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Le seuil minimum de la foi

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Ensuite, pour les expressions :

 

Asl al iimaan :-qawl alqalb(tasdiiq wa aliqraar wa al3itiqad)

                         -a3mal alqalb(alqabuul,alinqiaad,al iltizaam,al khawf ,al raja,intibah etc…)

                        -Qawl allisaan :shahada

Far3 aliimaan : les actes (as salat,dou3a,siyaam,zakat etc….)

 

Oui, tu as raison fataha Allah 'aleika !

 

Ensuite :

 

1-Concernant les actes celui qui les abandonne totalement sort de l’islam(ijma3)

 

Oui, pour la règle générale, non pour les cas extrêmes, c'est comme l'expression l'exception n'échappe pas à la règle !

 

2-celui qui accompli tous les actes sauf  as salat est kaafir reste à déterminé si le kufr survient lors de son abandon totale ou partiel

 

 

C'est l'opinion de certains savants, comme sheikh ibn Baz et el 'Uthaïmin pas de Barrak !

 

3-celui qui accomplie salat et délaisse les autres piliers est-ce du kufr akbaar ?(je  sais juste que certains savant divergent sur az zakat mais je ne sais pas concernant les autres piliers)

 

 

Il y a divergence sur la chose, comme nous l'avons vu plus haut, mais l'opinion la plus juste est que ce n'est pas du kufr akbar !

 

4-Et le fait de faire certains actes obligatoires(même en dehors des piliers) même une fois avec une intention religieuse

 

C'est l'opinion de sheikh Salih al Sheikh, ou du moins, il l'a tolère, tout comme sheikh ibn Baz, cette opinion résout énormément de problème dans cette question, car certains assimilent jisn el 'amal aux 4 piliers

 

Ensuite, tu dis :

 

Est-ce que ceci résume les différentes positions des savant frère ??Et si ce n’est pas le cas peux-tu l’expliqué sous cette forme par soucis de compréhension .

 

 

Pour certains savants celui qui fait asl aliimaan et far3 alimaan et donne l’explication numéro 4 concernant les actes est considéré mourjia  par certains savant alors que toi frère tu dis que non ceci n’est pas du irja d’avoir cette position ???

 

 

En réponse : non, mais en même temps, c'est flou, les savants en question disent que celui cautionne une foi sans jisn el 'amal est un murjite !

 

Mais le problème est de savoir, c'est quoi jisn el 'amal, s'il est fait allusion à tous les actes, alors on revient à mon explication d'en dessus, soit, oui, en tant normal sans acte on ne peut avoir la foi, et dans les cas extrêmes il est possible d'avoir une foi sans actes !

 

Ensuite, si un traditionaliste dit qu'en temps normal on peut avoir une foi sans acte, nous disons qu'il s'est trompé et qu'il a commis une grave erreur, mais sans n'être un murjite, car il ne passe pas par le même raisonnement !

 

En outre, comme le disent les savants lazim el madhhab laisa bi madhhab, car sa parole sous-entend qu'il ne tient pas compte de l'interaction entre les paroles et les actes, mais comme nous l'avons vu avec la question de refuser de prier sous la menace de l'épée beaucoup de traditionalistes rejoignent cette opinion,

 

c'est ce qu'on appelle une erreur juz-i non kulli, or :

Shâtibî fait remarquer cette distinction dans les questions du tabdî’ entre les règles et les questions fondamentales (asl kulli) et les questions subsidiaires (juz-î min el juz-iyât). Il explique notamment que les divergences qui eurent lieu entre les Compagnons relevaient exclusivement du domaine de l’ijtihâd.[1] Plus loin, il précise qu’en multipliant les erreurs dans les questions subsidiaires à la manière des hérétiques, on est autant blâmable que celles commises dans les questions fondamentales.[2]

 

Juste avant cela, il parle du hadîth : « Quant à cette communauté, elle va se diviser en soixante-treize sectes ; toutes sont vouées à l’Enfer à l’exception d’une seule.

-          LaquelleMessager d’Allah, demandèrent les Compagnons ?

-          C’est la voie sur laquelle nous sommes mes Compagnons et moi. » » Rapporté par e-Tirmidhî.[3]

 

Il explique ensuite que la division en question ne concerne pas les questions subsidiaires à l’unanimité des savants.[4]

 

[1]El i’tisâm (2/177-17smiley.

[2]El i’tisâm (2/201).

[3]Rapporté par e-Tirmidhî (2641) qui a fait le commentaire suivant : « Ce hadîth est bon et singulier. » ; un autre hadîth-témoin vient le renforcer ; il est rapporté par Mu’âwiya chez Ahmed (16937), et Abû Dâwûd (4597), avec une chaine narrative jugée bonne ; il est rapporté également par Anas ibn Mâlik chez ibn Mâja (3993), avec une chaine narrative jugée potable ; il est enfin rapporté par ‘Awf ibn Mâlik chez ibn Mâja (3992) ; ainsi, en regard de toutes ses chaines narratives, il est considéré authentique.

[4]El i’tisâm (2/161-162).

 

 

Ensuite, tu dis :

 

Frère avant de continué j'aimerais déjà savoir si ce que j'ai dit est ta vison des choses ou pas et quel est pour toi l'avis juste et quel est le but de tes thread, est-ce nous faire accepter qu'il y une divergence au sein des savants et que beaucoup de frère taxe de irja l'opposant sans que cela soit fondé et si tel est ton avis comment expliqué que la plupart des savants contemporains donnent l'impression d'allé dans le sens des frères qui s'opposent à toi dans ce sujet même si parfois je trouve irrespectueux la forme mais j'adhère en partie à leur position bien que je ne reste pas fermé sur le sujet et sans aucune prétention d'avoir cerné le sujet de façon exhaustive. Désolé frère pour toutes ces questions mais c'est avec un réel souci de compréhension des positions de chacun akhy alkarrim.

 

En réponse :

 

Tu es en droit de te poser la question, tu me rends même service !

 

Je vais répondre de plusieurs façons !

 

1- La suite de l'article résout certains problèmes que les citations que j'ai apporté renferment, il en manque 3 parties, dont une que je posterais aujourd'hui in sha Allah !

 

2- Je cautionne l'idée que sans actes on ne peut prétendre à la foi, mais j'ai une approche relativiste, c'est même la tendance dont je me réclame en règle générale,et qui est le relativisme et le pragmatisme, et j'impute cette tendance à ibn Taïmiya

 

J'expliquerais cela peut-être un jour in sha Allah !

 

3- Je m'inscrit à porte à faux avec certains savants qui attribuent cela dans l'absolu à l'irja, il est plus correct de dire que cette opinion rejoint celle des murjites, avec les détails que cela implique, mais cela ne fait pas de leurs auteurs des murjites !

 

Quoi que je puisse comprendre la position de certains savants, bien qu'en même temps, elle ne soit pas binaire, ils ont une approche pédagogique, et cherche à fermer la porte à l'irja et au laxisme en général !

 

Moi, j'aborde un sujet scientifique de façon très froide, je ne suis pas en train de dire aux gens, ne faites plus rien, vous êtes musulmans !

 

J'ai la même approche avec le 'udhr bi el jahl et le hukm bi ghair ma anzala Allah, le but n'est pas de dire faites du shirk ou appliquer les lois séculaires !

 

mais j'aborde un sujet dans lequel certains traditionalistes sont pris à partie, le but est de reconcilier entre eux, en abordant le sujet d'un point de vue purement scientifique et froidement, en le sortant de tout contexte en dehors des accusations d'irja bien sûr, et de la mauvaise influence qu'il pourrait avoir sur les gens simples, wa Allah a'lam !

 

Ensuite, tu dis : Qu’Allah nous accorde la réussite et nous préserve des mauvaises intentions, de l'orgueil et de l'arrogance

 

En réponse :

 

Amin ! Qu'Allah te récompense pour ton noble comportement !

