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Le seuil minimum de la foi

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Le seuil minimum de la foi

 

 

Le seuil minimum de la foi

(Partie 1)

 

 

Louange à Allah le Seigneur de l’Univers ! Que les Prières et le Salut d’Allah soient sur notre Prophète Mohammed, ainsi que sur ses proches et tous ses Compagnons !

 

Nous avons vu, dans un article précédent, le principe selon lequel la foi accepte des disparités (tafâwut, tafâdhul) d’un individu à un autre. Les traditionalistes distinguent entre son essence (asl) et sa perfection (kamâl). Pour entrer en Islâm, il est demandé au minimum de renfermer une foi sommaire, approximative (mujmal) qui n’est autre qu’asl el îmân. La foi s’annule littéralement quand son essence est remise en cause. Les disparités de la foi n’ont pas une limite minimum qui n’accepterait aucune baisse une fois franchise. Néanmoins, la foi diminue jusqu’à disparaitre complètement. Les anciens exprimaient ce phénomène à travers l’expression : hatta lâ yabqâ minhu shaï.

 

Jusqu’à ce qu’il n’en reste plus rien, nous disent-ils, mais ne pas en comprendre que l’essence de la foi contient une limite minimum stable et constante. Même asl el îmân n’échappe pas à la règle. Ainsi, les variations et les disparités d’un individu à un autre, mais aussi chez un même individu touchent à toutes les parties et les branches de la foi. La seule chose à laquelle tous les croyants peuvent se vanter d’avoir en commun, c’est asl el îmân. Ainsi, si les croyants sont égaux c’est uniquement sur ce point, mais il n’existe aucune limite minimum qui serait identique à tous.

 

Sheïkh el Islamexplique que toutes les sectes dissidentes au traditionalisme (kharijites, mu’tazilites, murjites, jahmites, etc.) considèrent que la foi est un et indivisible ; si on enlève une partie, elle s’annule entièrement ; et, à l’inverse, si elle existe en partie, elle existe entièrement. Ils s’inscrivent à contre-courant du hadîth : « Le jour de la résurrection, Allah (I)dira : Sortez de l’Enfer quiconque décèle dans son cœur la foi la plus infime(mot-à-mot : ne serait-ce que l’équivalent d’un grain de moutarde ndt.). »[1]

 

Selon le hadîth : « La foi est composée de plus de soixante-dix branches – ou selon une version : plus de soixante branches –. La plus haute est l’attestation qu’il n’y a d’autre dieu [digne d’être adorée] en dehors d’Allah, et la plus basse est d’enlever une entrave de la route ; la pudeur étant une branche de la foi »[2] Sans enlever les entraves de la route, on reste croyant !

 

Par ailleurs, quand les traditionalistes refusent de donner une limite minimum à la foi, ils ne veulent pas dire qu’elle reste quoi qu’il arrive, d’où la confusion qui règne sur le sujet. Ainsi, une annulation de l’Islam remet en cause littéralement la foi de sorte qu’elle l’a fait disparaitre entièrement. Ils s’opposent donc à une foi minimum non à sa disparition totale quand l’une de ses parties vitales est entamée.

 

Les hadîth de l’intercession illustrent merveilleusement ce principe. Ils nous apprennent en substance qu’une foi faible est différente d’un individu à un autre, et qu’il n’existe aucune limite minimum qui nous permettrait de dire qu’en la franchissant, on ne peut plus prétendre à la foi. L’intercession englobe tous ces croyants ayant une foi faible, malgré l’énorme disparité qui existe entre eux.[3]

 

Le hadîth suivant, comme nous l’avons expliqué plus haut, dit exactement la même chose : « Le jour de la résurrection, Allah (I)dira : Sortez de l’Enfer quiconque décèle dans son cœur la foi la plus infime(mot-à-mot : ne serait-ce que l’équivalent d’un grain de moutarde ndt.). »[4] Il nous apprend, contrairement au crédo des sectateurs, que la foi est divisible et partageable, et qu’en en ayant perdu une grande partie, on reste croyant.

 

La variation du tasdîq et de la ma’rifa

 

Dans maqâlât el islâmiyîn, Abû el Hasan el Ash’arî rejoint le crédo traditionaliste selon lequel la foi est composée de la parole et des actes, elle monte et elle descend.[5]Il ramène ailleurs le consensus des anciens sur ce crédo, bien que son penchant pour le kalâm le rattrape quand il prétend la même page que la foi ne descend pas au niveau du tasdîq et du jahl (ignorance), ce qui, à ses yeux, relève du kufr.[6] Tahawî semble épouser cette question dans sa fameuse profession de foi. Ce qui n’échappa pas à Sheïkh el Albanî dans sa recension à son livre. Il souligne, en effet, dans la lignée des grandes références traditionnalistes, que même à ce niveau, la foi varie d’un individu à un autre et chez un même individu.[7]

 

L’Érudit ibn Hajar explique en s’inspirant des paroles d’e-Nawawî : « Selon l’opinion choisie et la plus juste, la conviction (tasdiq)augmente et diminue grâce à de multiples raisonnements et à la clarté des arguments. La foi d’Abû Bakr e-Saddîq, qui n’était entachée par aucun doute, était plus forte que celle d’autrui. Chacun peut le constater en lui-même et remarquer qu’il y a une variation dans ses sentiments. À certains moments, on décèle une plus grande conviction, sincérité, et confiance en Allah qu’à d’autres moments. Il en est ainsi pour la simple croyance et la connaissance qui s’amplifient grâce à la clarté des preuves et à leur abondance. »[8]

 

L’Imâm Ahmed, pour sa part, avait deux versions sur les variations (tafâdhul) de la ma’rifa. La plus juste d’entre elles, qui fut adoptée par les partisans de son école, nous apprend qu’elle est sujette au tafâdhul.[9]

Ibn Taïmiya attire notre attention sur un point extraordinaire. Il nous dit en substance que renier que le tafâdhul dans certains détails de la foi est certes caractéristique au principe murjite selon lequel la foi est indivisible. Néanmoins, cette opinion est parfois reprise par des traditionalistes, à l’image d’ibn ‘Aqîl, qui n’ont aucun lien avec l’irja.[10]

 

La foi est composée d’une essence et d’une partie subsidiaire

 

1- Shâfi’î, comme le rapporte Shîrâzî : « La foi est composée de la croyance, de la reconnaissance verbale, et des actes ; l’hypocrite fait uniquement défection du premier élément, le mécréant du second, et le pervers, qui sera sauvé de l’Enfer éternel pour gagner le Paradis, fait uniquement défection du dernier. »[11]

 

2- Ahmed, comme le rapporte son fils Sâlih : « J’ai interrogé mon père au sujet du crédo selon lequel la foi monte et descend, sur les éléments qui la font monter et descendre ?

-               Elle monte grâce aux actes et descend en délaissant les actes comme la prière, le pèlerinage, et les obligations religieuses. »[12]

 

3- Ibn Manda : « Pour les kharijites, la foi est l’ensemble de toutes les dévotions imposées que ce soit venant du cœur, de la langue ou des autres membres. Les traditionalistes disent également que la foi représente toutes les dévotions, que ce soit venant du cœur, de la langue, ou des autres membres. Sauf que, pour eux, elle est composée d’une essence et de branches. Son essence, c’est la connaissance et la croyance en/pour Allah et à Ses enseignements avec le cœur et la langue, en étant mû par la soumission extrême, l’amour, la peur, et l’encensement, loin de tout orgueil et obstination. En fournissant cette essence, on entre dans la foi, on prend le nom de musulman, et on est soumis aux lois qui en découlent. Cependant, cette foi ne peut devenir parfaite sans fournir les branches qui incarnent les commandements divins : faire les obligations et renoncer aux interdictions. »[13]

 

4- Ibn Qutaïba fait la distinction entre l’essence et les branches de la foi.[14]

 

5- Abû Nasr el Marwazî : « … La foi est composée d’une essence et des branches ; elle est antonyme à la mécréance dans tous les sens du terme. L’essence se compose de la reconnaissance et de la croyance, et les branches permettent de parfaire les actes du cœur et des membres. Mécroire en Allah, en Ses enseignements, et renoncer à croire en/pour Lui est antonyme de la reconnaissance et de la croyance qui composent l’essence de la foi.

 

L’antonyme de la foi qui touche aux actes non à la reconnaissance est une mécréance qui ne fait pas sortir de la religion, mais qui consiste à négliger les actes ; de la même manière que les actes intègrent la foi, mais sans relever de la reconnaissance d’Allah. En délaissant la foi au niveau de la reconnaissance d’Allah, on devient mécréant à qui on somme de se repentir. De la même manière, en délaissant la foi au niveau des actes (l’aumône légale, le pèlerinage, le jeûne, éviter de boire du vin et de faire l’adultère par scrupule religieux)on perd une partie de la foi, mais on n’est pas sommé de se repentir, selon notre opinion et celle de nos opposants sur la question qui nous concerne parmi les traditionalistes, mais aussi parmi les innovateurs adhérant au crédo selon lequel la foi est composée de la croyance et des actes. Seuls les kharijites se distinguent sur la question.

 

Quand nous disons qu’il est mécréant pour avoir négligé les actes, cela ne veut pas forcément dire qu’on lui somme de se repentir et qu’il n’est plus concerné par les lois de l’Islam… étant donné qu’il ne touche pas à l’essence de la mécréance qui consiste à renier Allah ou Ses enseignements…

 

C’est à partir de ce raisonnement que nous soutenons l’idée selon laquelle en délaissant la croyance, on est mécréant, et en délaissant les obligations tout en donnant foi à leur caractère obligatoire, on n’est pas mécréant, si ce n’est qu’on a délaissé la vérité. On dit bien : tu as renié mon droit et mes bienfaits dans le sens où tu les as négligés en faisant preuve d’ingratitude.

 

Les tenants de cette tendance disent : nous nous appuyons en cela sur l’exemple des Compagnons et de leurs successeurs qui pouvaient désigner par le terme mécréant les branches de la mécréance, non son essence ; soit une mécréance qui ne fait pas sortir de la religion ; de la même manière qu’ils pouvaient désigner par le terme foi, les branches de la foi non son essence ; en les délaissant, on ne sort pas de la religion. »[15]

 

6-« … Ils étaient en droit de donner ce statut au croyant ; ils témoignent qu’il a la foi quand il fournit la reconnaissance du cœur et verbale, et ils témoignent que sa foi monte quand il fait de bonnes œuvres, qui, aux dires du Prophète (r), sont des branches (shu’ab)de la foi. À chaque fois qu’il en néglige une, ils savent qu’il s’éloigne davantage de la foi parfaite par rapport à celui qui l’a fourni. Cependant, ils ne lui enlèvent pas le nom de croyant avant que l’essence de la foi ne disparaisse complètement. »[16]

 

À suivre…

 

 

 

[1]Rapporté par el Bukhârî (6560), et Muslim (184), selon Abû Sa’îd el Khudrî (t).

[2]Rapporté par el Bukhârî (9), et Muslim (35), selon Abû Huraïra (t).

[3]Voir :usûl el mukhâlifîn li ahl e-sunna fî el îmân du D. ‘Abd Allah ibn Mohammed el Qarnî (p 74-76).

[4]Rapporté par el Bukhârî (6560), et Muslim (184), selon Abû Sa’îd el Khudrî (t).

[5]Majmû’ el fatâwâ (7/549-550).

[6]Risâlat ilâ ahl e-thaghr (p. 272) ; ce passage mérite de plus amples explications.

[7]Voir son ta’lîq ‘alâ el ‘aqîda e-Tahawîya (p. 43).

[8]Fath el Bârî(1/46).

[9]Majmû’ el fatâwâ(7/40smiley.

[10]Majmû’ el fatâwâ (7/40smiley.

[11]Voir : ‘umda el qârî (1/175).

[12]Masâil el Imâm Ahmed (2/119).

[13]El îmân d’ibn Manda (1/331).

[14]El masâil wa el ajwiba(p. 331).

[15]Ta’zhîm qadr e-salâtd’Abû Nasr el Marwazî (2/519).

[16]Ta’zhîm qadr e-salâtd’Abû Nasr el Marwazî (2/713).

 

 

Le seuil minimum de la foi

(Partie 2)

 

 

7- L’Imâm Tabarî : « Pour certains, la foi est composée de la connaissance du cœur, de la reconnaissance verbale, et des actes extérieurs. En fournissant deux de ces trois éléments, on ne peut, en tout état de cause, porter le nom de « croyant ». Néanmoins, en en ayant deux d’entre eux (a connaissance du cœur et la reconnaissance verbale), mais en étant négligeant dans les actes extérieurs, on porte le nom de « musulman ». »[1]

 

8- Plus loin, il confirme : « Avec la connaissance et la reconnaissance verbale, on est croyant (mi-mîn bi Allah wa rasûlihi), même en négligeant les actes, bien que nous ne disons pas qu’il est croyant dans l’absolu. »[2] L’auteur utilise l’expression mu-min bi itlâq que nous avons traduit pas croyant dans l’absolu pour parler en fait, du croyant absolu, parfait, véritable, comme l’explique Ibn Battâl dans la citation suivante. C’est de ce sens qu’il faut comprendre les autres citations que nous allons trouver ici, wa Allah a’lam !

 

9- Ibn Battâl relate une citation de Tabarî disant notamment : « …De la même manière qu’en reconnaissant Allah et ses Messagers – que les prières et le salut d’Allah soient sur eux tous – sans faire les obligations religieuses, on ne prend pas le nom de croyant dans l’absolu… »[3] Il veut dire qu’on est un véritable croyant en faisant les actes, comme il le laisse sous-entendre dans un autre ouvrage.[4]

 

10- Ibn Batta : « La foi est composée de la parole et des actes, elle monte si tu agis bien, et descend quand tu agis mal. Dans ce cas, l’homme sort de l’imânpour entrer dans l’islâm, mais, rien en dehors de l’association, ne peut le faire sortir de l’islâm, ou bien en refusant une obligation venant d’Allah (U)avec l’esprit de la renier. Néanmoins, s’il la délaisse par fainéantise ou négligence, son sort est soumis à la Volonté d’Allah. »[5]

 

11- L’Imâm Ahmed aurait eu des paroles de ce genre dans l’une de ses épitres apocryphes ayant pour nom manâqib el Imâm Ahmed d’ibn el Jawzî (p. 226).[6]

 

12- Mohammed ibn ‘Abd el Wahhâb a également des paroles qui vont dans ce sens.[7] Ailleurs, il affirme qu’il ne kaffar que pour les choses où règne le consensus, en parlant de l’attestation de foi. Il ne le faisait même pas pour le tarik e-salât par fainéantise, bien qu’il existe des textes sur la question, et que la tendance qui penche vers le takfîr est très forte.[8]

 

13- Abû el Qâsim el Asbahânî : « La foi, au niveau de la religion, est la somme de toutes les dévotions, qu’elles soient intérieures ou extérieures. Les ash’aritesla confinent dans le tasdîq, et considère les paroles et les actes comme des lois qui n’entrent pas dans sa conception. L’intérêt de cette divergence, c’est qu’en omettant les actions et en commettant les interdictions, on perd le nom de croyant dans l’absolu. Dans ce cas, on dit que le fautif a une foi faible pour en avoir omis une partie. Pour les ash’arites, il est un croyant dans l’absolu, car la foi relate la croyance que le fautif a fournie. »[9]   

 

14- El Baïhaqî : « Pour la plupart des traditionalistes, la foi est un nom qui englobe toutes les dévotions, qu’elles soient obligatoires ou simplement recommandées. Celles-ci se divisent en trois parties :

-               Une partie qui, en la délaissant, on est mécréant : le crédo auquel il incombe de donner foi et la reconnaissance de ce crédo.

-               Une partie qui, en la délaissant, on est pervers ou désobéissant, mais qui, sans la renier, ne fait pas sortir de la religion : faire les dévotions prescrites : (la prière, l’aumône légale, le jeûne, le pèlerinage, etc.) et renoncer aux péchés.

-               Une partie qui, en la délaissant, on n’est ni pervers ni mécréant bien qu’on ait délaissé la meilleure option : ce sont les actes surérogatoires. »[10]

 

15- El Kalâbâdhî : « L’essence de la foi s’incarne dans la reconnaissance verbale et la croyance du cœur, et les branches incarnent les actes imposés. »[11]

 

16- Ibn Hazm : « En négligeant tous les actes, on est un croyant désobéissant, avec une foi faible, mais sans devenir mécréant. »[12] Ailleurs, il explique que l’essence de la foi se résume dans la croyance et la parole.[13]

 

17- Ailleurs, après avoir réfuté en détail les murjites qui n’imposent pas la prononciation verbale pour prétendre à la foi : « On ne devient pas mécréant en délaissant les actes, mais uniquement en délaissant la parole. La raison, c’est que le Messager (r)jugea mécréant le fait de renoncer à la parole. En parallèle, il accordait une foi valable à celui qui connaissait la vérité avec le cœur tout en l’exprimant avec la langue ; il savait que tôt ou tard, il sortirait de l’Enfer, même sans n’avoir fait aucun bien. »[14]

 

18-« La foi est un nom générique qui renvoie à plusieurs notions… Notamment, elle renvoie à ce qui est antonyme à la mécréance, ou antonyme à la perversité, non la mécréance. Une partie consiste à délaisser certains éléments sans devenir ni mécréant ni pervers. Pour la première partie, il s’agit de la résolution du cœur et de la reconnaissance verbale. Celle-ci est antonyme à la mécréance.

Pour la seconde partie, il s’agit des actes obligations, qui en les délaissant, on devient pervers non mécréant.

Pour la dernière partie, il s’agit des actes surérogatoires, qui en les délaissant, on ne devient ni mécréant ni pervers. »[15]

 

19- El Qâdhî ‘Iyâdh : « Selon la tendance de tous les traditionalistes sans exception, parmi les anciens, les traditionnistes, les légistes, et les mutakallimînsqui rejoignent leur tendance parmi les ash’arites, le sort des auteurs des péchés est soumis à la Volonté d’Allah ; tous ceux qui meurent croyant, en ayant prononcé du fond du cœur les deux attestations de foi, entreront au Paradis, soit pour avoir fait repentance de leurs péchés soit tout simplement en étant sains de péchés ; ces derniers entrent formellement au Paradis sans passer par l’Enfer. Quant à ceux qui ont mélangé de bonnes et de mauvaises actions en négligeant les commandements qu’Allah leur a prescrits ou en commettant les interdits, leur sort revient à Allah. Nous ne disons pas formellement qu’ils entrent au Paradis ou en Enfer d’emblée, bien que nous soyons sûrs que tôt ou tard, ils y auront droits. »[16]

 

20- Nawawî ajoute qu’on devient croyant grâce à la croyance sincère du cœur et la prononciation de l’attestation de foi.[17] Plus loin, il renchérit : « Selon la tendance des adeptes de la vérité, la foi à même de sauver de l’Enfer éternel impose la croyance et la prononciation verbale. »[18] Ainsi, pour revenir à El Qâdhî ‘Iyâdh, le cœur et la langue sont la foi minimum qui immunise contre l’Enfer éternel, et les actes, qui complètent la foi, garantissent de ne jamais y entrer.[19]

 

21- Abû el Hasan el Mâlikî approuve el Qâdhî ‘Iyâdh ayant des paroles dans ce sens,[20] et el ‘Izz ibn ‘Abd e-Salâm également.[21]

 

22- Ibn e-Salâh distingue également entre l’essence de la foi et ses branches.[22]

 

23- Abû Mohammed el Yamânî : « Quant à la septième tendance, le traditionalisme, elle considère que la foi est composée de la reconnaissance verbale, de la connaissance du cœur et des actes corporels ; chaque élément de la dévotion imposée relève de la foi. Ainsi, pour les traditionalistes, la foi est la somme de la croyance qui touche au cœur, qui s’exprime par la langue, et qui s’extériorise par les membres, en plus de l’attestation de foi ; les actes en sont donc la preuve concrète et le témoignage extérieur.

La foi est l’ensemble de ces trois éléments : l’attestation, la croyance et les actes. L’attestation immunise le sang et les biens, et elle soumet son auteur aux Lois divines. Les actes entrainent l’intégrité religieuse et la crédibilité civile. Ainsi, ces deux éléments extérieurs établissent la religion apparente, et la croyance touche à l’au-delà, car cachée et Seul Allah est à même de la sonder. L’hypocrite délaisse la croyance du cœur, bien qu’il extériorise l’attestation ; le pervers donne foi à cette attestation qu’il exprime par la langue, mais tout en délaissant les actes imposés. Il ne sort pas pour autant de la foi bien qu’elle soit faible, et il est encore soumis aux lois de la religion, sauf s’il délaisse les actes en reniant leur aspect obligatoire. Dans ce cas, il est un mécréant qui perd l’immunité de son sang et qu’il incombe de mettre à mort. »[23]

  

24- Ibn ‘Abd el ‘Izz : « À l’unanimité d’entre eux, en croyant avec le cœur et en reconnaissant verbalement, tout en s’abstenant (imtana’a) de faire les actes corporels, on désobéit à Allah et à Son Messager et on est passible de la menace divine. »[24]

 

25- En explication au hadîth « Cinq prières dans un jour et une nuit… »[25], Ibn ‘Abd el Barr établit : « Il démontre notamment qu’un musulman ne faisant pas la prière est sous la Volonté divine. La condition, c’est qu’il soit monothéiste, qu’il croit, donne foi et reconnait les enseignements apportés par Mohammed (r), même « sans fournir d’acte ». Ce passage réfute les mu’ataziliteset les kharijitestoute tendance confondue. Ne vois-tu pas qu’en reconnaissant l’Islâm au moment d’y adhérer, on devient musulman avant même de devoir faire la prière et le jeûne du ramadhân. Il a ainsi fourni la reconnaissance verbale, la croyance, et la résolution intérieure. D’un point de vue purement théorique, la seule façon de le renvoyer à la mécréance, c’est de lui enlever la chose par laquelle il est devenu musulman. Autrement dit, en reniant ce qu’il a cru et reconnu. »[26]

 

À suivre…

 

 

 

 

[1]E-tabsîr fî ma’âlim e-dîn(p. 18smiley.

[2]E-tabsîr fî ma’âlim e-dîn(p. 18smiley.

[3]sharh sahîh el Bukhârî(1/57).

[4]Musnad ‘Abd Allah ibn ‘Abbâs(2/643).

[5]E-sharh wa el ibâna(p. 196).

[6]Cette annale imputée à l’Imâm Ahmed figure également danstabaqât el hanâbila (1/343).

[7]E-durar e-saniya (1/134-135).

[8]E-durar e-saniya (1/102).

[9]El hujja fî bayân el mahajja (1/406).

[10]El i’tiqâdh (p. 212)

[11]E-ta’arruf bi manhaj e-tasawwaf (p. 80).

[12]El mahallâ (1/40).

[13]El fisal (3/11smiley.

[14]E-durra (p. 337-33smiley.

[15]El fisal (3/255).

[16]Ikmâl el mu’allim bi fawâid Muslim (1/255).

[17]Sharh sahîh Muslim(1/146).

[18]Sharh sahîh Muslim(8/395).

[19]Ikmâl el mu’allim bi fawâid Muslim(1/97).

[20]Kifâya e-tâlib(1/29).

[21]Ma’na el îmân wa el islâm(p. 20).

[22]Sharh sahîh Muslim(1/14smiley.

[23]‘aqâid e-thalâtha wa e-sib’în firqa(1/313).

[24]sharh e-tahawiya (p. 333) d’ibn Abî el ‘Izz.

[25]Rapporté par Ahmed (n° 22185).

[26]Voir : hidâyat el mustafid min kitâb e-tamhîd du Sheïkh ‘Atiya Sâlim (3/290).

 

 

 

Le seuil minimum de la foi

(Partie 3)

 

26- Ibn Taïmiya : « En fournissant la foi et l’unicité, on éternisera jamais en Enfer, quoi qu’on puisse faire. »[1]

 

27-« La foi est composée d’une essence nécessaire à sa présence, d’éléments obligatoires qui entrainent la punition en cas de diminution et d’absence, et d’éléments recommandés qui font parvenir aux hauts degrés. Par rapport à ces niveaux, trois catégories d’individus vont se dégager : les pervers injustes envers eux-mêmes, les modérés, et les vertueux devanciers. Celle-ci est comparable aux entités concrètes et abstraites (le pèlerinage, un corps, une mosquée, etc.). Certaines de ses parties manquantes font diminuées sa plénitude ou son excellence, d’autres diminuent sa perfection (négliger les obligations et enfreindre les interdictions), et d’autres enfin entament son pilier (la croyance et la parole). »[2]    

 

28-« Celui qui croit que seuls les actes peuvent servir à l’individu va à l’encontre du consensus et son idée est complètement fausse pour les raisons suivantes… »[3] Ensuite, il explique dans le cinquièmement que les individus dont le hadîth fait mention, sauront sauver par la Miséricorde d’Allah, non par leurs actes.

Mieux, Abû Bakr ibn el Muhib e-Sâmit est l’un des élèves les plus intimes d’ibn Taïmiya. Il est l’auteur d’un ouvrage qui est encore à l’état de manuscrit et dans lequel il reproduit les paroles extraordinaires de son maitre : « L’individu peut déceler une foi infime dans son cœur sans faire aucune œuvre pieuse. La négation dans le hadîthen question porte sur les actes, non sur les paroles. Il faudrait plutôt dire qu’en fournissant les deux attestations de foi sans fournir d’actes extérieurs jusqu’à la mort, on n’aura fait aucune bonne œuvre dans sa vie. Cependant, cela ne concerne pas forcément les paroles, conformément au Verset : [c’est vers Lui que remontent les bonnes paroles poussées par les bonnes œuvres].[4] En disant que la négation ne porte pas sur la croyance du cœur et de la parole, nous n’allons pas à l’encontre du Coran. »[5] Ailleurs, il a d’autres paroles qui vont dans ce sens.[6]

 

29-« En outre, celle-ci – en parlant de la foi – a deux sens dans le Coran, une essence et une partie subsidiaire imposée (far’ wâjib). L’essence qui se situe au niveau du cœur engendre les actes. C’est la raison pour laquelle, certains Versets distinguent entre eux, comme : [… Ceux qui croient et qui font de bonnes œuvres][7] ; d’autres les regroupent, comme celui-ci : [Les croyants sont uniquement ceux…].[8] » Puis loin, il conclut : « Son essence est dans le cœur et sa perfection se matérialise dans les actes extérieurs, contrairement à l’Islam, qui a pour essence les actes extérieurs et pour perfection, le cœur. »[9]

 

30-« La religion imprégnée dans le cœur au niveau du savoir et des sentiments est l’essence de la foi, tandis que les actes extérieurs, qui relèvent de la foi parfaite, constituent les branches. »[10]

 

31- Son élève ibn ‘Abd el Hâdî rapporte ses paroles dans lesquelles il établit le principe traditionaliste selon lequel en délaissant les branches de la foi, on ne devient pas mécréant ; on le devient uniquement en délaissant son essence, soit la croyance (i’tiqâd).[11] Ainsi, les péchés (en dehors des annulations de l’Islam) qui sont les branches de la mécréance ne remettent pas en cause l’essence de la foi.[12] Si l’essence de la foi ne garantit pas l’entrée au Paradis d’emblée, elle épargne, aussi infime soit-elle, d’éterniser en Enfer.[13]

 

33-« La Parole d’Allah est composée des enseignements (khabar)et des commandements (amr). Les enseignements réclame de croire (tasdîq) aux paroles de l’interlocuteur, et les commandements réclament de s’y soumettre (el inqiyâd et l’istislâm),ce qui correspond aux actes du cœur (‘amal el qalb), renfermant la soumission totale (khudû’ et inqiyad) aux commandements, même sans les mettre en pratique (in lam yaf’al el ma-mûr bihi). En répondant à l’enseignement par le tasdîqet au commandement par l’inqiyâd, on obtient l’origine de la foi dans le cœur, qui n’est autre que l’apaisement (tu-manîna) et l’iqrâr. »[14]

 

34- Il explique la page suivante : « La foi est composée des paroles et des actes – je veux dire à l’origine – des paroles du cœur (qawl el qalb) et des actes du cœur (‘amal el qalb). La foi, conformément aux Paroles d’Allah et à Sa Révélation, renferme Ses enseignements et Ses commandements. L’individu croit aux enseignements (tasdîq), ce qui va engendrer un état dans le cœur dont l’intensité sera en fonction de l’enseignement. Le tasdîqest une forme de savoir et de qawl. Puis, il se soumet au commandement ; c’est l’inqiyâdet l’istislâmqui est une forme de volonté et d’acte (irâda wa ‘amal). Il ne peut être croyant sans fournir les deux en même temps. En délaissant (taraka) l’inqiyâd, il devient un orgueilleux et compte ainsi parmi les mécréants, quand bien même il fournirait le tasdîq. »[15]

 

35-«Ainsi, on peut facilement distinguer entre ce cas et le désobéissant, qui est convaincu de devoir faire telle obligation, mais qui succombe à ses passions et à sa mauvaise volonté (nufra). C’est ce qui le pousse à ne pas s’y plier. Sa foi renferme le tasdîq, le khudhû’et l’inqiyâd, qui relève du qawlet du ‘amal, mais sans parfaire le ‘amal. »[16]

36- Ibn el Qaïyim : « La foi véritable est composée des paroles et des actes. Les paroles sont de deux sortes : la parole du cœur qu’est la croyance et la parole verbale qui est la prononciation de l’attestation de foi (kalima el islâm).

Les actes également sont de deux sortes : les actes du cœur que sont l’intention, la sincérité exclusive, et les actes corporels. En faisant disparaitre les quatre réunis, on fait disparaitre la foi parfaite. En faisant disparaitre la croyance du cœur, les autres éléments ne sont plus d’aucune utilité, car elle est une condition pour leur donner foi et les rendre utile.

En faisant disparaitre les actes du cœur, tout en gardant la croyance du cœur, c’est le point de querelle entre les murjiteset les traditionalistes. Ces derniers s’accordent à dire que, dans ce cas de figure, la foi disparait, et que la croyance, sans les actes du cœur (l’amour et la soumission à Allah), est inutile. C’est exactement le cas d’Iblis, de Pharaon et son peuple, des Juifs, des païens qui donnaient foi au Messager, mieux, qui reconnaissait la véracité de son message en privé et même en public. Ils avouaient qu’il ne pouvait mentir, mais nous refusons simplement de le suivre, justifiaient-ils, et de croire en lui.

 

Ainsi, si la foi disparait avec la disparition des actes du cœur, il n’y a aucun mal à ce qu’elle disparaisse avec la disparition de l’acte corporel le plus important. »[17]

 

37- Ibn Rajab : « Il est notoire que l’entrée au Paradis s’obtient grâce à la croyance du cœur avec l’attestation verbale, et c’est avec ces deux éléments que les désobéissants pourront espérer sortir de l’Enfer. »[18]

 

38- Ailleurs, il renchérit : « Il existe deux sortes de foi :

-               Primo : la foi en Allah qui correspond à la reconnaissance et à la croyance en Lui.

-               Secundo : la foi pour Allah qui correspond à l’obéissance et à la soumission à Ses commandements.

La mécréance et l’antonyme de la première sorte, et la perversité est l’antonyme de la seconde qui peut éventuellement prendre le nom de mécréance mais sans faire sortir de la religion. »[19]

 

39- En commentaire au hadîth d’Abû Sa’îd el Khudrî sur l’intercession, il explique : « Celui-ci démontre que la foi verbale – l’attestation de foi – et la foi intérieure – la croyance du cœur – ne se perdent pas. C’est grâce à ces deux éléments que les désobéissants monothéistes sortiront de l’Enfer. Cela signifie que tous ceux parmi eux qui y entreront ne les perdront pas. »[20]

 

40- Dans un autre ouvrage, il donne plus d’explication en disant : « Ceux qui n’ont font aucun bienfait allusion aux actes des membres, mais au même moment, ils ont à leur actif l’essence de l’Unicité. C'est pourquoi le hadîthde celui qui recommanda à sa famille de brûler son corps après sa mort précise qu’il n’avait fait aucun bien, excepté l’Unicité. »[21]

41-« C’est la preuve que ceux qu’Allah sortira de l’enfer par Sa miséricorde, sans passer par aucune intercession, auront à leur actif la parole de l’Unicité, mais en ayant fait aucun bien avec leurs membres. »[22]

 

42- Ailleurs, il explique en commentaire au hadith « L’Islam est fondé sur cinq piliers… » : « En faisant disparaitre ces cinq piliers, l’édifice s’écroule, ou ne serait-ce que son pilier le plus grand, les deux attestations de foi ; toute annulation de l’Islam les remet littéralement en cause. Il règne la divergence entre savants sur la disparation des quatre autres piliers (prière, aumône, jeûne, pèlerinage) ; garde-t-on ou non le nom de croyant en les perdant tous ou ne serait-ce que l’un d’entre eux ? Doit-on distinguer entre la prière et les autres piliers, en disant que sans la prière, on perd également la foi ? Doit-on ajouter plus particulièrement l’aumône à la prière pour considérer l’absence totale de la foi ? Il existe une divergence notoire sur la chose entre savants, et toutes ces opinions sont imputées à l’ImâmAhmed »[23]

 

43- Plus loin, il ajoute : « Quant aux autres éléments de l’Islam et de la foi (en dehors des quatre piliers ndt.), ils ne font pas sortir de l’Islam pour les traditionalistes, contrairement aux innovateurs comme les kharijites. »[24]

 

44- El ‘Aïnî : « La foi, dans le vocabulaire du Législateur peut renvoyer à son essence, quand elle n’est pas associée aux actes, comme dans le hadîth : « La foi est de croire en Allah, à Ses anges, à Sa rencontre, et à Ses messagers… »

Elle peut renvoyer également à la foi parfaite quand elle est associée aux actes, comme dans le hadîth : «Savez-vous quelle est la foi en Dieu l’Unique… C’est de témoigner qu’il n’y a d’autre dieu digne d’être adoré en dehors d’Allah, et que Mohammed est le Messager d’Allah, d’accomplir la prière, de verser l’aumône… »

La foi qui immunise d’entrer en Enfer est de la seconde sorte à l’unanimité des musulmans, et celle qui immunise d’y éterniser relève de la première à l’unanimité des traditionalistes, contrairement aux mu’taziliteset aux kharijites… Ainsi, les anciens avec Shâfi’î à leur tête, octroient aux actes le statut de piliers selon la seconde conception, non la première. Ils considèrent que la foi demeure, malgré la défection des actes, en faisant allusion à sa première conception. Autrement dit, elle est à même de sauver de l’Enfer, étant donné qu’elle existe, bien qu’elle ne soit pas accompagnée des actes. »[25]

 

À suivre…

 

 

 

 

[1]Majmû’ el fatâwa(11/671).

