échappé. Il est difficile de se faire une idée précise sur tout le monde, surtout ceux des générations passées. Il est plus sage parfois, faute d’avoir suffisamment d’éléments en mains, de s’abstenir de donner un jugement. D’autant plus, qu’il est matériellement difficile, pour ne pas dire impossible, de distinguer entre ceux à qui on peut réellement donner des circonstances atténuantes et les autres. Gardons à l’esprit qu’aimmat da’wa n’ont pas kaffar les savants plus anciens, comme ibn Hajar el Haïthamî, qui avaient pourtant des erreurs dans la croyance (‘aqida).[4]
‘Abd Allah est l’auteur des paroles : « Pour la réponse à la troisième question disant : celui qui commet un acte de mécréance sans intention, mais par ignorance, est-il excusable ou non, que ce soit au niveau des paroles, des actes, de la croyance ou en faisant du tawassul ?
Nous disons en réponse : si quelqu’un qui croit en Dieu et à Son Message commet du kufr, car ignorant des enseignements d’Allah et de Son Messager, que ce soit au niveau de la croyance, de la parole ou des actes, il n’est pas pour nous un mécréant ; et nous ne le taxons pas ainsi avant d’avoir appliqué contre lui la preuve céleste qui voue à la mécréance celui qui va à son encontre. Après l’iqâma el hujja, soit, après que les enseignements du Messager (r)lui soient parvenus, il devient mécréant en persistant dans son égarement… le Coran suffit en lui-même pour établir la hujja contre lui. Cependant, il a besoin que les savants lui expliquent la chose, wa Allah (I) a’lam ! »[5]
Le premier homme de la da’wa najdite répétait souvent dans ses assemblées qu’il ne condamnait personne à la mécréance avant l’iqâma el hujja. Il allait jusqu’à s’abstenir de se prononcer sur les adorateurs du mausolée el Kawwâz, étant donné que personne ne leur avait fait passer le message.[6] Ils sont considérés comme vivant dans une période de fatra (période où la lumière de la prophétie s’est estompée), ce qui en soi, leur offre une circonstance atténuante. Cependant, après la hujja ils n’ont plus d’excuse, même s’ils ne comprennent pas leur erreur.[7]
Mohammed ibn ‘Abd el Wahhâb et son petit-fils ‘Abd e-Latîf reprennent les paroles suivantes d’ibn Taïmiya : « Quant à moi, – ceux qui s’assoient avec moi le savent très bien –, je compte parmi les gens qui défendent avec le plus d’acharnement de condamner une personne en particulier soit de kâfir, soit de fâsîq soit de ‘âsî(…) j’expliquais que les paroles des anciens et des grandes références qui parlent du takfir el mutlaqen disant : celui qui fait telle et telle chose est un kafir ; j’expliquais qu’elles étaient justes, mais qu’il incombait également de faire la différence entre le mutlaq(le cas général) et le mu’aïyin (le cas particulier). »[8]
Puis, le premier homme de la da’wa najdite fait le commentaire suivant : « Voici sa tendance sur la question dans tous les passages que nous avons trouvé de ses ouvrages. Il ne parle pas du takfîr mu’aïyinsans le faire suivre d’une explication qui vient dissiper toute confusion. Autrement dit, il s’abstient de kaffar un cas particulier avant que la hujjane lui soit parvenue. Après cela, il donne le statut correspondant (takfîr, tafsîq, ma’siya) au cas en question… »[9]
L’ouvrage kitâb mufîd el mustafîd fî kufr târik e-tawhîd fut consacré en réponse à certains contemporains de lada’wa nadjite qui reniaient le takfîr mu’aïyin dans l’absolu. Ces derniers s’inspiraient notamment du discours d’ibn Taïmiya qui s’abstenait, comme nous l’avons vu, de se prononcer sur un cas particulier avant l’iqâma el hujja. En s’inspirant d’exemples historiques et de certains passages d’ibn Taïmiya, les deux Imam démontrent que cette allégation est née d’une confusion énorme. Pour ne citer qu’ibn Taïmiya, ce dernier taxe d’apostasie certaines adeptes du soufisme panthéiste et jahmiste comme el Hallâj, ibn Sab’în, ibn ‘Arabî, el Qunâwî, e-Tlemcenî.[10]
Ainsi, contrairement à la tendance des murjites, pour ibn Taïmiya et les traditionalistes en général, après l’iqâma el hujja, tout individu qui commet du shirk akbar devient mécréant.