 

 

 

Le seuil minimum de la foi

(Partie 5)

 

L’interaction entre l’essence de la foi et sa partie subsidiaire

 

Ibn Taïmiya établit : « Les traditionalistes, parmi tous les Compagnons sans exception, leurs successeurs, les grandes références traditionalistes, les traditionnistes, l’ensemble des légistes et des soufis, à l’instar de Mâlik, e-Thawrî, el Awzâ’î, Hammâd ibn Zaïd, Shâfi’î, Ahmed, ibn Hanbal, etc. et les grands spécialistes parmi les partisans du kalâm, tous s’entendent à dire que la foi et la religion est composée des paroles et des actes…

 

Les commentateurs qui ont retranscrit leur tendance établissent qu’elle se partage en une essence et une partie subsidiaire ; celle-ci renferme des piliers, des éléments obligatoires moins importants que les piliers, et des éléments recommandés, au même titre que le pèlerinage et les rituels en général. »[1]

 

« La foi contient une essence qui se trouve dans le cœur et qui impose deux choses : la croyance, la reconnaissance et la connaissance du cœur ; c’est ce qu’on appelle la parole du cœur, comme le décrit el Junaïd ibn Mohammed : « Le tawhîd incarne la parole du cœur et le tawakkul (placer toute sa confiance en Allah ndt.) l’acte du cœur. »La parole et les actes du cœur sont indispensables, et, par voie de conséquence, la parole et les actes corporels. Les actes du cœur comme l’amour d’Allah et de Son Messager, la crainte révérencielle d’Allah, l’amour des choses aimées par Allah et Son Messager, et la haine de ce qu’ils détestent, la sincérité exclusive envers Allah l’Unique, tout comme le tawakkul, etc. Dans ce domaine entrent tous les actes du cœur imposés qu’Allah et Son Messager ont fait entrer dans la foi.

Or, le cœur en est l’essence, ce qui veut dire qu’en décelant la connaissance et la volonté, cela doit nécessairement se traduire dans les actes, car, il est impossible que le corps se désiste de ce que le cœur lui réclame. »[2]

 

« L’essence de la foi est la reconnaissance des enseignements divins que les messagers nous ont retransmis, et qui impose d’y croire et de s’y soumettre. Sans fournir cette essence, nul ne peut devenir croyant. »[3]

 

« La croyance du cœur est l’essence de la parole verbale, et l’acte du cœur est l’essence des actes corporels. »[4]

 

« Ces deux éléments sont indispensables à la foi : croire et aimer la vérité ; le premier relève de la parole du cœur et le second de l’acte du cœur. »[5]

« La croyance entraine la parole verbale et les actes du cœur entrainent les actes corporels, comme la prière, l’aumône, le jeûne, le pèlerinage, etc. »[6]

 

« Le croyant donne foi à Allah à travers son cœur et ses membres. Sa foi englobe le savoir et un état venant du cœur, soit la croyance et la soumission du cœur. Elle englobe également la parole verbale et les actes corporels, bien que son essence émane du cœur ou du cœur et de la langue. La croyance et la soumission (el islâm)à Allah lui sont donc indispensables ; le premier élément relève de la parole du cœur et le second de l’acte du cœur : c’est ce qui incarne la reconnaissance d’Allah…

 

En ajoutant à cela, la parole verbale et les actes corporels, c’est la preuve que les branches, qui impliquent la présence d’une essence, sont valables… »[7]

 

La différence entre la foi absolue et la foi dans l’absolu

 

‘Abd e-Rahmân ibn Hasan nous résume merveilleusement bien cette différence en s’inspirant probablement du discours d’ibn Taïmiya et de son élève ibn el Qaïyim.[8] Il nous apprend, en effet : « Si l’on sait que tant les actes extérieurs que les actes intérieurs entrent, au niveau de la religion, dans la définition de la foi, nous pouvons en déduire que tous les actes manquants, à condition qu’ils ne soient pas nécessaires à la foi, atténuent la foi parfaite imposée. » Ensuite, il donne des exemples de plusieurs hadîthdont : « Nul n’est croyant au moment de faire l’adultère... au moment de boire du vin, etc. » Puis, il enchaine : « La négation dans ces textes porte sur la foi parfaite imposée. Nous ne désignons pas leur auteur comme étant un croyant sans restriction, et en faisant abstraction de son péché et de son acte pervers. Nous disons donc qu’il est croyant pour la foi qu’il décèle, et pervers pour avoir commis un grand péché. Il est croyant en fonction des actes intérieurs et extérieurs qu’il a à son actif. De ce point de vue, il compte parmi les adeptes de la foi dans l’absolu…

 

Quant au croyant ayant une foi absolue et sans restriction, il n’est pas associé à un péché ni à un acte pervers ou autre. Il se distingue pour avoir fourni les obligations dans la mesure du possible, et pour avoir renoncé à tous les péchés. Il mérite en cela l’appellation de croyant sans restriction. C’est là qu’il faut trouver la différence entre le croyant dans l’absolu et le croyant absolu ; le second ne persiste pas à faire certains péchés, contrairement au premier qui est marqué par la récidive.

 

Cette explication que nous venons de donner est conforme au crédo traditionaliste faisant la distinction entre l’islâm et l’îmân, soit entre la foi dans l’absolu et la foi absolue ; la première désigne le musulman ayant l’essence de la foi indispensable pour entrer dans l’Islam, ou, en d’autres termes, indispensable pour avoir une foi valable. Elle correspond au plus bas degré de la religion dans la mesure où il persiste à faire des péchés ou qu’il délaisse ses obligations sans excuse valable. »[9] C’est ce qui nous amène au point suivant :

 

La différence entre la foi de départ et la foi obligatoire

 

Les anciens se partagent en trois tendances sur la relation entre l’islâm et l’îmân :

1-      Selon certains, ils sont synonymes. Dans cette catégorie, il faut compter Abû Nasr el Marwazî, el Bukhârî, ibn Hibbân, ibn Manda, ibn ‘abd el Barr qui l’impute à la plupart des légistes).

2-      Selon certains, l’islâm c’est la parole et l’imân les actes.

3-      D’autres, enfin, établissent qu’ils sont différents selon le découpage que le Prophète (r) en a fait dans le hadîth de Jibrîl (les six fondements de la foi en opposition aux cinq piliers de l’Islam, bien qu’ils ont le même sens quand ils ne sont pas cités dans le même contexte). Dans cette catégorie, nous avons el Hasan, ibn Sirîn, Shuraïk, ‘Abd e-Rahmân ibn Mahdî, Yahyâ ibn Ma’în, Muammal ibn Ihâb, Mâlik selon une annale, Qatâda, Dâwûd ibn Hind, e-Zuhrî, ibn Abî Dhi-b, Hammad ibn Zaïd, Ahmed, Abû Khaïthama, etc.[10]

 

Concernant la seconde opinion, ibn Abî Dhi-b disait que l’Islam c’est la parole et l’imân les actes,[11] même chose pour e-Zuhrî qui va jusqu’à imputer cette tendance ou presque aux anciens.[12] Et quand on demanda à l’Imâm Ahmed s’il partageait cette opinion, il se contenta de répondre que l’Islam et l’imân sont deux notions différentes.[13] Ailleurs, il la cautionne carrément.[14] El Qâdhî Abû Ya’lâ notamment rejoint cette tendance.[15]

 

En voulant réfuter cette opinion, Abû Nasr el Marwazî, qui, rappelons-le entre dans le premier groupe, fustige qu’il n’y a pas de différence entre celles-ci et celle des murjites prétendant que la foi est la reconnaissance (iqrâr) sans les actes.[16]

 