[2]Majmû’ el fatâwâ(7/637).

[3]Jâmi’ el masâil(5/203).

[4]Le Fondateur ; 10

[5]Livre manuscrit.

[6]Majmû el fatâwa (7/637, 10/355, 11/131, 20/90-94).

[7]La vache ; 25

[8]La vache ; 62

[9]Majmû’ el fatâwa (7/637).

[10]Majmû’ el fatâwa (10/355).

[11]El ‘uqûd e-durriya (p. 9smiley ; voir également : Majmû’ el fatâwa (11/137).

[12]Majmû’ el fatâwa (10/283).

[13]Majmû’ el fatâwa (35/202-203).

[14]E-sârim el maslûl d’ibn Taïmiya (p. 521).

[15]Idem.(p. 522).

[16]E-sârim el maslûl(p. 521-522).

[17]E-salât(p. 24).

[18]Fath el Bârîd’ibn Rajab (1/112).

[19]Fath el Bârîd’ibn Rajab (1/129).

[20]Fath el Bârîd’ibn Rajab (1/8smiley.

[21]E-tahwîf min e-nâr(p. 285).

[22]E-tahwîf min e-nâr(p. 286).

[23]sharh kitâb el îmân d’ibn Rajab (p. 26-27).

[24]sharh kitâb el îmân d’ibn Rajab (p. 2smiley.

[25]‘Umda el qârî(1/175).

تقي الدين السني a écrit :

l'imam soufiane ibn ouyayna a dit :

المرجئة سموا ترك الفرائض ذنباً بمنزلة ركوب المحارم وليس سواءً لأن ركوب المحارم متعمداً من غير استحلال معصية، وترك الفرائض من غير جهلٍ ولا عُذْر كُفْر

« Al Mourjiya ont appelé le délaissement des obligations comme étant des pécher au même titre que les choses illicites commises alors qu’ils ne sont pas au même degré car commettre les illicites avec préméditation sans Isti7lâl est un pécher alors que le délaissement des obligations sans ignorance ni excuse est une mécréance » Jâme3 Al 3ouloumi Wal Hikam d’Ibn Rajab Page 39 

 

 

Shaykh Ibn Bâz sur celui qui professe l'attestation de foi et ne fait rien !

 

 

Pour le premier, je te demande de développer ton idée en me disant par exemple, quelle est la relation de la parole de Sufiân ibn 'Uaïna avec le sujet, mr amalgame, bien que j'ai mon idée là-dessus !

 

On sent bien que c'est une tentative désespérée...

 

Pour sheikh ibn Bâz, sois patient, la réponse viendrait dans la dernière partie, qui est la n°7, mais en attendant, pour enlever tout amalgame, je remets un passage de l'article précédent :

 

http://mejliss.com/2012/06/23/la-place-des-actes-dans-la-pens-e-murjite

 

Il existe un consensus affirmant que sans les actes, on ne peut prétendre à la foi

 

La première partie, qui est entre crochets, ne pose dans l’ensemble aucun problème. D’ailleurs, les auteurs contemporains qui l’utilisent pour établir ce point s’en contentent. La raison est peut-être qu’ils le prennent de Fath el Bârî d’ibn Rajab (1/25). Néanmoins, ils se sont peut-être aussi rendu compte qu’il était très aventureux de citer la suite. Apparemment, l’auteur de l’excellent livre el îmân ‘inda e-salaf wa ‘alâqatuhu bi el ‘amal, Mohammed Âl Khudaïr n’a pas froid aux yeux. il se sert, en effet, de ce passage pour démontrer qu’on peut être murjite tout en intégrant les actes dans la définition de la foi. Or, il n’y a pas besoin d’entrer dans des raisonnements tirés par les cheveux pour établir la vérité. La rigueur scientifique réclame, si on veut arriver à des conclusions justes, de rester objectif et de mettre les passions de côté. Cet auteur prouve lui-même qu’aux yeux d’un grand nombre d’anciens, avec les Compagnons à leur tête, l’absence des actes est la preuve de l’absence de la foi, ou, en d’autres termes, que la foi est inutile sans les actes.

 

Certains, comme nous l’avons démontré dans un article précédent, ramènent un consensus sur la chose. Voici une liste non exhaustive des anciens ayant signalé ce crédo : ‘Alî ibn Abî Tâlib, ‘Abd Allah ibn Mas’ûd, ‘Abd Allah ibn ‘Abbâs, Zaïd ibn Aslam, Sa’îd ibn Jubaïr, el Hasan el Basrî, ibn Qatâda, ‘Atâ ibn Abî Rabâh, Qatâda, Nâfi’ mawlâ ibn ‘Omar, Makhûl, Maïmûn ibn Mihrân, Mohammed e-Zuhrî, Dâwûd ibn Abî Hind, Mohammed ibn ‘Abd Allah ibn ‘Amr ibn ‘Uthmân ibn ‘Affân, el Awzâ’î, Sufiân e-Thawrî, Mohammed ibn Muslim e-Tâifî, Sa’îd ibn ‘Abd el ‘Azîz e-Dimashqî, l’Imâm Mâlik, el Fudhaïl ibn ‘Iyâdh, Sufiân ibn ‘Uaïyna, l’Imâm Shâfi’î, Abû Bakr el Humaïdî, Ishâq ibn Rahawaïh comme nous l’avons vu, Abû thawr, l’Imâm Ahmed, el Muzanî, ibn Qutaïba dans une certaine mesure, Sahl e-Tusturî, Mohammed ibn Nasr el Marwazî, ibn Khuzaïma dans une certaine mesure, ibn Khafîf, el Multaï, el Âjurrî, Abû Tâlib e-Makkî, ibn Batta, el Khattâbî, ibn Zamanaïn, Abû Ismâ’il el Harawî, el Baghawî, Yahyâ el ‘Imrânî, etc.

salam alaykoum,

http://www.youtube.com/watch?v=vU8aPId64RE

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Ibn Qayyim (رحمه الله) a dit: "Il n'y a pas de divergence entre les musulmans sur le fait qu'abandonner la prière délibérément fait partie des plus grands péchés, et que c'est plus grave auprès d'Allâh que le meurtre, le vol, la fornication, et le fait de boire de l'alcool, et que celui qui fait ça s'expose au châtiment d'Allâh, Sa colère, et à l'avilissement ici-bas et dans l'au-delà".

Nous allons maintenant voir si ce péché fait sortir de l'Islam celui qui le commet.

Arguments de ceux qui considèrent celui qui abandonne la prière comme mécréant

Allâh (تعالى) a dit:
{Mais s'ils se repentent, accomplissent la Salat et acquittent la Zakat, ils deviendront vos frères en religion.} (9/11)

Jâbir (رضي الله عنه) rapporte: "J'ai entendu le Messager d'Allâh dire: "Entre l'homme et entre la mécréance, il y a l'abandon de la prière"". (Mouslim n°82, Ahmad)

Selon Bourayda (رضي الله عنه), le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit: "Le contrat qu'il y a entre nous et eux est la prière, celui qui la délaisse a donc mécru". (Ahmad, Abou Dâwoud, At-Tirmidhi qui l'authentifié, An-Nasâi, Ibn Mâja, Ibn Hibbân n°1454)

Yazîd Ibn Al-Aswad (رضي الله عنه) a dit: "Nous avons prié as-Soubh à Mina quand sont venus 2 hommes. Le Prophète a demandé de les faire venir et ils sont venus en tremblant; il dit: "Qu'est-ce qui vous a empêché de prier avec les gens, n'êtes vous pas musulmans?" Ils dirent: "Si Prophète mais nous avons prié dans nos demeures"...". (Ahmad, Abou Dâwoud, An-Nasâi)

Thawbân (رضي الله عنه) a dit: "Le Prophète a dit: "Entre l'homme et la mécréance et la prière, celui qui l'abandonne a fait de l'association"". (At-tabari qui dit: authentique selon les conditions de Mouslim)

D'après Ubada Ibn Samit (رضي الله عنه): "Le Messager d'Allâh nous disait ceci en guise de recommandation: "N'associez rien à Allah, n'abandonnez pas la prière. Quiconque l'abandonne délibérément s'exclut de l'Islam"". (Ibn Abi Hatim)

'Omar (رضي الله عنه) dans les derniers moments de sa vie, bien qu'il ait été poignardé à plusieurs reprises et qu'il ait des blessures ouvertes très graves avec une forte hémorragie, cependant, lorsque arrivait l'heure de la prière, on le réveillait et on lui demandait s'il désirait l'accomplir. Il répondait par l'affirmative, l'accomplissait comme il le pouvait et ajoutait alors: "Celui qui a abandonné la prière n'a pas de place en Islam".

Chaqiq Ibn 'Abdillah, de la génération successive à celle du Prophète (صلى الله عليه و سلم) et dont tout le monde reconnaît la haute moralité a dit: "Les compagnons de Mouhammad ne taxaient de mécréance parmi la négligence de l'accomplissement des pratiques religieuses que celle de la prière". (At-Tirmidhi, et al-Hakim l'a authentifié sur la base des conditions de Boukhari et Mouslim)

Ishaq Ibn Rahouya (رحمه الله) a dit: "Il a été rapporté de façon sûre que le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit que celui qui abandonne la prière est un mécréant. Ce qui a été l'avis des ulémas depuis l'époque du Prophète (صلى الله عليه و سلم) jusqu'à nos jours c'est que celui qui abandonne la prière délibérément sans excuse et persiste dans son attitude jusqu'à la sortie de l'heure de la prière est un mécréant. Ibn Hazm affirme que cet avis a été rapporté d'Omar, d'Abd Rahman Ibn Awf, de Mouadh Ibn Djabal, d'Abou Hourayra et d'autres compagnons. Et il dit: "Nous ne connaissons aucun compagnon qui aurait soutenu le contraire". Les propos d'Ibn Hazm ont été rapportés par al-Moundhiri dans At-targhib wa at-tarhib et il a ajouté les noms des compagnons: 'Abd Allâh Ibn Massoud, 'Abd Allâh Ibn Abbas, Djabir Ibn Abd Allâh et Abou Darda (رضي الله عنهم)". Ensuite il dit: "En dehors des compagnons, (l'avis est soutenu par) Ahmad Ibn Hanbal, Ishaq Ibn Rahouya, Abd Allâh Ibn al-Moubarak, an-Nakhai, al-Hakam Ibn Utba, Ayyoub as-Sikhtiyani, Ibn Harb et d'autres"".
Ibn al-Qayyim affirme que cet avis est l'un des deux ainsi soutenus dans l'école shafi'ite et que at-Tahawi l'a rapporté directement de Chafi'i lui-même. (As-salât)

Ibn Taymiya (رحمه الله) a dit: "Quant à celui qui croit la prière obligatoire tout en persistant dans son abandon, les juristes se sont posé plusieurs interrogations le concernant. Parmi ces interrogations celle émise, dit-on, par la majorité: Malik , Shafi'i et Ahmad.., à savoir si le coupable de l'abandon de la prière reste ferme dans son refus jusqu'à son exécution, sera-t-il exécuté en tant que renégat ou en tant que dévoyé comme les autres mauvais musulmans qui se trouvent dans ce cas ? Ils ont formulé deux avis biens connus à ce sujet. Tous les deux sont rapportés d'Ahmad. Cette explication détaillée n'a pas été rapportée des compagnons et elle est invalide. En effet, si l'intéressé croit fermement et reconnaît le caractère obligatoire de la prière, il est inconcevable qu'il persiste dans son abandon au point d'être exécutée dans cet état. Une telle attitude n'est pas connue dans les habitudes humaines et n'a jamais été constatée en Islam. Il n'est pas courant qu'une personne qui croit la prière obligatoire s'entend dire: si tu ne pries pas on va t'exécuter et persiste (malgré tout) dans son refus en dépit de sa reconnaissance du caractère obligatoire de la prière. Un tel cas ne s'est pas produit dans [l'histoire de] l'Islam. Si une personne s'abstient de la prière au point d'être prête à faire face à l'exécution c'est qu'elle n'en reconnaît pas le caractère obligatoire et ne s'est jamais engagée à la faire. C'est parce qu'elle est mécréante de l'avis unanime des musulmans. Des traditions innombrables prouvent l'impiété de l'auteur d'une telle attitude et des textes authentiques le soutiennent [...] Quiconque s'entête dans son abandon et refuse jusqu'à sa mort de se prosterner une seule fois pour Allah, celui-là ne peut pas être considéré comme un musulman reconnaissant le caractère obligatoire de la prière. Car la croyance en son caractère obligatoire et la justesse de la peine de mort appliquée à celui qui l'abandonne constituent des facteurs d'incitation qui, ajoutés à la capacité de faire, favorisent l'accomplissement de l'acte. Quand on est capable de faire et qu'on s'abstient de faire, c'est que le facteur déterminant fait défaut".

salam alaykoum;

cheikh Bazmoul qui s'intitule "Explication du livre de la description de la prière de cheikh albani"

Je vous met en dessous la traduction en dessous afin que la chose soit claire pour tous, l'avis de cheikh albanie est que celui qui délaisse la prière totalement est un mécréant malgré ce que beaucoup parmi nos frères et sœurs, même étudiants en science, propage....

Page 22 :

Cheikh Bazmoul dit : Cheikh Albani dit que celui qui délaisse la prière par paraisse et fainéantise ne devient pas mécréant et il ne vise pas par cela celui qui la délaisse totalement, quelqu'un qui n'a pas prier un seul jour jusqu'à ce qu'Allah le fasse mourir et qui avait pourtant la capacité et rien ne l'empêchait de le faire, mais le Cheikh vise plutôt celui qui prie de temps en temps et est paresseux et néglige de temps en temps jusqu'à ce que le temps de la prière sorte sans qu'il n'ai prié sans excuse.

Et le Cheikh a une parole énonçant cela.

Tu le vois qui commente la parole de Ibn Taymiya qui dit :

«et par cela est levé l'ambigüité dans ce chapitre, car il y a certes beaucoup de gens et même la plupart d'entre eux dans beaucoup de région qui ne sont pas assidu aux cinq prières mais ne les délaissent pas totalement.
Plutôt ils prient de temps à autres et délaisse la prière à d'autres moment ; ceux-ci ont eu de la foi et de l'hypocrisie et il leur est appliqué les règles de l'islam apparente sur les héritages et ce qui y ressemble comme règle.
En effet, si ses règles sont appliquées à l'hypocrite pur comme Ibnu Ubay et d'autres parmis les hypocrites, ceux-ci sont plus en droit qu'elle leur soit appliquée »
( Majmu' Fatawa - Volume 7 - p 615,617)

Cheikh Albanie fait une remarque à cette parole de Ibn Taymiya :

«Ceci est une parole de justesse de Cheikh Al Islam qui nie (infirme) l'avis de ceux qui rendent mécréant de croyance (font le takfir) celui qui délaisse la prière ne serait-ce qu'une fois en la laissant sortir de son temps.
Ceci nous montre que celui devient mécréant (de croyance) est celui qui la refuse comme celui qu'on a menacé de l'épée pour qu'il prie et qu'il refuse»
(Livre Al Dourar Al Moutalaliate p 133,134)
 
Cheikh Bazmoul dit : et lorsque le Cheikh Safar Al Hawali, qu'Allah le pardonne, a dit concernant la rissala (petit livre) de Cheikh Albanie concernant le jugement de celui qui délaisse la prière :

« lorsqu'il a écris (Cheikh Albanie) que celui qui délaisse totalement la prière comme étant un croyant faisant partie des gens profitant de l'intercession et a construit toute sa rissala sur cela »,

Cheikh Albani répliqua en disant : « Les choses ne sont pas comme cela, la rissala est basé sur celui qui délaisse la prière par fainéantise»
(Livre Al Dourar Al Moutalaliate p 126).
 
Cheikh Albani dit dans une autre remarque :

« Parmi les choses nécessaires et fondamentales du travail d'investigation (Tahqik) est que l'auteur montre clairement sont avis : quel est l'opinion des pieux prédecesseurs ?
Est-ce le Takfir (rendre mécréant de croyance) pour une seule prière ?
Ou est-ce le fait de persister dans son délaissement total de manière à ce qu'il meure en étant devenu vieux ?
Ou est-ce celui dont le cas a été rapporté aux dirigeants qui lui ordonnent la prière, il a alors refusé et a été tué ?»
(Livre Al Dourar Al Moutalaliate p 151).

Cheikh Bazmoul dit : et lorsque Cheikh Safar Al Hawali, qu'Allah le pardonne, dit : « celui qui délaisse la prière totalement fait partit de ses mécréants, celui qui la délaisse la plupart du temps est très proche d'eux et sa situation leur ressemble, celui qui prie de temps en temps et délaisse la prière de temps en temps, est en hésitation entre la mécréance et la foi et ce qui est important est ce sur quoi il va finir. De plus, le fait de délaisser l'assiduité est différent du délaissement total qui est de la mécréance »

Cheikh Albani fait la remarque suivante:

« Ceci est une explication que nous voyons très bonne mais est-ce que la cause de la mécréance dans cette situation est le délaissement en lui-même ?
Ou bien car il montre en apparence le refus et l'orgueil qui est une mécréance du cœur ?
Ceci est ce qui est apparent et qui est la cause du jugement de la mécréance, et la cause n'est pas le délaissement en lui-même.
Ceci est le sens de ce que j'ai cité dans ma rissala de Ibn Taymiya page 44-46, c'est celui qui persiste au délaissement malgré le fait qu'on l'ai appelé à œuvrer comme je l'ai expliquer ici, et les paroles de l'auteur (Safar Al Hawali) ne sorte pas de cela et a plutôt éclairci et expliquer la chose »
(Livre Al Dourar Al Moutalaliate p 127,12smiley.
copié de darwa.com
Cheikh Mouhammad 'Omar Bâzmoul

salam alaykoum;

Question :

Il y a des personnes qui jeûnent (le Ramadan), qui font des Adorations, mais qui ne prient pas, le jeûne et l' adoration sont-ils acceptées dans ce cas ?

Réponse :

Au Nom d' Allah, et les louanges sont à Allah :

Ce qui est authentique, est que celui qui abandonne la prière volontairement, devient de ce fait mécréant, son jeûne, ses adorations, ne sont pas authentiques (acceptées) jusqu'à ce qu'il se repentisse à Allah.

Allah dit : “ Mais s’ ils avaient donné à Allah des associés, alors, tout ce qu’ils auraient fait eût certainement été vain.” Sourate 6 / Verset 88

Il y a bien d' autres versets qui vont dans ce sens !

Des gens de science voient qu'il (celui qui abandonne la prière par paresse) n'est pas mécréant, et que son jeûne et ses adorations sont acceptées, (sous condition) qu'il reconnaisse le caractère obligatoire de la prière et que son abandon est un abandon par paraisse.

Mais, ce qui est authentique, c'est la première parole :

(La parole) Qu'il est mécréant par abandon de la prière (même par paraisse), et même s'il reconnaît le caractère obligatoire de celle-ci.

Il y a beaucoup de preuves comme la parole du Messager d' Allah, paix sur lui :

" Entre l'homme et la mécréance, et l'associationnisme, il y a le fait d'abandonner la prière " (rapporter par Mouslim)

Ainsi que :

" Le contrat qu'il y a entre nous et eux (les mécréants); c'est la prière, celui qui l'abandonne a mécrut " (Rapporter par Ahmed ainsi que les quatre rapporteurs principaux de sounnah)

Il y a un livre de l'Imam Ibn Quayyim, qu'Allah lui fasse miséricorde sur même sujet, les règles de la prière et son abandon, c'est un livre très utile.

Ibn Baz qu'Allah lui fasse miséricorde

Source : http://www.binbaz.org.sa/index.php?pg=mat&type=fatawa&id=428

salam alykoum;

Peut on excuser l'abandon de la prière à quelqu'un qui n'en connaît pas le caractère obligatoire?
Lequel de ces deux est pire que l'autre: le musulman qui meurt dans un pays de mécréance après avoir abandonné la prière ou le musulman qui meurt dans un pays musulman dans la même situation? Le premier aurait il une excuse pour avoir vécu dans un milieu non musulman où l'on n'entend pas l'appel à la prière, par exemple?

Louanges à Allah

Premièrement, l'abandon de la prière entraîne une mécréance majeure et exclut son auteur de l'Islam, comme l'indiquent le Coran , la Sunna et le consensus des Compagnons (P.A.a).Allah Très Haut et Béni dit: «Toute âme est l'otage de ce qu'elle a acquis. Sauf les gens de la droite (les élus): dans des Jardins, ils s'interrogeront au sujet des criminels: «Qu'est-ce qui vous a acheminés à Saqar?» Ils diront: «Nous n'étions pas de ceux qui faisaient la prière» (Coran,74:38-43).Djabir ibn Abdallah (P.A.a) déclare avoir entendu le Messager d'Allah ( Bénédiction et salut soient sur lui ) dire: «L'abandon de la prière est ce qui sépare l'homme (musulman) de l'idolâtrie et de la mécréance.» (Rapporté par Mouslim,82)

Cheikh Abdoul Aziz ibn Baz (Puisse Allah lui accorder Sa miséricorde)  a dit: «Toute personne majeure et responsable qui meurt sans avoir observé la prière est un mécréant; on ne lui fait pas la toilette des morts ni la prière prévue pour eux. On ne l'enterre pas dans le cimetière des musulmans. Ses proches parents n'héritent pas d'elle. Ses biens doivent être déposés au Bayt al-mal (Trésor public de l'Etat musulman) selon le plus juste des avis émis par les ulémas sur la question, compte tenu de ce hadith authentique du Prophète (Bénédiction et salut soient sur lui ): «L'abandon de la prière est ce qui sépare l'homme  (musulman)de l'idolâtrie et de la mécréance.» (Rapporté par  imam Mouslim dans son Sahih) et en vertu de sa parole:« L'engagement qui nous lie à eux (les musulmans) repose sur l'observance de la prière; quiconque l'abandonne tombe dans la mécréance.» (Cité par l'imam Ahmad et les auteurs des Sunan grâce à une bonne chaîne à partir d'un hadith de Bouraydah (P.A.a).  

Abdoullah ibn Shaqiq alAqili,un auguste homme de la génération suivant immédiatement celle des Compagnons (Puisse Allah lui accorder Sa miséricorde) a dit: «Les compagnons du Prophète (Bénédiction et salut soient sur lui ) ne pensaient pas que l'abandon d'une pratique autre que la prière pouvait entrainer la mécréance.»Les hadith allant dans ce sens sont nombreux. Ceci concerne celui qui abandonne la prière par paresse. Quant à celui qui en nie le caractère obligatoire, il s'exclut de l'Islam, selon tous les ulémas ." Fatwa de Cheikh ibn Baz,10/250.

Deuxièmement, il n'y a aucune différence entre le fait pour une telle personne de mourir en pays musulman ou en pays de mécréance. Cependant, son péché est aggravé par le fait de séjourner au sein des musulmans, de voir les fidèles prier et d'entendre l'appel à la prière fréquemment lancé.

Troisièmement, certaines personnes se convertisent à l'Islam et vivent en pays de mécréance sans rien savoir des piliers de l'Islam et de ses pratiques obligatoires telle la prière et d'autres. Cette situation est concevable de la part de quelqu'un qui a grandi loin du savoir (islamique) et des musulmans ou dans une jungle ou un environnement pareil. Une telle personne ne peut pas être jugée mécréante ni pécheresse puisque son ignorance est pour elle une excuse.

Cheikh al-Islam Ibn Taymiyya (Puisse Allah lui accorder sa miséricorde) a dit: «Mais certaines personnes peuvent être excusées quand elles ignorent certaines dispositions. C'est pourquoi on ne juge personne mécréant avant qu'il ne reçoive le message (islamique) comme l'atteste la parole divine:«  afin qu'après la venue des messagers il n'y eût pour les gens point d'argument devant Allah » (Coran,4: 65). Si un néophyte ignorait le caractère obligatoire de la prière ou le caractère illicite de la consommation de l'alcool, il ne serait pas mécréant en ne croyant pas au caractère obligatoire de celle-là ou au caractère illicite de celui-ci. Bien plus, on ne le sanctionnera qu'après lui en avoir apporté la preuve. Voir Madjmou' al-Fatawa,11/406.

Ibn Hazm (Puisse Allah lui accorder Sa miséricorde) dit: « Il n' y a aucune divergence de vues sur ceci: si quelqu'un se convertissait à l'Islam sans en connaître les dispositions et continuait de croire que la consommation de l'alcool est licite et que l'observance de la prière n'est pas obligatoire, puisque le statut établi par Allah Très Haut à ce sujet ne lui est pas parvenu, il ne serait pas mécréant. Il n'y a là aucune divergence de vues qui mérite d'être mentionnée. Si une preuve lui était apportée et si , malgré tout, il persistait, il devient alors mécréant, selon le consensus de la Umma.» Voir al-Mouhalla,11/206. L'ignorance qui compte ici est celle qui s'accompagne de l'impossibilité de se procurer le savoir requis.

Le malékite al-Quarafi (Puisse Allah lui accorder Sa miséricorde) a dit: «La règle islamique veut que toute ignorance éprouvée par une personne majeure et susceptible d'être écartée n'est pas prise en compte. En effet, Allah Très Haut a envoyé des messagers auprès de Ses créatures et leur a fait obligation d'apprendre les messages et de les appliquer. Leur connaissance et leur mise en pratique sont obligatoires. Quiconque abandonne l'apprentissage et l'action, et accepte de croupir dans l'ignorance aura commis deux désobéissances pour avoir abandonné deux obligations.» Voir al-Fourouq,4/264.

Cheikh al-islam Ibn Taymiyya (Puisse Allah lui accorder Sa miséricorde) a dit:« Certes , l'excuse n'est vraie que si l'on est incapable d'enlever sa cause. Quand on a la possibilité de connaître la vérité et qu'on ne fait pas le nécessaire pour la connaître , on n'est plus excusé.» Voir Madjmou' al-Fatawa,20/280.

Cheikh Muhammad al-Amin ach-Chinquiti (Puisse Allah lui accorder Sa miséricorde) a dit: «Celui qui, tout en étant capable d'apprendre , fait preuve de négligence, tout en préférant les opinions individuelles au savoir révélé, celui-lui n'est pas excusé.»Voir Adhwa al-Bayan,7/357.

salam alaykoum;

Question : Des hadith authentiques déclarent nettement que  celui qui abandonne la prière est mécréant. Si nous les appliquons à la lettre nous devrons priver celui qui a abandonné la prière délibérément de ses droits à la succession et réserver à ses pareils un cimetière spécial et nous abstenir de leur faire la prière des morts, étant donné qu’un mécréant ne doit jouir ni de la paix ni de la sécurité. N’oublions pas que si nous faisions le recensement de ceux parmi les croyants qui observent fidèlement la prière, ils ne dépasseraient pas 6 % des hommes et un peu moins chez les femmes. Que pense la Charia de ce qui précède? Qu’en est-il de répondre aux salutations de celui qui a abandonné la prière ?

Réponse

Louange à Allah

Il existe au sein des ulémas une divergence à propos des musulmans ayant délibérément abandonné la prière sans en renier le  caractère obligatoire. Certains soutiennent qu’ils sont devenus des mécréants étrangers à l’Islam, des renégats à qui un délai de trois jours doit être accordé pour qu’ils puissent se repentir. Passé ce délai, on les exécute, s’ils ne se repentent pas. Ils ne bénéficieront pas de la prière des morts et ne seront pas enterrés dans les cimetières musulmans. On ne les salue pas ni vivants ni morts ; on n’implore pas le pardon pour eux et ne demande pas la miséricorde pour eux. On n’hérite pas leurs biens et l’on ne leur fait pas hériter. Leurs biens reviendraient au Bayt al-mal (le Trésor de l’État musulman).

Peu importe que ceux qui ont abandonné la prière délibérément soient nombreux ou pas, les dispositions qui leur sont applicables restent les mêmes. Cette opinion est la plus correcte et la plus solide compte tenu des propos du Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) : «  L’engagement  qui nous lie à eux (repose sur la prière ; quiconque l’abandonne est devenu mécréant» (rapporté par l’imam Ahmad et les auteurs des Sunan par une chaîne authentique. L’opinion s’appuie aussi sur les propos du Prophète (bénédiction et salut soient sur lui ) « Seul l’abandon de la prière sépare le serviteur de l’infidélité et du polythéiste » (rapporté par Mouslim dans son Sahih avec d’autres hadith allant dans le même sens.

La majorité des ulémas dit que si celui qui abandonne la prière nie en plus son caractère obligatoire, il est alors considéré comme un renégat étranger à l’Islam et on lui applique les dispositions susmentionnées. S’il ne nie pas son caractère obligatoire, mais l’abandonne par paresse, il est alors auteur d’un péché majeur qui pourtant ne l’exclut pas de l’Islam. On doit lui fixer un délai de trois jours pour qu’il se repente. S’il ne le fait pas, on lui applique la peine de mort sans le juger mécréant. C’est pourquoi on lui fera la toilette des morts, l’habillera, lui fera la prière prévue, demandera pour lui pardon et miséricorde et l’enterrera dans le cimetière des musulmans. Il peut hériter comme on peut hériter de ses biens. En somme, vivant ou mort, l’intéressé subira les dispositions applicables aux musulmans auteurs de péchés.

Extrait des avis de la Commission permanente 6/49

salam alykoum

Je voudrais savoir ce qu’il faut faire des animaux égorgés par mon frère qui est considéré comme un mécréant parc qu’il a abandonné la prière : faut-il consommer la viande de ces animaux ou pas ?

Louanges à Allah

Votre devoir est de conseiller votre frère d’observer la prière ; apprenez-lui le jugement qu’Allah a émis à propos de celui qui abandonne la prière. Empêchez-le d’égorger des animaux pour vous et faites lui savoir le pourquoi de votre décision ; qu’il sache que celui qui abandonne la prière devient mécréant et les animaux qu’il égorge deviennent illicites. Peut être la connaissance de ce jugement aura –t-elle un impact sur lui et le ramènera à sa religion et lui inspirera l’observance de la prière. Ce qui est meilleur pour lui aussi bien dans sa religion que dans sa vie profane et aussi bien dans l’immédiat que dans le médiat.

Cheikh Ibn Baz (Puisse Allah lui accorder Sa miséricorde) a été interrogé en ces termes : « Est-il permis de consommer la viande des animaux égorgés par quelqu’un qui a délibérément abandonné la prière et qui, chaque fois qu’on lui rappelle la gravité de son attitude, soutient qu’il professe les deux témoignages ? Que faire en l’absence d’un boucher musulman pratiquant ?

 Il a répondu en ces termes : « On ne consomme pas la viande des animaux égorgés par celui qui ne prie pas. Voilà l’avis juste compte tenu de la parole du Prophète (bénédiction et salut soient sur lui): « il suffit à l’homme d’abandonner la prière pour tomber dans la mécréance et l’associamisme » cité par Mouslim dans son Sahih d’après un hadith de Djabir Ibn Abd Allah al-Ansari (P.A.a). Le Messager d’Allah (bénédiction et salut soient sur lui) a dit encore : « l’engagement qui nous lie à eux repose sur la prière ; quiconque l’abandonne devient mécréant » cité par l’imam Ahmad et les auteurs des quatre Sunan grâce à une chaîne sûre d’après un hadith de Bourayda ibn al-Hassib al-Aslami (P.A.a). Le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) dit encore : « l’Islam constitue la base de l’affaire (religion) et la prière en est le support » cité par l’imam Ahmad et par at-Tirmidhi grâce à une chaîne sûre d’après Muadh ibn Djabal (P.A.a). Or toute chose privée de son support se déstabilise et s’effondre, la chute du support  entraînant celle du supporté.

Ceci permet de savoir que celui qui ne prie pas n’a plus de religion. Par conséquent, on ne consomme pas la viande des animaux qu’il égorge.

Si vous vivez dans un endroit dépourvu d’un boucher musulman, égorge pour vous-même. Utilisez vos mains de manière utile. Cherchez un boucher musulman, même en allant chez lui afin qu’il égorge pour vous. Dieu merci. Ceci vous est facilité de sorte que vous n’avez pas à faire preuve de complaisance dans cette affaire.

Vous devez conseiller à cet homme de craindre Allah et d’observer la prière. Sa parole selon laquelle : « il peut se contenter de la profession de foi » est une grosse erreur. Car les deux professions de foi doivent être accompagnées de leurs implications conformément à la parole du Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) « l’ordre m’a été donné de faire la guerre aux gens jusqu’à ce qu’ils confessent qu’il n’y a pas de dieu en dehors d’Allah ». S’ils l’attestent, leur sang et leurs biens me deviennent inviolables pourvu qu’ils en respectent les droits. Allah est celui qui examinera leurs comptes. Par droits on entend la prière et la zakate.