Voici un passage éloquent de ce fameux ouvrage : « Désobéir au Messager (r) dans le domaine de l’association et de l’adoration des idoles, relève, après avoir transmis le message, de la mécréance manifeste. Et cela, conformément à la nature, la raison, et aux notions élémentaires de la religion. Si on demandait au plus idiot des hommes : quel est ton avis sur celui qui désobéit au Messager (r), et qui ne se soumet pas à ses enseignements enjoignant de délaisser l’adoration des idoles et l’association, bien qu’il prétende être un musulman conforme au Prophète (r) ? Il répondra spontanément et de façon élémentaire qu’il est un kâfir. Il n’a même pas besoin d’étudier la question pour le savoir ni de questionner un savant. Cependant, les périodes où l’ignorance est répandue et où le savoir est devenu étranger, et où se multiplient les mulhidînabordant ce sujet, la question est devenue confuse chez certains gens simples parmi les musulmans, qui aiment pourtant la vérité… »[11]
Or, ‘Abd Allah, le fils de l’Imam, ne voyait pas d’inconvénients à donner des excuses à certains savants des générations plus anciennes, comme ibn Hajar el Haïthamî, ayant commis des erreurs dans le tawhîd, quand bien même, ils auraient persisté dans leurs erreurs. La raison, c’est qu’ils n’avaient personne pour leur montrer le bon chemin. La complicité des Pouvoirs en place avec les idées hérétiques n’arrangeait pas les choses.[12] Ailleurs, il souligne : « Quant au takfîr mu’aïyinde ce genre d’ignorants, et qui consiste à les considérer dans les rangs des non-musulmans, il n’est pas permis de s’y aventurer avant d’avoir établi contre l’un d’entre eux, la preuve céleste ; celle qui leur montre qu’ils vont à l’encontre du Messager (r), et que leur parole relève de la mécréance sans aucun doute possible. »[13]
C’est exactement le discours d’ibn Taïmiya disant : « En principe, toute parole qui relève de la mécréance, selon le Livre d’Allah, la sunnaet le consensus des savants, est jugée ainsi dans l’absolu (qawl yutlaq), comme le prouvent les arguments textuels ; la foi fait partie des lois qui émanent d’Allah et de son Messager. Elle n’est pas laissée à l’initiative des hommes laissant libre court aux passions et aux suspicions. De plus, toute personne disant ces paroles n’est pas nécessairement un kâfirsans remplir les conditions ni écarter toute restriction possible pour le devenir. »[14]
‘Abd e-Latîf ibn ‘Abd e-Rahmân reprend ce passage avant de faire le commentaire suivant : « C’est exactement ce que nous disons. Nous n’ajoutons pas une lettre à ce discours. Il est même plus catégorique que le nôtre ; il renferme le takfîrde certains points subsidiaires qui sont bien loin de la question sur laquelle nous divergeons…
Notre SheïkhMohammed ibn ‘Abd el Wahhâb établissait dans ses assemblées et ses lettres qu’il n’avait pas recours au takfîravant l’iqâma el hujja… si telle était la tendance de notre Sheïkh– qu’Allah lui fasse miséricorde –, alors comment peut-on lui imposer… et prétendre qu’il kaffarsans faire de détail. »[15] Sulaïmân ibn Sahmân a retranscrit les paroles précédentes de son Sheïkh sans en faire le moindre commentaire, ce qui a valeur de consentement. Au sujet d’un autre passage d’ibn Taïmiya, ibn Sahmân dit explicitement : « Les paroles d’ibn Taïmiya sont vraies et incontestables. Un homme sensé, et à fortioriun savant, ne peut nullement les contester. Nous y donnons foi et c’est exactement notre croyance. »[16]
À suivre…
[1]Voir : fatâwâ wa masâil comprise dans majmû’ muallafat e-Sheïkh (2/3/21-22).
[2]Voir : sitta mawâdhi’ min e-sîra.
[3]Voir : e-rasâil wa e-shakhsiât comprise dans majmû’ muallafat e-Sheïkh (3/2/116).
[4]E-durar e-saniya (1/334-336).
[5]Majmû’ e-rasâil wa el masâil (1/247-24
.
[6]Voir : kashf e-shubhataïn (p. 75-75), et e-dhiyâ e-shâriq (p. 371-372).
[7]Voir : ijmâ’ ahl e-sunna e-nabawiya (p. 160).
[8]Dans majmû’ el fatâwa (3/229).
[9]Voir : kitâb mufîd el mustafîd fî kufr târik e-tawhîd inclus dansmajmû’ muallafât e-Sheïkh (6/203-204).