Ibn Taïmiya, qui rejoint le dernier groupe, explique pour la défense du second que l’Imâm Ahmed est l’auteur d’une autre version. Dans celle-ci, il stipule clairement que les actes intègrent « l’islam ». Par ailleurs, Sheïkh el Islâm tient à remettre les pendules à l’heure. Il souligne que la parole est le moyen d’entrer dans l’Islam, non, nuance, qu’elle représente tout l’Islam. Il va sans dire qu’en faisant allusion à tout l’Islam, ils se tromperaient littéralement. D’ailleurs, Ahmed condamne sévèrement qu’on désigne sous le terme de l’Islam quelqu’un qui ne fournit pas les actes. Ibn Rajab dit en substance la même chose.[17] La rigueur scientifique réclame qu’on mentionne toutes les paroles de l’Imâm pour se représenter sa tendance, ce que n’a pas fait Abû Nasr.[18]

 

Ainsi, il est faux de confiner l’Islam dans la parole, mais il est tout aussi faux de rendre synonyme l’islâm et l’îmân. Il est vrai qu’Abû Nasr est parvenu à réfuter la seconde opinion, mais la sienne n’en demeure pas moins faible.[19] E-Zuhrî parlait donc de l’Islam de départ non de l’Islam obligatoire, car, il est impossible que quelqu’un comme lui ne sache pas faire cette distinction.[20]

 

C'est pourquoi il y a une grande différence entre cette opinion et celle desmurjites. Ces tenants intègrent les actes dans la définition de la foi, et, à leurs, yeux, l’Islam, n’est qu’une partie de l’imân. Autrement dit, pour les traditionalistes, l’imân est meilleur que l’islâm, contrairement aux murjites qui pensent le contraire. Ces mêmes murjites s’imaginent également que les croyants sont égaux dans la foi ; ils ne font pas de différence entre les Compagnons et les plus grands débauchés. Ils ne conçoivent pas qu’un individu soit doté d’une foi faible, selon le principe de l’indivisibilité de la foi.[21]

 

Par ailleurs, quand on fit remarquer à l’Imâm Ahmed que les murjites également assument que l’Islam c’est la parole. La différence avec eux, rectifia-t-il, c’est qu’ils ne font pas de différence entre le musulman et le croyant ni entre les croyants entre eux, dans le sens où ils ont, à leurs yeux, tous le même niveau de foi, soit une foi parfaite.[22]

 

Ibn Taïmiya souligne qu’aucun Compagnon ni aucun de leurs successeurs et des anciens en général, n’a jamais soutenu la position d’Abû Nasr,[23] mais en même temps la divergence qui règne entre traditionalistes sur la question est purement sur la forme, car tous s’accordent à intégrer les actes dans la définition de la foi et à reconnaitre ses variations.

 

À suivre…

 

 

 

 

[1]Majmû’ el fatâwa(12/471).

[2]Majmû’ el fatâwa(7/186).

[3]Majmû’ el fatâwa(12/474).

[4]Majmû’ el fatâwa(13/234).

[5]Majmû’ el fatâwa(7/530).

[6]Majmû’ el fatâwa(7/672).

[7]Majmû’ el fatâwa(2/382).

[8]Voir notamment : Majmû’ el fatâwa (19/293), (12/47smiley et badâi’ el fawâid d’ibn el Qaïyim (4/17).

[9]E-durar e-saniya(1/200).

[10]Fath el Bârîd’ibn Rajab (1/121).

[11]Rapporté par el Khallâl dans e-sunna (n° 1076).

[12]Rapporté par el Khallâl dans e-sunna (n° 1076).

[13]Rapporté par el Khallâl dans e-sunna (n° 1091).

[14]Rapporté par el Khallâl dans e-sunna (n° 1089).

[15]Fath el Bârîd’ibn Rajab (1/11smiley.

[16]Ta’zhîm qadr e-salâtd’Abû Nasr el Marwazî (p. 349).

[17]Fath el Bârîd’ibn Rajab (1/192).

[18]Majmû’ el fatâwâ(7/370).

[19]Majmû’ el fatâwâ(7/370).

[20]Majmû’ el fatâwâ(7/415).

[21]Majmû’ el fatâwâ(7/379).

[22]Rapporté par el Khallâl dans e-sunna (n° 1077).

[23]Majmû’ el fatâwâ (7/365-366).

cryingça ne m'étonne pas du petit bouricot de le voir tronquer les textes 

comment va t-il essayer de sortir de ce dévoillement notre ami le jahmite matouridite!!!

mouwa1 a écrit :

cryingça ne m'étonne pas du petit bouricot de le voir tronquer les textes 

comment va t-il essayer de sortir de ce dévoillement notre ami le jahmite matouridite!!!

 

Si tu permets akhi el karim, c'est de reprendre votre discussion ailleurs, car, un commentaire posté sans désigner son auteur est à même d'installer la confusion !

 

En outre, j'invites mes frères en Islam d'éviter des termes comme bouricot, âne, etc.

 

J'en profite pour faire un petit rappel :

 

 

Le Seigneur révèle : (Les croyants sont des frères alors conciliez entre vos frères et craignez Dieu, ainsi bénéficierez-vous de Sa Miséricorde • Ô croyants ! Un clan d’hommes ne doit pas se moquer d’autres hommes car ils peuvent être meilleurs qu’eux, et un clan de femmes ne doit pas se moquer d’autres femmes car elles peuvent être meilleures qu’elles. Ne vous dénigrer pas et ne vous appelez pas par des sobriquets les uns les autres ; il est si vilain d’avoir un nom pervers après avoir embrasé la foi. Celui qui ne se repent pas fait vraiment partie des injustes. Ô croyants ! Évitez bon nombre de suspicions car certaines suspicions sont des péchés ; ne vous épiez pas et ne médisez pas les uns sur les autres ; plairait-il à l’un d’entre vous de manger la chair du cadavre de son frère ; cela vous serait plutôt répugnant alors craignez Dieu et sachez qu’Allah est Absoluteur et Tout Miséricordieux).[1]

 

Ibn Kathîr a expliqué en exégèse à ce Verset : (Les croyants sont des frères)c’est-à-dire qu’ils sont tous frères en religion comme le Messager d’Allah (r) l’a déclaré : « Le musulman est le frère du musulman ; il n’est ni injuste envers lui ni il ne le trahit. »[2] D’après le recueil e-Sahîh, il (r) a ditégalement : «Les croyants dans leur affection, leur miséricorde, et leur compassion réciproques, sont comme un seul corps ; si un membre se plaint, c’est tout le corps qui souffre de fièvre et d’insomnie. » Il (r) a ensuite entrecroisé les doigts pour l’exprimer.

 

Selon ibn ‘Omar (t), le Messager d’Allah (r) a dit : « Le musulman est le frère du musulman ; il n’est ni injuste envers lui ni il ne le trahit. Allah vient en aide à quiconque vient en aide à son frère, et Allah soulagera d’un ennui le Jour de la Résurrection à quiconque soulage un musulman d’un ennui sur terre. Allah dissimulera les fautes le Jour de la Résurrection à quiconque dissimule les fautes d’un musulman sur terre. »[3] Le musulman n’est pas injuste envers son frère dans le sens où il ne le lèse pas dans ses biens ou dans ses droits, et où il ne porte pas atteinte à sa personne. Il ne le trahit pas en le livrant à son ennemi ou à son rival afin qu’il attente à sa personne en sa présence ou en son absence, et en ne lui portant pas secours.

 

Le Hadith signifie donc que les musulmans sont des frères et des associés solidaires les uns les autres et ils se complètent les uns les autres afin de consolider et d’achever l’édifice. « Les croyants sont comme un édifice les uns envers les autres ; Ils se consolident les uns les autres. »[4] Se rendre utile aux musulmans est un acte de dévotion au Seigneur ; à partir de là il est interdit d’être injuste envers son frère et de l’abandonner entre les mains des injustes et de leurs acolytes. L’esprit fraternel commande ainsi de venir en aide aussi bien à l’injuste qu’à la personne victime d’une injustice.Selon Anas, le Messager d’Allah (r) a dit : « Viens en aide à ton frère qu’il soit injuste ou victime d’une injustice.

-                   Cher Messager d’Allah ! s’exclama l’un des présents, je peux bien venir en aide à une victime mais comment venir en aide à un injuste ?