Le devoir du croyant est de craindre Allah. Le devoir de toute personne qui se réclame de l’Islam est de craindre Allah et d’observer régulièrement les cinq prières. Celles-ci constituent le support de l’Islam, son plus grand pilier après les deux professions de  foi. Celui qui l’abandonne abandonne sa religion. Nous demandons à Allah la sécurité et la paix. Voilà la stricte vérité.

Certains ulémas ont dit que celui qui abandonne la prière ne devient pas coupable d’une mécréance majeure mais plutôt d’une mécréance mineure. Mais il commet un grave péché, un péché plus grave que la fornication, le vol et la consommation du vin. Cependant il ne devient coupable d’une mécréance majeure que s’il nie le caractère obligatoire de la prière. Voilà ce que dit un groupe d’ulémas. Mais la vérité reste ce qu’indique la parole du Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) selon laquelle celui qui abandonne la prière devient coupable d’une mécréance majeure comme l’affirment les hadith déjà cités car le coupable aurait délaissé le support de l’Islam qui est la prière.

Il ne faut pas faire preuve de complaisance à cet égard. Abd Allah ibn Shaqiq al-Aqili un important membre de la génération qui a suivi immédiatement celle des compagnons (Puisse Allah lui accorder Sa miséricorde) : « Seule la prière était la pratique dont l’abandon entraînait la mécréance selon les Compagnons ». Il affirme ainsi le consensus au sein des Compagnons sur l’idée que celui qui abandonne la prière est un mécréant selon eux. Nous demandons à Allah la paix et la sécurité.

L’on doit être méfiant et pratiquer cette importante prescription avec assiduité. Il ne faut pas être complaisant avec celui qui l’abandonne. Il ne faut pas consommer la viande des animaux qu’il égorge. Il ne faut pas l’inviter à une réception. Il ne faut pas répondre à son invitation car on doit le boycotter jusqu’à ce qu’il se repente devant Allah et recommence à observer la prière. Nous demandons à Allah de bien guider tous.

 Madjmou ‘Fatawa de Cheikh Ibn Baz, 10/274-276.

salam alaykoum;

Question :
 Puisse Allah accroître vos connaissances. Le jugement de celui qui abandonne la prière fait l’objet de diverses opinions au sein des ulémas. Après avoir lu les opinions des imams anciens bien connus tel que l’imam Ahmad, ce qui semble le plus juste, compte tenu de l’argument qui le sous-tend , est que l’abandon de la prière est une attitude d’impiété qui exclut son auteur de l’Islam. Cependant, il existe une opinion contraire que je ne comprend pas. En effet, l’imam Shaf’i et l’imam Malick et les autres disent : «  On l’exécute mais il n’est pas un mécréant » De ce fait, il sera enterré dans le cimetière des musulmans. Mais si une personne est exécutée pour l’abandon de la prière après avoir eu l’occasion de se repentir, comment peut-on la considérer comme musulmane? Elle aurait préféré la mort à la prière et serait donc nécessairement morte mécréante. J’espère un éclaircissement.

Réponse

Louange à Allah

La problématique évoquée par l’auteur de la question est réelle. Mais elle ne repose pas sur une argumentation acceptable pour celui qui soutient que la personne en question n’est pas mécréante. C’est pourquoi Cheikh al-islam (Ibn Taymiyya) considère que cette problématique repose sur une fausse déduction des juristes des dernières générations. Les Compagnons (P.A.a) ne la connaissaient pas. En effet, comme le dit l’auteur de la question, il est inconcevable que celui qui abandonne la prière et lui préfère la mort possède un cœur contenant un atome de la foi. La problématique n’est pas opposable à celui qui soutient l’impiété de celui qui abandonne la prière. Lisons ces propos de Cheikh al-islam à cet égard pour clarifier la question et élucider l’incompréhension. Il a dit (Puisse Allah lui accorder Sa miséricorde) :

 « Quant à celui qui croit la prière obligatoire tout en persistant dans son abandon, les juristes se sont posé plusieurs interrogations le concernant. Parmi ces interrogations celle émise, dit-on, par la majorité : Malick , Shafi’i et Ahmad.., à savoir si le coupable de  l’abandon de la prière reste ferme dans son refus jusqu’à son exécution, sera-t-il exécuté en tant que renégat ou en tant que dévoyé comme les autres mauvais musulmans qui se trouvent dans ce cas ?

Ils ont formulé deux avis biens connus à ce sujet. Tous les deux sont rapportés d’Ahmad. Cette explication détaillée n’a pas été rapportée des Compagnons et elle est invalide. En effet, si l’intéressé croit fermement et reconnaît le caractère obligatoire de la prière, il est inconcevable qu’il persiste dans son abandon au point d’être exécutée dans cet état. Une telle attitude n’est pas connue dans les habitudes humaines et n’a jamais été constatée en Islam. Il n’est pas courant qu’une personne qui croit la prière obligatoire s’entend dire : si tu ne pries pas on va t’exécuter et persiste  (malgré tout) dans son refus en dépit de sa reconnaissance du caractère obligatoire de la prière. Un tel cas ne s’est pas produit dans [l’histoire de ] l’Islam.

Si une personne s’abstient de la prière au point d’être prête à faire face à l’exécution c’est qu’elle n’en reconnaît pas le caractère obligatoire et ne s’est jamais engagée à la faire. C’est parce qu’elle est mécréante de l’avis unanime des musulmans. Des traditions innombrables prouvent l’impiété de l’auteur d’une telle attitude et des textes authentiques le soutiennent. C’est le cas de ces propos du Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) : «  Seul l’abandon de la prière sépare le fidèle de l’impiété » (rapporté par Mouslim) et «l’engagement qui nous lie à eux (repose sur la prière ; quiconque l’abandonne est devenu mécréant. » Dans le même ordre d’idée, Abd Allah iIbn Shaqiq dit : « Les Compagnons de Muhammad ne pensaient pas que l’abandon d’une action pouvait entraîner l’impiété, hormis la prière ». Quiconque s’entête dans son abandon et refuse jusqu’à sa mort de se prosterner une seule fois pour Allah, celui-là ne peut pas être considéré comme un musulman reconnaissant le caractère obligatoire de la prière. Car la croyance en son caractère obligatoire et la justesse de la peine de mort appliquée à celui qui l’abandonne constituent des facteurs d’incitation qui, ajoutés à la capacité de faire, favorisent l’accomplissement de l’acte. Quand on est capable de faire et qu’on s’abstient de faire, c’est que le facteur déterminant fait défaut »

Allah le sait mieux.

Extrait de Madjmou’al-Fathawa (22/47-49)

salam alaika akhy citizen

frère je n'ais jamais intervenu ou tu postais car je voulais m'efforcé de lire tes textes ici comme sur planéte islam et aussi n'ayons pas peur de le dire ,je n'ais pas un bon niveau en arabe pour vérifier et approfondir certains point que tu as devellopé mais je voulais savoir est ce que je comprend mal car comment lié les paroles que tu met concernant ibn taymiyyah ou tabary qui laisse sous entendre que l'on a le minimum de la foi avec tasdiiq wa 3amal al qalb et la shahada (qawl al lisaan)et les ijma3 que tu rapporte que celui qui délaisse les actes est kafir.

Et aussi je voulais comprendre est que dans le hadith qui parle de la division de la foi en branches et que la plus petite étant enlever un obstacle de la voie,est ce que celui qui a la reconnaissance du coeur, les actions du coeurs et la parole de la langue(la shahada) et enléve les obstacles de la routes celui ci est mouslim???si ce n est pas le cas frère explique moi encore ta position car parfois  j'ai l'impression que certaines paroles que tu rapporte se contredise???

zitzitoun75 a écrit :

salam alaykoum,

http://www.youtube.com/watch?v=vU8aPId64RE

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Ibn Qayyim (رحمه الله) a dit: "Il n'y a pas de divergence entre les musulmans sur le fait qu'abandonner la prière délibérément fait partie des plus grands péchés, et que c'est plus grave auprès d'Allâh que le meurtre, le vol, la fornication, et le fait de boire de l'alcool, et que celui qui fait ça s'expose au châtiment d'Allâh, Sa colère, et à l'avilissement ici-bas et dans l'au-delà".Nous allons maintenant voir si ce péché fait sortir de l'Islam celui qui le commet.Arguments de ceux qui considèrent celui qui abandonne la prière comme mécréantAllâh (تعالى) a dit:{Mais s'ils se repentent, accomplissent la Salat et acquittent la Zakat, ils deviendront vos frères en religion.} (9/11)Jâbir (رضي الله عنه) rapporte: "J'ai entendu le Messager d'Allâh dire: "Entre l'homme et entre la mécréance, il y a l'abandon de la prière"". (Mouslim n°82, Ahmad)Selon Bourayda (رضي الله عنه), le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit: "Le contrat qu'il y a entre nous et eux est la prière, celui qui la délaisse a donc mécru". (Ahmad, Abou Dâwoud, At-Tirmidhi qui l'authentifié, An-Nasâi, Ibn Mâja, Ibn Hibbân n°1454)Yazîd Ibn Al-Aswad (رضي الله عنه) a dit: "Nous avons prié as-Soubh à Mina quand sont venus 2 hommes. Le Prophète a demandé de les faire venir et ils sont venus en tremblant; il dit: "Qu'est-ce qui vous a empêché de prier avec les gens, n'êtes vous pas musulmans?" Ils dirent: "Si Prophète mais nous avons prié dans nos demeures"...". (Ahmad, Abou Dâwoud, An-Nasâi)Thawbân (رضي الله عنه) a dit: "Le Prophète a dit: "Entre l'homme et la mécréance et la prière, celui qui l'abandonne a fait de l'association"". (At-tabari qui dit: authentique selon les conditions de Mouslim)D'après Ubada Ibn Samit (رضي الله عنه): "Le Messager d'Allâh nous disait ceci en guise de recommandation: "N'associez rien à Allah, n'abandonnez pas la prière. Quiconque l'abandonne délibérément s'exclut de l'Islam"". (Ibn Abi Hatim)'Omar (رضي الله عنه) dans les derniers moments de sa vie, bien qu'il ait été poignardé à plusieurs reprises et qu'il ait des blessures ouvertes très graves avec une forte hémorragie, cependant, lorsque arrivait l'heure de la prière, on le réveillait et on lui demandait s'il désirait l'accomplir. Il répondait par l'affirmative, l'accomplissait comme il le pouvait et ajoutait alors: "Celui qui a abandonné la prière n'a pas de place en Islam".Chaqiq Ibn 'Abdillah, de la génération successive à celle du Prophète (صلى الله عليه و سلم) et dont tout le monde reconnaît la haute moralité a dit: "Les compagnons de Mouhammad ne taxaient de mécréance parmi la négligence de l'accomplissement des pratiques religieuses que celle de la prière". (At-Tirmidhi, et al-Hakim l'a authentifié sur la base des conditions de Boukhari et Mouslim)Ishaq Ibn Rahouya (رحمه الله) a dit: "Il a été rapporté de façon sûre que le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit que celui qui abandonne la prière est un mécréant. Ce qui a été l'avis des ulémas depuis l'époque du Prophète (صلى الله عليه و سلم) jusqu'à nos jours c'est que celui qui abandonne la prière délibérément sans excuse et persiste dans son attitude jusqu'à la sortie de l'heure de la prière est un mécréant. Ibn Hazm affirme que cet avis a été rapporté d'Omar, d'Abd Rahman Ibn Awf, de Mouadh Ibn Djabal, d'Abou Hourayra et d'autres compagnons. Et il dit: "Nous ne connaissons aucun compagnon qui aurait soutenu le contraire". Les propos d'Ibn Hazm ont été rapportés par al-Moundhiri dans At-targhib wa at-tarhib et il a ajouté les noms des compagnons: 'Abd Allâh Ibn Massoud, 'Abd Allâh Ibn Abbas, Djabir Ibn Abd Allâh et Abou Darda (رضي الله عنهم)". Ensuite il dit: "En dehors des compagnons, (l'avis est soutenu par) Ahmad Ibn Hanbal, Ishaq Ibn Rahouya, Abd Allâh Ibn al-Moubarak, an-Nakhai, al-Hakam Ibn Utba, Ayyoub as-Sikhtiyani, Ibn Harb et d'autres"".Ibn al-Qayyim affirme que cet avis est l'un des deux ainsi soutenus dans l'école shafi'ite et que at-Tahawi l'a rapporté directement de Chafi'i lui-même. (As-salât)Ibn Taymiya (رحمه الله) a dit: "Quant à celui qui croit la prière obligatoire tout en persistant dans son abandon, les juristes se sont posé plusieurs interrogations le concernant. Parmi ces interrogations celle émise, dit-on, par la majorité: Malik , Shafi'i et Ahmad.., à savoir si le coupable de l'abandon de la prière reste ferme dans son refus jusqu'à son exécution, sera-t-il exécuté en tant que renégat ou en tant que dévoyé comme les autres mauvais musulmans qui se trouvent dans ce cas ? Ils ont formulé deux avis biens connus à ce sujet. Tous les deux sont rapportés d'Ahmad. Cette explication détaillée n'a pas été rapportée des compagnons et elle est invalide. En effet, si l'intéressé croit fermement et reconnaît le caractère obligatoire de la prière, il est inconcevable qu'il persiste dans son abandon au point d'être exécutée dans cet état. Une telle attitude n'est pas connue dans les habitudes humaines et n'a jamais été constatée en Islam. Il n'est pas courant qu'une personne qui croit la prière obligatoire s'entend dire: si tu ne pries pas on va t'exécuter et persiste (malgré tout) dans son refus en dépit de sa reconnaissance du caractère obligatoire de la prière. Un tel cas ne s'est pas produit dans [l'histoire de] l'Islam. Si une personne s'abstient de la prière au point d'être prête à faire face à l'exécution c'est qu'elle n'en reconnaît pas le caractère obligatoire et ne s'est jamais engagée à la faire. C'est parce qu'elle est mécréante de l'avis unanime des musulmans. Des traditions innombrables prouvent l'impiété de l'auteur d'une telle attitude et des textes authentiques le soutiennent [...] Quiconque s'entête dans son abandon et refuse jusqu'à sa mort de se prosterner une seule fois pour Allah, celui-là ne peut pas être considéré comme un musulman reconnaissant le caractère obligatoire de la prière. Car la croyance en son caractère obligatoire et la justesse de la peine de mort appliquée à celui qui l'abandonne constituent des facteurs d'incitation qui, ajoutés à la capacité de faire, favorisent l'accomplissement de l'acte. Quand on est capable de faire et qu'on s'abstient de faire, c'est que le facteur déterminant fait défaut".

akhi el karim !

 

La question de l'abandon de la prière est une question de fiqh connue, et elle n'a aucun lien avec le sujet traité, dans le sens où elle n'a aucune répercussion sur la 'aqida, comme l'explique à merveille ibn 'Abd el Barr !

 

Dans la suite de l'article, je consacre un paragraphe disant que même ceux qui kaffar tarik salat admettent la divergence, et ne traitent pas de murjites la partie adversaire !

 

Je mets ici le passage en question :

 

La divergence sur l’abandon de la prière

 

Le Qâdhî Abû Ya’lâ établit en parlant du désobéissant musulman : « Il s’agit de quelqu’un ayant fourni la croyance du cœur, et la parole, mais ayant délaissé les actes de dévotion – exceptée la prière – et ayant commis des actes de débauche ; prend-t-il le nom de croyant ? » Ensuite, il enchaine : « L’ImâmAhmed – qu’Allah lui fasse miséricorde – semble lui accorder le nom de croyant ayant certes une foi faible, mais sans lui enlever complètement ce statut. »[1]   

 

Après ce passage, l’auteur de la recension du livre, Su’ûd el Khalaf, qui est enseignant à l’Université de Médine fait le commentaire suivant : « S’il est fait ici exception à la prière, c’est en raison de la divergence qui existe sur la question entre savants. L’Imâm Ahmed a deux opinions concernant celui qui la délaisse sciemment, mais sans renier son aspecte obligatoire. L’une le voue à la mécréance… et l’autre dans laquelle il rejoint les Imâms Mâlik et Shâfi’î, le considère musulman. »

 

Plusieurs savants, à l’instar d’ibn Taïmiya et d’ibn Rajab, font mention de la tendance d’Ahmed selon laquelle il ne kaffar pas l’abandon des quatre piliers, avec la prière à leur tête, tout en reconnaissant leur aspect obligatoire.[2]

 

De grands commentateurs hanbalites reconnaissent la divergence sur l’abandon de la prière au sein de l’école. Ces derniers vont jusqu’à reprendre à leur compte la tendance selon laquelle celui qui délaisse la prière est passible de la peine de mort, mais sans devenir apostat. Nous avons pour ne citer qu’eux, Shams e-Dîn Abû el Faraj ibn Qudâma, le cousin et l’élève d’el Muwaffaq ibn Qudâma, qui impute cette opinion à ibn Batta et à la plupart des légistes dont Mâlik, Shâfi’î et Abû Hanîfa.[3]El Mardâwî, pour sa part, impute cette opinion à ibn ‘Abdûs, el Majd, ibn Razîn, etc.[4]El Muwaffaq lui-même la reprend à son compte dans el mughnî (2/442).

 

L’érudit Saksâkî qui est d’obédience hanbalite souligne : « Quand on délaisse la prière sans renier son aspecte obligatoire, on est musulman, selon l’opinion la plus juste de l’ImâmAhmed. La secte mansûriya, qui s’oppose à cette tendance, taxe les traditionalistes de murjites, car cela implique de dire, à leurs yeux, que la foi est composée de la parole sans les actes. »[5]

 

Ahmed, comme le rapporte son fils Sâlih : « J’ai interrogé mon père au sujet du crédo selon lequel la foi monte et descend, sur les éléments qui la font monter et descendre ?

  • Elle monte grâce aux actes et descend en délaissant les actes comme la prière, le pèlerinage, et les obligations religieuses. »[6]

 

Dans une autre fatwa, le Sheïkh associe sa voix à lalajna dâima (fatwa n° 1727) à laquelle on posa la question suivante : « Le cas de quelqu’un qui dit : lâ ilâh illâ Allah Mohammed Rasûl Allah, mais sans procurer les quatre piliers (la prière, l’aumône, le jeûne, et le pèlerinage)ni les autres actes réclamés par la religion musulmane ; est-ce qu’il aura droit à l’intercession du Prophète (r)le Jour de la résurrection, de façon à ce qu’il échappe à l’Enfer, ne serait-ce qu’une période limitée ? »

 

Voici qu’elle fut la réponse : « Celui qui dit : lâ ilâh illâ Allah Mohammed Rasûl Allah, mais qui délaisse les quatre piliers (la prière, l’aumône, le jeûne, et le pèlerinage) en reniant l’aspect obligatoire ne serait-ce que de l’un d’entre eux est un apostat – après avoir été prévenu – à qui on somme de se repentir. S’il s’y soumet, son repentir sera accepté, et aura droit à l’intercession le Jour de la résurrection, à condition qu’il meure musulman.

 

Néanmoins, s’il s’entête à les renier, il sera mis à mort par les pouvoirs publics pour apostasie, et il n’aura pas le droit, dans ce cas, à l’intercession du Prophète (r)ni de personne d’autre. L’abandon de la prière à lui tout seul, même mu par la fainéantise et la négligence relève de la grande mécréance qui fait sortir de la religion, selon l’opinion la plus juste des savants. Que dire alors si on associe à cela, l’abandon des autres piliers ? On sera, à fortiori, privé de toute intercession, en restant ainsi jusqu’à la mort.

 

Pour certains savants, l’abandon de ses piliers relève de la mécréance mineure (kufr ‘amali)qui ne fait pas sortir du cercle des musulmans. ces derniers estiment que le fautif jouira de l’intercession, bien qu’il commet des grands péchés, à condition, bien sûr, qu’il meure musulman. »     

                                                           

[1]Masâil el îmân (p. 313).

[2]Voir : Majmû’ el fatâwad’ibn Taïmiya (7/610-611), et Fath el Bârî d’ibn Rajab (1/22-23).

[3]Sharh el kabîr (3/39).

[4]El insâf

[5]El burhân fî ma’rifa ‘aqâid ahl el adiyân d’Abû el Fadhl ‘Abbâs ibn Mansûr e-Saksakî (p. 35).

[6]Masâil el Imâm Ahmed (2/119).

 

zitzitoun75 a écrit :

salam alaykoum;

cheikh Bazmoul qui s'intitule "Explication du livre de la description de la prière de cheikh albani"Je vous met en dessous la traduction en dessous afin que la chose soit claire pour tous, l'avis de cheikh albanie est que celui qui délaisse la prière totalement est un mécréant malgré ce que beaucoup parmi nos frères et sœurs, même étudiants en science, propage....Page 22 :Cheikh Bazmoul dit : Cheikh Albani dit que celui qui délaisse la prière par paraisse et fainéantise ne devient pas mécréant et il ne vise pas par cela celui qui la délaisse totalement, quelqu'un qui n'a pas prier un seul jour jusqu'à ce qu'Allah le fasse mourir et qui avait pourtant la capacité et rien ne l'empêchait de le faire, mais le Cheikh vise plutôt celui qui prie de temps en temps et est paresseux et néglige de temps en temps jusqu'à ce que le temps de la prière sorte sans qu'il n'ai prié sans excuse.Et le Cheikh a une parole énonçant cela.Tu le vois qui commente la parole de Ibn Taymiya qui dit :«et par cela est levé l'ambigüité dans ce chapitre, car il y a certes beaucoup de gens et même la plupart d'entre eux dans beaucoup de région qui ne sont pas assidu aux cinq prières mais ne les délaissent pas totalement.Plutôt ils prient de temps à autres et délaisse la prière à d'autres moment ; ceux-ci ont eu de la foi et de l'hypocrisie et il leur est appliqué les règles de l'islam apparente sur les héritages et ce qui y ressemble comme règle.En effet, si ses règles sont appliquées à l'hypocrite pur comme Ibnu Ubay et d'autres parmis les hypocrites, ceux-ci sont plus en droit qu'elle leur soit appliquée »( Majmu' Fatawa - Volume 7 - p 615,617)Cheikh Albanie fait une remarque à cette parole de Ibn Taymiya :«Ceci est une parole de justesse de Cheikh Al Islam qui nie (infirme) l'avis de ceux qui rendent mécréant de croyance (font le takfir) celui qui délaisse la prière ne serait-ce qu'une fois en la laissant sortir de son temps.Ceci nous montre que celui devient mécréant (de croyance) est celui qui la refuse comme celui qu'on a menacé de l'épée pour qu'il prie et qu'il refuse»(Livre Al Dourar Al Moutalaliate p 133,134) Cheikh Bazmoul dit : et lorsque le Cheikh Safar Al Hawali, qu'Allah le pardonne, a dit concernant la rissala (petit livre) de Cheikh Albanie concernant le jugement de celui qui délaisse la prière :« lorsqu'il a écris (Cheikh Albanie) que celui qui délaisse totalement la prière comme étant un croyant faisant partie des gens profitant de l'intercession et a construit toute sa rissala sur cela »,Cheikh Albani répliqua en disant : « Les choses ne sont pas comme cela, la rissala est basé sur celui qui délaisse la prière par fainéantise»(Livre Al Dourar Al Moutalaliate p 126). Cheikh Albani dit dans une autre remarque :« Parmi les choses nécessaires et fondamentales du travail d'investigation (Tahqik) est que l'auteur montre clairement sont avis : quel est l'opinion des pieux prédecesseurs ?Est-ce le Takfir (rendre mécréant de croyance) pour une seule prière ?Ou est-ce le fait de persister dans son délaissement total de manière à ce qu'il meure en étant devenu vieux ?Ou est-ce celui dont le cas a été rapporté aux dirigeants qui lui ordonnent la prière, il a alors refusé et a été tué ?»(Livre Al Dourar Al Moutalaliate p 151).Cheikh Bazmoul dit : et lorsque Cheikh Safar Al Hawali, qu'Allah le pardonne, dit : « celui qui délaisse la prière totalement fait partit de ses mécréants, celui qui la délaisse la plupart du temps est très proche d'eux et sa situation leur ressemble, celui qui prie de temps en temps et délaisse la prière de temps en temps, est en hésitation entre la mécréance et la foi et ce qui est important est ce sur quoi il va finir. De plus, le fait de délaisser l'assiduité est différent du délaissement total qui est de la mécréance »Cheikh Albani fait la remarque suivante:« Ceci est une explication que nous voyons très bonne mais est-ce que la cause de la mécréance dans cette situation est le délaissement en lui-même ?Ou bien car il montre en apparence le refus et l'orgueil qui est une mécréance du cœur ?Ceci est ce qui est apparent et qui est la cause du jugement de la mécréance, et la cause n'est pas le délaissement en lui-même.Ceci est le sens de ce que j'ai cité dans ma rissala de Ibn Taymiya page 44-46, c'est celui qui persiste au délaissement malgré le fait qu'on l'ai appelé à œuvrer comme je l'ai expliquer ici, et les paroles de l'auteur (Safar Al Hawali) ne sorte pas de cela et a plutôt éclairci et expliquer la chose »(Livre Al Dourar Al Moutalaliate p 127,12smiley.copié de darwa.comCheikh Mouhammad 'Omar Bâzmoul

 

Oui, effectivement, baraka Allah fik, j'en parle dans le passage suivant :

 

Comme le souligne Sheïkh el Barrâk, ibn Taïmya coupe la poire en deux et distingue entre l’abandon partiel et total de la prière.[1]Sheïkh el ‘Uthaïmîn, notamment rejoint cette opinion,[2]qui est également celle de Mohammed ibn Ka’b el Qurtubî, d’ibn Zaïd, de Suddî, et de Tabarî.[3]Or, contre toute attente, Sheïkh el Albanî dit exactement la même chose. Il cautionne, entre autre, la parole d’ibn Taïmiya dont nous venons de donner la référence.[4]Il souligne que cette tendance réfute celle qui kaffar l’abandon ne serait-ce que d’une seule prière.[5]Safar el Hawâlî, qui malheureusement n’est pas le seul, percevait mal la vraie position du Sheïkh. Il lui impute l’idée que l’intercession du Jour du jugement dernier englobera ceux qui n’ont jamais prié de leur vie. Sheïkh Nâsir ne manqua pas de corriger la chose en rappelant qu’il faisait uniquement allusion à l’abandon mu par la fainéantise, non l’abandon total qui exprime, en réalité, la non adhésion du cœur, comme nous l’avons vu avec les explications de Sheïkh el Barrâk.[6]Mieux, il accorde à ce même D. Safar l’explication qu’il emprunte à ibn Taïmiya et qui distingue entre l’abandon partiel et total.[7]

 

Extrait de l’article le tashrî’

 

Dans l’article letashrî’, je disais : L’auteur de Zhâhirat el irjâ récidive lorsqu’il condamne à l’irja les savants, à l’instar de Sheïkh el Albânî, qui ne taxent pas de mécréants celui qui ne fait pas la prière (târik e-salât), sans renier son aspect obligatoire ni l’autoriser moralement (istihlâl), et cela sous prétexte notamment de contredire le consensus des Compagnons Au meilleur des cas, ils seraient influencés par l’irja.[8]Or, comme le souligne ibn Taïmiya, les fagih qui sont influencés par l’irja sont ceux qui ne considèrent pas apostat celui qui refuse de prier sous la menace de l’épée.[9]

 

Le D. Safar lui-même le reconnait dans son même livre,[10]et… Sheïkh el Albânî.[11]En sachant que certains grands légistes à l’image d’ibn Qudâma notent qu’il existe une divergence sur la question entre les savants traditionalistes eux-mêmes. Il impute cette opinion à ibn Batta, et dit même que c’est celle de la plupart des savants des quatre écoles.[12]E-Nawawî, quant à lui, attribue cette tendance à la majorité des savants.[13]Abû el Faraj el Maqdîsî va plus loin en rapportant l’unanimité des savants de son école sur la question.[14]Est-ce que tous ces gens-là sont des murjites ou bien sous leur l’influence Mr. Safar ? Il est vrai que les murjites rejoignent certains traditionalistes sur cette question comme le fait remarquer ibn ‘Abd el Barr, à la différence que pour ces derniers la foi est composée des paroles et des actes et que târik e-salât n’a pas une foi parfaite.[15]El Albânî établit que son cas est très grave et qu’il peut atteindre le degré de kufr.[16]

 

Il reste le problème de celui qui ne fournit aucun acte apparent. C’est la question du jisn el ‘amal que je compte développer dans un avenir proche in shâ Allah !

 

Mais dors et déjà, il faut savoir que bon nombre de savants ne vouent pas à l’apostasie celui qui ne fait pas la prière. Il y a notamment e-Zuhrî, Abû Hanîfa, Mâlik, e-Shâfi’î, même Ahmed selon l’une de ses tendances, Abû Thawr, Abû ‘Ubaïd, ibn Batta, el Muwaffaq ibn Qudâma el Maqdîsî, et son neveu Abû el Faraj, ibn ‘Abd el Barr, Abû Mohammed e-Tamîmî, e-Nawawî, ibn Hajar, ibn e-Salâh, el Qurtubî, e-Tabarî, e-Safârînî, etc.[17]

 

Indépendamment de savoir de quelle côté penche la vérité, il faut garder à l’esprit que de nombreux savants notent la divergence sur la question (el Marwîzî, e-Sabûnî, Abû Bakr el Ismâ’îlî, ibn ‘Abd el Barr, ibn Taïmiya, Mohammed ibn ‘Abd el Wahhâb, son petit-fils ‘Abd e-Rahmân ibn Hasan, son arrière petit-fils ‘Abd e-Latîf ibn ‘Abd e-Rahmân, et d’autres savants de aimma e-da’wa comme ibn Mu’ammar, et plus tard ibn Bâz, ibn ‘Uthaïmîn, el ‘Abbâd, une fatwa de la lajna e-dâima, etc.).

 

On a beau dire qu’un consensus des Compagnons est rapporté sur la question, mais ce n’est pas le genre de consensus qui remet en question l’appartenance au traditionalisme pour celui qui le déroge. Étant donnés notamment, et sans entrer dans les détails, qu’en plus du fait qu’il est discutable, de nombreux exemples dans la pratique démontrent que les consensus revendiqués par certains légistes ne sont pas toujours pris en compte par les savants.

 

Le pire, c’est qu’une secte kharijite du nom d’el Mansûriya taxe demurjites les savants qui ne condamnent pas à l’apostasie celui qui délaisse la prière sans renier son aspect obligatoire, car cela implique de dire que la foi est composée du qawl sans le ‘amal.[18]

 

(…)

 

Pour notre spécialiste en ‘aqîda, la tendance qui ne kaffar pas l’abandon de la prière puise ses racines dans l’avènement de l’irja. À ses yeux, certains adeptes des grands légistes la reprirent à leur compte sans vraiment connaitre son origine.[19]

 

Les premiers balbutiements de l’irja se firent ressentirent dans la deuxième partie du premier siècle, après la mort d’ibn el Ash’ath, en réaction au kharijisme, à la fin des années 70 plus exactement.[20]La plupart de ses premiers adeptes venaient de Kûfa, mais ils ne comptaient pas parmi les élèves d’ibn Mas’ûd ni de l’Imam Ibrahim e-Nakha’î.[21]Or, à cette même époque, des grands tâbi’îns comme ‘Omar ibn ‘Abd el ‘Azîz et Ibrahim e-Nakha’î lui-même ne vouaient pas à l’apostasie celui qui ne faisait pas la prière.[22]Plus tard, comme le rapporte el Marwazî avec une chaine narrative authentique, e-Zuhrî reprit cette tendance à son compte.[23]

 

Les adeptes de ces légistes sont Mâlik, e-Shâfi’î et Ahmed, selon l’une de ses tendances. Qu’en pensez-vous D. Safar ?

 

Or, s’il est vrai que certains traditionalistes arrivent à la même conclusion que les murjites, sur cette opinion, il faut savoir, comme nous l’avons vu avec les paroles d’ibn ‘Abd el Barr, qu’ils ont un raisonnement différent. Ce sont les textes qui leur ont permis de trancher sur la question, rien d’autres. Le problème serait de s’accorder avec les murjites sur une opinion sans se baser sur aucun texte…

 

Sheïkhel Albani et jisn el ‘amal

 

Ainsi, Sheïkh el Albânî impose un nombre d’actes minimum pour prétendre à la foi. Dans l’article l’Albani et l’irja, je disais : Sheïkh el Albânî établit que les actes extérieurs (‘amal el jawârih) sont un pilier (rukn) dans la définition de la foi.[24]Dans une cassette, il affirme explicitement que les actes font partie intégrante de la foi (juz-un). Ailleurs, il dit qu’ils font partie de la réalité de la foi (haqîqa el imân).[25](…) Mieux, dans une cassette, il établit que la foi ne sert à rien sans les actes.[26]Il est impensable, soutient-il, de déceler une foi dans le cœur sans que cela ne se traduise dans les actes dans la mesure où aucun empêchement ne vient contrecarrer la volonté.[27]C’est la fameuse question de l’interaction entre le cœur et les actes (talâzum baïna e-zhâhir wa el bâtin).[28]Il a exactement le même discours qu’ibn Taïmiya. Est-ce étonnant, alors qu’il a fait la recension de son livre el imân qu’il qualifie à maintes reprises de meilleur ouvrage écrit sur le sujet.