[10]Voir : majmû’ el fatawa (2/175), et majmu’ e-rasâil wa el masâil (4/82, 85).
[11]Idem. (6/214-215).
[12]E-durar e-saniya (10/403).
[13]Majmû’ e-rasâil wa el masâil (1/197-19
.
[14]Majmû’ el fatâwa (1/113).
[15]Kashf e-shubhataïn (p. 75-76).
[16]Kashf e-shubhataïn (p. 6
.
Ibn Taïmiya et les savants d’aimmat e-da’wa
(Partie 4)
Plus loin, il répond à une accusation accolée à ibn ‘Abd el Wahhâb en disant : « Les paroles de Sheïkh el Islâmdans lesquelles il s’abstient de kaffardes cas particuliers font allusion à des questions bien précises, et pour lesquelles il est peut-être difficile pour certains gens de pénétrer les arguments… Leur opinion qui implique de renier les textes relève ainsi de la mécréance, mais nous ne taxons pas leur auteur de kâfir, car il est possible qu’une restriction fasse obstacle à notre jugement ; des restrictions comme l’ignorance, la méconnaissance du texte en question ou de ses arguments. Les Lois divines ne sont pas imposables aux hommes avant qu’elles ne leur soient parvenues.
Son texte [en parlant d’ibn Taïmiya]fait allusion aux innovateurs. D’ailleurs, il le dit explicitement lui-même. Après avoir exposé, en effet cette question où il cite certains leaders du kalâm, il conclut : « Il est possible, pour les questions subtiles, de ne pas kaffar le fautif, contrairement aux questions claires et évidentes, ou qui touchent aux notions élémentaires de la religion. Auquel cas, il devient un mécréant sans la moindre hésitation. » »[1]
Or, nous avons vu à maintes reprises qu’aux yeux d’ibn Taïmiya la notion de subtilité est relative ; celle-ci varie en fonction des époques, des endroits et des personnes. De nombreux passages de ses ouvrages vont dans ce sens. Il va jusqu’à donner des circonstances atténuantes à des ignorants influencés par le jahmisme et le monisme-panthéisme,[2] alors que, comme nous l’avons vu plus haut, il kaffar leurs leaders. Mieux, il va jusqu’à trouver des excuses à des ignorants imprégnés du dogme ésotérique, l’une des croyances les plus éloignées de l’Islam. Qu’on en juge : « Les philosophes bâtinitessont des mécréants. Leur mécréance est évidente pour les musulmans, comme il le souligne lui-même – en parlant de Ghazâlî –ainsi que d’autres savants. Des musulmans beaucoup moins instruits et moins religieux se rendent compte de cette évidence, à condition bien sûr, qu’ils assimilent leur véritable discours. Sinon, leur mécréance peut, en effet, leur échapper. Certains musulmans qui n’ont pas conscience de leur gravité peuvent malheureusement s’en imprégner, mais ces derniers sont excusables en raison de leur ignorance. »[3]
Après s’être inspiré du passage d’ibn Taïmiya cité plus haut,[4] Sheïkh el ‘Uthaïmîn met en lumière la position des traditionalistes dans les questions du takfîr : « Ainsi, il devient clair que les paroles et les actes peuvent relever de l’apostasie ou de la perversité, mais cela ne veut pas dire que leur auteur soit un apostat ou un pervers sauf dans la mesure où les conditions requises pour le faire soient réunies (tawaffur e-shurût) et où toute restriction y faisant obstacle soit exclue (intifâ el mawâni’). »[5]
Par conséquent, avant de condamner une personne de kâfir, il faut considérer, comme nous l’avons vu, les deux principes suivants :
1- L’énoncé explicite des Textes que telle parole ou tel acte relève du kufr.