-                   L’empêcher –ou lui interdire – de mal agir a-t-il expliqué, c’est lui venir en aide. »[5]

 

Selon e-Nu’mân ibn Bashîr (t), le Messager d’Allah (r) a dit : «Les croyants dans leur affection, leur miséricorde, et leur compassion réciproques, sont comme un seul corps ; si un membre se plaint, c’est tout le corps qui souffre de fièvre et d’insomnie. »[6] La miséricorde réciproque signifie que les croyants sont miséricordieux les uns envers les autres en étant solidaires dans le bien et la piété comme le recommande le Verset : (Entraidez-vous à la piété et à faire le bien et ne vous entraidez pas au péché et à faire le mal). Ibn el Qaïyam a expliqué : « Cela signifie que la vie en communauté et les rencontres doivent être basées sur l’entraide à la piété et à faire le bien. Chacun doit aider son prochain à y contribuer au niveau du savoir et des actes. »

 

(alors conciliez entre vos  frères) : Autrement dit entre les deux parties qui s’entretuent. E-Shawkânî a donné l’explication suivante : « Cela concerne tout musulman qui se dispute et qui s’entretue avec son frère. Si le verset concerne deux personnes opposées, cela exprime qu’il incombe d’autant plus de concilier entre les parties adversaires dont le nombre est supérieur à deux. »[7] (et craignez Dieu) :C’est-à-dire dans toutes vos affaires. (ainsi bénéficierez-vous de Sa Miséricorde) : Allah (I) confirme que Sa Miséricorde embrasse tous ceux qui Le craignent.

 

(Ô croyants ! Un clan d’hommes ne doit pas se moquer d’autres hommes car ils peuvent être meilleurs qu’eux, et un clan de femmes ne doit pas se moquer d’autres femmes car elles peuvent être meilleures qu’elles) : Allah (I) interdit de se moquer des autres, autrement dit de les mépriser et de les tourner en dérision comme le Messager (r) l’affirme de source certifiée :« L’orgueil correspond à  contester la vérité et à mépriser les hommes. »[8] Il est donc interdit de dédaigner et de faire preuve de dédain envers quiconque ; il est possible que la personne que l’on méprise soit plus honorable auprès d’Allah (I). Par ailleurs, le Seigneur interdit de s’injurier les uns les autres et de se donner des mauvais surnoms qui ne sont pas agréables à entendre pour la personne concernée. (il est vilain d’avoir un nom pervers après avoir embrasé la foi) :c’est pourquoi, Allah a qualifié le fautif de pervers. Selon Abû Huraïra (t), le Prophète (r) a dit : « Il suffit pour être mauvais, de mépriser son frère musulman. »[9] Au sujet de ce Verset, el Baghawî  a commenté : « Ne faites pas de la médisance les uns sur les autres et ne vous injuriez pas les uns les autres. »[10] (Ne vous dénigrer pas les uns les autres) : ne vous injurier pas les uns les autres. Selon ‘Abd Allah, le Prophète (r) a dit : « Le croyant n’est pas injurieux, pervers, grossier, et il n’est pas porté à maudire. »[11] Selon Mujâhid, ibn ‘Abbâs a dit : « Si tu veux parler des défauts de ton prochain, parles d’abord des tiens. »[12]

 

(ne vous donnez pas des sobriquets les uns les autres) :cela consiste à donner un surnom à quelqu’un ou selon ‘Ikrima à appeler son frère : « Hé pervers ! Hé hypocrite ! Hé mécréant ! » D’après el Hasan, pour interpeller un Juif ou un chrétien converti à l’Islam les gens s’écriaient : « Hé Juif ! Hé chrétien ! » La révélation est alors venue bannir cette pratique. Pour ‘Ata, un sobriquet correspond à toute désignation qui consiste à exclure ton frère de la religion, comme par exemple : « Hé chien ! Hé âne ! Hé porc ! »

Or, Allah a interdit toute forme de préjudice à travers le Verset : (Ceux qui font du tord  aux croyants et aux croyantes alors qu’ils n’ont rien fait, sont les auteurs d’une calomnie et d’une faute évidente).[13] Allah (I) nous informe que d’imputer aux croyantes et aux croyantes ce dont ils sont innocents dans le but de les dénigrer et de les mépriser, c’est commettre une énorme calomnie et un péché terrible par-là même.

 

Selon ibn Mas’ûd (t), le Messager d’Allah (r) a déclaré : « Injurier le musulman c’est de la perversion tandis que le tuer c’est de la mécréance. »[14] La perversion correspond à transgresser l’autorité d’Allah et du Messager. Au regard de la religion, c’est pire que la simple désobéissance. Injurier c’est insulter quelqu'un et dire du mal de lui. Selon Hakîm ibn Sa’d, j’ai entendu dire ‘Alî : « Ne soyez pas prompts à répandre les nouvelles et à ne soyez pas indiscrets car vous allez bientôt rencontrer des malheurs et des troubles terribles. »[15] Il fait allusion au fait de répandre la débauche et de ne pas s’empêcher de trahir et de divulguer les secrets les plus intimes, en se mêlant de la vie privée des autres.[16]

Selon ‘Iyâdh ibn Himâr, le Messager d’Allah (r) a déclaré : « Allah m’a révélé : soyez humbles de façon à ce que personne ne s’acharne sur son frère ou ne se montre supérieur à lui.

-                   Cher Messager d’Allah ! Ai-je demandé, vois-tu si quelqu’un m’insulte ou cherche à m’abaisser devant tout le monde, m’est-il permis de lui répondre ?

-                   Les personnes qui se rendent les insultes sont des démons qui se font des assauts réciproques et qui se lancent des mensonges. »[17]

 

Les assauts réciproques correspondent à des offenses verbales au cours desquelles chacun accuse son adversaire à tord.[18] (Celui qui ne se repent pas fait vraiment partie des injustes) : pour avoir transgressé les interdits d’Allah et avoir refuser de se repentir.

 

(Ô croyants ! Évitez bon nombre de suspicions car certaines suspicions sont des péchés) : à travers ce Verset, Allah (I) enjoint à Ses serviteurs croyants d’éviter bon nombre de suspicions qui correspondent aux accusations non fondées et à suspecter sans raison sa famille (son épouse), ses proches, et les gens en général. Le fait est que certaines de ses suspicions sont des péchés purs. ‘Omar (r) ibn el Khattâb aurait dit : « Tu dois te faire une bonne opinion de la parole de ton frère croyant dans la mesure où il est possible de l’interpréter en bien. » selon ‘Abd Allah (t) son fils : « J’ai entendu dire le Prophète (r) alors qu’il tournait autour de la Ka’ba : tu es si pure ! Ton parfum est si pur ! Tu es si illustre ! Et tellement sacré ! Mais par Celui qui détient l’âme de Mohammed entre Ses Mains ! Le croyant est encore plus sacré auprès d’Allah (I) que toi au niveau de ses biens et de son sang ; il faut se faire uniquement une bonne opinion de lui. »[19]

 

Selon Abû Huraïra, le Messager d’Allah (r) a déclaré : « Méfiez-vous de la suspicion car la suspicion est le pire des mensonges. Ne vous abusez pas (dans vos transactions), ne vous enviez pas, ne vous haïssez pas, ne vous rivalisez pas les uns les autres, et ne complotez pas les uns contre les autres. Soyez plutôt des frères ô serviteurs d’Allah ! »[20]

 

Sufiân e-Thawrî a dit : « Il y a deux sortes de suspicions ; l’une d’entre elles qui consiste à faire état de ses impressions est un péché ; l’autre qui consiste à ne pas en faire état n’est pas un péché. »(car certaines suspicions sont des péchés) : E-Shawkânî a commenté à ce sujet : « C’est la raison pour laquelle il fut enjoint précédemment d’éviter bon nombre de suspicions car certaines d’entre elles consistent tout simplement à se faire une mauvaise opinion des gens biens. »[21]

[1]Les appartements ; 10-11

[2]Hadithauthentique.

[3]Rapporté par el Bukhârî (2442) et Muslim.