 

Or, quand bien même, certaines de ses paroles laisseraient à penser ou impliqueraient qu’il fasse sortir les actes de la définition de la foi, les passages précédents viendraient dissiper cette ambiguïté. Selon la fameuse règle, les implications d’un discours ne sont nullement imposables à leur auteur (lâzim el madhhab laïsa bi madhhab). Nous avons vu que l’Albanî adhère, contrairement aux murjites, à l’interdépendance entre la foi et les actes. Or, aux yeux d’bn Taïmiya, celui qui reconnait cette interdépendance et qui conteste ensuite que les actes fassent partie de la foi, en disant qu’ils sont l’implication et la « concrétisation » de ce qu’il y a dans le cœur, avec lui, la divergence porte entièrement sur la forme.[29]

 

Il faut savoir que les murjites prétendent qu’il est possible d’avoir une foi parfaite imposée au niveau du cœur, sans fournir le moindre acte.[30]Et cela, contrairement dans tous les cas à Sheïkh el Albânî, wa bi Allah e-tawfîq !

[1]Voir également : majmû’ el fatâwâ d’ibn Taïmiya (7/617).

[2]E-sharh el mumta’ (2/26).

[3]Voir : tafsîr e-Tabarî (8/355) et tafsîr ibn Kathîr (p. 921).

[4]E-durar el mutalâima (p. 133-134).

[5]E-durar el mutalâima (p. 133-134).

[6]E-durar el mutalâima (p. 126, et 151).

[7]E-durar el mutalâima (p. 127-12smiley.

[8]Zhâhirat el irjâ (2/651 et 657).

[9]Voir : majmû’ el fatâwa (1/615-616), (7/219) et (22/47-49).

[10]Zhâhirat el irjâ (459-561).

[11]Hukm târik e-salât (p. 3smiley.

[12]El mughnî(1/445-446).

[13]El majmû’(3/17).

[14]E-sharh el kabîr(3/3smiley.

[15]E-Tamhîd (4/242).

[16]Silsilat el ahâdith e-dha’îfa(1/212-213).

[17]Voir : ta’zhîm qadr e-salât d’el Marwizî (2/956), majmû’ el fatâwa (7/610-611), e-sharh el kabîr (3/3smiley, el mughnî (2/444), etc.

[18]El burhân fî ma’rifa ‘aqâid ahl el adiyând’Abû el Fadhl ‘Abbâs ibn Mansûr e-Saksakî (p. 95-96).

[19]Zhâhirat el irjâ (p. 41smiley.

[20]Voir : arâ el murjiya fî musannafât ibn Taïmiya qui est une thèse universitaire écrite par le D. ‘Abd Allah e-Sanad (p. 93-101).

[21]majmû’ el fatâwa (13/3smiley.

[22]Hukm târik e-salât d’ibn el Qaïyim. Pour ibn el Mundhir,  Ibrahim e-Nakha’î rejoindrait l’autre tendance (voir : kitâb el ishrâf).

[23]Ta’zhîm qadr e-salât (2/957).

[24]Voir : sharh el ‘aqîda e-tahâwîya (p. 5smiley.

[25]E-dhabb el ahmed ‘an musnad el Imam Ahmed(32/33).

[26]Sharh el adab el mufrad(cassette n° 6/1)

[27]Voir : Majmû’ el fatâwa (7/611).

[28]Voir sa recension de riyâdh e-sâlihîn (p. 14-15), dalâil el burhân (p. 19), silsilat el ahâdîth e-sahîha  (1/31); voir : majmû’ el fatâwa (7/616).

[29]Majmû el fatâwa (7/575-576).

[30]Majmû el fatâwa (7/621).

zitzitoun75 a écrit :

salam alaykoum;

Question :Il y a des personnes qui jeûnent (le Ramadan), qui font des Adorations, mais qui ne prient pas, le jeûne et l' adoration sont-ils acceptées dans ce cas ?Réponse :Au Nom d' Allah, et les louanges sont à Allah :Ce qui est authentique, est que celui qui abandonne la prière volontairement, devient de ce fait mécréant, son jeûne, ses adorations, ne sont pas authentiques (acceptées) jusqu'à ce qu'il se repentisse à Allah.Allah dit : “ Mais s’ ils avaient donné à Allah des associés, alors, tout ce qu’ils auraient fait eût certainement été vain.” Sourate 6 / Verset 88Il y a bien d' autres versets qui vont dans ce sens !Des gens de science voient qu'il (celui qui abandonne la prière par paresse) n'est pas mécréant, et que son jeûne et ses adorations sont acceptées, (sous condition) qu'il reconnaisse le caractère obligatoire de la prière et que son abandon est un abandon par paraisse.Mais, ce qui est authentique, c'est la première parole smileyLa parole) Qu'il est mécréant par abandon de la prière (même par paraisse), et même s'il reconnaît le caractère obligatoire de celle-ci.Il y a beaucoup de preuves comme la parole du Messager d' Allah, paix sur lui :" Entre l'homme et la mécréance, et l'associationnisme, il y a le fait d'abandonner la prière " (rapporter par Mouslim)Ainsi que :" Le contrat qu'il y a entre nous et eux (les mécréants); c'est la prière, celui qui l'abandonne a mécrut " (Rapporter par Ahmed ainsi que les quatre rapporteurs principaux de sounnah)Il y a un livre de l'Imam Ibn Quayyim, qu'Allah lui fasse miséricorde sur même sujet, les règles de la prière et son abandon, c'est un livre très utile.Ibn Baz qu'Allah lui fasse miséricordeSource : http://www.binbaz.org.sa/index.php?pg=mat&type=fatawa&id=428

 

Oui, effectivement, c'est une fatwa que j'ai également traduite, mais, qui en réalité, te pose plus de problèmes qu'elle ne te rend service !

 

Pourquoi ?

 

car sheikh ibn Baz, tout comme sheikh el 'Uthaïmin, n'accepte aucun pilier de l'Islam, sans la prière, mais d'un autre côté, ils acceptent la divergence, dans le sens où ils conçoivent que pour d'autres savants, on peut avoir la foi, sans faire la prière !

 

Le problème, est d'assimiler, comme le font beaucoup, et ce que corrige Sheikh Salih e-Sheik, bien qu'il rejoigne ibn Baz, entre tark e-salat et tark jisn el 'amal...

 

Je disais dans un ancien article :

 

d'un côté, le discours d’ibn Bâz donne l’impression qu’en délaissant la prière, le premier acte extérieur, on reste musulman, et d’un autre côté, il impose un acte minimum pour prétendre à l’Islam.

 

Plusieurs hypothèses s’imposent pour résoudre ce mystère, en sachant que tout le monde s’accorde avec le principe d’interaction entre le cœur et les actes. Je me contenterais ici d’en soulever deux.

 

La première : sans parler des actes du cœur, sur lesquels il n’y a aucun problème entre traditionalistes, il faudrait peut-être distinguer pour définir les actes minimums entre les quatre piliers de l’Islam après l’attestation de foi, et sur lesquels règne une divergence, et le jisn el ‘amal sur lequel règne un consensus. Il est en fait inimaginable qu’un croyant digne de ce nom ne puisse fournir aucun acte de l’Islam. Selon un chercheur, il est possible d’abandonner les quatre piliers de l’Islam, tout en gardant certains autres actes.[1]Il s’inspire d’un texte d’ibn Taïmiya dans lequel il explique qu’un mécréant peut être loyal, juste, et honnête, sans pour autant devenir musulman, s’il ne se soumet pas à la Législation mohammadienne. On ne peut prétendre à l’Islam sans ne fournir aucune de ses obligations.[2]L’essentiel, ce n’est pas de faire des actes, mais c’est de les faire d’une part avec foi et d’autre part, dans le cercle de la législation musulmane. En adhérant (dans la conviction et les actes) à ces deux conditions, on obtient le jisn el ‘amal, qui n’est donc pas propre aux quatre piliers de l’Islam, wa Allah a’lam !

 

La deuxième : revient à la thèse de Safar el Hawâlî, selon laquelle, dans certains cas, certes rares, la foi décelée dans le cœur est tellement faible qu’elle ne peut s’exprimer dans les actes.[3]Dans de nombreux passages de son œuvre, ibn Taïmiya explique que l’association entre la volonté parfaite et la capacité parfaite se matérialise obligatoirement dans les actes. Ibn el Qaïyim explique pour sa part que seul un empêchement peut faire obstacle à cette concrétisation.[4]

 

La question qui se pose d’elle-même ici, c’est comment peut-on s’inspirer d’une opinion d’un opposant comme Safar el Hawâlî, qui a construit sa thèse zhâhirat el irja sur l’idée selon laquelle les savants contemporains, comme Sheïkh el Albânî sont des murjites ? Laissons à ibn Taïmiya le soin de répondre à cette question, l’auteur de ces paroles : Après s’être inspiré d’un passage d’el ‘Aqîda e-Nazhâmiya (p. 25) d’Abû el Ma’âlî el Juwaïnî, qui était un adepte du tafwîdh, il fait le commentaire suivant : « Les références auxquelles nous nous rapportons, parmi les adeptes du kalâmou autres, ne nous rejoignent pas forcément dans tous les points que nous établissons dans ce domaine. Néanmoins, il faut recevoir la vérité de n’importe qui. Mu’âdh ibn Jabal disait cette fameuse parole : « Il faut accepter la vérité de n’importe qui, même d’un mécréant –ou bien a-t-il dit : même d’un pervers –. Et méfiez-vous des erreurs du sage.

  • Comment peut-on savoir qu’un mécréant dit la vérité,lui demanda-t-on ?
  • La vérité dégage une lumière a-t-il répondu, ou bien a-t-il dit une parole de ce genre. »[5] »[6]

 

Une autre hypothèse possible

 

Or, au pire des cas Sheïkh el Albânî veut nous dire qu’en règle générale, la foi implique les actes, mais pas dans tous les cas. Il est plus juste en effet de dire qu’une foi parfaite implique les actes, sans pour autant que tous les actes aient tous le même degré (en sachant que, comme nous l’avons vu, les actes se composent en deux catégories : les actes imposés et les actes recommandés). Ainsi, avec une foi faible, les actes peuvent diminuer. La foi est certes présente, mais elle n’implique pas forcément les actes. Il rejoint ainsi la tendance des anciens qui ne kaffar pas l’abandon de la prière et des autres piliers de l’Islam. L’essentiel, c’est de garder l’origine ou l’essence de la foi (asl el îmân) dans le cœur.

 

Il est vrai certes que certains savants, comme nous l’avons vu, ne concèdent pas cette opinion à l’Albânî, mais il faut savoir également qu’il  ne précise pas de quels actes parle-t-il exactement. Il peut parler aussi bien de la prière que des autres piliers de l’Islam. Autrement dit, avec une foi faible, on peut garder au minimum les quatre piliers de l’Islam. Or, à l’unanimité des savants, en ayant une foi faible, on peut délaisser tous les actes extérieurs, en dehors de ces quatre piliers, sans sortir de l’Islam.

Quant à l’expression de l’Albanî disant qu’une foi parfaite implique les actes, il n’y a aucun problème là-dessus entre les traditionalistes. Ainsi, une foi parfaite au niveau du cœur implique une foi parfaite au niveau des actes extérieurs, contrairement aux murjites, pour qui il est possible d’avoir une foi parfaite dans le cœur sans fournir le moindre acte extérieur. C’est ce qui les pousse à dire qu’aucun péché n’affecte la foi de la même façon qu’aucune bonne action n’est utile au mécréant.

 

Sheïkh el Islam ibn Taïmiya établit que la foi intérieure implique les actes extérieurs en fonction de son intensité. Avec une foi forte, on fournit plus d’actes, tandis qu’avec une foi faible, on fournit moins d’actes. Cette analyse est extraordinaire. Elle permet de trancher entre les traditionalistes qui imposent une interaction entre la foi et les actes, et les murjites, qui ne l’imposent pas.

Quoi que cette règle générale mérite de plus amples explications, alors laissons le soin à ibn Taïmiya lui-même de les donner : « Il devient clair que les bonnes œuvres extérieures ne sont pas le fruit ni les effets de la foi intérieure, si ce n’est que dans la mesure où elle les impose ou les réclame. Dès lors, il y a une interdépendance entre les deux et une relation de cause à effet. Si on fournit moins d’actes extérieurs, c’est en raison d’une foi faible. Il est donc inimaginable qu’en ayant une foi parfaite imposée (kamâl el îmân el wâjib) dans le cœur, on ne fournisse aucun acte extérieur imposé. En fournissant l’un parfaitement (kâmilan) on fournit obligatoirement l’autre parfaitement. De la même façon qu’en fournissant l’un faiblement (naqs), on fournit l’autre faiblement.

Imaginer une fois parfaite (tamm),[7]dans le cœur sans fournir de parole ou d’acte extérieur, c’est comme imaginer une interdépendance parfaite avec l’un des deux éléments manquants, ou une cause parfaite sans effet. »[8]

 

Pour ceux qui ne seraient pas convaincus qu’ici kamâl est synonyme de tamm, bien que ce ne soit pas le problème ici, nous lui rappelons les paroles d’ibn Taïmiya précédemment citées : « Les termes kamâl et tamâm(parfait) peuvent renvoyer soit au parfait imposésoit au parfait recommandé. Par exemple, certains légistes disent que la grande ablution se divise en parfait (kamâl) et valable (mujzi). »[9]Ailleurs, il explique : « Le Législateur n’infirme (yanfî) pas la foi à un individu pour avoir délaissé un acte recommandé, mais pour un acte imposé ; étant donné qu’il a délaissé ce qu’on lui impose de faire de façon parfaite (kamâl et tamâm), non ce qu’on lui recommande. »[10]En parlant de l’interprétation du hadîth dans lequel Allah sortira de Sa Main de l’Enfer une poignée d’hommes qui n’auront fait aucun bien au cours de leur vie,[11]ibn Khuzaïma affirme qu’il s’agit de ceux qui n’ont pas fourni parfaitement (tamâm et kamâl) les actes.[12]Wa Allah a’lam ! 

[1]Voir : nawâqidh el îmân el i’tiqâdiya qui est une thèse universitaire du D. Mohamed el Wuhaïbî (2/137-13smiley.

[2]Majmû el fatâwa (7/621).

[3]Zhâhirat el irjâ (p. 529 et 657).

[4]Voir : el fawâid (p. 112).

[5]Rapporté par Abû Dâwûd (5/17-1smiley.

[6]Voir : Majmû’ el fatâwa (5/101-104).

[7]Ici, c’est le contexte qui nous fait traduire tamm par « parfaite », même si ailleurs, voire dans ce même passage, il peut avoir également le sens de « valable », wa Allah a’lam !

[8]Sharh hadîth Jibrîl (p. 492).

[9]Majmû el fatâwa d’ibn Taïmiya (7/64smiley.

[10]Majmû el fatâwa d’ibn Taïmiya (7/647).

[11]Rapporté par el Bukhârî (7439) et Muslim (183).

[12]E-tawhîd (2/732).

zitzitoun75 a écrit :

salam alykoum;

Peut on excuser l'abandon de la prière à quelqu'un qui n'en connaît pas le caractère obligatoire?Lequel de ces deux est pire que l'autre: le musulman qui meurt dans un pays de mécréance après avoir abandonné la prière ou le musulman qui meurt dans un pays musulman dans la même situation? Le premier aurait il une excuse pour avoir vécu dans un milieu non musulman où l'on n'entend pas l'appel à la prière, par exemple?Louanges à AllahPremièrement, l'abandon de la prière entraîne une mécréance majeure et exclut son auteur de l'Islam, comme l'indiquent le Coran , la Sunna et le consensus des Compagnons (P.A.a).Allah Très Haut et Béni dit: «Toute âme est l'otage de ce qu'elle a acquis. Sauf les gens de la droite (les élus): dans des Jardins, ils s'interrogeront au sujet des criminels: «Qu'est-ce qui vous a acheminés à Saqar?» Ils diront: «Nous n'étions pas de ceux qui faisaient la prière» (Coran,74:38-43).Djabir ibn Abdallah (P.A.a) déclare avoir entendu le Messager d'Allah ( Bénédiction et salut soient sur lui ) dire: «L'abandon de la prière est ce qui sépare l'homme (musulman) de l'idolâtrie et de la mécréance.» (Rapporté par Mouslim,82)Cheikh Abdoul Aziz ibn Baz (Puisse Allah lui accorder Sa miséricorde)  a dit: «Toute personne majeure et responsable qui meurt sans avoir observé la prière est un mécréant; on ne lui fait pas la toilette des morts ni la prière prévue pour eux. On ne l'enterre pas dans le cimetière des musulmans. Ses proches parents n'héritent pas d'elle. Ses biens doivent être déposés au Bayt al-mal (Trésor public de l'Etat musulman) selon le plus juste des avis émis par les ulémas sur la question, compte tenu de ce hadith authentique du Prophète (Bénédiction et salut soient sur lui ): «L'abandon de la prière est ce qui sépare l'homme  (musulman)de l'idolâtrie et de la mécréance.» (Rapporté par  imam Mouslim dans son Sahih) et en vertu de sa parole:« L'engagement qui nous lie à eux (les musulmans) repose sur l'observance de la prière; quiconque l'abandonne tombe dans la mécréance.» (Cité par l'imam Ahmad et les auteurs des Sunan grâce à une bonne chaîne à partir d'un hadith de Bouraydah (P.A.a).  Abdoullah ibn Shaqiq alAqili,un auguste homme de la génération suivant immédiatement celle des Compagnons (Puisse Allah lui accorder Sa miséricorde) a dit: «Les compagnons du Prophète (Bénédiction et salut soient sur lui ) ne pensaient pas que l'abandon d'une pratique autre que la prière pouvait entrainer la mécréance.»Les hadith allant dans ce sens sont nombreux. Ceci concerne celui qui abandonne la prière par paresse. Quant à celui qui en nie le caractère obligatoire, il s'exclut de l'Islam, selon tous les ulémas ." Fatwa de Cheikh ibn Baz,10/250.Deuxièmement, il n'y a aucune différence entre le fait pour une telle personne de mourir en pays musulman ou en pays de mécréance. Cependant, son péché est aggravé par le fait de séjourner au sein des musulmans, de voir les fidèles prier et d'entendre l'appel à la prière fréquemment lancé.Troisièmement, certaines personnes se convertisent à l'Islam et vivent en pays de mécréance sans rien savoir des piliers de l'Islam et de ses pratiques obligatoires telle la prière et d'autres. Cette situation est concevable de la part de quelqu'un qui a grandi loin du savoir (islamique) et des musulmans ou dans une jungle ou un environnement pareil. Une telle personne ne peut pas être jugée mécréante ni pécheresse puisque son ignorance est pour elle une excuse.Cheikh al-Islam Ibn Taymiyya (Puisse Allah lui accorder sa miséricorde) a dit: «Mais certaines personnes peuvent être excusées quand elles ignorent certaines dispositions. C'est pourquoi on ne juge personne mécréant avant qu'il ne reçoive le message (islamique) comme l'atteste la parole divine:«  afin qu'après la venue des messagers il n'y eût pour les gens point d'argument devant Allah » (Coran,4: 65). Si un néophyte ignorait le caractère obligatoire de la prière ou le caractère illicite de la consommation de l'alcool, il ne serait pas mécréant en ne croyant pas au caractère obligatoire de celle-là ou au caractère illicite de celui-ci. Bien plus, on ne le sanctionnera qu'après lui en avoir apporté la preuve. Voir Madjmou' al-Fatawa,11/406.Ibn Hazm (Puisse Allah lui accorder Sa miséricorde) dit: « Il n' y a aucune divergence de vues sur ceci: si quelqu'un se convertissait à l'Islam sans en connaître les dispositions et continuait de croire que la consommation de l'alcool est licite et que l'observance de la prière n'est pas obligatoire, puisque le statut établi par Allah Très Haut à ce sujet ne lui est pas parvenu, il ne serait pas mécréant. Il n'y a là aucune divergence de vues qui mérite d'être mentionnée. Si une preuve lui était apportée et si , malgré tout, il persistait, il devient alors mécréant, selon le consensus de la Umma.» Voir al-Mouhalla,11/206. L'ignorance qui compte ici est celle qui s'accompagne de l'impossibilité de se procurer le savoir requis.Le malékite al-Quarafi (Puisse Allah lui accorder Sa miséricorde) a dit: «La règle islamique veut que toute ignorance éprouvée par une personne majeure et susceptible d'être écartée n'est pas prise en compte. En effet, Allah Très Haut a envoyé des messagers auprès de Ses créatures et leur a fait obligation d'apprendre les messages et de les appliquer. Leur connaissance et leur mise en pratique sont obligatoires. Quiconque abandonne l'apprentissage et l'action, et accepte de croupir dans l'ignorance aura commis deux désobéissances pour avoir abandonné deux obligations.» Voir al-Fourouq,4/264.Cheikh al-islam Ibn Taymiyya (Puisse Allah lui accorder Sa miséricorde) a dit:« Certes , l'excuse n'est vraie que si l'on est incapable d'enlever sa cause. Quand on a la possibilité de connaître la vérité et qu'on ne fait pas le nécessaire pour la connaître , on n'est plus excusé.» Voir Madjmou' al-Fatawa,20/280.Cheikh Muhammad al-Amin ach-Chinquiti (Puisse Allah lui accorder Sa miséricorde) a dit: «Celui qui, tout en étant capable d'apprendre , fait preuve de négligence, tout en préférant les opinions individuelles au savoir révélé, celui-lui n'est pas excusé.»Voir Adhwa al-Bayan,7/357.

 

Là, nous nous éloignons du sujet, bien qu'il n'y a pas de mal à y répondre...

 

La question d'iqama el hujja sur des questions de la religion connues de façon élémentaire par tous les musulmans est évolutive, et dépend, des endroits, des époques et des personnes, comme l'établissent ibn Taïmiya et son élève ibn el Qaïyim !

 

Le sujet est long, mais je me contenterais ici d'un passage :

 

Renier un point élémentaire de la religion est en principe inexcusable

 

ibn Taïmiya établit dans un passage : « Quiconque renie l’aspect obligatoire de certaines obligations notoires (ou pratiques)communément transmises (mutawâtir), comme les cinq prières, le jeûne du ramadhan, le pèlerinage à la Maison Sacrée ; ou l’interdiction de commettre certains péchés notoires et communément transmis, comme la perversité, l’injustice, le vin, les jeux de hasard, l’adultère, etc. ; ou qui conteste certaines choses licites dont la légitimité est notoire et communément transmise comme le pain, la viande, le mariage ; c’est un mécréant apostat qui doit être mis à mort s’il refuse de se repentir. »[1]

 

Même dans ce domaine, la chose est relative : celle-civarie en fonction des endroits, des époques et des personnes

 

Pour preuve, il soutient dans un autre passage : « On ne peut taxer d’apostat (kaffar) un cas particulier avant l’iqama et hujja, comme celui qui renie l’aspect obligatoire de la prière, la zakat, et qui autorise moralement le vin, l’adultère en faisant une erreur d’interprétation (ta-awwal)… comme l’ont fait les Compagnons avec ceux qui s’étaient autorisés le vin. »[2]

 

Ailleurs, il est plus explicite : « Le fait qu’une question soit connue de façon élémentaire par tous les musulmans est, somme toute, relatif. Le nouveau converti et le Bédouin vivant loin des villes peuvent n’en avoir aucune connaissance, avant de pouvoir parler de connaissance élémentaire. Bon nombre de savants savent de façon élémentaire que le Prophète (r)a fait la prosternation de l’oubli, qu’il a jugé que le prix de sang devait être versé par le clan du meurtrier, qu’il a jugé que l’enfant naturel était affilié au lit, etc. Certes, les spécialistes connaissent ces points de façon élémentaires, mais, au même moment, la plupart des gens n’en ont jamais entendu parler. »[3]

 

« C’est pourquoi, si un homme qui se convertit ne sait pas que la prière est obligatoire, ou que le vin est interdit, il ne devient pas mécréant en croyant le contraire, et, mieux, il ne mérite aucun châtiment, pas avant que la preuve prophétique ne lui soit parvenue. »[4]

 

[1]Majmû’ el fatâwâ (11/405).

[2]Majmû’ el fatâwâ (7/619).

[3]Majmû’ el fatâwâ (13/11smiley.

[4]Majmû’ el fatâwâ (11/407).

zitzitoun75 a écrit :

salam alaykoum;

Question : Des hadith authentiques déclarent nettement que  celui qui abandonne la prière est mécréant. Si nous les appliquons à la lettre nous devrons priver celui qui a abandonné la prière délibérément de ses droits à la succession et réserver à ses pareils un cimetière spécial et nous abstenir de leur faire la prière des morts, étant donné qu’un mécréant ne doit jouir ni de la paix ni de la sécurité. N’oublions pas que si nous faisions le recensement de ceux parmi les croyants qui observent fidèlement la prière, ils ne dépasseraient pas 6 % des hommes et un peu moins chez les femmes. Que pense la Charia de ce qui précède? Qu’en est-il de répondre aux salutations de celui qui a abandonné la prière ?RéponseLouange à AllahIl existe au sein des ulémas une divergence à propos des musulmans ayant délibérément abandonné la prière sans en renier le  caractère obligatoire. Certains soutiennent qu’ils sont devenus des mécréants étrangers à l’Islam, des renégats à qui un délai de trois jours doit être accordé pour qu’ils puissent se repentir. Passé ce délai, on les exécute, s’ils ne se repentent pas. Ils ne bénéficieront pas de la prière des morts et ne seront pas enterrés dans les cimetières musulmans. On ne les salue pas ni vivants ni morts ; on n’implore pas le pardon pour eux et ne demande pas la miséricorde pour eux. On n’hérite pas leurs biens et l’on ne leur fait pas hériter. Leurs biens reviendraient au Bayt al-mal (le Trésor de l’État musulman).Peu importe que ceux qui ont abandonné la prière délibérément soient nombreux ou pas, les dispositions qui leur sont applicables restent les mêmes. Cette opinion est la plus correcte et la plus solide compte tenu des propos du Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) : «  L’engagement  qui nous lie à eux (repose sur la prière ; quiconque l’abandonne est devenu mécréant» (rapporté par l’imam Ahmad et les auteurs des Sunan par une chaîne authentique. L’opinion s’appuie aussi sur les propos du Prophète (bénédiction et salut soient sur lui ) « Seul l’abandon de la prière sépare le serviteur de l’infidélité et du polythéiste » (rapporté par Mouslim dans son Sahih avec d’autres hadith allant dans le même sens.La majorité des ulémas dit que si celui qui abandonne la prière nie en plus son caractère obligatoire, il est alors considéré comme un renégat étranger à l’Islam et on lui applique les dispositions susmentionnées. S’il ne nie pas son caractère obligatoire, mais l’abandonne par paresse, il est alors auteur d’un péché majeur qui pourtant ne l’exclut pas de l’Islam. On doit lui fixer un délai de trois jours pour qu’il se repente. S’il ne le fait pas, on lui applique la peine de mort sans le juger mécréant. C’est pourquoi on lui fera la toilette des morts, l’habillera, lui fera la prière prévue, demandera pour lui pardon et miséricorde et l’enterrera dans le cimetière des musulmans. Il peut hériter comme on peut hériter de ses biens. En somme, vivant ou mort, l’intéressé subira les dispositions applicables aux musulmans auteurs de péchés.Extrait des avis de la Commission permanente 6/49

 

Je t'ai répondu plus haut à ce point, j'ajoute ici une explication extraordinaire de sheikh el Barrak :

 

La définition de la foi

 

Nous pouvons donc entamer la réponse en disant que les textes scripturaires de l’Islam (Coran/sunna) définissent la foi comme un nom générique qui englobe :

  • 1°)La croyance du cœur : croire (tasdîq) et reconnaitre (iqrâr) la religion
  • 2°)La reconnaissance verbale
  • 3°)L’acte du cœur : la soumission intérieure (inqiyâd) à la religion et la volonté d’y adhérer qui entraine certains états comme l’espoir, la confiance totale en Allah.

 

Aux yeux des traditionalistes, la définition religieuse de la foi, qui est conforme aux textes, renferme quatre éléments :

  • 1°)La croyance du cœur qui est composée du tasdîq qu’il est nécessaire d’avoir pour chaque information (khabar) que nous enseigne la Révélation ;
  • 2°)  les actes du cœur et la reconnaissance verbale qui consiste à prononcer l’attestation de foi, ce qui implique le tasdîq dont nous venons de parler ;
  • 3°)les actes intérieurs qui sont synonymes de soumission intérieure et qui témoigne de la sincérité. On peut croire à quelqu’un, à l’image d’Abû Tâlib qui croyait dans l’absolu en son neveu, mais tout en refusant de se soumettre à lui et à son message. Ainsi, la soumission intérieure est nécessaire, la somme du tasdîq et de l’inqiyâd va engendrée dans le cœur des états comme l’amour, la crainte, le repentir et qui représentent les actes du cœur.
  • 4°)Les actes extérieurs ou physique qui proviennent des membres mais aussi des paroles, car la langue est un membre. Dans el wasatiya, ibn Taïmiya parle de cinq éléments (qawl el qalb, wa e-lisân, ‘amal el qalb, wa e-lisân, wa el jawârih). Les différences de définition ne posent pas un problème, l’essentiel est de retenir que la foi est composée des paroles et des actes.

 

Le fi’l et le tark

 

Les actes extérieurs englobent tous ce que fait (fi’l) ou ne fait pas (tark) l’individu dans le cadre de la religion. Ainsi, s’abstenir de faire une chose interdite par le Législateur est un acte. Ex. : s’abstenir de boire et manger pendant le ramadhân. On parle de tark, quand on a l’intention de ne pas faire une chose, non dans l’absolu. Oublier de faire une obligation n’est pas un tark. Le tark est une réaction aux interdictions. L’application d’une interdiction, c’est de la délaisser. Enfreindre une interdiction, c’est faire un péché. Ainsi, comme l’établissent les spécialistes en usûl, le tark est un acte.

 

Asl el îmân

 

L’origine de la foi émane de la croyance du cœur qui va se refléter sur les paroles et les actes. La langue traduit la pensée. La foi est donc la somme de la croyance et des actes religieux intérieurs et extérieurs.

 

Si tout cela est clair, on comprendra qu’il ne convient pas dans l’absolu de dire que les actes sont soit shart sihha soit shart kamâl dans la foi,mais le détail s’impose. Les actes, en effet, comme nous venons de le voir, englobe les actes du cœur et les actes du corps, comme ils englobent les actions (fi’l) et les non action (tark). Ils englobent les obligations (croire aux six fondements de la foi, la prière, etc.) et les interdictions (l’association, et les péchés). Selon les spécialistes en usûl, un shart est une action, une situation, un fait qui dépend d’un autre fait qui est donc extérieur à lui ; l’absence de l’un implique l’absence de l’autre, mais n’implique pas forcément sa présence. Ex. : l’ablution est une condition de la prière. Sans ablution, la prière n’est pas valable, mais ce n’est pas parce qu’on a les ablutions qu’on a forcément prié.

 

Le statut des actes extérieurs

 

Or, il n’existe pas qu’une sorte d’actes au niveau du cœur et des actes. Les actes extérieurs ont différentes formes et différents statuts : les cinq piliers de l’Islam n’ont pas le même statut que le djihâd. Il est donc faux de dire, de ce point de vue, que les actes sont une condition de validité de la foi, comme il faux de dire qu’ils sont une condition de perfection. Il est plus juste de dire que certains actes relèvent de la première catégorie et d’autres de la seconde.

 

Ce qui relève du shart sihha

 

S’abstenir de commettre l’association ou mécréance majeure entre dans le shart sihha, dans le sens où la foi s’oppose littéralement à l’impiété et l’apostasie. L’attestation de foi est dans ce domaine, car il ne sert à rien de croire sans l’exprimer par la langue. Contrairement aux allégations des jahmites ultra qui confinent la foi dans la connaissance intérieure qui ne réclame pas forcément d’être exprimer verbalement. Ces derniers s’imaginent tout à fait un musulman qui ne prononce pas sciemment l’attestation de foi. Il suffit, à leurs yeux, de croire à l’existence de Dieu pour devenir croyant.

 

La soumission du cœur, qui est un acte, un acte intérieur plus exactement comme nous l’avons vu, est de ce registre. Le tasdîq n’est pas suffisamment pour prétendre à la foi, sans fournir l’inqiyâd. Il ne suffit pas non de reconnaitre (dans le sens de tasdîq) avec la langue que l’Islam est la vérité, mais il incombe d’y adhérer (dans le sens d’iqrâr) verbalement à travers l’attestation de foi. Cette attestation concrétise la soumission du cœur, contrairement aux Juifs et aux chrétiens qui savent très bien, aux dires du Coran, que Mohammed n’est pas un imposteur, mais ils refusent de se soumettre à son message. Cette obstination nait souvent de l’orgueil. On le voit bien avec certains intellectuels occidentaux comme les orientalistes et islamologues. Ces derniers sont trop attachés à leurs valeurs, et prennent les musulmans de haut. C’est pourquoi, ils ne peuvent franchir le pas, car cela leur demanderait un trop grand sacrifice.

 

Ainsi, il n’est pas tout à fait juste de dire que les actes sont à mettre au compte du shart sihha ou shart kamâl. Dans les deux cas, le détail s’impose. Il incombe d’être précis dans ce genre de choses. Le vocable « acte » renvoie aux actes du cœur et aux actes corporels, comme il renvoie aux actions et aux non actions.