2- Que le statut en question (takfîr) soit applicable à une personne en particulier de sorte que les conditions pour le faire soient remplies et que toute restriction y faisant obstacle soit exclue.[6]
‘Abd e-Latîf explique qu’une erreur ne rend pas forcément mécréant (kâfir), pervers (fâsiq) ou désobéissant (‘âsî).[7] Et cela, conformément au Verset : [Seigneur ! Ne nous tiens pas rigueur de nos erreurs et de nos oublis].[8] Ce dernier donne la position de son arrière grand-père sur le sujet : « Sheïkh Mohammed – Allah lui fasse miséricorde – fait partie de ceux qui font preuve de plus de délicatesse et de précaution dans les questions du takfîr ; à tel point qu’il n’est pas formel sur takfîrd’un ignorant qui invoque quelqu’un en dehors d’Allah, parmi les habitants du royaume des morts ou autres, dans la situation où il n’a personne pour lui donner le bon conseil et pour lui faire parvenir la vérité faisant autorité contre tout dissident. »[9]
L’Imam Mohammed ibn ‘Abd el Wahhâb est l’auteur des paroles suivantes : « Le musulman qui fait un effort d’interprétation (mujtahid)peut prononcer des paroles de kufrsans le savoir. Si après qu’on l’ait averti de son erreur, il se repend sur le champ, il ne devient pas mécréant… »[10] Ce dernier fait la distinction entre ne pas connaitre le vrai sens d’une parole qu’on prononce et ne pas savoir qu’elle fait sortir de l’Islam. Si la première forme d’ignorance est excusable, ce n’est pas le cas pour la deuxième.[11] Son petit-fils, ‘Abd e-Rahmân ibn Hasan a des paroles qui vont dans ce sens.[12] C’est la raison pour laquelle, les savants établissent que le nouveau converti qui renie l’aspect obligatoire des actes d’adoration ne sort pas de la religion, sauf s’il persiste dans l’erreur, pour une raison ou pour une autre, après en avoir été averti.
Conclusion
Ibn Taïmiya établit dans l’un de ses ouvrages qu’il n’est pas pertinent d’interpréter les paroles d’un auteur d’une autre façon que selon ses propres intentions.[13] Cela revient en effet à mentir sur lui qu’on en soit conscience ou non. Pour mieux comprendre ses passages ambigus, il incombe de regrouper tout son discours ; c’est en tout cas, ce que réclame la rigueur scientifique. Que dire alors si le passage sur lequel règne la polémique, comme c’est le cas ici, est clair comme l’eau de roche. Il parle de lui-même. Que dire encore si les savants venus après lui qui, de surcroit, sont spécialistes de ses ouvrages reprennent à leur compte ce fameux passage et se chargent de l’éluder. Passage que nous reproduisons ici en entier tant celui-ci est éloquent. Sheïkh el Islam a dit : « Quant à ces ignorants, comparables aux païens et aux chrétiens, ils s’inspirent de hadîthfaibles ou inventés, de citations de savants qui ne font pas autorités, ou qui leur sont mensongèrement imputées, ou tout simplement qui sont des erreurs de leur part…
Je ne connais personne ayant rapporté une annale d’un savant de référence autorisant d’invoquer une créature. Certes, certains dévots comme le poète Sheïkh Yahyâ e-Sarsarî[14] et Sheïkh Mohammed ibn e-Nu’mân,[15]auteur de kitâb el mustaghîth bi e-Nabî fî el yaqazha wa el manâm, en vantent les vertus dans leurs ouvrages.
Certes, ces gens-là sont des pieux et des religieux, mais ils n’ont aucun lien avec les savants qui sont à même de pénétrer les intentions du Législateur. C’est de ces derniers que l’on prend les enseignements de la religion, car experts en Loi (le licite et l’illicite). Quant à ces dévots, ils ne se basent sur aucune preuve textuelle ni même une parole d’un savant de référence. Leurs pratiques sont plutôt à mettre au compte de l’usage. Beaucoup de gens en effet ont pris l’habitude de se tourner vers leurs Sheïkhdans les moments difficiles pour lui solliciter son aide.
Je connais personnellement certains Sheïkhconnus pour leur ascétisme et leur piété, s’avancer solennellement vers la tombe d’Abd el Qâdir pour lui implorer le secours.
Cette pratique est courante chez beaucoup de gens. Lorsqu’on attira l’attention de certains émérites parmi eux, ils revinrent tout de suite à la raison et comprirent que leur pratique n’avait rien à voir avec l’Islam, mais qu’elle était plus comparable à l’adoration des idoles. Il est connu de façon élémentaire que le Prophète (r) n’a jamais légiféré à sa communauté d’invoquer qui que ce soit parmi les morts : Prophètes, gens pieux, etc. ni à travers la formule d’el istighâtha(appel au secours) ou autre ni à travers la formule d’el isti’âna(appel au soutien) ou autre. Il n’a pas légiféré non plus à sa communauté de se prosterner pour un mort ou en sa direction, etc. Nous savons plutôt qu’il (r) a formellement interdit ce genre de pratiques qu’il a jugées comme relevant de l’association interdite par Allah et Son Messager.