[4]Rapporté par Muslim (652smiley, selon Abû Musa.

[5]Rapporté par el Boukhârî (5/9smiley.

[6]Rapporté par el Bukhârî (6011) et Muslim (6529).

[7]Fath el Qadîr.

[8]Rapporté par Muslim (91), selon ibn Mas’ûd.

[9]Rapporté par Muslim (2564).

[10]TAfsîr el Bawawî.

[11]Hadithauthentique ; voir :Silsilat el Ahâdîth e-Sahîha de l’Albânî (320).

[12]Ce Hadith cité par ibn Kathîr dans son exégèse a été jugé faible par Sheïkh el Albânî ; voir : el Adab el Mufrad (32smiley.

[13]Les coalisés ; 58

[14]Rapporté par el Bukhârî (4smiley et Muslim (21smiley.

[15]La chaine narrative de cette annale est authentique ; voir : el Adab el Mufrad de Sheïkh el Albânî (p. 117).

[16]Voir : el Adab el Mufrad (p. 117).

[17]Hadithauthentique ; voir : Silsilat el Ahâdîth e-Sahîha (570).

[18]Silsilat el Ahâdîth e-Sahîha (570).

[19]Rapporté par ibn Mâja ; Sheïkh el Albânîconsidère qu’il est authentique en regard des autres Hadithqui viennent le consolider ; voir : Sahîh e-Targhîb wa e-Tarhîb(2/630).

[20]Hadithauthentique ; voir : Sahîh el Jâmi’ (2679).

[21]Voir : Fath el Qadîr.

تقي الدين السني a écrit :

citizenkan a écrit :

 

Taqi e-Din, j'avais fermé les yeux sur les deux textes tronqués que tu utilises, mais non seulement, tu n'as pas la décence de te faire tout petit, mais, en plus de cela, tu cherches à sortir par la grande porte !

 

wa Allah el musta'en !

 

Voici ce que je t'ai réservé :

 

http://www.planete-islam.com/showthread.php?50770-La-place-des-actes-dan...

 

Notre ami Taqi e-Din utilise dans un autre forum deux textes tronqués que je mets ici :

http://mejliss.com/2012/07/09/le-seu...imum-de-la-foi

Voici pour le premier :

جامع العلوم والحكم:1/93 تحت حديث عمر رضي الله عنه بني الإسلام على خمس:"فإن النبي صلى الله عليه وسلم جعل هذه الخمس دعائم الإسلام ومبانيه ، وفسّر بها الإسلام في حديث جبريل ، وفي حديث طلحة بن عبيد الله الذي فيه : أن أعرابياً سأل النبي صلى الله عليه وسلم ففسّره له بهذه الخمس ، ومع هذا فالمخالفون في الإيمان يقولون : لو زال من الإسلام خصلة واحدة أو أربع خصال سوى الشهادتين ، لم يخرج بذلك من الإسلام

Voici pour le second :

l'imam soufiane ibn ouyayna a dit :

المرجئة سموا ترك الفرائض ذنباً بمنزلة ركوب المحارم وليس سواءً لأن ركوب المحارم متعمداً من غير استحلال معصية، وترك الفرائض من غير جهلٍ ولا عُذْر كُفْر

Quoi que, contrairement à lui, je ne l'accuse pas de tronquer les textes, car il n'a fait que reprendre ce qu'il a trouvé sur le net !

Malheureusement, beaucoup de ceux qui écrivent sur ce sujet se font passer ces deux textes et tant d'autres de ce genre, comme par exemple, 'Isam Sinani, qu'Abd el Qadir 95 a utilisé plusieurs fois !

Ainsi, avoir la vérité est une chose, l'établir par des moyens détournés et, parfois même complétement faux, en est une autre !

Moi, mon approche est plus méthodologique que dogmatique,

wa Allah el musta'en !

j'avais pas vu ca !!!!

avec tout les nombres de tes copiés collés c'est un peu normale ! d'ailleur c'est meme ton but !!

 

ou est ce que tu as vu un tonquage  ??????

 

voici pour ibn ouyayna "souligné"  :

وعن ابن مسعود أن تارك الزكاة ليس بمسلم ، وعن أحمد رواية : أن ترك الصلاة والزكاة خاصة كفر دون الصيام والحج . وقال ابن عيينة : المرجئة سموا ترك الفرائض ذنبا بمنزلة ركوب المحارم ، وليس سواء ، لأن ركوب المحارم متعمدا من غير استحلال معصية ، وترك الفرائض من غير جهل ولا عذر هو كفر وبيان ذلك في أمر إبليس وعلماء اليهود الذين أقروا بنعت النبي صلى الله عليه وسلم بلسانهم ، ولم يعملوا بشرائعه . [ ص: 149 ] وقد استدل أحمد وإسحاق على كفر تارك الصلاة بكفر إبليس بترك السجود لآدم ، وترك السجود لله أعظم . وفي " صحيحمسلم عن أبي هريرة ، عن النبي صلى الله عليه وسلم ، قال : إذا قرأ ابن آدم السجدة فسجد ، اعتزل إبليس يبكي ويقول : يا ويلي أمر ابن آدم بالسجود ، فسجد فله الجنة ، وأمرت بالسجود فأبيت فلي النار . 

http://www.islamweb.net/newlibrary/display_book.php?flag=1&bk_no=81&ID=16

 

ou est le toronquage ??????

 

 

et voici pour l'autre passage :

فَإِنَّ النَّبِيَّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ جَعَلَ هَذِهِ الْخَمْسَ دَعَائِمَ الْإِسْلَامِ وَمَبَانِيهِ ، وَفَسَّرَ بِهَا الْإِسْلَامَ فِي حَدِيثِ جِبْرِيلَ ، وَفِي حَدِيثِ طَلْحَةَ بْنِ عُبَيْدِ اللَّهِ الَّذِي فِيهِ أَنَّ أَعْرَابِيًّا سَأَلَ النَّبِيَّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ عَنِ الْإِسْلَامِ ، فَفَسَّرَهُ لَهُ بِهَذِهِ الْخَمْسِ وَمَعَ هَذَا فَالْمُخَالِفُونَ فِي الْإِيمَانِ يَقُولُونَ : لَوْ زَالَ مِنَ الْإِسْلَامِ خَصْلَةٌ وَاحِدَةٌ ، أَوْ أَرْبَعُ خِصَالٍ سِوَى الشَّهَادَتَيْنِ

http://www.islamweb.net/newlibrary/display_book.php?flag=1&bk_no=81&ID=16

 

ou est le tronquage ??????????????????,

 

tu nous avais deja montré que tu ne savais meme pas ce que veut (tronqué) avec la répllique du comité permanent a ali hasan al halabi mais la tu as atteint le record

 

tronuqer un texte c'est quand on coupe une partie , et que cette partie qu'on coupe fait perdre au texte son sens de sorte a ce que ce texte soi manipulé

et c'est ca  touts tes copiés collés contiennet des textes tronqués , dans tes copiés collés c'est meme pire que ca on trouve des interpretations mensongére compltement contraire a ce que dit le sens apprent du texte  et pour toi ceci n'est , mais quand lme texte ne pered pas son sens ceci pour toi ceci est un tronquage , et biensur parce que son sens n'est pas falcifié pour qu'il soit conforme a ton hérésie !!!

 

sinon ici tu as de la chance que le ridicule ne tue pas parce qu'il ya deux points et des guimets indecision

جامع العلوم والحكم:1/93 تحت حديث عمر رضي الله عنه بني الإسلام على خمس:"فإن النبي 

 

 

mais bon je comprend ton déséspoire , je comprend oui mais ca ne veut en auccun cas dire que je le cautione , car c'est a toi de te liberer de la passion et de l"hérésie et non pas d'essayer de lui trouver des pretextes et des justificatifs en papier carton .

 

Mise en garde contre les traductions falacieuses d'un précheur a l'irja"

 

 

ou est le toronquage ??????