 

Renoncer à l’association et la mécréance majeure est de l’ordre du shart sihha, mais renoncer aux autres péchés relève du shart kamâl. L’association s’oppose littéralement à la foi et les péchés affaiblissent la foi parfaite imposée (kamâl el imân el wâjib), en sachant que la foi parfaite dans l’absolu comprend les actes imposés et les actes recommandés. Néanmoins, ce point concerne uniquement la foi parfaite imposée non la foi parfaite recommandée.

 

Les actes du cœur (adhésion, soumission, amour, peur, espoir, etc.) relèvent également du shart sihha, comme nous l’avons vu, au même titre que la reconnaissance verbale.

 

La divergence sur les quatre autres piliers de l’Islam

 

Néanmoins, les quatre autres piliers de l’Islam sont sujets à divergence entre traditionalistes pour qui ils jonglent entre shart sihha et shart kamâl. Ils ne sont pas d’accord sur le statut de leur abandon (tark), ou de l’abandon de l’un d’entre eux, surtout de la prière. Si pour certains, le second pilier de l’Islam est un shart sihha, pour d’autres, il ne dépasse pas le statut de shart kamâl. Pour la majorité des savants, il relève du shart kamâl au même titre que les autres piliers. L’essentiel, est d’adhérer avec le cœur à leur aspect obligatoire, quand bien même on les délaisserait dans les actes (tark ‘amalî). Les annales imputent plusieurs tendances à l’Imâm Ahmed sur l’abandon tout en partie de ces piliers. Néanmoins, la plus connue étant celle qui rejoint la grande majorité des savants et qui considère toujours croyant un fautif éventuel.

 

Au demeurant, la divergence sur l’abandon de la prière, qui est la plus notoire, est très forte. Il existe des textes très explicites sur le sujet. Certains vont jusqu’à imputer la tendance qui le fait sortir de l’Islam à l’unanimité des Compagnons. Le reste des obligations religieuses ne posent pas problème. Tous les savants s’accordent à dire que, ne dépassant pas le statut de simple péché, ils relèvent du shart kamâl. Seuls les kharijites se particularisent pour rendre apostats les auteurs des « grands » péchés (meurtre, adultère, boisson enivrante, usure, etc.).

 

Que signifie le terme shart ?

 

Les péchés sont également de deux sortes : enfreindre une interdiction ou ne pas faire une obligation. Dans les deux cas, on parle de shart kamâl, en sachant que le terme shart est à prendre au sens large. Autrement dit, toute action dont la concrétisation dépend d’une autre action indépendamment de savoir si elle lui est intrinsèque (intérieure) ou extrinsèque (extérieur). Il faut comprendre que quand les spécialistes en ‘aqida parlent de shart dans les questions de l’îmân, ils font allusion à l’une de ses parties intégrantes, à l’inverse des spécialistes en usûl, comme nous l’avons vu (c’est toute la difficulté du sujet ndt.).

 

Exemples de shart chez lesusûliyûns: les ablutions est l’une des conditions de la prière, bien qu’elle soit extérieure à son entité. La raison est l’une des conditions de validité des rituels, mais sans en faire partie intégrante. L’intention qui est également une condition de validité des rituels s’inscrit dans le temps avant eux.

 

Néanmoins, le shart peut avoir un sens plus large. Par exemple, les légistes lui donnent le sens de pilier. Ex. : les piliers de la prière sont en réalité des shart, étant donné qu’elle dépend d’eux. En d’autres termes, sans eux, celle-ci n’est pas valable.

 

Ici, c’est exactement la même chose. Quand on dit que tel élément est un shart de la foi, que ce soit sihha ou kamâl cela ne veut pas dire qu’il n’en fait pas partie intégrante. En outre, les légistes utilisent le terme d’obligation pour désigner les éléments obligatoires de la prière qui ne relèvent pas des piliers. Ce choix n’est pas anodin, car en délaissant une obligation sans le faire express, le rituel n’est pas sanctionné d’annulation, bien qu’il ait moins de valeur.

 

Parler de shart kamâl pour la prière n’a aucun lien avec l’irja

 

Si cela est clair, il ne convient pas de taxer de murji un traditionaliste qui ne fait pas sortir de l’Islam l’abandon par fainéantise de l’un des piliers de l’Islam avec la prière à leur tête. De la même façon qu’il ne convient pas de taxer dekharijite un traditionaliste qui voient le contraire. Cette divergence est tolérée au sein des traditionalistes.

 

Ainsi, aux yeux de certains traditionalistes, l’abandon de la prière relève du shart sihha là, où pour d’autres il ne dépasse pas le shart kamâl. Les deux opinions étaient en vogue chez les anciens. Tous s’accordent à dire que la foi est composée de quatre éléments, comme nous l’avons vu : la croyance du cœur, l’acte du cœur, la reconnaissance verbale, et les actes intérieurs et extérieurs. Ce sont les textes qui font dire à un tel et un tel que la prière est soit shart sihha soit shart kamâl, non une croyance préconçue selon laquelle les actes sont extérieurs à la foi.

 

Les murjites

 

Les murjites se particularisent pour dire que les actes, en comptant les actes du cœur, sortent de la définition de la foi. Il existe certes de nombreuses diversifications chez les murjites, mais les plus connus sont lesmurjiya el fuqaha. Ces derniers limitent la foi au tasdîq du cœur et à la reconnaissance verbale. La foi serait uniquement l’association de ces deux éléments. Ils ne donnent même pas crédit aux actes du cœur et à fortiori aux actes extérieurs. Selon leur conception, les actes n’entrent pas dans la définition de la foi, bien qu’au même moment, ils accordent de l’importance aux rituels.

 

Parmi les points subsidiaires de leur crédo, nous avons la question selon laquelle les croyants ont tous le même degré de foi. Dans son fameux article de foi, Tahâwî admet une distinction entre eux au niveau des actes du cœur, non au niveau de la foi, (ce qui prouve que les murjiya el fuqaha dont il est l’un des représentants et commentateurs sortent les actes du cœur de la définition de la foi ndt.).

 

Ainsi, les murjites les plus célèbres sortent les actes intérieurs et extérieurs de l’entité de la foi. Ce crédo leur est caractéristique, bien qu’ils acceptent parfois l’idée qu’ils peuvent y entrer, mais uniquement de façon symbolique. Les murjiya el fuqaha, à l’instar d’Abû Hanîfa et des partisans de son école, ajoutent à cela l’obligation des rituels (qui touchent aux actes intérieurs et extérieurs) et l’interdiction de faire des péchés passibles de la punition divine. Ils se distinguent énormément en cela des murjites ultra. Cependant, ils ne considèrent pas les actes quels qu’ils soient comme faisant partie intégrante de la foi. C’est sur ce point que les grandes références anciennes ont ouvert avec eux un front de bataille.

 

Pour les murjites ultra avec les jahmites à leurs têtes, les péchés n’ont aucune influence négative sur la foi qui se confine dans la connaissance du Créateur, de la même manière que les bonnes œuvres n’intercèdent nullement en faveur du mécréant. Les anciens ont « excommunié » (kaffar) cette secte hérétique, car elle appelle en filigrane au libertinage, et à l’émancipation des lois (à l’instar de Paul de Tarse ayant perverti la religion chrétienne avec ce même procédé ndt.).

 

shart sihhaet shart kamâl sont des terminologies nouvelles

 

Notons enfin, qu’à ma connaissance pour reprendre les termes de Sheïkh el Barrâk, les grands Imâms de la première époque n’ont jamais eu recours à ce genre de vocabulaire (shart sihha soit shart kamâl). Les anciens se contentaient de dire que les actes faisaient partie intégrante de la foi, et s’opposaient avec force à ceux qui reniaient ce crédo. Ce n’est que récemment que certains commentateurs de hadîth ont soulevé la question de savoir si pour les murjites les actes on un statut de shart kamâl, en se distinguant ainsi des traditionalistes pour qui il aurait un statut de shart sihha (ce point mérite de plus amples explications ndt.). Maintenant, nous savons qu’il n’est pas juste tout à fait juste de présenter la chose de cette façon.

 

Comment entre-t-on dans l’Islam ?

 

On entre dans l’Islam en fournissant trois éléments : le tasdîq et l’inqiyâd du cœur, et la prononciation verbale de son adhésion. S’il l’un d’eux manque, on ne peut aspirer réellement à l’Islam. Il y a donc une reconnaissance intérieure (le cœur) et extérieure (la langue). Quand on entre dans l’Islam, on s’engage à adhérer à toutes ses lois. C’est ce que les savants appellent l’iltizâm et qui est la somme de la soumission intérieure et de la reconnaissance verbale. Soit, donner foi à tous les enseignements du Prophète (r), tout en émettant la ferme intention de se soumettre à son obéissance.

Le tasdîq est antonyme au shakk (douter de la véracité de ses enseignements), au takdhîb (les démentir soit avec le cœur soit avec la langue), et à l’i’râdh (y rester indifférents sans spécialement les démentir ni en douter).

L’inqiyâd est antonyme au ibâ (refuser de s’y soumettre pour x raison), à l’istikbâr (refuser de s’y soumettre par orgueil), et à el kirâha (les détester).

La reconnaissance verbale est antonyme au takdhîb (les démentir avec la langue pour x raison) au juhûd (les démentir avec la langue tout en y donnant foi avec le cœur), l’i’râdh, mais aussi l’hypocrisie (nifâq) qui consiste à les reconnaitre verbalement mais sans y donner foi avec le cœur (mécréance intérieure/croyance extérieure). C’est le contraire du juhûd (croyance intérieure/mécréance extérieure), en sachant que l’hypocrisie peut être motivée par l’une des formes de mécréance citées plus haut (shakk, takdhîb, i’râdh, ibâ, stikbâr, el kirâha).

 

Les formes de mécréance :

 

Il existe six formes de mécréance qui s’oppose à l’essence même de la foi :

  • Kufr takdhîb
  • Kufr shakk
  • Kufr i’râdh : notons qu’il incombe un nombre d’actes minimum propres à l’Islam comme la prière, l’aumône légale, le jeûne, le pèlerinage ; en d’autres termes, des vertus qui ne sont pas propres à l’Islam, comme la bonté envers les parents, la loyauté, ne suffisent pas en eux-mêmes pour sortir de ce cas de figure. En outre, il faut distinguer entre les actes qu’on fait par nature ou par habitude et qui sont propres à tout le monde, et ceux auxquels on donne un portée religieuse.[1]
  • Kufr ibâ
  • Kufr juhûd
  • Kufr nifâq

 

Dans le domaine de l’ibâ et l’istikbâr, nous avons l’imtinâ’ (refus de suivre le Messager (r)), à la manière d’Abû Tâlib, et les Juifs en général. Ces derniers reconnaissent ouvertement et au fond d’eux de la véracité de la mission mohammadienne, mais refusent de le suivre par jalousie, impiété, chauvinisme, orgueil. D’autres, comme certains hypocrites, la reconnaisse du bout des lèvres, mais pas au fond d’eux.

 

Comment sort-on de l’Islam ?

 

L’apostasie se concrétise à trois niveaux :

  • Au niveau de la reconnaissance verbale en s’y opposant avec l’une des six formes de mécréance citées plus haut.
  • Au niveau de l’attestation elle-même, en s’opposant soit à ses fondements proprement dit, et qui réclament de renoncer au tâghût et à unifier Allah dans trois domaines (Sa Seigneurie, Sa divinité, Ses Noms et Attributs).
  • Soit en s’opposant clairement dans les faits à ses exigences et ses implications.

 

En règle générale, tout ce qui s’oppose à l’adhésion et à la reconnaissance intérieure et extérieure à l’Islam est synonyme d’apostasie. Seule la contrainte fait exception. Les six formes de mécréance que nous avons évoquées plus haut s’opposent littéralement à l’attestation de foi soit intérieurement soit extérieurement, en sachant que le statut d’apostat tient compte uniquement des apparences. Celui, par exemple, qui embrasse l’Islam par hypocrisie, sera considéré musulman jusqu’au jour où il affiche une annulation de l’Islam. Dès lors, nous le jugeons apostat, bien qu’il n’a jamais été vraiment musulman. Ainsi, de la même manière qu’on entre en Islam grâce à son adhésion intérieure et verbale, on en sort en la remettant en question. L’adhésion extérieure fait jouir des droits séculiers d’un musulman, à l’image de l’hypocrite.

 

La première partie de l’attestation (lâ illâh illâ Allah) touche à la croyance et la seconde (Mohammed rasûlu Allah) à la pratique.

 

L’abandon de la prière

 

Il s’agit de ne jamais prier, sauf pour ne pas embarrasser les autres, ou par peur voire par honte, quitte à la faire sans ablutions. Cet abandon remet littéralement en question l’adhésion à son caractère obligatoire. Il incombe donc de distinguer entre plusieurs formes d’abandon (tark). Les savants traditionalistes divergent, en effet, sur cette question. Il existe plusieurs cas de figure. Il y a l’abandon occasionnel dans le sens où l’individu n’est pas assidu à la prière ; il lui arrive, par négligence ou fainéantise d’en rater quelques-unes. Il y a le cas, comme nous l’avons vu, de celui qui ne daigne jamais prier. C’est à la lumière de cette distinction entre les cas qu’il incombe de lire la divergence sur le sujet. Quand certains savants mettent au compte de l’apostasie l’abandon de la prière, ils font allusion à l’abandon total, non occasionnel. L’abandon total est lié à l’i’râdh kullî (se détourner totalement de la religion) qui est encore une autre annulation de l’Islam. L’abandon de la prière est une forme partielle d’i’râdh, soit de se détourner totalement de la prière. Un même individu peut s’en détourner totalement, mais tout en observant le jeûne qui est un rituel collectif dans le sens où on se réunit pour manger ou autre.

 

Quoi qu’il en soit, trois tendances se dégagent sur la question. La grande majorité des savants ne kaffar pas târik e-salât, mais sans préciser à partir de quelle limite ils se basent. Pour certains, il suffit de rater volontairement une seule prière pour devenir apostat. Pour d’autres, à l’inverse, il suffit de reconnaitre son aspect obligatoire pour rester musulman. Les derniers coupent la poire en deux et distinguent entre l’abandon partiel qui ne rend pas apostat, et l’abandon total qui fait sortir de l’Islam. Ibn Taïmya se « rallie » à cette dernière tendance qui fait la différence entre ne jamais prier et ne pas être assidu à la prière, comme c’est le cas de la plupart des gens.[2]Il nuance entre l’abandon et le manque d’assiduité de ponctualité, et d’observance rigoureuse.

 

[1]Voir : majmû’ el fatâwâ d’ibn Taïmiya (7/621) ; Selon un chercheur, il est possible d’abandonner les quatre piliers de l’Islam, tout en gardant certains autres actes [Voir : nawâqidh el îmân el i’tiqâdiya qui est une thèse universitaire du D. Mohamed el Wuhaïbî (2/137-13smiley.]. Il s’inspire d’un texte d’ibn Taïmiya (le même que celui de Sheïkh el Barrâk) dans lequel il explique qu’un mécréant peut être loyal, juste, et honnête, sans pour autant devenir musulman, s’il ne se soumet pas à la Législation mohammadienne. On ne peut prétendre à l’Islam sans ne fournir aucune de ses obligations. L’essentiel, ce n’est pas de faire des actes, mais c’est de les faire d’une part avec foi et d’autre part, dans le cercle de la législation musulmane. En adhérant (dans la conviction et les actes) à ces deux conditions, on obtient le jisn el ‘amal, qui n’est donc pas propre aux quatre piliers de l’Islam, wa Allah a’lam !

 

[2]Voir : majmû’ el fatâwâ d’ibn Taïmiya (22/49, 22/61).

zitzitoun75 a écrit :

salam alykoum

Je voudrais savoir ce qu’il faut faire des animaux égorgés par mon frère qui est considéré comme un mécréant parc qu’il a abandonné la prière : faut-il consommer la viande de ces animaux ou pas ?Louanges à AllahVotre devoir est de conseiller votre frère d’observer la prière ; apprenez-lui le jugement qu’Allah a émis à propos de celui qui abandonne la prière. Empêchez-le d’égorger des animaux pour vous et faites lui savoir le pourquoi de votre décision ; qu’il sache que celui qui abandonne la prière devient mécréant et les animaux qu’il égorge deviennent illicites. Peut être la connaissance de ce jugement aura –t-elle un impact sur lui et le ramènera à sa religion et lui inspirera l’observance de la prière. Ce qui est meilleur pour lui aussi bien dans sa religion que dans sa vie profane et aussi bien dans l’immédiat que dans le médiat.Cheikh Ibn Baz (Puisse Allah lui accorder Sa miséricorde) a été interrogé en ces termes : « Est-il permis de consommer la viande des animaux égorgés par quelqu’un qui a délibérément abandonné la prière et qui, chaque fois qu’on lui rappelle la gravité de son attitude, soutient qu’il professe les deux témoignages ? Que faire en l’absence d’un boucher musulman pratiquant ? Il a répondu en ces termes : « On ne consomme pas la viande des animaux égorgés par celui qui ne prie pas. Voilà l’avis juste compte tenu de la parole du Prophète (bénédiction et salut soient sur lui): « il suffit à l’homme d’abandonner la prière pour tomber dans la mécréance et l’associamisme » cité par Mouslim dans son Sahih d’après un hadith de Djabir Ibn Abd Allah al-Ansari (P.A.a). Le Messager d’Allah (bénédiction et salut soient sur lui) a dit encore : « l’engagement qui nous lie à eux repose sur la prière ; quiconque l’abandonne devient mécréant » cité par l’imam Ahmad et les auteurs des quatre Sunan grâce à une chaîne sûre d’après un hadith de Bourayda ibn al-Hassib al-Aslami (P.A.a). Le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) dit encore : « l’Islam constitue la base de l’affaire (religion) et la prière en est le support » cité par l’imam Ahmad et par at-Tirmidhi grâce à une chaîne sûre d’après Muadh ibn Djabal (P.A.a). Or toute chose privée de son support se déstabilise et s’effondre, la chute du support  entraînant celle du supporté.Ceci permet de savoir que celui qui ne prie pas n’a plus de religion. Par conséquent, on ne consomme pas la viande des animaux qu’il égorge.Si vous vivez dans un endroit dépourvu d’un boucher musulman, égorge pour vous-même. Utilisez vos mains de manière utile. Cherchez un boucher musulman, même en allant chez lui afin qu’il égorge pour vous. Dieu merci. Ceci vous est facilité de sorte que vous n’avez pas à faire preuve de complaisance dans cette affaire.Vous devez conseiller à cet homme de craindre Allah et d’observer la prière. Sa parole selon laquelle : « il peut se contenter de la profession de foi » est une grosse erreur. Car les deux professions de foi doivent être accompagnées de leurs implications conformément à la parole du Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) « l’ordre m’a été donné de faire la guerre aux gens jusqu’à ce qu’ils confessent qu’il n’y a pas de dieu en dehors d’Allah ». S’ils l’attestent, leur sang et leurs biens me deviennent inviolables pourvu qu’ils en respectent les droits. Allah est celui qui examinera leurs comptes. Par droits on entend la prière et la zakate.Le devoir du croyant est de craindre Allah. Le devoir de toute personne qui se réclame de l’Islam est de craindre Allah et d’observer régulièrement les cinq prières. Celles-ci constituent le support de l’Islam, son plus grand pilier après les deux professions de  foi. Celui qui l’abandonne abandonne sa religion. Nous demandons à Allah la sécurité et la paix. Voilà la stricte vérité.Certains ulémas ont dit que celui qui abandonne la prière ne devient pas coupable d’une mécréance majeure mais plutôt d’une mécréance mineure. Mais il commet un grave péché, un péché plus grave que la fornication, le vol et la consommation du vin. Cependant il ne devient coupable d’une mécréance majeure que s’il nie le caractère obligatoire de la prière. Voilà ce que dit un groupe d’ulémas. Mais la vérité reste ce qu’indique la parole du Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) selon laquelle celui qui abandonne la prière devient coupable d’une mécréance majeure comme l’affirment les hadith déjà cités car le coupable aurait délaissé le support de l’Islam qui est la prière.Il ne faut pas faire preuve de complaisance à cet égard. Abd Allah ibn Shaqiq al-Aqili un important membre de la génération qui a suivi immédiatement celle des compagnons (Puisse Allah lui accorder Sa miséricorde) : « Seule la prière était la pratique dont l’abandon entraînait la mécréance selon les Compagnons ». Il affirme ainsi le consensus au sein des Compagnons sur l’idée que celui qui abandonne la prière est un mécréant selon eux. Nous demandons à Allah la paix et la sécurité.L’on doit être méfiant et pratiquer cette importante prescription avec assiduité. Il ne faut pas être complaisant avec celui qui l’abandonne. Il ne faut pas consommer la viande des animaux qu’il égorge. Il ne faut pas l’inviter à une réception. Il ne faut pas répondre à son invitation car on doit le boycotter jusqu’à ce qu’il se repente devant Allah et recommence à observer la prière. Nous demandons à Allah de bien guider tous. Madjmou ‘Fatawa de Cheikh Ibn Baz, 10/274-276.

 

Je te renvoies aux explications dessus, notamment d'ibn Bâz lui-même et de Barrak, mais je tiens ici à enlever tout amalgame, il ne faut pas confondre tark e-salat et tark jins el 'amal pour lequel je disais dans un article précédent :

 

Jins el ‘amal

 

Concernant le jins el ‘amal, plusieurs savants établissent qu’à l’unanimité des traditionalistes, sansjisn el ‘amal, on ne peut prétendre à la foi. Nous avons parmi eux :

  • El Humaïdî.[1]
  • E-Shâfi’î.[2]
  • Abû ‘Ubaïd el Qâsim ibn Salâm.[3]
  • El Âjurrî.[4]
  • Ibn Taïmiya.[5]

[1]E-sunna d’el Khallâl (3/586).

[2]Voir :majmû’ el fatâwa (7/209)

[3]El imân (p. 18-19).

[4]E-sharî’a(2/611).

[5]Majmû’ el fatâwa (7/187).

salim04 a écrit :

salam alaika akhy citizen

frère je n'ais jamais intervenu ou tu postais car je voulais m'efforcé de lire tes textes ici comme sur planéte islam et aussi n'ayons pas peur de le dire ,je n'ais pas un bon niveau en arabe pour vérifier et approfondir certains point que tu as devellopé mais je voulais savoir est ce que je comprend mal car comment lié les paroles que tu met concernant ibn taymiyyah ou tabary qui laisse sous entendre que l'on a le minimum de la foi avec tasdiiq wa 3amal al qalb et la shahada (qawl al lisaan)et les ijma3 que tu rapporte que celui qui délaisse les actes est kafir.

Et aussi je voulais comprendre est que dans le hadith qui parle de la division de la foi en branches et que la plus petite étant enlever un obstacle de la voie,est ce que celui qui a la reconnaissance du coeur, les actions du coeurs et la parole de la langue(la shahada) et enléve les obstacles de la routes celui ci est mouslim???si ce n est pas le cas frère explique moi encore ta position car parfois  j'ai l'impression que certaines paroles que tu rapporte se contredise???

 

waffaqaka Allah li kulli kheir !

 

Déjà, akhi el karim, je voudrais louer ta modestie, ta sagesse, et ton approche respectueuse, ce qui n'est pas donné à tout le monde, crois-moi, alors je te dis : baraka Allah fik !

 

Ensuite, tes questions sont très pertinentes et je dirais même nécessaires, car, en effet, en apparence, mon discours se contredit !

 

Cela démontre que tu as très bien compris le sujet, bien que, contrairement à d'autres, tu ne t'ai pas empressé de condamner, ce qui, et désolé de te mettre mal à l'aise, attire mon admiration !

 

En fait, mon approche est de dire qu'il incombe de relativiser un certain discours et que la rigueur scientifique réclame d'apporter tous les éléments qui existe sur un sujet sans occulter ceux qui nous dérangent, si on veut arriver à des conclusions objectives !

 la voie royale est de conjuguer entre le discours des savants dans la mesure du possible, wa Allah a'lam !

 

Nous avons d'un côté des savants qui ont une approche stricte de la définition de la foi en disant que sans actes, on ne peut prétendre à la foi

 

et d'un autre côté, nous avons des savants qui en ont une approche plus large, en tenant compte des cas extrêmes qui garde ou qui ont une foi sans actes !

 

En réalité, il n'y a pas de contradictions entre ces deux discours si l'on tient compte de l'interaction entre le coeur et les actes !

 

Autrement dit, en temps normal, on ne peut avoir une foi sans acte, mais cela ne doit pas nous amené à occulter ou à interpréter les textes des savants qui distinguent entre plusieurs choses comme la suite de l'article du thread le mentionne !

 

les savants partagent la foi en asl et far', et occtroient aux actes le statut de far', et cela nous ne devons pas l'occulter

les savants distinguent entre asl el iman et el iman el wajib, entre mutlaq el iman et el iman el mutlaq, entre la foi de départ et la foi obligatoire !

 

ils disent que asl el iman et parfois mutlaq el iman en sachant qu'ils peuvent être assimilé ou non selon les cas et la conception que l'on s'en fait, empêchent de rester en Enfer, et que la foi parfaite empêche d'y entrer !

 

le problème, je l'avoues est que ces mêmes savants peuvent distinguer entre asl el iman et ce que j'appelle, el istimrariya fi el iman, et qui est de fournir les actes à leur moments prescrits !

 

un autre problème, c'est qu'effectivement, certains textes de savants, et même ibn Taïmiya dans certains passages, ce qu'il ne faut pas occulter, laissent à penser que asl el iman suffit pour entrer au Paradis !

 

J'ai ramené dans cet article 50 citations de savants faisant la distinction entre asl el iman et son far'

 

Beaucoup de ces textes posent problèmes...

 

Pourquoi ?

 

car on nous a habitué ces dernières années à envisager le sujet sous un angle et d'occulter le reste !

 

Or, il est facile d'orienter ces textes...

 

Il faut déjà savoir que la plupart interviennent dans un contexte de réfutation aux kharijites qui sortent de l'Islam, les auteurs des grands péchés !

 

Le message est de dire que tous les péchés en tant qu'unité (ahad) et que le tark en tant que ahad ne font pas sortir de l'Islam sans renier leur aspect obligatoire !

 

Mais cela ne remet pas en question jins el 'amal que l'on comprend grâce au principe extraordinaire de l'interaction entre le coeur et les actes !

 

et quand bien mêmes, ces savants ne feraient pas la distinction entre jisn el 'amal et ahad el 'amal, ils feraient donc allusion à des cas extrêmes, non à la règle générale !

 

Il est même possible, ce qui en tout cas est quasiment sûr avec ibn Hazm, qu'ils font allusion au jisn el 'amal, et qu'ils se soient tout simplement trompés sur leur conception (ce n'est qu'un hypothèse),

trompés en occultant l'interaction entre le coeur et les actes, comme beaucoup de savants l'ont fait pour l'abandon de la prière sous la menace de l'épée !

 

ibn Taïmiya va jusqu'à dire, comme je l'ai posté plus haut, que c'est exactement la shubha des murjites !

 

Ils n'ont pas gardé à l'esprit cette interaction, mais cela ne fait pas d'eux des murjites !

 

Mieux, les contemporains qui ont repris ces textes et qui en ont compris que sans actes la foi est valable, ne sont pas plus blâmable, même si nous disons que c'est une grave erreur !

 

Le problème, c'est de vouloir juger les autres avec la compréhension et le vocabulaire d'ibn Taïmiya qui lui était un génie, je n'en dirais pas plus sur ce point !

 

Mais, je voudrais ajouter une dernière chose, et même deux

 

la première, c'est qu'il n'est pas pertinent d'occulter les avis des savants sur les hadith de la shafa'a, qui font allusion à des cas extrêmes, non à la règle générale, c'est donc un faux débat de dire, oui, mais ces gens faisaient au moins la prière !

 

la seconde, enfin, est qu'il n'est pas pertinent d'avancer que certains savants dont j'ai ramené les citations plus haut, kaffar tarik e-salat comme pour occulter leurs paroles, 

 

la rigueur scientifique ne veut pas cela, la meilleure preuve est ibn Rajab, qui tolère la divergence sur la question, donc, cela ne pose aucun problème !

 

sache, akhi el karim, que je n'avais jamais été aussi loin en public dans le raisonnement,

 

je voulais trouver l'occasion d'en faire part à Taqi e-Din, mais Allah en a décidé autrement, et je pense que c'est mieux fait de cette façon,

 

wa Allah a'lam ! 

 

wa Allah el musta'en !

 

waffaqaka Allah li kulli kheir !

 

 

 

 

Sinon, pour ta question concernant enlever une entrave de la route, j'en parle plus haut avec une parole de sheikh el Barrak, bien que certains chercheurs et même Salih Al Sheikh nuance !

 

Pour sheikh el Barrak, il incombe de faire un acte propre à l'Islam, comme les 4 piliers, pour d'autres, il incombe de faire n'importe quel acte obligatoire, mais avec une intention religieuse, comme le respect des parents !

 

Le problème se pose avec l'entrave, car ce n'est pas (pas toujours) un acte obligatoire, mais surrerogatoire, sauf que certains hadith vont exactement dans ce sens, donc ne pas les occulter !

 

un autre problème, c'est que certains savants assimilent le jisn el 'amal aux 4 piliers de l'Islam, et au vue des citations que j'ai ramenées, il n'y aucune contestation possible que les savants (ne serait-ce que certains) imaginent une foi sans les 4 piliers, d'où la complexité du sujet, wa Allah a'lam ! 

تقي الدين السني a écrit :

citizenkan a écrit :

akhi el karim !

 

La question de l'abandon de la prière est une question de fiqh connue, et elle n'a aucun lien avec le sujet traité, dans le sens où elle n'a aucune répercussion sur la 'aqida, comme l'explique à merveille ibn 'Abd el Barr !

 

Dans la suite de l'article, je consacre un paragraphe disant que même ceux qui kaffar tarik salat admettent la divergence, et ne traitent pas de murjites la partie adversaire !

c'est une quéstion de fiqh quand la divergence est entre les gens de la sunna 

mais avec toi c'est une quéstion de aqidha 

car ceux qui ne voient pas la mécreance de celui qui abandone la priérre parmis les gens de la sunna ils voient la mécreance de celui abandone d'autre acte que la prierre , et  ceux qui voient la mécreance de celui qui abandone la priérre tout comme ceux qui ne voient pas la mécreance de celui qui abandone la priérre sont unanie pour dire qu'il est impossible d'etre croyant sans  actes exterieurs , et que celui qui abandonne la totalité des actes d'adoration  est mécreant .

alors que vous (les mourjia) vous dites que les actes et les adoration ne sont pas necessaire pour etre croyant , et qu'en peu etre croyant meme en abandonant la totalité des actes extérieure 

voila pourquoi la mécreance suite a l'abandon de la priérre est une divergence qui touche la aqidha avec toi et non pas le fiqh .... car tes fondements au sujet de la foi sont ceux des mourjites

 

Ce qui est intéressant avec notre frère Taqi e-Din, c'est qu'il évolue dans une bulle vertuelle dans laquelle il se transforme en super-héros, superconquérant, anti-mourjites qu'il terrasse de son épée virtuelle, en programmant son jeu à la hauteur de son intelligence, car il veut toujours gagner, et en donnant la réplique à ses adversaires à la portée de sa compréhension, pour mieux se délecter et les fustiger

 

Fort de ses réponses irrationnelles, il n'a pas peur de diffamer, car, règle du jeu oblige, dans une bulle où la fin justifie les moyens pour se mettre en valeur et se donner de l'importance, le mensonge n'est pas interdit dans le monde virtuelle dans lequel il nage et se morfond !

 

Pour revenir à la réalité monde réel, beaucoup plus froid et sans vergogne, j'aimerais m'arrêter sur les paroles de Sufian ibn 'Uaïyna que tu utilises avec délectation !

 

Il faut savoir que ce texte fut pour moi un long casse-tête, cela fait plus de 15 ans que je me décarcasse les méninges pour essayer de l'éluder !

 

Si, tu permets, je vais te faire profiter de mes conclusions, alors suis attentivement ce qui va se dérouler sous tes yeux :

 

1- Tu remarqueras que j'ai compté Sufian parmi les savants qui interdisent une foi sans actes, en m'appuyant justement sur ce texte, mais en réalité, je l'ai fait pas condescendance, car :

1- Cette annale est faible, mais tu me diras ce n'est pas le plus important, car en admettant qu'elle soit authentique, ce qui ne me dérange absolument pas, il faut savoir qu'il existe une autre annale de Sufian disant absolument le contraire, et toc !

2- Mais, tu me diras que cette seconde annale est également faible, ce à quoi je réponds : elle n'a pas moins d'autorité que la première en regarde uniquement de sa chaine narrative, bien que, peu importe puisqu'en fait, celle que tu utilises est purement et simplement tronquée !

3- tronquée ! Le mot est sorti, car il fallait qu'il sorte ! Ce texte est tronquée, surtout selon ta conception du tronquage, et que tu aimes, si souvent, attribuer aux autres, comme un loup qui se mord la queue !