Néanmoins, en raison de l’ignorance prépondérante, du nombre restreint de personnes initiées aux traces de la Prophétie parmi les dernières générations, nous ne pouvons pas condamner facilement les gens d’apostats pour ces raisons ; pas avant de les avoir mis au courant des enseignements du Messager stipulant la non-pertinence de leurs pratiques.C’est pourquoi, je n’ai jamais démontré ce point à des personnes imprégnées de l’Islam sans qu’elles ne se remettent en question en disant : c’est le principe même de la religion. Certains grands doyens expérimentés parmi nos amis disaient : c’est la plus grande chose que tu ais pu nous expliquer, car ils avaient pleine conscience que cela concernait le principe élémentaire de la religion. »[16]
Allah est Celui à qui nous demandons notre aide et sur qui nous reposons notre confiance ! Que les Prières et le Salut d’Allah soient sur notre Maître Mohammed, ainsi que sur ses proches et tous ses Compagnons !
[1]Idem. (p. 83).Voir également : Kashf el awhâm wa el iltibâs d’ibn Sahmân (p. 4
.
[2]Voir : E-rad ‘alâ el bakrî (2/494) et Majmû’ el fatâwa (1/113).
[3]Sharh el asbahâniya(p. 628-629).
[4]Idem. (10/372).
[5]El Qawâ’id el Muthla fi Sifât Allah wa Asmâihi(p. 92).
[6]Voir : Mawqif ahll Sunna wa el Jamâra min Ahl el Ahwa wa el Bida’ (1/233).
[7]Manhaj e-ta-sîs wa e-Taqdîs (p. 75-75).
[8]La vache ; 286
[9]Minhâj e-Ta-sîs wa e-Taqdîs (p. 98-99).
[10]Kashf e-shubuhât (p. 24).
[11]Fatâwa wa masâil inclues dans majmû’ muallafât e-Sheïkh (2/3/39).
[12]Voir : majmû’e-rasâil wa el masâil (4/370).
[13]Voir : el jawâb e-sahîh (4/44).
[14]Poète soufi ultra hanbalite (m. 656 h.).
[15]Maitre soufi ultra malékite (m. 656 h.).
[16]El istighâtha (2/731).
استغاثة بالاموات
http://www.mashahd.net/video/ab47698440958eb8081
si tu étais un muwahid tu serais en train de pleurer a voir ces scenes.
أحسن الله إليكم يقول السائل : هناك مقولات مثل اخطفوه أو اكسروا رقبته أو خذوه هل يعتبر ذلك من مناداة الجن ؟
العلامة صالح الفوزان حفظه الله
:
نعم مناداة الغائب من الجن أو من بني آدم وهو غائب يعتبر هذا ممنوعا لأنه من الاستغاثة بغير الله عز وجل والاستعانة بغير الله . نعم .
يقول تكملة للسؤال ياشيخ : وهل يجب عليه أن ينطق بالشهادة بعد ذلك ؟
العلامة صالح الفوزان حفظه الله
:
عليه أن يتوب إلى الله إذا كان جاهلا تكفي التوبة ، أما إذا كان تعمد هذا الشيء فلا بد أن يدخل في الإسلام من جديد . نعم .
من : بلوغ المرام 29-07-1433هـ
الشيخ حفظه الله في هذه الفتوى يفرق بين الجاهل والمتعمد كما قال الشيخ محمد عبد الوهاب العقيل في لقاء مع الإخوة المغاربة :
وقد اجمع العلماء على أن الخطأ رافع للحرج وعلى أن التأويل رافع للحرج وعلى أن النسيان رافع للحرج وعلى أن الجهل كذلك رافع للحرج ,لأن العلة واحدة وهي عدم التعمد في الفعل أو الترك لأن الذي يؤاخذ لابد أن يكون عالما متعمدا ,أما الجاهل فلا يؤاخذ وأما غير العالم وغير المتعمد فلا يؤاخذ . هـ
فبعد هذا اللقاء الماتع الذي لم يرق للبعض قام أحد المتصدرين والمتعالمين بتسفيه الشيخ العقيل وتجهيله في هذه المسألة وما علم المسكين أنه متخبط غارق في الجهل والقول بغير علم فكان واجبا عليه الرجوع إلى أكابر علمائنا السلفيين لعله يتواضع ويعرف قدره ومدى علمه ...
وسأرفع المادة الصوتية لاحقا لتعذر ذلك الآن ... وبارك الله فيكم
المصدر
http://www.sahab.net/forums/index.php?showtopic=130629