 

Ici,

 

وبيان ذلك في أمر إبليس وعلماء اليهود الذين أقروا بنعت النبي صلى الله عليه وسلم بلسانهم ، ولم يعملوا بشرائعه

 

Il incombe de distinguer entre le tark el mujarrad et l'imtina', c'est exactement ce qu'à fait e-Dawsari, alors ai la décence de le reconnaitre !

 

Si tu veux, je te referais la démonstration !

 

 

 

 

Pour le second texte

 

ou est le tronquage ??????????????????,

 

Ici !

 

 

 

Je t'ai expliqué précédemment :

 

Ensuite, je ne voudrais pas remettre en cause ta compréhension, car, contrairement à nous, tu es arabophone, mais ibn Rajab n'est pas en train de mettre au même niveau niveau tark e-tawhid aw tark el arkan el islam !

 

Je pense que tu es d'accord avec moi sur ce point, mais il donne les différentes hypothèses possibles, mais, en même temps, il tolère la divergence, comme je te l'ai mis plus, regarde :

 

il explique en commentaire au hadith « L’Islam est fondé sur cinq piliers… » : « En faisant disparaitre ces cinq piliers, l’édifice s’écroule, ou ne serait-ce que son pilier le plus grand, les deux attestations de foi ; toute annulation de l’Islam les remet littéralement en cause. Il règne la divergence entre savants sur la disparation des quatre autres piliers (prière, aumône, jeûne, pèlerinage) ; garde-t-on ou non le nom de croyant en les perdant tous ou ne serait-ce que l’un d’entre eux ? Doit-on distinguer entre la prière et les autres piliers, en disant que sans la prière, on perd également la foi ? Doit-on ajouter plus particulièrement l’aumône à la prière pour considérer l’absence totale de la foi ? Il existe une divergence notoire sur la chose entre savants, et toutes ces opinions sont imputées à l’ImâmAhmed »

 

Ensuite, pour le dernier passage disant qu'il impute aux murjites tark el mabani, dans son expression el mukhalifun, mais, encore une fois, je suis désolé, mais ce texte est tronqué, mais rassure-toi, je ne t'accuse pas de tronquer les textes, car je sais que tu prends ces textes sur le net !

si tu reviens juste au passage que tu n'as pas mis, il est en train de réfuter la croyance murjite selon laquelle en enlevant une partie d'un tout, il perd son nom, en réfutation il dit justement : :"فإن النبي صلى الله عليه وسلم جعل هذه الخمس دعائم الإسلام ومبانيه ، وفسّر بها الإسلام في حديث جبريل ، وفي حديث طلحة بن عبيد الله الذي فيه : أن أعرابياً سأل النبي صلى الله عليه وسلم ففسّره له بهذه الخمس ، ومع هذا فالمخالفون في الإيمان يقولون : لو زال من الإسلام خصلة واحدة أو أربع خصال سوى الشهادتين ، لم يخرج بذلك من الإسلام

 

Ensuite, le passage que je viens de te remettre juste en haut est suffisamment explicite sur la chose,

 

J'ajoute qu'ibn Hajar a fait le commentaire suivant au même hadith, ce qui répond à la shubha des murjites :

 

il explique en commentaire au hadith « L’Islam est fondé sur cinq piliers… » : « … S’il est dit que les quatre piliers en question sont fondés sur l’attestation de foi, étant donné qu’ils ne sont valables qu’à partir de sa prononciation, alors comment peut-on désigner sous une même appellation deux éléments, alors que l’un est pourtant fondé sur l’autre ?

Nous disons, en réponse, qu’il est possible d’édifier un élément sur un autre, mais dont l’ensemble dépend d’un élément extérieur.

S’il est dit, mais la fondation est forcément différente des piliers qui la soutienne.

Nous répondons qu’un ensemble n’est pas de même nature que les unités qui le composent. Par exemple, une tente en peau de chèvre montée sur cinq pieds dont le plus grand se tient au milieu et les quatre autres autours. Tant que le pilier du milieu reste debout, elle garde son nom de tente, quand bien même les autres tombaient un à un. Dès que le plus grand tombe, elle perd son nom ; par rapport à cela, on peut dire que les éléments d’une construction assemblés ensemble ne sera pas vu pareil que quand ils sont séparés des uns des autres. Nous pouvons dire la même chose pour le pilier fondateur par rapport aux autres piliers. Le premier est la base ou l’essence, tandis que les autres sont les finitions qui complètent la fondation. »[1]

 

 

[1]Fath el Bârî(1/72).

 

 

 

وبيان ذلك في أمر إبليس وعلماء اليهود الذين أقروا بنعت النبي صلى الله عليه وسلم بلسانهم ، ولم يعملوا بشرائعه

 

 

 

Ensuite, tu dis :

 

tronuqer un texte c'est quand on coupe une partie , et que cette partie qu'on coupe fait perdre au texte son sens de sorte a ce que ce texte soi manipulé

 

 

En réponse, c'est exactement ce que tu as fait, ou plutôt, ce que l'auteur de ces textes a fait, comme je te le démontrer plus haut, et tu le sais, mais cela te démanges, donc tu as besoin de t'en tirer par la grande porte sans abandonner le forum pendant trois jours !

 

Ensuite, tu dis :

 

sinon ici tu as de la chance que le ridicule ne tue pas parce qu'il ya deux points et des guimets indecision

جامع العلوم والحكم:1/93 تحت حديث عمر رضي الله عنه بني الإسلام على خمس:"فإن النبي
 

 

Cela ne rachète rien, et tu le sais, et à chaque fois qu'on mettait deux points et des guimets pour justifier qu'on a rien tronqué, il n'y aurait aucun texte tronqué !

 

 

Ensuite, tu dis :

 

mais bon je comprend ton déséspoire , je comprend oui mais ca ne veut en auccun cas dire que je le cautione , car c'est a toi de te liberer de la passion et de l"hérésie et non pas d'essayer de lui trouver des pretextes et des justificatifs en papier carton .

 

Mise en garde contre les traductions falacieuses d'un précheur a l'irja"

 

 

En réponse :

 

tu as de la chance que le ridicule ne tue pas parce qu'il ya deux points et des guimets indecision

 

J'ajoute ici que j'ai expliqué toutes ces choses grâce à Dieu, moi, contrairement aux deux textes que tu as ramenés, cela ne change à rien au texte,

 

En voici la démonstration (j'ai rajouté la partie manquante en sachant que cela ne change rien) :

 

 

Sheïkh ibn Bâz l’avait bien compris et faisait preuve d’une précision extraordinaire en distinguant entre les actes qui relèvent du shart sihha comme la prière (en sachant qu’il existe une divergence sur la question), et ceux qui touchent à la foi parfaite imposée, comme les autres actes.[1] Quand on lui posa la question : « Selon certains savants, celui qui délaisse (tark)les actes extérieurs, tout en fournissant l’attestation de foi, et l’essence de la foi émanant du cœur (asl el imân el qalbî) reste musulman. Est-ce qu’ils sont des murjites ? »

Voici quelle fut sa réponse : « Non, ce sont des traditionalistes ! Selon l’opinion la plus juste qui est imputée à certains savants, l’abandon du jeûne, de l’aumône et du pèlerinage est un péché énorme, mais qui ne fait pas sortir de la religion. Pour d’autres, il relève de la grande mécréance. Pour la prière, celui qui la délaisse sciemment, est un mécréant, selon l’opinion la plus juste, mais pour les autres piliers, il commet une mécréance qui ne fait pas sortir de la religion, soit un grand péché… »[2]

 

On lui posa juste après la question suivante : « Sheïkh ! Par rapport à la réponse précédente, certains en ont compris qu’en prononçant l’attestation de foi sans faire d’actes, on a une foi faible. Est-ce que cette compréhension est bonne ? »

 