4- Et heureusement qu'il est tronqué, car sinon, il poserait problème, et laisserait entendre que le tark el mujarrad est du kufr, or :

5- La suite caché du texte revient aux citations que je t'ai citées plus haut et disant que le tark en question est fait avec juhud, hé oui, tu sais le juhud que tu aimes assimiler aux murjites ! Il parle en effet des savants Juifs et d'Iblis, comme dans l'exemple suivant :

Ibn el Qaïyim : « La foi véritable est composée des paroles et des actes. Les paroles sont de deux sortes : la parole du cœur qu’est la croyance et la parole verbale qui est la prononciation de l’attestation de foi (kalima el islâm). Les actes également sont de deux sortes : les actes du cœur que sont l’intention, la sincérité exclusive, et les actes corporels. En faisant disparaitre les quatre réunis, on fait disparaitre la foi parfaite. En faisant disparaitre la croyance du cœur, les autres éléments ne sont plus d’aucune utilité, car elle est une condition pour leur donner foi et les rendre utile. En faisant disparaitre les actes du cœur, tout en gardant la croyance du cœur, c’est le point de la querelle entre les murjiteset les traditionalistes. Ces derniers s’accordent à dire que, dans ce cas de figure, la foi disparait, et que la croyance, sans les actes du cœur (l’amour et la soumission à Allah), est inutile. C’est exactement le cas d’Iblis, de Pharaon et son peuple, des Juifs, des païens qui donnaient foi au Messager, mieux, qui reconnaissait la véracité de son message en privé et même en public. Ils avouaient qu’il ne pouvait mentir, mais nous refusons simplement de le suivre, et de croire en lui.

 

Ainsi, si la foi disparait avec la disparition des actes du cœur, il n’y a aucun mal à ce qu’elle disparaisse avec la disparition de l’acte corporel le plus important. »[1]

[1]E-salât (p. 24).

 

 

6- En fait, comme l'établit Sheïkh el Islâm dans Majmû’ el fatâwa(20/9smiley.

 

le tark en question est certes motivé par le juhud, mais il faut savoir qu'il existe en fait deux sortes de juhud, tout comme l'istihlal, un au niveau du qawl el qalb et du tasdiq et un au niveau du 'amal el qalb et de l'inqiyad et de l'iltizam, et c'est là toute la subtilité du sujet !

 

Qu’entend-t-on par iltazama ou iltizâm ? Le terme iltizâm revient beaucoup dans le vocabulaire des savants. On entend souvent dans le discours d’ibn Taïmiya notamment que toute personne n’adhérant (iltazama) pas à telle chose devient apostate. Certains en ont compris, à l’image de Safar el Hawarî, qu’il s’agissait de délaisser une obligation ou de transgresser un interdit de façon permanente. En parlant d’un fautif éventuel, ils disent qu’il n’est pasmultazim. Or, cette conception erronée rejoint exactement celle des premiers kharijites concernant l’auteur d’un grand péché. Nous nous proposons donc de rectifier le tir à travers un certain nombre de points :

 

A- Dire de quelqu’un qu’il n’est pasmultazim ne signifie nullement qu’il délaisse une obligation de façon permanente, contrairement aux idées reçues. Ibn Taïmiya parle de cette réalité au sujet de celui qui ne fait pas la prière. Il explique que l’opinion la plus répandue chez les anciens en commençant par les Compagnons et leurs successeurs, c’est qu’il sort de l’Islam. Or, la divergence porte sur celui qui certes la délaisse, mais qui reconnait son aspect obligatoire, et de surcroit, qui adhère (iltazama) à la faire, bien qu’il soit négligent.[1]

 

Ainsi, adhérer à une chose ne signifie pas qu’il faille la faire de façon permanente. On peut y adhérer sans pour autant la faire. L’iltizâm est en relation avec le cœur et la croyance non avec les actes. Celui qui n’adhère pas à telle loi avec le cœur devient en effet apostat. C’est ce qui pousse ibn Taïmiya a précisé qu’il existe un iltizâm des actes, bien qu’en lui-même il ne soit pas un paramètre dans la question du takfîr. Juste après le passage précédemment cité, il souligne qu’indépendamment du fait que le fautif ne renie pas le caractère obligatoire (le fameux juhûd) de la prière, il refuse d’adhérer à la faire en étant motivé soit par l’orgueil, soit par la jalousie, soit par la haine d’Allah et de Son Messager. Il reconnait qu’Allah l’a imposée aux musulmans, et que le Messager dit la vérité dans sa transmission du message, mais il refuse (imtana’a) de la faire soit par orgueil, soit par jalousie envers le Messager, soit par chauvinisme envers sa religion, ou soit encore par répulsion envers les enseignements du Messager. Cela relève également de la mécréance à l’unanimité des savants.

 

Iblîs en effet, n’a pas refusé de se prosterner, car il reniait l’aspect obligatoire de l’ordre qu’il avait reçu ; Allah en effet s’était adressé à lui directement. Cependant, il fut motivé par l’orgueil et l’obstination et rejoignit ainsi les rangs des mécréants.[2]

 

Il ne s’agit donc pas de ne pas adhérer à une chose dans les actes, mais il faut être motivé en cela par une croyance qui fait sortir de la religion ; soit, l’orgueil, la jalousie, la haine d’Allah et de Son Messager. Ainsi, il devient clair que la mécréance porte sur l’iltizâm du cœur, non sur l’iltizâm des actes.

 

Or, la question qui se pose d’elle-même ici : quelle est la définition de l’iltizâm ?

 

Nous pouvons donner en réponse celle que propose l’encyclopédie des légistes, et disant : « L’iltizâm dans l’usage des savants et le vocabulaire des légistes signifie : s’imposer une chose et s’y soumettre. »[3]

[1]Majmû’ el fatâwâ(20/97).

[2]Majmû’ el fatâwâ(20/97).

[3]Mu’ajam lughat el fugahâ(p. 86).

 

 

Remarque :

  • Il est possible de s’imposer une chose et de ne pas la faire par orgueil et obstination, comme l’a fait remarquer ibn Taïmiya plus haut. C’est ce qu’on appelle ‘adam el iltizâm, qui en soi est la marque du kufr.
  • Il ne faut pas confondre imtana’a (refuser de faire) et taraka (délaisser ou ne pas faire). Or, selon l’une des tendances des savants, ne pas faire la prière fait sortir de la religion, quand bien même on y adhérerait avec le cœur. La prière fait donc exception, wa Allah a’lam !

 

B- Dire que l’iltizâm consiste à faire une chose de façon permanente engendre de fausses implications. Cela vaudrait dire en effet qu’il suffit de persister à faire une faute (soit en délaissant une obligation soit en commettant une interdiction à plusieurs reprises) pour sortir de l’Islam. Or, le dogme traditionaliste établit qu’il n’est pas permis de kaffar un adepte de l’Islam pour une faute qu’il a commise, en dehors des annulations de l’Islam, dans la mesure où il ne l’autorise pas moralement. Nous en revenons à l’istihlâl. Selon, ibn ‘Abbâs, il n’y a pas de petit péché avec récidive ni de grand péché avec repentir.[1]Nous avons vu plus haut que selon l’une des opinions des savants, cette règle ne concerne pas la prière.

Nous sommes donc loin de la croyance kharijite qui voue à la mécréance les musulmans auteurs des grands péchés.

[1]Rapporté par ibn Abî Hâtim et ibn Jarîr dans leur tafsîr.

 

 

7- Selon certains chercheurs, la différence entre le juhûd, le takdhîb, l’istihlâl, et l’inkâr, est très subtile. C’est la raison pour laquelle, certains savants peuvent utiliser l’un de ces termes pour en désigner un autre. L’essentiel, c’est de savoir que toutes ces formes de kufr touchent au qawl el qalb. Le juhûdest souvent accompagné du ‘inâd qui en fait en est la motivation.[1]Selon ibn Taïmiya, les légistes qui parlent de renier (juhûd) le caractère obligatoire des piliers de l’Islam, font allusion à la fois au takdhîb (en démentant son caractère obligatoire) qui touche au qawl el qalb, et à l’imtinâ’ (refuser) de les reconnaitre et d’y adhérer (iltizâm), et qui touche au ‘amal el qalb.[2]C’est la raison pour laquelle, aux yeux d’ibn Taïmiya, on peut avoir un tasdîq correct, et en même temps être un mécréant, ce que ne conçoivent pas lesmurjites.

 

 Pour mieux comprendre, il serait intéressant de revenir à la définition de la foi au niveau de la langue. Dans kitab el imân, ibn Taïmiya part dans une longue démonstration pour prouver que la foi n’était pas synonyme de tasdîq, et que le terme lui convenant le mieux était « iqrâr ».

 

La différence entre l’iman et le tasdîq, c’est que le deuxième touche uniquement au domaine des informations ou des enseignements (khabar), tandis que le premier réclame, en plus de cela, de se soumettre à cet enseignement (inshâ), et qui touche au domaine des commandements (amr). C’est ce qu’on appelle l’iltizâm qui consiste à y adhérer avec le cœur, dans le sens où le cœur s’apaise et se réconforte à l’écoute de cet enseignement (tu-manîna, amn).

La deuxième étape consiste à s’engager (iltazâm) à obéir. On parle pour quelqu’un qui se contente de croire sans s’engager à obéir de tasdîq qui est l’antonyme de takdhîb non d’îmân qui est l’antonyme dukufr au niveau de la langue.

 

C'est pourquoi il est plus adéquat de définir la foi par le terme iqrâr qui réclame deux étapes :

  • Le khabar, dans ce sens, il est synonyme du tasdîq et de la shahâda.
  • Insha el iltizâm qui touche au domaine du amr.

 

  Ainsi, la foi touche aux deux domaines : le khabar et l’amr. La foi s’est donc l’iqrâr qui ne se confine pas dans le tasdîq, mais elle renferme le  qawl el qalb (tasdîq) et le ‘amal el qalb (el inqiyâd).[3]

 

Nous venons de voir que l’origine de la foi, c’est le tasdîq et l’inqiyâd. En parallèle, l’origine du kufr touche à ses deux domaines, soit au qawl el qalb/’amal el qalb, contrairement à la pensée des murjites, comme le signale à juste titre e-Dawsarî.

 

Dans le passage qu’il reprend, ibn Taïmiya explique que l’istihlâl au sens strict provient du cœur, et plus exactement du qawl el qalb.

 

Qu’en est-il alors pour l’iltizâm. Il se charge lui-même d’y répondre un peu avant ce passage, à travers des paroles extraordinaires que voici : « La Parole d’Allah est composée des enseignements (khabar)et des commandements (amr). Les enseignements réclame de croire (tasdîq) aux paroles de l’interlocuteur, et les commandements réclame de s’y soumettre (el inqiyâd et l’istislâm),qui correspond aux actes du cœur (‘amal el qalb), renfermant la soumission totale (khudu’ et inqiyad) aux commandements, même sans les mettre en pratique (in lam yaf’al el ma-mur bihi). En répondant à l’enseignement par le tasdîqet au commandement par l’inqiyâd, on obtient l’origine de la foi dans le cœur, qui n’est autre que l’apaisement (tu-manîna) et l’iqrar. »[4]

 

Il explique la page suivante : « La foi est composée des paroles et des actes – je veux dire à l’origine – des paroles du cœur (qawl el qalb) et des actes du cœur (‘amal el qalb). La foi, conformément aux Paroles d’Allah et à Sa Révélation renferme Ses enseignements et Ses commandements. L’individu croit aux enseignements (tasdîq), ce qui va engendrer un état dans le cœur dont l’intensité sera en fonction de l’enseignement. Le tasdîqest une forme de savoir et de qawl. Puis, il se soumet au commandement ; c’est l’inqiyâdet l’istislâmqui est une forme de volonté et d’acte (irâda wa ‘amal). Il ne peut être croyant sans fournir les deux en même temps. En délaissant (taraka) l’inqiyâd, il devient un orgueilleux et compte ainsi parmi les mécréants, quand bien même il fournirait le tasdîq. »[5]

 

Ainsi, on peut adhérer à un enseignement avec le cœur et le délaisser dans les actes. Nous avons vu dans la première partie de l’article qu’Iblîs, n’a pas refusé de se prosterner, car il reniait l’aspect obligatoire de l’ordre qu’il avait reçu ; Allah en effet s’était adressé à lui directement. Cependant, il fut motivé par l’orgueil et l’obstination et rejoignit ainsi les rangs des mécréants.[6]Juste après le passage que Dawsarî utilise, ibn Taïmiya donne plus de précision en disant : «Ainsi, on peut facilement distinguer entre ce cas et le désobéissant, qui est convaincu de devoir faire telle obligation, mais qui succombe à ses passions et à sa mauvaise volonté (nufra). C’est ce qui le pousse à ne pas s’y plier. Sa foi renferme le tasdîq, le khudhû’et l’inqiyâd, qui relève du qawlet du ‘amal, mais sans parfaire le ‘amal. » Il parle pour le premier ‘amal, du ‘amal el qalb, et pour le deuxième, du ‘amal el jawârih.

 

« C’est la raison pour laquelle, explique ibn Taïmiya, juste avant le passage qu’utilise e-Dawsarî, selon les savants, celui qui désobéit à Allah par orgueil, comme Iblis est un mécréant, à l’unanimité. Et celui qui Lui désobéit en ayant succombé à ses passions ne devient pas mécréant pour les traditionalistes. Ce sont les kharijitesqui considèrent qu’il est mécréant. Le désobéissant orgueilleux qui reconnait (tasdîq) qu’Allah est Son Seigneur, mais qui ensuite, s’obstine et s’oppose à lui, il remet littéralement en cause son tasdîq. »

 

Nous avons vu également que ‘adam el iltizâm ne consiste pas à persister à faire une faute (soit en délaissant une obligation soit en commettant une interdiction à plusieurs reprises), contrairement à la pensée kharijite.

 

Ibn Abî Zamanaïn explique à ce sujet : « Tout musulman qui meurt sans s’être repenti de son péché est laissé à l’initiative et à la Volonté du Créateur ; il ne convient à personne de s’ingérer dans les mystères d’Allah et de renier Son destin en prétendant qu’Allah refuse de pardonner à la personne qui persévère dans sa faute de la même façon qu’Il ne châtie pas les repentants ! (Il ne nous appartient pas de nous initier dans cela, gloire à Toi ! Quelle énorme calomnie !)[7] »[8]

 

Les premiers à considérer que la récidive est synonyme de mécréance, c’est la secte Najdât affiliée aux Kharijites.[9]Ibn Hazm fait la différence entre celui qui s’obstine à ne pas suivre la vérité, après que la preuve céleste soit établie contre lui (iqâma el hujja), sans chercher à s’opposer à Allah et à Son Messager (mu’âridh), en taxant ce dernier de pervers ; et celui qui le fait par opposition. Dans ce dernier cas, c’est un mécréant apostat.[10]

 

[1]Voir : nawâqidh el îmân el i’tiqâdiya qui est une thèse universitaire du D. Mohamed el Wuhaïbî (2/57).

[2]Voir : majmû’ el fatâwa (20/97-9smiley.

[3]Voir : majmû’ el fatâwa (7/63smiley

[4]E-sârim el maslûl (p. 521).

[5]E-sârim el maslûl(p. 522).

[6]Majmû’ el fatâwâ (20/97).

[7]La lumière ; 16

[8]Usûl e-Sunna (p. 257).

[9]Voir Maqalât el Islâmiyîn d’Abû el Hasan el Ash’arî (1/175).

[10]El fisal d’ibn Hazm (3/302).

 

 

8- Le passage tronqué de Dawsarî dont je t'avais parlé, nous aidera à mieux comprendre cette règle à laquelle beaucoup de légistes font abstraction :

 

« [Si l’individu commet un péché en étant convaincu (i’tiqâd) qu’Allah le lui a interdit, et en étant convaincu qu’il doit se soumettre aux obligations et aux interdictions d’Allah, il ne devient pas un mécréant. En revanche, en étant convaincu qu’Allah ne le lui a pas interdit, ou que, bien qu’Il reconnaisse cette interdiction, il refuse (imtinâ’) de l’accepter et n’accepte pas (ibâ) de se soumettre à Allah (idh’ân/inqiyâd), il est dans ce cas soit un renieur (jâhid) soit un obstiné (mu’ânid). »

 

C’est la raison pour laquelle, selon les savants, celui qui désobéit à Allah par orgueil, comme Iblis est un mécréant, à l’unanimité. Et celui qui Lui désobéit en ayant succombé à ses passions ne devient pas mécréant pour les traditionalistes. Ce sont les kharijitesqui considèrent qu’il est mécréant. Le désobéissant orgueilleux qui reconnait (tasdîq) qu’Allah est Son Seigneur, mais qui ensuite, s’obstine et s’oppose à lui, il remet littéralement en cause son tasdîq.]

 

En explication à cela, nous disons que celui qui commet des péchés tout en les autorisant moralement (mustahill)est un mécréant à l’unanimité. Celui qui autorise moralement les interdictions venues dans le Coran ne peut prétendre à la foi. Même chose pour celui qui les autorise sans que cela se traduise dans la pratique (min ghaïr fi’l). L’istihlâl, c’est, parfois, de croire (i’tiqâd) qu’Allah ne les a pas interdites, et  parfois, c’est de ne pas croire qu’Il les a interdites. Le fautif accuse une défaillance au niveau de la foi de la Seigneurie divine (îmân bi e-ribûbiya), mais aussi de la mission prophétique (imân bi e-risâla). Dans ce cas, c’est un reniement (jahd) pur, sans n’être basé sur aucune prémisse. D’autres fois, il sait qu’Allah les a interdites et il sait que le Messager interdit uniquement ce qu’Il interdit, mais il refuse d’adhérer (imtinâ’ ‘an iltizâm) à cette interdiction, et renie (‘inâd) l’interdiction en question. Cette forme de mécréance est pire que la précédente. il peut très bien être convaincu qu’en n’adhérant pas à cette interdiction, il est passible de la punition divine.

 

En outre, ce refus et cette inacceptation (imtinâ’ wa ibâ) proviennent soit d’une défaillance au niveau de la croyance qui touche à la Sagesse et à la Puissance divine, ce qui revient à démentir (‘adam e-tasdîq) l’un des Attributs d’Allah. Soit, le fautif est motivé, malgré qu’il ne dément aucune chose de la religion, par un esprit de rébellion ou par la recherche d’un intérêt personnel. En réalité, c’est de la mécréance. [Il reconnait en effet et donne foi à tous les enseignements d’Allah et de Son Messager à la manière des croyants.

 

Cependant, il déteste et arbore ces enseignements, juste parce qu’ils ne vont pas dans le sens de ses passions et ses ambitions. Il dit : je ne les reconnais pas (iqrâr) et je n’y adhère pas (iltizâm). Je déteste leur vérité qui me repousse.]

 

Cette forme de mécréance est différente de la première. Celle-ci est reconnue de façon élémentaire par les musulmans. De nombreux passages du Coran condamnent un tel individu à la mécréance et soulignent que son châtiment est pire que le premier. [Il est dit dans ce registre : « Le Jour de la résurrection, l’homme le plus châtié sera un savant dont le savoir ne lui aura pas été utile. »[1]

 

Il s’agit d’Iblis et de tous ceux qui suivent ses pas. Ainsi, on peut facilement distinguer entre ce cas et le désobéissant, qui est convaincu de devoir faire telle obligation, mais qui succombe à ses passions et à sa mauvaise volonté (nufra). C’est ce qui le pousse à ne pas s’y plier. Sa foi renferme le tasdîq, le khudhû’et l’inqiyâd, qui relève du qawlet du ‘amal, mais sans parfaire le ‘amal.] »[2]

Il veut nous dire que ces personnes deviennent mécréantes soit au niveau du qawl el qalb (istihlâl,juhûd,takdhîb, ‘inâd) soit au niveau de ‘amal el qalb (‘inâd, istikbâr, ibâ, imtinâ’, etc.). En sachant qu’un même individu peut renfermer plusieurs annulations de l’Islam à la fois.

 

[1]Hadîth faible ; il est rapporté par e-Tabarânî dans e-saghîr (1/182-183), selon Abû Huraïra.

[2]E-sârim el maslûl (p. 521-522). La dernière phrase n’est pas précise dans le texte original ; l’auteur dit en effet qui relève de la parole et de la parole. Le contexte laisse à penser que c’est une erreur, wa Allah a’lam !

9- Les savants traditionalistes qui sont venus après ibn Taïmiya établissent la même règle du tasdîq et de l’iltizâm, et dont les termes malheureusement peuvent-être mal interprétés. Je me contente ici de donner un seul exemple. Dans l’un de ses ouvrages, Sheïkh Sa’dî affirme : « En un mot, en démentant (takdhîb) Allah ou en démentant Son Messager dans les enseignements qu’il rapporte, on devient mécréant ; ou bien, en n’adhérant pas (lam yaltazim) aux commandements d’Allah et de Son Messager. Toutes ces choses s’opposent à la foi conformément au Coran et à la sunna. Tous les discours des légistes expliquant en détail les formes d’annulations reconnues de l’Islam reviennent à cette cause. »[1]La cause en question, c’est le takdhîb ou ‘adam el iltizâm. Ainsi, l’ambiguïté que peuvent susciter ces paroles se dissipe, car il veut dire que l’origine du kufr a lieu soit au niveau du qawl el qalb soit au niveau de ‘amal el qalb.

 

Ainsi, et je conclurai sur ce dernier point, nous pouvons mieux comprendre les paroles d’ d’Abd e-Latîf ibn ‘Abd e-Rahmân disant : « Il existe deux sortes de kufr : kufr ‘amal et le kufr juhûd wa ‘inâd qui consiste à renier une chose en sachant pertinemment qu’elle vient du Messager (r) par obstination et dénégation.

 

Cela concerne les Noms du Seigneur, Ses Attributs, Ses Actions, Ses Lois qui ont pour base, Sontawhîd et Son adoration unique sans Lui vouer le moindre associer. Cette forme d’apostasie s’oppose à la foi à tous les niveaux. Concernant le kufr ‘amal, il y a certains actes qui s’opposent à la foi à tous les niveaux, comme se prosterner devant une idole, dénigrer le Coran, tuer voire offenser un prophète. Quant au hukm bi ghaïr mâ anzala Allah et l’abandon de la prière, ils relèvent du kufr ‘amal non du kufr i’tiqâd. »[2]

 

Nous avons vu plus haut que le juhûdqui touche au qawl el qalb est souvent accompagné du ‘inâd qui touche au ‘amal el qalb et qui, souvent, en est la motivation.

 

[1]El irshâd ilâ ma’rifa el ahkâm (p. 210).

[2]Voir : usûl wa dhawâbit fî e-takfîr de l’érudit ‘Abd e-Latîf ibn ‘Abd e-Rahmân ibn Hasan.

تقي الدين السني a écrit :

citizenkan a écrit :

 

 

Sinon, pour ta question concernant enlever une entrave de la route, j'en parle plus haut avec une parole de sheikh el Barrak, bien que certains chercheurs et même Salih Al Sheikh nuance !

 

Pour sheikh el Barrak, il incombe de faire un acte propre à l'Islam, comme les 4 piliers, pour d'autres, il incombe de faire n'importe quel acte obligatoire, mais avec une intention religieuse, comme le respect des parents !

 

Le problème se pose avec l'entrave, car ce n'est pas (pas toujours) un acte obligatoire, mais surrerogatoire, sauf que certains hadith vont exactement dans ce sens, donc ne pas les occulter !

 

un autre problème, c'est que certains savants assimilent le jisn el 'amal aux 4 piliers de l'Islam, et au vue des citations que j'ai ramenées, il n'y aucune contestation possible que les savants (ne serait-ce que certains) imaginent une foi sans les 4 piliers, d'où la complexité du sujet, wa Allah a'lam ! 

 

j'ai envoyé une quéstioné au chaykh al baraq au sujet de ceux qui disent que celui qui fait le tasbih une fois il a alors accomplit jins al amal  (comme ton chaykh rayes et hama al atiq) 

il a répondu : ceci est le diziame annulatif de l'islam dont parle l'imam ibn abdel wahab 

et faire le tasbih n'est pas un acte qu'il peut etre pris en compte dans le domaine de la foi ceci est une parole .

et que meme si c'était un acte il se rait quand meme apostat .

et pour les hadiths dont tu parle , les salkafs ont dit que si on voyait quelqu'un argumenter avec le sens ambuigus de ces hadith alors il faut savoir que c'est un mourji

les hadiths s'expliquent , ils doivent etre compris réunni aux autre hadiths et versets  qui annonce qu'on ne peut etre croyant sans acte .

et en plus ces hadiths sont hors sujet du conflit , car ils parlent de l'audela , et ceci ne nous conserne pas , car es gens de la sunna jugent les actes apprent et non pas les conviction du coeur comme les mourjia , et donc celui qui abandonne la totalité des actes , entre autre il abandonne toute la religion celui ci est un apostat par unanimité des musulmans et seul les mourjia anciens et contemporaisn qui avaient divergé ,

en suite si allah veut leur pardonner allah fait ce qu'il veut de ses créatures , (vu que les hadith parlent de l'audela)

 

Mr Amalgame, où est-ce que j'ai dit qu'avec le tasbih on obtient le jisn el 'amal, je t'en serais gré ?

 

Pour moi, jins el 'amal s'obtient de la façon suivante, en m'appuyant justement des paroles de Barrak, en émettant toutefois une nuance :

 

  • Kufr i’râdh : notons qu’il incombe un nombre d’actes minimum propres à l’Islam comme la prière, l’aumône légale, le jeûne, le pèlerinage ; en d’autres termes, des vertus qui ne sont pas propres à l’Islam, comme la bonté envers les parents, la loyauté, ne suffisent pas en eux-mêmes pour sortir de ce cas de figure. En outre, il faut distinguer entre les actes qu’on fait par nature ou par habitude et qui sont propres à tout le monde, et ceux auxquels on donne un portée religieuse.[1]

[1]Voir : majmû’ el fatâwâ d’ibn Taïmiya (7/621) ; Selon un chercheur, il est possible d’abandonner les quatre piliers de l’Islam, tout en gardant certains autres actes [Voir : nawâqidh el îmân el i’tiqâdiya qui est une thèse universitaire du D. Mohamed el Wuhaïbî (2/137-13smiley.]. Il s’inspire d’un texte d’ibn Taïmiya (le même que celui de Sheïkh el Barrâk) dans lequel il explique qu’un mécréant peut être loyal, juste, et honnête, sans pour autant devenir musulman, s’il ne se soumet pas à la Législation mohammadienne. On ne peut prétendre à l’Islam sans ne fournir aucune de ses obligations. L’essentiel, ce n’est pas de faire des actes, mais c’est de les faire d’une part avec foi et d’autre part, dans le cercle de la législation musulmane. En adhérant (dans la conviction et les actes) à ces deux conditions, on obtient le jisn el ‘amal, qui n’est donc pas propre aux quatre piliers de l’Islam, wa Allah a’lam !

 

 

Mais, malheureusement :

 

'aïn e-ridha...

 

 

 

 

Ensuite, Mr Amalgame, je n'utilise pas les hadith de la shafa'a pour cautionner une fois sans actes, mais, nuance, pour dire qu'il ne faut pas les occulter ni occulter les cas extrêmes, et tu le sais, je te l'ai déjà expliqué !

 

Après, dire que c'est pour le statut de l'au-delà, tu nous fais du Lucien, et j'y répond justement dans la suite de l'article, je te mets le passage en question ici :

 

Selon le hadîth, les musulmans désobéissants ayant fourni l’essence du tawhîd jouiront de l’intercession dans l’au-delà. Puis, avec Sa Main, Allah sortira de l’Enfer une poignée d’hommes qui n’auront fait aucun bien au cours de leur vie.[1]Les savants divergent sur l’interprétation de ce hadîth. Pour ibn Khuzaïma, il s’agit de ceux qui n’ont pas fourni parfaitement (tamâm et kamâl) les actes.[2]En d’autres termes, le minimum acceptable est la croyance du cœur, la parole, et certains actes des piliers de la foi comme la prière. D’autres savants, comme ibn ‘Abd el Barr,[3]ibn Rajab,[4]ibn el Wazîr,[5]el Qurtubî,[6]Nawawî qui l’impute à Qâdhî ‘Iyâdh,[7]ibn Taïmiya,[8]ibn el Qaïyim,[9]ibn Kathîr,[10]San’ânî,[11]ibn Hajar qui l’impute à e-Zarkashî,[12]Mohammed Harrâs dans sa recension à kitâb e-tawhîd (p. 309), l’interprètent autrement. Ils le prennent au sens littéral. Pour eux, en effet, il s’agit de ceux qui n’ont fourni aucune œuvre, mais gardant au moins pour reprendre l’expression d’ibn Rajab l’essence dutawhîd, qui renferme qawl el qalb, ‘amal el qalb et qawl e-lisân.

 

Le tawhîd en question, comme l’explique ibn Taïmiya, est la parole qui distingue entre les habitants du Paradis et ceux de l’Enfer, et qui est la condition pour devenir musulman.[13]

 

[1]Rapporté par el Bukhârî (7439) et Muslim (183).

[2]E-tawhîd (2/732).

[3]E-tamhîd (23/290).

[4]E-takhwîf min e-nâr (p. 259).

[5]El ‘awâsim min el qawâsim (9/102).

[6]Comme le rapporte ‘Abd e-Rahmân ibn Hasan dans fath el Majîd (p. 45) ; voir : e-tadhkira de Qurtubî (h. n° 347)

[7]Sharh sahîh Muslim(3/31).

[8]Majmû’ el fatâwa(16/47).

[9]Hâdî el Arwâh (p. 269), madârij e-sâlikîn (1/339).

[10]Voir : son tafsîr (3/14smiley.

[11]Raf’ el astâr (p. 120-123).

[12]Fath el Bârî(12/429).

[13]Majmû’ el fatâwa(24/235).

 

Taqi e-Din, il incombe d'aborder le sujet sous tous ces aspects, sinon nous allons droit vers un dialogue de sourd !

 

Je te remets le texte précédent qui répond à ton objection abhérente que les hadith en questions ne font pas allusion à la seconde attestation de foi, ibn Taïmiya te répond directement :

 

Selon le hadîth, les musulmans désobéissants ayant fourni l’essence du tawhîd jouiront de l’intercession dans l’au-delà. Puis, avec Sa Main, Allah sortira de l’Enfer une poignée d’hommes qui n’auront fait aucun bien au cours de leur vie.[1]Les savants divergent sur l’interprétation de ce hadîth. Pour ibn Khuzaïma, il s’agit de ceux qui n’ont pas fourni parfaitement (tamâm et kamâl) les actes.[2]En d’autres termes, le minimum acceptable est la croyance du cœur, la parole, et certains actes des piliers de la foi comme la prière. D’autres savants, comme ibn ‘Abd el Barr,[3]ibn Rajab,[4]ibn el Wazîr,[5]el Qurtubî,[6]Nawawî qui l’impute à Qâdhî ‘Iyâdh,[7]ibn Taïmiya,[8]ibn el Qaïyim,[9]ibn Kathîr,[10]San’ânî,[11]ibn Hajar qui l’impute à e-Zarkashî,[12]Mohammed Harrâs dans sa recension à kitâb e-tawhîd (p. 309), l’interprètent autrement. Ils le prennent au sens littéral. Pour eux, en effet, il s’agit de ceux qui n’ont fourni aucune œuvre, mais gardant au moins pour reprendre l’expression d’ibn Rajab l’essence dutawhîd, qui renferme qawl el qalb, ‘amal el qalb et qawl e-lisân.

 

Le tawhîd en question, comme l’explique ibn Taïmiya, est la parole qui distingue entre les habitants du Paradis et ceux de l’Enfer, et qui est la condition pour devenir musulman.[13]

 

[1]Rapporté par el Bukhârî (7439) et Muslim (183).

[2]E-tawhîd (2/732).

[3]E-tamhîd (23/290).

[4]E-takhwîf min e-nâr (p. 259).

[5]El ‘awâsim min el qawâsim (9/102).

[6]Comme le rapporte ‘Abd e-Rahmân ibn Hasan dans fath el Majîd (p. 45) ; voir : e-tadhkira de Qurtubî (h. n° 347)

[7]Sharh sahîh Muslim(3/31).

[8]Majmû’ el fatâwa(16/47).

[9]Hâdî el Arwâh (p. 269), madârij e-sâlikîn (1/339).

[10]Voir : son tafsîr (3/14smiley.

[11]Raf’ el astâr (p. 120-123).

[12]Fath el Bârî(12/429).

[13]Majmû’ el fatâwa(24/235).

تقي الدين السني a écrit :

citizenkan a écrit :

Après, dire que c'est pour le statut de l'au-delà, tu nous fais du Lucien, 

c'est plutot toi qui nous fait le jahme ibn safwane version ignorant composé

 

dans as-sarim al masloule d'ibn taymiya il ya un chapitre qui s'apelle : les jugements se font en fonction des actes apprents , lis le

 

Mr amalgame, je te demande juste un peu d'honnêteté, ce n'est pas trop demandé non ?

 

Parle avec science ou aies la sagesse de te taire, tu nous rendras service !

 

Ramène ces passages en question, et nous en parlerons ici, et, en même temps, tu nous seras gré de nous faire le lien avec le sujet,

 

Désolé, moi le jahme ibn safwane version ignorant composé j'ai une compréhension très lente, et d'ailleurs, j'aimerais profiter de l'expérience des arabophones comme toi, en nous faisant partager ta culture islamique, et en nous faisant profiter des moeurs arabes, notamment dans le bon comportement, car, cela nous manque vraiment, nous francophones, n'ayant pas eu une éducation islamique !

 

Nous profitons de ta présence pour te voler un peu de ton savoir et de ton expérience,

 

Merci d'avance !

تقي الدين السني a écrit :

citizenkan a écrit :

 D’autres savants, comme ibn ‘Abd el Barr,[3]ibn Rajab,[4]ibn el Wazîr,[5]el Qurtubî,[6]Nawawî qui l’impute à Qâdhî ‘Iyâdh,[7]ibn Taïmiya,[8]ibn el Qaïyim,[9]ibn Kathîr,[10]San’ânî,[11]ibn Hajar qui l’impute à e-Zarkashî,[12]Mohammed Harrâs dans sa recension à kitâb e-tawhîd (p. 309), l’interprètent autrement. Ils le prennent au sens littéral. Pour eux, en effet, il s’agit de ceux qui n’ont fourni aucune œuvre, mais gardant au moins pour reprendre l’expression d’ibn Rajab l’essence dutawhîd, qui renferme qawl el qalb, ‘amal el qalb et qawl e-lisân.

 

tu as oublié de préciser que ces savants ont dit cela sans dire que ceci prouve qu'on peut etre croyant sans acte , car c'est justement ce qu'il disent , quant a ces hadiths pour certains savants il s'agit d'acte en plus des actes  necessaires , pour d'autre il s'agit de personnes incapable ou ayant une excuse de ne pas accomplir des actes .

 

je prend comme exemple IBN TAYMIYA  puisque tu le cite , il a dit :

La volonté totale réunie avec la capacité physique ne peuvent être séparées de l’action : Il est en effet impossible qu’un homme aime Allah et Son messager, et désire ce qu’Allah et Son messager aiment -d’une volonté persuadée, en étant capable de l’accomplir- puis ne le fait pas. Lorsque l’homme ne déclare pas sa Foi alors qu’il en est capable, cela prouve qu’il n’y a pas, dans son cœur, cette Foi obligatoire qu’Allah a exigé de lui. » [Source : Majmou‘ Fatawa, tome 7, page 188]

 

 

je prend aussi ibn rajab comme exemple ibn rajab puisque tu le cite :

 

ibn rajab considére le délaissement de certains actes comme le délaisement du monothoisme !(جامع العلوم والحكم : الحديث التاسع تحت حديث أبي هريرة رضي الله عنهما نهيتكم عنه فاجتنبوه "فجنس الأعمال الواجبات أفضل من جنس ترك المحرمات لأن الأعمال مقصودة لذاتها والمحارم مطلوب عدمها ولذلك لا تحتاج إلى نية بخلاف الأعمال وكذلك كان جنس ترك الأعمال قد تكون كفرا كترك التوحيد وكترك أركان الإسلام أو بعضها على ما سبق بخلاف ارتكاب المنهيات فإنه لا يقتضي الكفر بنفسه ويشهد لذلك قول ابن عمر رضي الله عنهما لرد دانق من حرام أفضل من مائة ألف تنفق في سبيل الله وعن بعض السلف قال ترك دانق مما يكرهه الله أحب إلى الله من خمسمائة حجةapres avoir cité le consensus raporté par ibn rahaweyh il a ajouté que l'imam ishaq a attribué cet opinion (la non mécreance de celui qui délaisse l'acte) aux mourjia فتح الباري:1/21 وحكاه إسحاق بن راهوية إجماعاً منهم ، حتى إنه جعل قول من قال لا يكفر بترك هذه الأركان أنها من أقوال المرجئة"et ici l'imam ibn rajab attribu cet opinion (la non mécreance de celui qui délaisse l'acte) aux mourjiaجامع العلوم والحكم:1/93 تحت حديث عمر رضي الله عنه بني الإسلام على خمس:"فإن النبي صلى الله عليه وسلم جعل هذه الخمس دعائم الإسلام ومبانيه ، وفسّر بها الإسلام في حديث جبريل ، وفي حديث طلحة بن عبيد الله الذي فيه : أن أعرابياً سأل النبي صلى الله عليه وسلم ففسّره له بهذه الخمس ، ومع هذا فالمخالفون في الإيمان يقولون : لو زال من الإسلام خصلة واحدة أو أربع خصال سوى الشهادتين ، لم يخرج بذلك من الإسلام

 

Ha, tu viens avec du 'ilm, c'est bien !

 

Dois-je comprendre de tes paroles qu'il n'est pas possible dans tous les cas de figure (bien que tu dises le contraire) d'avoir une foi sans actes, ou bien tu me rejoins en disant qu'il existe des cas extrêmes ne fournissant aucun actes !

 

Je t'avais prévenu depuis le début, que la divergence était plus sur la forme que sur le fond (bien sûr quand on met la calomnie de côté) !

 

Ensuite, je te disais ailleurs :

 

Les exigences du tawhîd

 

Celles-ci se vérifient à deux niveaux :

 

Premièrement : réaliser l’essence de la foi consiste à se soumettre aux exigences et aux conditions de l’attestation de foi, qui s’opposent littéralement à la grande association, relevant de l’apostasie à l’unanimité des traditionalistes. Il est imaginable que l’Albânî s’oppose à ce principe.

 

En revanche, il est possible que le fidèle ne fournisse pas parfaitement les exigences du tawhîd. Ce n’est pas souvent qu’un individu soit purifié totalement du shirk, de l’innovation, et des péchés, comme le souligne ‘Abd e-Rahmân ibn Hasan.[1]L’essentiel pour être sauvé de l’Enfer éternel, c’est de fournir l’essence du tawhîd ou de ne pas commettre ce qui s’oppose à son essence à tous les niveaux.

 

Deuxièmement : un hadîth exprime que les musulmans désobéissants ayant fourni l’essence du tawhîd jouiront de l’intercession dans l’au-delà. Puis, avec Sa Main, Allah sortira de l’Enfer une poignée d’hommes qui n’auront fait aucun bien au cours de leur vie.[2]Les savants divergent sur l’interprétation de ce hadîth. Pour ibn Khuzaïma, il s’agit de ceux qui n’ont pas fourni parfaitement (tamâm et kamâl) les actes.[3]En d’autres termes, le minimum acceptable est la croyance du cœur, la parole, et certains actes des piliers de la foi comme la prière. D’autres savants, comme ibn ‘Abd el Barr,[4]ibn Rajab,[5]ibn el Wazîr,[6]el Qurtubî,[7]l’interprètent autrement. Pour eux, il s’agit de ceux qui n’ont fourni aucune œuvre. En cela, ils ne sont pas moins blâmables que l’Albânî.

[1]Voir : fath el Majîd (p. 75).

[2]Rapporté par el Bukhârî (7439) et Muslim (183).

[3]E-tawhîd (2/732).

[4]E-tamhîd (23/290).

[5]E-takhwîf min e-nâr (p. 259).

[6]El ‘awâsim min el qawâsim (9/102).

[7]Comme le rapporte ‘Abd e-Rahmân ibn Hasan dans fath el Majîd (p. 45).

 

 

Ensuite, je ne voudrais pas remettre en cause ta compréhension, car, contrairement à nous, tu es arabophone, mais ibn Rajab n'est pas en train de mettre au même niveau niveau tark e-tawhid aw tark el arkan el islam !

 

Je pense que tu es d'accord avec moi sur ce point, mais il donne les différentes hypothèses possibles, mais, en même temps, il tolère la divergence, comme je te l'ai mis plus, regarde :

 

il explique en commentaire au hadith « L’Islam est fondé sur cinq piliers… » : « En faisant disparaitre ces cinq piliers, l’édifice s’écroule, ou ne serait-ce que son pilier le plus grand, les deux attestations de foi ; toute annulation de l’Islam les remet littéralement en cause. Il règne la divergence entre savants sur la disparation des quatre autres piliers (prière, aumône, jeûne, pèlerinage) ; garde-t-on ou non le nom de croyant en les perdant tous ou ne serait-ce que l’un d’entre eux ? Doit-on distinguer entre la prière et les autres piliers, en disant que sans la prière, on perd également la foi ? Doit-on ajouter plus particulièrement l’aumône à la prière pour considérer l’absence totale de la foi ? Il existe une divergence notoire sur la chose entre savants, et toutes ces opinions sont imputées à l’ImâmAhmed »

 

Ensuite, pour le dernier passage disant qu'il impute aux murjites tark el mabani, dans son expression el mukhalifun, mais, encore une fois, je suis désolé, mais ce texte est tronqué, mais rassure-toi, je ne t'accuse pas de tronquer les textes, car je sais que tu prends ces textes sur le net !

si tu reviens juste au passage que tu n'as pas mis, il est en train de réfuter la croyance murjite selon laquelle en enlevant une partie d'un tout, il perd son nom, en réfutation il dit justement : :"فإن النبي صلى الله عليه وسلم جعل هذه الخمس دعائم الإسلام ومبانيه ، وفسّر بها الإسلام في حديث جبريل ، وفي حديث طلحة بن عبيد الله الذي فيه : أن أعرابياً سأل النبي صلى الله عليه وسلم ففسّره له بهذه الخمس ، ومع هذا فالمخالفون في الإيمان يقولون : لو زال من الإسلام خصلة واحدة أو أربع خصال سوى الشهادتين ، لم يخرج بذلك من الإسلام

 

Ensuite, le passage que je viens de te remettre juste en haut est suffisamment explicite sur la chose,

 

J'ajoute qu'ibn Hajar a fait le commentaire suivant au même hadith, ce qui répond à la shubha des murjites :

 

il explique en commentaire au hadith « L’Islam est fondé sur cinq piliers… » : « … S’il est dit que les quatre piliers en question sont fondés sur l’attestation de foi, étant donné qu’ils ne sont valables qu’à partir de sa prononciation, alors comment peut-on désigner sous une même appellation deux éléments, alors que l’un est pourtant fondé sur l’autre ?

Nous disons, en réponse, qu’il est possible d’édifier un élément sur un autre, mais dont l’ensemble dépend d’un élément extérieur.

S’il est dit, mais la fondation est forcément différente des piliers qui la soutienne.

Nous répondons qu’un ensemble n’est pas de même nature que les unités qui le composent. Par exemple, une tente en peau de chèvre montée sur cinq pieds dont le plus grand se tient au milieu et les quatre autres autours. Tant que le pilier du milieu reste debout, elle garde son nom de tente, quand bien même les autres tombaient un à un. Dès que le plus grand tombe, elle perd son nom ; par rapport à cela, on peut dire que les éléments d’une construction assemblés ensemble ne sera pas vu pareil que quand ils sont séparés des uns des autres. Nous pouvons dire la même chose pour le pilier fondateur par rapport aux autres piliers. Le premier est la base ou l’essence, tandis que les autres sont les finitions qui complètent la fondation. »[1]

 

[1]Fath el Bârî(1/72).

 

 

salam alayka akhi citizen ,

dis moi donc ls 2 vidéos que j'ai posté du cheikh al utheymin et mohamed al iman du yémen sont dans l'erreur quand ils disent que celui qui ne pris pas sont ds mécréant?

donc celui qui reconnais l'obligation de la salat mets ne la pratique pas reste musulman?

celui qui prie de temps en temps 1ou 2 dans l'année reste musulman?

je voudrasi savoir pourquoi ls sahabas disais de celui qui ne prais pas qu'ils étais mécréant et cela comme cheikh abelezak al abad a dis plus de 14 grands compagnons ont déclarés mécréant celui qui ne prie pa et cela étais et a toujours étais de la sorte de leur temps donc comment en sommes ns arrivés a cela?

existait'il ds sahabas qui ne priais pas? y'a t'il ds dalils d'excuse comme le sommeil ou l'oublie l'enfant avant sa puberté excusant la salat  ?

un jeune qui ne prie pas et demande une soeur qui prie en mariage devons ns le marier?

Pour ma part la parole de cheikh utheymin ma conforté quand il dis que cela a étais rapportes par 14 sahabas que celui qui ne prie pas ais mécréant et pour moi leur jugement ais claire et sans appel...eux qui ont vécu avec le PROPHETE ont la meilleur comprehension ds jugements et cela n'existait pas de leurs temps un MUSULMAN NON PRATIQUANT

 

salam alaika akhy citizen

frère je n'ais jamais intervenu ou tu postais car je voulais m'efforcé de lire tes textes ici comme sur planéte islam et aussi n'ayons pas peur de le dire ,je n'ais pas un bon niveau en arabe pour vérifier et approfondir certains point que tu as devellopé mais je voulais savoir est ce que je comprend mal car comment lié les paroles que tu met concernant ibn taymiyyah ou tabary et d'autre qui laisse sous entendre que l'on a le minimum de la foi avec tasdiiq wa 3amal al qalb et la shahada (qawl al lisaan)et les ijma3 que tu rapporte que celui qui délaisse les actes est kafir.

Et aussi je voulais comprendre est que dans le hadith qui parle de la division de la foi en branches et que la plus petite étant enlever un obstacle de la voie,est ce que celui qui a la reconnaissance du coeur, les actions du coeurs et la parole de la langue(la shahada) et enléve les obstacles de la routes celui ci est mouslim pour toi frère???ou alors c'est juste que tu veux faire admettre qu'il y a une divergence et quele fait de ne pas mettre les actions du corps dans la définition de la foi n'est pas forcément la parole des mourjia??si ce n est pas le cas frère explique moi encore ta position car parfois j'ai l'impression que certaines paroles que tu rapporte se contredise. 

zitzitoun75 a écrit :

salam alayka akhi citizen ,

dis moi donc ls 2 vidéos que j'ai posté du cheikh al utheymin et mohamed al iman du yémen sont dans l'erreur quand ils disent que celui qui ne pris pas sont ds mécréant?

donc celui qui reconnais l'obligation de la salat mets ne la pratique pas reste musulman?

celui qui prie de temps en temps 1ou 2 dans l'année reste musulman?

je voudrasi savoir pourquoi ls sahabas disais de celui qui ne prais pas qu'ils étais mécréant et cela comme cheikh abelezak al abad a dis plus de 14 grands compagnons ont déclarés mécréant celui qui ne prie pa et cela étais et a toujours étais de la sorte de leur temps donc comment en sommes ns arrivés a cela?

existait'il ds sahabas qui ne priais pas? y'a t'il ds dalils d'excuse comme le sommeil ou l'oublie l'enfant avant sa puberté excusant la salat  ?

un jeune qui ne prie pas et demande une soeur qui prie en mariage devons ns le marier?

Pour ma part la parole de cheikh utheymin ma conforté quand il dis que cela a étais rapportes par 14 sahabas que celui qui ne prie pas ais mécréant et pour moi leur jugement ais claire et sans appel...eux qui ont vécu avec le PROPHETE ont la meilleur comprehension ds jugements et cela n'existait pas de leurs temps un MUSULMAN NON PRATIQUANT

 

 

En fait, akhi el karim, je pense que tu fais fausse route !

 

Je ne suis pas en train de défendre l'abandon de la prière, et quand bien même c'était le cas, cela ne mériterait aucun polémique contre moi, car ce sont des questions de fiqh où l'ijtihad est permis, et, dans ce sens, et uniquement dans ce sens, la inkar fi masail el khilaf !

 

wa Allah a'lam !

 

waffaqaka Allah li kulli kheir !

salim04 a écrit :

salam alaika akhy citizen

frère je n'ais jamais intervenu ou tu postais car je voulais m'efforcé de lire tes textes ici comme sur planéte islam et aussi n'ayons pas peur de le dire ,je n'ais pas un bon niveau en arabe pour vérifier et approfondir certains point que tu as devellopé mais je voulais savoir est ce que je comprend mal car comment lié les paroles que tu met concernant ibn taymiyyah ou tabary et d'autre qui laisse sous entendre que l'on a le minimum de la foi avec tasdiiq wa 3amal al qalb et la shahada (qawl al lisaan)et les ijma3 que tu rapporte que celui qui délaisse les actes est kafir.

Et aussi je voulais comprendre est que dans le hadith qui parle de la division de la foi en branches et que la plus petite étant enlever un obstacle de la voie,est ce que celui qui a la reconnaissance du coeur, les actions du coeurs et la parole de la langue(la shahada) et enléve les obstacles de la routes celui ci est mouslim pour toi frère???ou alors c'est juste que tu veux faire admettre qu'il y a une divergence et quele fait de ne pas mettre les actions du corps dans la définition de la foi n'est pas forcément la parole des mourjia??si ce n est pas le cas frère explique moi encore ta position car parfois j'ai l'impression que certaines paroles que tu rapporte se contredise. 

 

akhi el karim, tu n'as pas du faire attention, mais je t'ai répondu plus haut !

 

waffaqaka Allah li kulli kheir !

salam alayka akhi citizen ,

je ne suis pas dans la polémique mets bien au contraire j'essaie de comprendre l'avis d'albani le mieux possible car souvent beaucoup de choses sont dites sur ls savants ou venant d'eux et il s'avère que le cheikh ne voulais pas dire cela.

pourrais tu m'expliquer la position du cheilh albani sur ce point a savoir celui qui prie de temps en temps a peine 2 salat par mois ait'il considéré comme musulman?

j'avoue que souvent lors de janaza la question reviens souvent a savoir que la personne dcd ne priais pas alors qu'elle doit etre la position de ceux qui ne savent pas qu'elle avis choisir?

akhi albani c un savant que je suis et que je respecte beaucoup macha'allah ne crois pas que je suis de ceux qui le traite de murji ou autre , qu'ALLAH me préserve de ces paroles et pensées.

comment de grands sahabas ont étais unanimes sur le fais de la mécréance de celui qui ne prie pas et parmis eux de grands sahabas "je te renvoie sur le site du cheikh albdelzak al abad" dans une khotba jamoura "ou il a parler de cela et a cité ls noms de ces grands compagnons comme omar ,marahouiya etc... alors me concernant je n'arrive pas a comprendre comment ont peux négliger leurs jugements a eux qui sont ds guides pour nous et apporter une chose nouvelles dans son jugement ...

akhi pourrais tu répondre a ms questions ci dessus et aussi celui de la janaza de celui qui ne priais pas"tous en ayant connaissance de son statut d'obligatoire et non pas ignorant sur le sujet) baraka'alah oufik .

je t'aime en ALLAH pour tn dine akhi et je te lis souvent mets j'avoue que j'aimerais connaitre tn avis sur la question sasn plus n'y polémique

 

تقي الدين السني a écrit :

citizenkan a écrit :

zitzitoun75 a écrit :

salam alayka akhi citizen ,

dis moi donc ls 2 vidéos que j'ai posté du cheikh al utheymin et mohamed al iman du yémen sont dans l'erreur quand ils disent que celui qui ne pris pas sont ds mécréant?

donc celui qui reconnais l'obligation de la salat mets ne la pratique pas reste musulman?

celui qui prie de temps en temps 1ou 2 dans l'année reste musulman?

je voudrasi savoir pourquoi ls sahabas disais de celui qui ne prais pas qu'ils étais mécréant et cela comme cheikh abelezak al abad a dis plus de 14 grands compagnons ont déclarés mécréant celui qui ne prie pa et cela étais et a toujours étais de la sorte de leur temps donc comment en sommes ns arrivés a cela?

existait'il ds sahabas qui ne priais pas? y'a t'il ds dalils d'excuse comme le sommeil ou l'oublie l'enfant avant sa puberté excusant la salat  ?

un jeune qui ne prie pas et demande une soeur qui prie en mariage devons ns le marier?

Pour ma part la parole de cheikh utheymin ma conforté quand il dis que cela a étais rapportes par 14 sahabas que celui qui ne prie pas ais mécréant et pour moi leur jugement ais claire et sans appel...eux qui ont vécu avec le PROPHETE ont la meilleur comprehension ds jugements et cela n'existait pas de leurs temps un MUSULMAN NON PRATIQUANT

 

 

En fait, akhi el karim, je pense que tu fais fausse route !

 

Je ne suis pas en train de défendre l'abandon de la prière, et quand bien même c'était le cas, cela ne mériterait aucun polémique contre moi, car ce sont des questions de fiqh où l'ijtihad est permis, et, dans ce sens, et uniquement dans ce sens, la inkar fi masail el khilaf !

 

wa Allah a'lam !

 

waffaqaka Allah li kulli kheir !

 

c'ewt exact , ce qu'il defend lui c'est l'abandon de la totalité des actes , entre autre il défend le fait qu'on peut etre croyant tout en abandonant l'islam (la totalité des actes et des obligation de l'islam)

en bref , citizenkan a pour croyance que les actes ne sont pas necessaires pour etre croyants , mais il sufit de croire avec son coeur .

 

akhi, Taqi e-Din, il t'ai demandé, si tu permets de répondre aux arguments qui te tombent dessus en trombe, non d'évoluer dans un monde virtuel, où tu es le héros et toujours le gagnant, en faisant les questions et réponses à portée de ton intelligence et de ta compréhension !

 

mashkur !

 

Tu es un arabophone, nous devrions profiter de ta culture islamique et des hautes vertus que réclament une éducation que nous n'avons malheureusement pas eu !

 

Nous t'envions (dans le bon sens du terme) sur ce point !

bipbip dis nous si une personne vit dans une période de rupture avec les messages mais elle vit sur sa fitra et sans faire de shirk mais qu'elle ne sait pas faire la salat car elle n'a pas eu la révélation, elle ne sait pas qu'il faut prononcer la chahada car elle n'a pas eu la révélation, cette personne tu l'a juge mécréante ou mouwahid sachant qu'elle ne connait pas certains actes d'adorations qui sont connu seulement pas la révélation?

 

 

 

zitzitoun75 a écrit :

salam alayka akhi citizen ,

je ne suis pas dans la polémique mets bien au contraire j'essaie de comprendre l'avis d'albani le mieux possible car souvent beaucoup de choses sont dites sur ls savants ou venant d'eux et il s'avère que le cheikh ne voulais pas dire cela.

pourrais tu m'expliquer la position du cheilh albani sur ce point a savoir celui qui prie de temps en temps a peine 2 salat par mois ait'il considéré comme musulman?

j'avoue que souvent lors de janaza la question reviens souvent a savoir que la personne dcd ne priais pas alors qu'elle doit etre la position de ceux qui ne savent pas qu'elle avis choisir?

akhi albani c un savant que je suis et que je respecte beaucoup macha'allah ne crois pas que je suis de ceux qui le traite de murji ou autre , qu'ALLAH me préserve de ces paroles et pensées.

comment de grands sahabas ont étais unanimes sur le fais de la mécréance de celui qui ne prie pas et parmis eux de grands sahabas "je te renvoie sur le site du cheikh albdelzak al abad" dans une khotba jamoura "ou il a parler de cela et a cité ls noms de ces grands compagnons comme omar ,marahouiya etc... alors me concernant je n'arrive pas a comprendre comment ont peux négliger leurs jugements a eux qui sont ds guides pour nous et apporter une chose nouvelles dans son jugement ...

akhi pourrais tu répondre a ms questions ci dessus et aussi celui de la janaza de celui qui ne priais pas"tous en ayant connaissance de son statut d'obligatoire et non pas ignorant sur le sujet) baraka'alah oufik .

je t'aime en ALLAH pour tn dine akhi et je te lis souvent mets j'avoue que j'aimerais connaitre tn avis sur la question sasn plus n'y polémique

 

 

ahabbaka Allah eldhi hababtani fihi !

 

déjà, akhi el karim, je te remercie de donner plus d'éclaircissement sur tes intentions et pour le respect que tu voues à sheikh el Albani !

 

Tu fais bien de préciser que Sheikh el Albani kaffar l'abandon total de la prière, comme je l'ai posté plus haut, et rejoint en cela, n'en déplaise à Taqi e-Din, ibn Taïmiya !

 

Cela veut dire que, wa Allah a'lam, celui qui prie occasionnellement est un musulman pour lui, wa Allah a'lam, mais aussi pour sheikh el 'Uthaïmin, comme je l'ai démontré !

 

 

En fait, akhi el karim, je ne suis pas celui à qui tu devrais poser la question...

 

mais, mon avis, puisque tu me le demandes, bien qu'il soit sans importance, est celui d'ibn Taïmiya, qui souligne qu'il est impossible de prétendre à l'Islam, sans n'avoir posé son front sur le sol !

 

Quoi qu'il en soit, il est possible qu'il parle d'une situation normale, soit dans un pays musulman où les sciences islamiques sont, en principe, répandues !

 

mais il existe des situations extrêmes dans le hadith suivant :

 

« Il viendra une époque où personne ne connaitra ni prière ni jeûne ni pèlerinage ni ‘umra en dehors du vieil homme et de la vieille femme qui diront : « À l’époque de nos parents, les gens disaient : la ilâh illa Allah ! » On demanda à Hudhaïfa ibn e-Nu’mân (t) : « Cela pourra-t-il leur servir ?

-          Cela va les sauver de l’Enfer, répondit-il. »[1]

 

[1]Rapporté par ibn Mâja (4049) ; Sheïkh el Albânî l’a authentifié dans silsilat el ahâdîth e-sahîha (87).

 

 

Je t'ai mis plus haut la parole de l'Imam Ahmed comme le rapporte son fils Sâlih : « J’ai interrogé mon père au sujet du crédo selon lequel la foi monte et descend, sur les éléments qui la font monter et descendre ?

-               Elle monte grâce aux actes et descend en délaissant les actes comme la prière, le pèlerinage, et les obligations religieuses. »[1]

[1]Masâil el Imâm Ahmed (2/119).

 

Je t'ai mis également la parole d'ibn Rajab :

 

il explique en commentaire au hadith « L’Islam est fondé sur cinq piliers… » : « En faisant disparaitre ces cinq piliers, l’édifice s’écroule, ou ne serait-ce que son pilier le plus grand, les deux attestations de foi ; toute annulation de l’Islam les remet littéralement en cause. Il règne la divergence entre savants sur la disparation des quatre autres piliers (prière, aumône, jeûne, pèlerinage) ; garde-t-on ou non le nom de croyant en les perdant tous ou ne serait-ce que l’un d’entre eux ? Doit-on distinguer entre la prière et les autres piliers, en disant que sans la prière, on perd également la foi ? Doit-on ajouter plus particulièrement l’aumône à la prière pour considérer l’absence totale de la foi ? Il existe une divergence notoire sur la chose entre savants, et toutes ces opinions sont imputées à l’ImâmAhmed »[1]

[1]sharh kitâb el îmân d’ibn Rajab (p. 26-27).

 

Je t'ai mis également l'avis des grands commentateurs hanbalites, qui connaissaient très bien l'avis des Compagnons :

 

Le Qâdhî Abû Ya’lâ établit en parlant du désobéissant musulman : « Il s’agit de quelqu’un ayant fourni la croyance du cœur, et la parole, mais ayant délaissé les actes de dévotion – excepté la prière – et ayant commis des actes de débauche ; prend-il le nom de croyant ? » Ensuite, il enchaine : « L’ImâmAhmed – qu’Allah lui fasse miséricorde – semble lui accorder le nom de croyant ayant certes une foi faible, mais sans lui enlever complètement ce statut. »[1]   

 

Après ce passage, l’auteur de la recension du livre, Su’ûd el Khalaf, qui est enseignant à l’Université de Médine fait le commentaire suivant : « S’il est fait ici exception à la prière, c’est en raison de la divergence qui existe sur la question entre savants. L’Imâm Ahmed a deux opinions concernant celui qui la délaisse sciemment, mais sans renier son aspect obligatoire. L’une le voue à la mécréance… et l’autre, dans laquelle il rejoint les Imâms Mâlik et Shâfi’î, le considère musulman. »

 

Plusieurs savants, à l’instar d’ibn Taïmiya et d’ibn Rajab, font mention de la tendance d’Ahmed selon laquelle il ne kaffar pas l’abandon des quatre piliers, avec la prière à leur tête, tout en reconnaissant leur aspect obligatoire.[2]

 

De grands commentateurs hanbalites reconnaissent la divergence sur l’abandon de la prière au sein de l’école. Ces derniers vont jusqu’à reprendre à leur compte la tendance selon laquelle celui qui délaisse la prière est passible de la peine de mort, mais sans devenir apostat. Nous avons pour ne citer qu’eux, Shams e-Dîn Abû el Faraj ibn Qudâma, le cousin et l’élève d’el Muwaffaq ibn Qudâma, qui impute cette opinion à ibn Batta et à la plupart des légistes dont Mâlik, Shâfi’î et Abû Hanîfa.[3] El Mardâwî, pour sa part, impute cette opinion à ibn ‘Abdûs, el Majd, ibn Razîn, etc.[4] El Muwaffaq lui-même la reprend à son compte dans el mughnî (2/442).

 

L’érudit Saksâkî qui est d’obédience hanbalite souligne : « Quand on délaisse la prière sans renier son aspect obligatoire, on est musulman, selon l’opinion la plus juste de l’ImâmAhmed. La secte mansûriya, qui s’oppose à cette tendance, taxe les traditionalistes de murjites, car cela implique de dire, à leurs yeux, que la foi est composée de la parole sans les actes. »[5]

[1]Masâil el îmân (p. 313).

[2]Voir : Majmû’ el fatâwa d’ibn Taïmiya (7/610-611), et Fath el Bârî d’ibn Rajab (1/22-23).

[3]Sharh el kabîr (3/39).

[4]El insâf

[5]El burhân fî ma’rifa ‘aqâid ahl el adiyân d’Abû el Fadhl ‘Abbâs ibn Mansûr e-Saksakî (p. 35).

 

 

Je t'expliquais également :

Sheïkh ibn Bâz l’avait bien compris et faisait preuve d’une précision extraordinaire en distinguant entre les actes qui relèvent du shart sihha comme la prière (en sachant qu’il existe une divergence sur la question), et ceux qui touchent à la foi parfaite imposée, comme les autres actes.[1] Quand on lui posa la question : « Selon certains savants, celui qui délaisse (tark)les actes extérieurs, tout en fournissant l’attestation de foi, et l’essence de la foi émanant du cœur (asl el imân el qalbî) reste musulman. Est-ce qu’ils sont des murjites ? »

Voici quelle fut sa réponse : « Non, ce sont des traditionalistes ! Selon l’opinion la plus juste qui est imputée à certains savants, l’abandon du jeûne, de l’aumône et du pèlerinage est un péché énorme, mais qui ne fait pas sortir de la religion. Pour d’autres, il relève de la grande mécréance. Pour la prière, celui qui la délaisse sciemment, est un mécréant, selon l’opinion la plus juste, mais pour les autres piliers, il commet une mécréance qui ne fait pas sortir de la religion, soit un grand péché… »[2]

 

On lui posa juste après la question suivante : « Sheïkh ! Par rapport à la réponse précédente, certains en ont compris qu’en prononçant l’attestation de foi sans faire d’actes, on a une foi faible. Est-ce que cette compréhension est bonne ? »

 

En réponse : « Oui. En vouant l’unicité sincère et exclusive à Allah, et en donnant foi au Messager d’Allah (r), mais sans verser l’aumône, ni faire le jeûne ni le pèlerinage dans la mesure du possible, on est un désobéissant ayant commis un grand péché et passible d’entrer en Enfer. On ne devient pas pour autant un mécréant, selon l’opinion la plus juste des savants. En revanche, celui qui délaisse sciemment la prière est un mécréant, selon l’opinion la plus juste. »[3]

 

Dans une autre fatwa, le Sheïkh associe sa voix à lalajna dâima (fatwa n° 1727) à laquelle on posa la question suivante : « Le cas de quelqu’un qui dit : lâ ilâh illâ Allah Mohammed Rasûl Allah, mais sans procurer les quatre piliers (la prière, l’aumône, le jeûne, et le pèlerinage)ni les autres actes réclamés par la religion musulmane ; est-ce qu’il aura droit à l’intercession du Prophète (r)le Jour de la résurrection, de façon à ce qu’il échappe à l’Enfer, ne serait-ce qu’une période limitée ? »

 

Voici qu’elle fut la réponse : « Celui qui dit : lâ ilâh illâ Allah Mohammed Rasûl Allah, mais qui délaisse les quatre piliers (la prière, l’aumône, le jeûne, et le pèlerinage) en reniant l’aspect obligatoire ne serait-ce que de l’un d’entre eux est un apostat – après avoir été prévenu – à qui on somme de se repentir. S’il s’y soumet, son repentir sera accepté, et il aura droit à l’intercession le Jour de la résurrection, à condition qu’il meure musulman.

 

Néanmoins, s’il s’entête à les renier, il sera mis à mort par les pouvoirs publics pour apostasie, et il n’aura pas le droit, dans ce cas, à l’intercession du Prophète (r)ni de personne d’autre. L’abandon de la prière à lui tout seul, même mu par la fainéantise et la négligence, relève de la grande mécréance qui fait sortir de la religion, selon l’opinion la plus juste des savants. Que dire alors si on associe à cela, l’abandon des autres piliers ? On sera, à fortiori, privé de toute intercession, en restant ainsi jusqu’à la mort.

 

Pour certains savants, l’abandon de ses piliers relève de la mécréance mineure (kufr ‘amali)qui ne fait pas sortir du cercle des musulmans. ces derniers estiment que le fautif jouira de l’intercession, bien qu’il commet des grands péchés, à condition, bien sûr, qu’il meure musulman. »

 

Le Comité permanent de la Fatwa et de la recherche

 

Président :‘Abd el ‘Azîz ibn Bâz

Vice-président :‘Abd e-Razzâq ‘Afîfî

Membre :‘Abd Allah Qu’ûd

Membre :‘Abd Allah el Ghudayân

[1]Voir : aqwâl dhawî el ‘irfân du D. ‘Isâm e-Sinânî (p. 146), et mukhâlafât fî fath el Bârî d’Abd el ‘Azîz e-Shibl (p. 2smiley.

[2]Hiwâr hawl masâil e-takfîr

[3]Hiwâr hawl masâil e-takfîr

 

 

On posa la question à Sheïkh el ‘Uthaïmîn

 

Question : nous remarquons que certains musulmans négligent la prière pendant toute l’année, sauf pendant le ramadhân qu’ils consacrent à la prière, au jeûne, et à la lecture du Coran… Quelle valeur a leur jeûne ? Et quel conseil pouvez-vous leur donner ?   

 

En réponse : leur jeûne est valable, car provenant de ses adeptes, et n’ayant été entaché par aucune annulation. Il est donc valable. Néanmoins, le problème que je peux donner à ces gens, c’est de craindre Allah (I), et de L’adorer comme Il le leur a prescrit à toutes les périodes de l’année et où qu’ils se trouvent...