En réponse : « Oui. En vouant l’unicité sincère et exclusive à Allah, et en donnant foi au Messager d’Allah (r), mais sans verser l’aumône, ni faire le jeûne ni le pèlerinage dans la mesure du possible, on est un désobéissant ayant commis un grand péché et passible d’entrer en Enfer. On ne devient pas pour autant un mécréant, selon l’opinion la plus juste des savants. En revanche, celui qui délaisse sciemment la prière est un mécréant, selon l’opinion la plus juste. »[3]

 

Dans une autre fatwa, le Sheïkh associe sa voix à lalajna dâima (fatwa n° 1727) à laquelle on posa la question suivante : « Le cas de quelqu’un qui dit : lâ ilâh illâ Allah Mohammed Rasûl Allah, mais sans procurer les quatre piliers (la prière, l’aumône, le jeûne, et le pèlerinage)ni les autres actes réclamés par la religion musulmane ; est-ce qu’il aura droit à l’intercession du Prophète (r)le Jour de la résurrection, de façon à ce qu’il échappe à l’Enfer, ne serait-ce qu’une période limitée ? »

 

Voici qu’elle fut la réponse : « Celui qui dit : lâ ilâh illâ Allah Mohammed Rasûl Allah, mais qui délaisse les quatre piliers (la prière, l’aumône, le jeûne, et le pèlerinage) en reniant l’aspect obligatoire ne serait-ce que de l’un d’entre eux est un apostat – après avoir été prévenu – à qui on somme de se repentir. S’il s’y soumet, son repentir sera accepté, et il aura droit à l’intercession le Jour de la résurrection, à condition qu’il meure musulman.

 

Néanmoins, s’il s’entête à les renier, il sera mis à mort par les pouvoirs publics pour apostasie, et il n’aura pas le droit, dans ce cas, à l’intercession du Prophète (r)ni de personne d’autre. L’abandon de la prière à lui tout seul, même mu par la fainéantise et la négligence, relève de la grande mécréance qui fait sortir de la religion, selon l’opinion la plus juste des savants. Que dire alors si on associe à cela, l’abandon des autres piliers ? On sera, à fortiori, privé de toute intercession, en restant ainsi jusqu’à la mort.

 

Pour certains savants, l’abandon de ses piliers relève de la mécréance mineure (kufr ‘amali)qui ne fait pas sortir du cercle des musulmans. ces derniers estiment que le fautif jouira de l’intercession, bien qu’il commet des grands péchés, à condition, bien sûr, qu’il meure musulman. »

 

Le Comité permanent de la Fatwa et de la recherche

 

Président :‘Abd el ‘Azîz ibn Bâz

Vice-président :‘Abd e-Razzâq ‘Afîfî

Membre :‘Abd Allah Qu’ûd

Membre :‘Abd Allah el Ghudayân

[1]Voir : aqwâl dhawî el ‘irfân du D. ‘Isâm e-Sinânî (p. 146), et mukhâlafât fî fath el Bârî d’Abd el ‘Azîz e-Shibl (p. 2smiley.

[2]Hiwâr hawl masâil e-takfîr

[3]Hiwâr hawl masâil e-takfîr

 

 

 

 

 

 

 

Ce texte d'ibn Baz est encore plus éloquent !

 

Je te le mets en entier et en arabe, sans tronquage ni falsification pour couper à tes revendications :

 

 

الشيخ عبد العزيز بن باز -رحمه الله-:

 

" قال السائل: سماحة الوالد الكريم هل نلقي عليكم بعض الأسئلة لعل الله ينفع بها المسلمين في أقاصي الأرض وسوف تنشر إنشاء الله في مجلة البصائر التي تصدر من مركز تلبور في هولندا.

 

السؤال: هل القول بأن الأعمال شرط لصحة الإيمان ،وقبول الإسلام قول الخوارج أم قول أهل السنة والجماعة؟

 

قال الشيخ- رحمه الله-: بسم الله الرحمن الرحيم الحمد لله وصلى الله وسلم على رسول الله وعلى آله وصحبه ومن اهتدى بهداه. أما بعد،،، هذا القول فيه تفصيل، هذا السؤال جوابه فيه تفصيل: أهل السنة والجماعة يرون أن الأعمال مكملات للإيمان ومن تمام الإيمان لكن الصلاة فيها الخلاف المشهوربين العلماء والأرجح أن تركها كفر أكبر لقول النبي صلى الله عليه وسلم: «بين الرجل وبين الكفر ترك الصلاة» أخرجه مسلم في الصحيح، ولقوله صلى الله عليه وسلم: «العهد الذي بيننا وبينهم الصلاة فمن تركها فقد كفر» أخرجه الإمام أحمد وأهل السنن بإسناد صحيح عن بريدة رضي الله عنه، ولقوله صلى الله عليه وسلم في الإسلام: «وعموده الصلاة». ثم الإيمان أعماله كثيرة فمن أعمال الإيمان شهادة أن لا إله إلا الله وأن محمداً رسول الله فمن لم يشهد أن لاإله إلا الله وأن محمداً رسول الله فهو كافر كفراً أكبر. ومن أعمال الإيمان السجودلله وعدم السجود لغيره، فمن سجد لله فهذا إيمان ومن سجد لغيره من الأصنام وأصحاب القبور صار شركاً أكبر، وهكذا من اعتقد أنهم يشفعون بدعائه إياهم واستغاثته بهم ونذره لهم، هذا شرك أكبر هذه أعمال شركية. أما الصوم والزكاة هي من كمال الإيمان،وهي أركان من أركان الإسلام وهكذا الحج لكنها لا تنافي الإيمان،فلو ترك الحج مع الاستطاعة يكون معصية، أو لم يصم يكون معصية، أو لم يزك يكون معصية كبيرة من كبائرالذنوب فالمقام مقام تفصيل وهكذا الزنا معصية لا يكفر بها لكن يكون ناقص الإيمان وهكذا شرب الخمر معصية وصاحبه ناقص الإيمان، يكون إيمانه ناقصاً وهكذا مع المعاصي الأخرى، كالغيبة والنميمة وعقوق الوالدين، لا يكون كافراً يكون ناقص الإيمان، مسلم مؤمن ناقص الإيمان عاص.

 

قال السائل:إذاًنستفيد إن الأعمال الواجبة من زكاة وغيرها هي من كمال الإيمان؟.

 

قال الشيخ: من تمام الإيمان.

 

قال السائل:من تمامه، وأما الشركيات التي نص عليها الشارع فهي ناقضة للإيمان؟.

 

الشيخ: نعم.

 

قال السائل:لكن هل الذي يقول إن تارك الصلاة ليس بكافريعتبر من المرجئة؟.

 

قال الشيخ: لا ولكن هذا على حسب فهمه للنصوص، لأن بعض الناس فهم من الكفر والشرك أنه كفر أصغر والشرك شرك أصغر، أحاديث من تعليق الحكم بلا إله إلا الله وأن محمداً رسول الله وأن من لقي الله بهما دخل الجنة والمراد بلقي الله بهما مع حقهما من أداء الصلاة.

 

قال السائل: إذاً لا يعتبر مرجئاً؟.

 

قال الشيخ:لا, لا, فيه تفصيل فيه تفصيل."اهـ

 

 

Taqi e-Din, tu penses que tu as lavé ton conscience, et que tu peux revenir faire tes tours de passe-passe en tout impunité ?

 

Je te remets le texte tronqué de Dawsarî, la partie tronquée est entre guillemets, bien que pour la première, cela ne pose pas de problème :

 

 

Je tiens à préciser que ce passage réctifié après tronquage permet de mieux comprendre celui d'ibn 'Uaïna tronqué et rectifié en partie mais insuffisant pour rendre son sens :

 

 

« [Si l’individu commet un péché en étant convaincu (i’tiqâd) qu’Allah le lui a interdit, et en étant convaincu qu’il doit se soumettre aux obligations et aux interdictions d’Allah, il ne devient pas un mécréant. En revanche, en étant convaincu qu’Allah ne le lui a pas interdit, ou que, bien qu’Il reconnaisse cette interdiction, il refuse (imtinâ’) de l’accepter et n’accepte pas (ibâ) de se soumettre à Allah (idh’ân/inqiyâd), il est dans ce cas soit un renieur (jâhid) soit un obstiné (mu’ânid). »

 

C’est la raison pour laquelle, selon les savants, celui qui désobéit à Allah par orgueil, comme Iblis est un mécréant, à l’unanimité. Et celui qui Lui désobéit en ayant succombé à ses passions ne devient pas mécréant pour les traditionalistes. Ce sont les kharijitesqui considèrent qu’il est mécréant. Le désobéissant orgueilleux qui reconnait (tasdîq) qu’Allah est Son Seigneur, mais qui ensuite, s’obstine et s’oppose à lui, il remet littéralement en cause son tasdîq.]