 

 

Ainsi, wa Allah a'lam, il vaut mieux être clément par erreur qu'intransigeant par erreur, surtout en France où les gens n'ont pas eu une éducation islamique et c'est même un moyen de les ramener à l'Islam, wa Allah a'lam !

 

Je précise que ce n'est pas une fatwa, mais c'était juste pour me soumettre à ta volonté !

تقي الدين السني a écrit :

citizenkan a écrit :

 

akhi, Taqi e-Din, il t'ai demandé, si tu permets de répondre aux arguments qui te tombent dessus en trombe, 

 

ah bon !! , je n'ai vu auccun argument pourtant !!

je n'ai vu que du copié collé , on apelle pas ca des arguments !!!

 

Heureusement que quand on est désarmé intellectuellement et dépasser scientifiquement, il nous reste la langue ou le clavier, c'est selon, pour nous consoler !

 

Sinon, on passerait des moments vraiment difficiles !

 

waffaqaka Allah li kulli kheir !

تقي الدين السني a écrit :

mouwa1 a écrit :

bipbip dis nous si une personne vit dans une période de rupture avec les messages mais elle vit sur sa fitra et sans faire de shirk mais qu'elle ne sait pas faire la salat car elle n'a pas eu la révélation, elle ne sait pas qu'il faut prononcer la chahada car elle n'a pas eu la révélation, cette personne tu l'a juge mécréante ou mouwahid sachant qu'elle ne connait pas certains actes d'adorations qui sont connu seulement pas la révélation?

 

toi je te conseille d'aller apprendre l'abecedaire de l'islam , parce que chaque jour tu étalle ton ignorance de plus en plus , celui a qui le message n'est pas arrivé il est excusé meme si il est polythéiste , on apelle ca les gens de la fatra , et qui seron testé par allah le jour du jugement 

 

ah bon celui qui vit sur sa fitra sans faire de shirk akbar il est parmis les ahlul fatra?

 

qui a dit celà avant toi?

 

تقي الدين السني a écrit :

citizenkan a écrit :

 

Heureusement que quand on est désarmé intellectuellement et dépasser scientifiquement, il nous reste la langue ou le clavier, c'est selon, pour nous consoler !

 

Sinon, on passerait des moments vraiment difficiles !

 

 

tu as oublié : le copié collé !!!

 

Tiens :

 

 

 وَإنَّا عَلَى الْعَهْدِ مَا قُمْتَ فِينَا *** وَوَفَّيْتَ لِلشَّعْبِ فِيمَا عَهِدْ
 وَإنْ خُنْتَ ثرنا وَعَنْكُمْ خَرَجْنا *** فَمْنَ يَبْذُل الشَّر شَرّا يَجِدْ

 

 

Le seuil minimum de la foi

(Partie 4)

 

45- Ibn Hajar el ‘Asqalânî : « Pour les anciens, elle est composée de la croyance du cœur, de la prononciation verbale, et des actes des membres. Ils veulent dire que les actes sont une condition de perfection de la foi. À partir de là, ils mirent en place le crédo selon lequel la foi monte et descend, comme nous allons le voir.

Les murjitesla confinent dans la croyance et la prononciation verbale, tandis que les karrâmites l’enferment uniquement dans la prononciation verbale.

Pour les mu’tazilites, elle est également composée de la croyance, de la parole et des actes, à la différence avec les traditionalistes où, à leurs yeux, les actes sont une condition de validité. Alors que, comme nous l’avons vu, pour les anciens, ils sont une condition de perfection. »[1]

 

46- Ailleurs, il explique en commentaire au hadith « L’Islam est fondé sur cinq piliers… » : « … S’il est dit que les quatre piliers en question sont fondés sur l’attestation de foi, étant donné qu’ils ne sont valables qu’à partir de sa prononciation, alors comment peut-on désigner sous une même appellation deux éléments, l’un étant pourtant fondé sur l’autre ?

Nous disons, en réponse, qu’il est possible d’édifier un élément sur un autre, mais dont l’ensemble dépend d’un élément extérieur.

S’il est dit, mais la fondation est forcément différente des piliers qui la soutiennent !

Nous répondons qu’un ensemble n’est pas de même nature que les unités qui le composent. Prenons l’exemple d’une tente en peau de chèvre montée sur cinq pieds, avec le plus grand au milieu et les quatre autres autour. Tant que le pilier du milieu reste debout, elle garde son nom de tente, quand bien même les autres tomberaient un à un. Dès que le plus grand tombe, elle perd son nom ; par rapport à cela, on peut dire que les éléments d’une construction assemblés ensemble ne seront pas vus pareils que quand ils sont séparés les uns des autres. Nous pouvons dire la même chose pour le pilier fondateur par rapport aux autres piliers. Le premier est la base ou l’essence, tandis que les autres sont les finitions qui complètent la fondation. »[2]

 

47- Saffârînî reprend à son compte le premier passage d’ibn Hajar.[3] Ailleurs,en commentaire au v. 158 de la s. Le bétail, ce dernier souligne : «Il existe trois cas de figure qui répondent aux caractéristiques permettant de se faire appeler légitimement « croyant », à condition de rester ainsi jusqu’au jour où le soleil se lèvera de l’Occident :

-               On est soit un croyant ayant sombré dans les péchés : [et qui n’a récolté aucun bien dans sa foi].

-               Soit on est un croyant ayant mélangé de bonnes et de mauvaises actions.

-               Soit un croyant ayant fait repentance de ses péchés, et ayant récolté dans sa foi du bien dans la mesure du possible.

Pour le premier, sa foi antérieure à l’événement(dénuée des actes)lui sera utile, car il renferme en lui l’essence du salut. Il n’éternisera pas en Enfer, même s’il doit y passer un séjour à cause de ses péchés, mais sa foi antérieure lui sera utile. »[4]

 

48- Plus loin, il signe : « La foi dénuée de bonnes œuvres antérieures à ce jour lui sera utile grâce à l’essence du salut qu’il renferme en lui. »[5]

  

49- El Manâwî : « La foi se compose de la connaissance, c’est-à-dire de la croyance du cœur, de la parole verbale, et des actes des membres – autrement dit de la reconnaissance et des actes des membres ; comprendre que les actes sont une condition de perfection de la foi, et que la reconnaissance verbale exprime la croyance intérieure.

La foi en Dieu est la somme de la reconnaissance verbale, de la croyance du cœur, et des actes corporels. Cette définition fait allusion à la foi parfaite qui rapporte la plus grande récompense. »[6]

 

 50- ‘Abd e-Latîf ibn ‘Abd e-Rahmân ibn Hasan qui s’inspire du discours d’ibn el Qaïyim : « Le deuxième principe : La foi a une essence (asl)qui se diversifie en diverses branches. Chaque branche (far’)entre sous l’appellation de la foi. Lâ ilâh illâ Allahest la plus haute d’entre elles, et la plus basse consiste à enlever une entrave du chemin. Si certaines d’entre elles ne sont pas fournies, celles-ci annulent la foi à l’unanimité des savants, comme c’est le cas pour la première. En revanche, d’autres ne l’annulent pas à l’unanimité des savants quand elles sont négligées, comme c’est le cas pour la dernière. Or, entre ses deux branches, il en existe de multiples variétés. Les unes rejoignent la première ; elles en sont donc plus proches. Les autres rejoignent la dernière, et en sont donc plus proches.

 

En voulant mettre toutes ces branches sur le même pied d’égalité lorsque celles-ci sont rassemblées, on s’oppose ainsi aux textes et à la voie des anciens et des grandes références de cette communauté.

 

D’autres parts, la mécréance (kufr)se compose également d’une essence et de branches. Ainsi, de la même manière que les branches de la foi entrent dans la foi, nous pouvons en dire autant pour la mécréance. Tous les péchés sont des branches du kufr, comme en parallèle, les bonnes œuvres sont des branches de la foi. Il n’est donc pas pertinent de les mettre sur le même pied d’égalité au niveau des statuts et des noms légitimes qui leur sont accolés.

 

Il y a donc une différence entre délaisser la prière, l’aumône, ou le jeûne, ou commettre l’association, ou encore dénigrer le Coran, et entre commettre un vol, l’adultère, boire de l’alcool, piller, et afficher une certaine muwâlâtpour les non-musulmans à la façon de Hâtib.

 

Celui qui met sur le même pied d’égalité les différentes branches de la foi au niveau des noms et des lois qui leur correspondent, ou qui fait la même chose avec les branches du kufr, il s’oppose au Coran et à la sunna ; il s’écarte de la voie des anciens, et entre dans l’ensemble des adeptes de l’innovation et des passions.

 

 Le troisième principe : La foi est composée des paroles et des actes.

Il existe deux sortes de paroles : la parole du cœur qui se matérialise par la croyance, et la parole verbale qui se matérialise par l’attestation de foi.

Il existe deux sortes d’actes : les actes du cœur qui consiste à s’orienter vers Allah, Le choisir comme divinité, L’aimer, chercher Sa satisfaction, et à Lui donner foi.

Les actes extérieurs comme la prière, l’aumône, le pèlerinage, le djihad, etc.

S’il n’y a plus la croyance du cœur (tasdîq), accompagnée des actes intérieurs, la foi s’annule entièrement. Si ce sont simplement certains actes extérieurs qui sont délaissés, comme la prière, tout en gardant à la fois la croyance et la parole du cœur, il y a divergence entre les savants sur le statut qui lui correspond : est-ce que la foi s’annule entièrement ou non en délaissant l’un des cinq piliers de l’Islam ? Est-ce que le coupable devient mécréant ou non ? Faut-il distinguer la prière des autres piliers ou non ?

 

Les traditionalistes s’accordent à dire qu’il faut absolument fournir les actes du cœur (l’amour d’Allah, Sa soumission, et la recherche de Son Agrément).

 

Pour les murjites, le tasdîqest suffisant pour devenir croyant. La divergence entre les traditionalistes concerne donc les actes extérieurs : devient-on un mécréant en les délaissant ou non ? Selon la tendance notoire des anciens, on devient mécréant en délaissant l’un des quatre piliers venant après l’attestation de foi.

Selon une deuxième tendance : seul celui qui les renie est voué à la mécréance.

Une troisième tendance distingue entre la prière et les autres piliers. Toutes ces tendances sont notoires chez les savants. »[7]

 

51- Hâfizh el Hakamî en parlant de la conception de la foi chez les kharijites, et les mu’tazilites : « …Pour le reste, la foi est composée de la croyance, de la parole, et des actes. La différence avec les pieux prédécesseurs c’est qu’aux yeux de ces derniers, les actes ne sont pas tous une condition de validité de la foi. Néanmoins, bon nombre d’entre sont à mettre au compte des conditions de perfection, qui, comme le souligne ‘Omar ibn ‘Abd el ‘Azîz, permettent de parfaire la foi, en les fournissant. Foi, qui reste imparfaite sans les fournir. Quant aux mu’tazilites, ils les rangent tous dans les conditions de validité, wa Allah a’lam ! »[8]

 

Remarque

 

Selon le hadîth, les musulmans désobéissants ayant fourni l’essence du tawhîd jouiront de l’intercession dans l’au-delà. Puis, avec Sa Main, Allah sortira de l’Enfer une poignée d’hommes qui n’auront fait aucun bien au cours de leur vie.[9] Les savants divergent sur l’interprétation de ce hadîth. Pour ibn Khuzaïma, il s’agit de ceux qui n’ont pas fourni parfaitement (tamâm et kamâl) les actes.[10] En d’autres termes, le minimum acceptable est la croyance du cœur, la parole, et certains actes des piliers de la foi comme la prière. D’autres savants, comme ibn ‘Abd el Barr,[11] ibn Rajab,[12] ibn el Wazîr,[13] el Qurtubî,[14] Nawawî qui l’impute à Qâdhî ‘Iyâdh,[15] ibn Taïmiya,[16] ibn el Qaïyim,[17] ibn Kathîr,[18] San’ânî,[19] ibn Hajar qui l’impute à e-Zarkashî,[20] Mohammed Harrâs dans sa recension à kitâb e-tawhîd (p. 309), l’interprètent autrement. Ils le prennent au sens littéral. Pour eux, en effet, il s’agit de ceux qui n’ont fourni aucune œuvre, mais gardant au moins, pour reprendre l’expression d’ibn Rajab, l’essence dutawhîd, qui renferme qawl el qalb, ‘amal el qalb et qawl e-lisân.

 

Le tawhîd en question, comme l’explique ibn Taïmiya, est la parole qui distingue entre les habitants du Paradis et ceux de l’Enfer, et qui est la condition pour devenir musulman.[21]

 

À suivre…

 

 

 

 

[1]Fath el Bârî(1/46).

[2]Fath el Bârî(1/72).

[3]Lawâmi’ el Anwâr (1/405) ; l’érudit ‘Alâ e-Dîn ‘Alî el Mardâwî reproduit également ce passage dans e-tahbîr sharh e-tahrîr (2/503).

[4]Lawâmi’ el Anwâr (2/134).

[5]Lawâmi’ el Anwâr (2/134).

[6]Faïdh el Qadîr (3/185).

[7]Voir : usûl wa dhawâbit fî e-takfîr.

[8]Ma’ârij el qabûl (2/30).

[9]Rapporté par el Bukhârî (7439) et Muslim (183).

[10]E-tawhîd (2/732).

[11]E-tamhîd (23/290).

[12]E-takhwîf min e-nâr (p. 259).

[13]El ‘awâsim min el qawâsim (9/102).

[14]Comme le rapporte ‘Abd e-Rahmân ibn Hasan dans fath el Majîd (p. 45) ; voir : e-tadhkira de Qurtubî (h n° 347)

[15]Sharh sahîh Muslim(3/31).

[16]Majmû’ el fatâwa(16/47).

[17]Hâdî el Arwâh (p. 269), madârij e-sâlikîn (1/339).

[18]Voir : son tafsîr (3/14smiley.

[19]Raf’ el astâr (p. 120-123).

[20]Fath el Bârî(12/429).

[21]Majmû’ el fatâwa(24/235).

تقي الدين السني a écrit :

image

 

Taqi e-Din, tu ferais mieux de répondre aux deux textes tronquées (ibn Rajab, Sufian ibn 'Uaïyna) que tu as ramenés, sauf ton respect !

 

 

 

Taqi e-Din, j'avais fermé les yeux sur les deux textes tronqués que tu utilises, mais non seulement, tu n'as pas la décence de te faire tout petit, mais, en plus de cela, tu cherches à sortir par la grande porte !

 

wa Allah el musta'en !

 

Voici ce que je t'ai réservé :

 

http://www.planete-islam.com/showthread.php?50770-La-place-des-actes-dan...

 

Notre ami Taqi e-Din utilise dans un autre forum deux textes tronqués que je mets ici :

http://mejliss.com/2012/07/09/le-seu...imum-de-la-foi

Voici pour le premier :

جامع العلوم والحكم:1/93 تحت حديث عمر رضي الله عنه بني الإسلام على خمس:"فإن النبي صلى الله عليه وسلم جعل هذه الخمس دعائم الإسلام ومبانيه ، وفسّر بها الإسلام في حديث جبريل ، وفي حديث طلحة بن عبيد الله الذي فيه : أن أعرابياً سأل النبي صلى الله عليه وسلم ففسّره له بهذه الخمس ، ومع هذا فالمخالفون في الإيمان يقولون : لو زال من الإسلام خصلة واحدة أو أربع خصال سوى الشهادتين ، لم يخرج بذلك من الإسلام

Voici pour le second :

l'imam soufiane ibn ouyayna a dit :

المرجئة سموا ترك الفرائض ذنباً بمنزلة ركوب المحارم وليس سواءً لأن ركوب المحارم متعمداً من غير استحلال معصية، وترك الفرائض من غير جهلٍ ولا عُذْر كُفْر

Quoi que, contrairement à lui, je ne l'accuse pas de tronquer les textes, car il n'a fait que reprendre ce qu'il a trouvé sur le net !

Malheureusement, beaucoup de ceux qui écrivent sur ce sujet se font passer ces deux textes et tant d'autres de ce genre, comme par exemple, 'Isam Sinani, qu'Abd el Qadir 95 a utilisé plusieurs fois !

Ainsi, avoir la vérité est une chose, l'établir par des moyens détournés et, parfois même complétement faux, en est une autre !

Moi, mon approche est plus méthodologique que dogmatique,

wa Allah el musta'en !

alors répond a ma question c'est mon dernier rappel pour toi 

 

 

salam alaikoum

Baraka Allahu fika akhy citizen d'avoir pris le temps de me répondre, désolé cela m’avait échappé.

Nous avons d'un côté des savants qui ont une approche stricte de la définition de la foi en disant que sans actes, on ne peut prétendre à la foi et d'un autre côté, nous avons des savants qui en ont une approche plus large, en tenant compte des cas extrêmes qui garde ou qui ont une foi sans actes

Akhy dans ce cas-là devons-nous prendre en considération les nombreux ijma3a que tu as d’ailleurs rapporté renforçant le premier avis (c’est à dire qu’une foi sans acte est invalide) et considéré les autres avis exprimant le fait que la foi en présence de certains acte obligatoire même une fois avec une intention religieuse sont des avis marginale que l’on ne prend pas en considération ou vraiment se sont des ijama3a zanni et dans ce cas comment sont-ils parvenu à des époques différentes ??ou encore que cela est juste un probléme dans l'istilah des savants mais qu'ils ne se contredisent pas forcèment??Et que veux tu dire par l'expression"en tenant compte des cas extrêmes qui garde ou qui ont une foi sans actes "

Autrement dit, en temps normal, on ne peut avoir une foi sans acte, mais cela ne doit pas nous amené à occulter ou à interpréter les textes des savants qui distinguent entre plusieurs choses comme la suite de l'article du thread le mentionne !

Les savants partagent la foi en asl et far', et octroient aux actes le statut de far', et cela nous ne devons pas l'occulter

Les savants distinguent entre asl el iman et el iman el wajib, entre mutlaq el iman et el iman el mutlaq, entre la foi de départ et la foi obligatoire !

Ils disent que asl el iman et parfois mutlaq el iman en sachant qu'ils peuvent être assimilé ou non selon les cas et la conception que l'on s'en fait, empêchent de rester en Enfer, et que la foi parfaite empêche d'y entrer !

Akhy pourrais-tu me détaillé pour chaque expression employé afin que je comprenne bien l’istilah des termes et me dire quel savants utilisent ces termes,par exemple :

Asl al iimaan :-qawl alqalb(tasdiiq wa aliqraar wa al3itiqad)

                         -a3mal alqalb(alqabuul,alinqiaad,al iltizaam,al khawf ,al raja,intibah etc…)

                        -Qawl allisaan :shahada

Far3 aliimaan : les actes (as salat,dou3a,siyaam,zakat etc….)

1-Concernant les actes celui qui les abandonne totalement sort de l’islam(ijma3)

2-celui qui accompli tous les actes sauf  as salat est kaafir reste à déterminé si le kufr survient lors de son abandon totale ou partiel

3-celui qui accomplie salat et délaisse les autres piliers est-ce du kufr akbaar ?(je  sais juste que certains savant divergent sur az zakat mais je ne sais pas concernant les autres piliers)

4-Et le fait de faire certains actes obligatoires(même en dehors des piliers) même une fois avec une intention religieuse

Est-ce que ceci résume les différentes positions des savant frère ??Et si ce n’est pas le cas peux-tu l’expliqué sous cette forme par soucis de compréhension .

Pour certains savants celui qui fait asl aliimaan et far3 alimaan et donne l’explication numéro 4 concernant les actes est considéré mourjia  par certains savant alors que toi frère tu dis que non ceci n’est pas du irja d’avoir cette position ???

Frère avant de continué j'aimerais déjà savoir si ce que j'ai dit est ta vison des choses ou pas et quel est pour toi l'avis juste et quel est le but de tes thread, est-ce nous faire accepter qu'il y une divergence au sein des savants et que beaucoup de frère taxe de irja l'opposant sans que cela soit fondé et si tel est ton avis comment expliqué que la plupart des savants contemporains donnent l'impression d'allé dans le sens des frères qui s'opposent à toi dans ce sujet même si parfois je trouve irrespectueux la forme mais j'adhère en partie à leur position bien que je ne reste pas fermé sur le sujet et sans aucune prétention d'avoir cerné le sujet de façon exhaustive. Désolé frère pour toutes ces questions mais c'est avec un réel souci de compréhension des positions de chacun akhy alkarrim.

Qu’Allah nous accorde la réussite et nous préserve des mauvaises intentions, de l'orgueil et de l'arrogance

salim04 a écrit :

 

 

salam alaikoum

Baraka Allahu fika akhy citizen d'avoir pris le temps de me répondre, désolé cela m’avait échappé.

Nous avons d'un côté des savants qui ont une approche stricte de la définition de la foi en disant que sans actes, on ne peut prétendre à la foi et d'un autre côté, nous avons des savants qui en ont une approche plus large, en tenant compte des cas extrêmes qui garde ou qui ont une foi sans actes

Akhy dans ce cas-là devons-nous prendre en considération les nombreux ijma3a que tu as d’ailleurs rapporté renforçant le premier avis (c’est à dire qu’une foi sans acte est invalide) et considéré les autres avis exprimant le fait que la foi en présence de certains acte obligatoire même une fois avec une intention religieuse sont des avis marginale que l’on ne prend pas en considération ou vraiment se sont des ijama3a zanni et dans ce cas comment sont-ils parvenu à des époques différentes ??ou encore que cela est juste un probléme dans l'istilah des savants mais qu'ils ne se contredisent pas forcèment??Et que veux tu dire par l'expression"en tenant compte des cas extrêmes qui garde ou qui ont une foi sans actes "

Autrement dit, en temps normal, on ne peut avoir une foi sans acte, mais cela ne doit pas nous amené à occulter ou à interpréter les textes des savants qui distinguent entre plusieurs choses comme la suite de l'article du thread le mentionne !

Les savants partagent la foi en asl et far', et octroient aux actes le statut de far', et cela nous ne devons pas l'occulter

Les savants distinguent entre asl el iman et el iman el wajib, entre mutlaq el iman et el iman el mutlaq, entre la foi de départ et la foi obligatoire !

Ils disent que asl el iman et parfois mutlaq el iman en sachant qu'ils peuvent être assimilé ou non selon les cas et la conception que l'on s'en fait, empêchent de rester en Enfer, et que la foi parfaite empêche d'y entrer !

Akhy pourrais-tu me détaillé pour chaque expression employé afin que je comprenne bien l’istilah des termes et me dire quel savants utilisent ces termes,par exemple :

Asl al iimaan :-qawl alqalb(tasdiiq wa aliqraar wa al3itiqad)

                         -a3mal alqalb(alqabuul,alinqiaad,al iltizaam,al khawf ,al raja,intibah etc…)

                        -Qawl allisaan :shahada

Far3 aliimaan : les actes (as salat,dou3a,siyaam,zakat etc….)

1-Concernant les actes celui qui les abandonne totalement sort de l’islam(ijma3)

2-celui qui accompli tous les actes sauf  as salat est kaafir reste à déterminé si le kufr survient lors de son abandon totale ou partiel

3-celui qui accomplie salat et délaisse les autres piliers est-ce du kufr akbaar ?(je  sais juste que certains savant divergent sur az zakat mais je ne sais pas concernant les autres piliers)

4-Et le fait de faire certains actes obligatoires(même en dehors des piliers) même une fois avec une intention religieuse

Est-ce que ceci résume les différentes positions des savant frère ??Et si ce n’est pas le cas peux-tu l’expliqué sous cette forme par soucis de compréhension .

Pour certains savants celui qui fait asl aliimaan et far3 alimaan et donne l’explication numéro 4 concernant les actes est considéré mourjia  par certains savant alors que toi frère tu dis que non ceci n’est pas du irja d’avoir cette position ???

Frère avant de continué j'aimerais déjà savoir si ce que j'ai dit est ta vison des choses ou pas et quel est pour toi l'avis juste et quel est le but de tes thread, est-ce nous faire accepter qu'il y une divergence au sein des savants et que beaucoup de frère taxe de irja l'opposant sans que cela soit fondé et si tel est ton avis comment expliqué que la plupart des savants contemporains donnent l'impression d'allé dans le sens des frères qui s'opposent à toi dans ce sujet même si parfois je trouve irrespectueux la forme mais j'adhère en partie à leur position bien que je ne reste pas fermé sur le sujet et sans aucune prétention d'avoir cerné le sujet de façon exhaustive. Désolé frère pour toutes ces questions mais c'est avec un réel souci de compréhension des positions de chacun akhy alkarrim.

Qu’Allah nous accorde la réussite et nous préserve des mauvaises intentions, de l'orgueil et de l'arrogance

 

Quand je dis :

 

"en tenant compte des cas extrêmes qui garde ou qui ont une foi sans actes"

 

Il est possible que je me suis mal fait comprendre, je veux dire que la défintion large ne remet nullement en question le consensus sur le sujet, d'où la complexité de la chose, et quand bien même, certains savants se seraient trompés, ce à quoi je ne m'oppose absolument pas, cela ne fait pas d'eux des murjites, là, j'ai une approche purement méthodologique, non dogmatique !

 

Mon approche est la même pour n'importe quelle question sur laquelle règnent certains confusion comme l'explique à merveille ibn Taïmiya en disant :

 

Il incombe de regrouper toutes les paroles d’un même auteur sur le sujet qu’on lui reproche, et de s’enquérir de ses intentions

 

Ibn Taïmiya établit dans l’un de ses ouvrages qu’il n’est pas pertinent d’interpréter les paroles d’un auteur d’une autre façon que selon ses propres intentions.[1] Sinon, cela revient à mentir sur lui qu’on en ait conscience ou non. Pour mieux comprendre ses passages ambigus, il incombe de regrouper tout son discours ; c’est en tout cas, ce que réclame la rigueur scientifique.

 

Une démarche défaillante consisterait à lui donner tort d’emblée, sans chercher à lui offrir des circonstances atténuantes, à donner à ses paroles la meilleure interprétation possible et à les ramener à ses principes généraux. Il est plus pertinent de conjuguer entre ses discours que de pointer du doigt les passages où il semble s’être trompé.[2]

 

Or, cette démarche est valable à condition de ne pas connaitre les intentions de l’auteur, mais dès que c’est possible, elle n’a plus lieu. Ce serait faire preuve de laxisme que de chercher à s’en faire une bonne interprétation.[3]

 

Il est très dangereux de s’en tenir à un discours vague d’un imam pour définir sa tendance. C’est de cette façon que sont nées les pires tendances parmi les adeptes des quatre écoles.[4] Il est aussi très perfide de fouiner dans les opinions faibles des savants en vue soit de les adopter soit des les décrier.[5]

 

Il n’est pas pertinent non plus d’attribuer à un auteur les implications de son discours, sauf s’il l’assume lui-même, ou si des indices formels prêtent à le dire.[6] Comme il n’est pas pertinent de lui attribuer un discours qu’il a tenu pendant sa période de formation ou sur lequel il serait revenu dans ses derniers ouvrages.[7]

 

Un savant est même susceptible d’avoir deux discours tout aussi justes l’un que l’autre, sauf qu’il adapte ses réponses en fonction de ses interlocuteurs, de peur de les perturber.[8] Il peut tout bonnement avoir deux opinions à deux périodes différentes de sa vie et qu’il fait part à deux auditions différentes.[9]

 

La divergence nait souvent suite à un malentendu

 

Il est possible de mal se représenter le débat, en sachant que la vérité n’est pas forcément avec l’une des parties de la polémique, ou en d’autres termes qu’elle ne soit ni avec l’une ni avec ni l’autre, mais avec une troisième partie qui, elle, est extérieure au débat. Cependant, les deux parties en présence sont excusées pour leur erreur ou leur incompréhension, à condition de garder une intention saine. Le problème, c’est lorsque des ignorants s’en mêlent.[10] Ces derniers n’ont pas suivi le courant des choses ; ils n’ont pas en mains tous les éléments à même de leur donner un bon jugement ; ils se représentent mal la divergence, et beaucoup de détails leur en échappent. Ils poussent le ridicule jusqu’à prendre à partie leur adversaire, qui, pourtant, a le même discours que celui qu’ils défendent. Comme ils se font une bonne opinion de lui, ils lui donnent automatiquement raison. Ils trahissent ainsi qu’ils ont plus le souci de juger les personnes que leur discours.[11]

 

C’est pourquoi, il incombe pour s’initier dans ces polémiques de s’armer de deux outils indispensables :

-          une connaissance étendue des textes du Coran et de la sunna,

-          et une connaissance étendue du vocabulaire des uns et des autres avec l’objectif de les distinguer à la lumière des textes à même de trancher entre tous les litiges.[12]

La rigueur scientifique réclame de faire une étude exhaustive de toutes les opinions en vue de mettre en lumière celle qui est conforme à la vérité et aux textes.[13]

 

Chacune des parties en litige peut également mal se représenter les arguments de son adversaire. Avoir un avis différent ne signifie pas forcément qu’on ait tort, mais chacun prend une partie de la vérité. Ainsi, les uns et les autres ont raison sous un certain angle, mais le problème, c’est de rejeter la vérité qui se trouve chez l’autre.[14]

Il est possible également que chaque partie exprime mal son opinion ; il incombe donc d’entrer dans les détails pour en dégager la vérité.[15]

 

Il existe trois sortes d’opinions :

-          entièrement vraie,

-          entièrement fausse,

-          ni vraie ni fausse, ou vraie sous un certain angle et fausse sous un certain angle. Cette dernière sorte est malheureusement à l’origine de la plupart des divergences.

 

C’est la raison pour laquelle toute réfutation objective réclame de regarder deux choses :

-          L’opinion en elle-même,

-          Et le jugement que l’on porte sur cette opinion, et qui sera différent en fonction de la situation, du contexte, des détails que l’on en donne, et des personnes qui y adhèrent.[16]

 

Il est donc erroné d’avoir une position uniforme pour tous les cas rencontrés.[17]

 

La divergence peut avoir lieu plus sur la forme que sur le fond

 

Lorsque la divergence porte uniquement sur la forme, cela ne pose aucun problème, comme nous venons de le voir, bien qu’il incombe, par principe, de rester fidèle au vocabulaire coranique en vue de garder l’unité du groupe. Il existe deux sortes de divergence sur le fond ; l’une, qui ne pose aucun problème, est de type complémentaire, et l’autre est de type antonyme ou contradictoire. Dans ce cas, la vérité est du côté d’une seule partie.[18]

 

Il y a un paramètre extraordinaire à tenir compte lorsqu’on veut réfuter un traditionaliste ayant un discours ambigu touchant à une question subsidiaire et dont les dégâts sont limités à un petit nombre. Il incombe en effet d’éviter toute division entre traditionalistes à grande échelle, ce qui, en soi, est un mal bien plus grand que celui qu’on était censé vouloir enlever.[19]

 

Les erreurs des traditionalistes confortent les égarés dans leur égarement

 

Toute proportion gardée, les philosophes s’imaginaient que les ash’arites étaient les représentants légitimes de la dernière religion révélée. Ils profitèrent de leur faible bagage religieux et philosophique pour mettre à mal leurs principes, grâce à tes arguments rationnels imparables, mais aussi religieux. Ce qui eut pour résultat qu’ils campèrent davantage sur leurs idées. Ils pouvaient remercier indirectement les ash’arites qui avaient prêté leur flanc à leurs attaques acerbes.[20]

Parfois, les innovateurs profitent de l’incompétence de certains savants pour les entrainer dans leur égarement, et pour mieux injecter leur propagande.[21] Ils sont à l’affut du moindre faux pas pour jeter le discrédit sur eux. Leurs erreurs les confortent dans leur égarement,[22] surtout dans la mesure où ces mêmes traditionalistes n’ont pas la perspicacité suffisance pour les contrer.[23]

 

C’est pourquoi, il incombe de réfuter les égarés en ayant une connaissance parfaite de la sunna. Sinon, ils risquent d’ouvrir une porte sur les points où leur détracteur omet de la suivre, puis de s’en servir contre lui pour conforter leur égarement. Leur argument, même faux, devient plus consistant face à la faiblesse de leur adversaire qui pourtant est plus proche de la vérité.[24]

 

Wa Allah a’lam !

 

 

 

 

[1]Voir : el jawâb e-sahîh (4/44).

[2]Majmû’ el fatâwâ (6/61).

[3]Majmû’ el fatâwâ (6/61).

[4]Majmû’ el fatâwâ (6/61).

[5]El fatâwâ el kubrâ (2/226).

[6]Majmû’ el fatâwâ (29/41-42).

[7]Majmû’ el fatâwâ (11/137).

[8]Majmû’ el fatâwâ (6/60).

[9]Majmû’ el fatâwâ (29/40).

[10]E-sârim el maslûl (2/512).

[11]Minhâj e-sunna (2/474).

[12]Dar-u ta’ârudh el ‘aql wa e-naql (1/75).

[13]Majmû’ el fatâwâ (13/36smiley.

[14]Majmû’ el fatâwâ (12/114).

[15]E-tis’iniya (2/531-532).

[16]Majmû’ el fatâwâ (6/61).

[17]Majmû’ el fatâwâ (13/65) ; voir également : (6/61).

[18]Bayân talbîs el jahmiya (2/337-33smiley.

[19]Majmû’ el fatâwâ (6/505).

[20]Minhâj e-sunna (3/361-362).

[21]Voir : bayân talbîs el jahmiya (2/79-81).

[22]Majmû’ el fatâwâ(4/155).

[23]Majmû’ el fatâwâ(12/23).

[24]Dar-u ta’ârudh el ‘Aql wa e-Naql (6/210-211).