 

En explication à cela, nous disons que celui qui commet des péchés tout en les autorisant moralement (mustahill)est un mécréant à l’unanimité. Celui qui autorise moralement les interdictions venues dans le Coran ne peut prétendre à la foi. Même chose pour celui qui les autorise sans que cela se traduise dans la pratique (min ghaïr fi’l). L’istihlâl, c’est, parfois, de croire (i’tiqâd) qu’Allah ne les a pas interdites, et  parfois, c’est de ne pas croire qu’Il les a interdites. Le fautif accuse une défaillance au niveau de la foi de la Seigneurie divine (îmân bi e-ribûbiya), mais aussi de la mission prophétique (imân bi e-risâla). Dans ce cas, c’est un reniement (jahd) pur, sans n’être basé sur aucune prémisse. D’autres fois, il sait qu’Allah les a interdites et il sait que le Messager interdit uniquement ce qu’Il interdit, mais il refuse d’adhérer (imtinâ’ ‘an iltizâm) à cette interdiction, et renie (‘inâd) l’interdiction en question. Cette forme de mécréance est pire que la précédente. Il peut très bien être convaincu qu’en n’adhérant pas à cette interdiction, il est passible de la punition divine.

 

En outre, ce refus et cette inacceptation (imtinâ’ wa ibâ) proviennent soit d’une défaillance au niveau de la croyance qui touche à la Sagesse et à la Puissance divine, ce qui revient à démentir (‘adam e-tasdîq) l’un des Attributs d’Allah. Soit, le fautif est motivé, malgré qu’il ne dément aucune chose de la religion, par un esprit de rébellion ou par la recherche d’un intérêt personnel. En réalité, c’est de la mécréance. [Il reconnait en effet et donne foi à tous les enseignements d’Allah et de Son Messager à la manière des croyants.

 

Cependant, il déteste et arbore ces enseignements, juste parce qu’ils ne vont pas dans le sens de ses passions et ses ambitions. Il dit : je ne les reconnais pas (iqrâr) et je n’y adhère pas (iltizâm). Je déteste leur vérité qui me repousse.]

 

Cette forme de mécréance est différente de la première. Celle-ci est reconnue de façon élémentaire par les musulmans. De nombreux passages du Coran condamnent un tel individu à la mécréance et soulignent que son châtiment est pire que le premier. [Il est dit dans ce registre : « Le Jour de la résurrection, l’homme le plus châtié sera un savant dont le savoir ne lui aura pas été utile. »[1]

 

Il s’agit d’Iblis et de tous ceux qui suivent ses pas. Ainsi, on peut facilement distinguer entre ce cas et le désobéissant, qui est convaincu de devoir faire telle obligation, mais qui succombe à ses passions et à sa mauvaise volonté (nufra). C’est ce qui le pousse à ne pas s’y plier. Sa foi renferme le tasdîq, le khudhû’et l’inqiyâd, qui relève du qawlet du ‘amal, mais sans parfaire le ‘amal.] »[2]

[1]Hadîth faible ; il est rapporté par e-Tabarânî dans e-saghîr (1/182-183), selon Abû Huraïra.

[2]E-sârim el maslûl (p. 521-522). La dernière phrase n’est pas précise dans le texte original ; l’auteur dit en effet qui relève de la parole et de la parole. Le contexte laisse à penser que c’est une erreur, wa Allah a’lam !

تقي الدين السني a écrit :

citizenkan a écrit :

ou est le toronquage ??????

 

Ici,

 

وبيان ذلك في أمر إبليس وعلماء اليهود الذين أقروا بنعت النبي صلى الله عليه وسلم بلسانهم ، ولم يعملوا بشرائعه

 

Il incombe de distinguer entre le tark el mujarrad et l'imtina', c'est exactement ce qu'à fait e-Dawsari, alors ai la décence de le reconnaitre !

 

Si tu veux, je te referais la démonstration !

C'est une blaque ???????

ou est ce que la suite du texte a avoir le tronquage ????

dans la partie du texte que je reprend elle parle du tark  (délaissement) quant a la suite elle n'est pas vraiment utile .

et ca n'a auccune influence sur le sens de la phrase dans le deux cas les mourjia vous avez considéré le délaissement des obligations comme étant des péchés alors que c'est du koufre , voila la partie qui nous interesse dans cette phrase !!

 

alors qui avant toi a eu la bétisse a dit que ceci était un tronquage ???

 

l'imam ibn ouyayna ne dit pas que le délaissement est de la mécreance car il implique le "inad

mais il dit que le délaissement des obligations est du koufre (grace aux preuves) et en suite il explique pourquoi c'est de la mécreance , et la diffrence entre les deux est comme la diffrence entre les gens de la sunna qui considérent mécreant celui que les preuves annnoncent mécreant et les mourjia qui sont contrarié par le takfir de l'entierté des musulmans  a toute personne que le dalil annaonce mécreant , ceci les contrarie car ca les oblige a se démarquer des musulmans grace a leur irja alors ils ont dit ," il est mécreant car cet reflette sa mécreance du coeur" tout ca pour ramener la mécreance au cour dans tout les cas et ne pas admettre qu'on peu devenir mécreant grace a aun acte entre autre tout ca pour faire sortir l'acte de la composition de foi

 

ps : le iba et l'istikbar d'iblis n'est meme pas une mécreance du coeur aslan

 

taib, alors blaguons ensemble, et reprenons les choses du début :

 

Ce qui est intéressant avec notre frère Taqi e-Din, c'est qu'il évolue dans une bulle vertuelle dans laquelle il se transforme en super-héros, superconquérant, anti-mourjites qu'il terrasse de son épée virtuelle, en programmant son jeu à la hauteur de son intelligence, car il veut toujours gagner, et en donnant la réplique à ses adversaires à la portée de sa compréhension, pour mieux se délecter et les fustiger

 

Fort de ses réponses irrationnelles, il n'a pas peur de diffamer, car, règle du jeu oblige, dans une bulle où la fin justifie les moyens pour se mettre en valeur et se donner de l'importance, le mensonge n'est pas interdit dans le monde virtuelle dans lequel il nage et se morfond !

 

Pour revenir à la réalité monde réel, beaucoup plus froid et sans vergogne, j'aimerais m'arrêter sur les paroles de Sufian ibn 'Uaïyna que tu utilises avec délectation !

 

Il faut savoir que ce texte fut pour moi un long casse-tête, cela fait plus de 15 ans que je me décarcasse les méninges pour essayer de l'éluder !

 

Si, tu permets, je vais te faire profiter de mes conclusions, alors suis attentivement ce qui va se dérouler sous tes yeux :

 

1- Tu remarqueras que j'ai compté Sufian parmi les savants qui interdisent une foi sans actes, en m'appuyant justement sur ce texte, mais en réalité, je l'ai fait pas condescendance, car :

1- Cette annale est faible, mais tu me diras ce n'est pas le plus important, car en admettant qu'elle soit authentique, ce qui ne me dérange absolument pas, il faut savoir qu'il existe une autre annale de Sufian disant absolument le contraire, et toc !

2- Mais, tu me diras que cette seconde annale est également faible, ce à quoi je réponds : elle n'a pas moins d'autorité que la première en regarde uniquement de sa chaine narrative, bien que, peu importe puisqu'en fait, celle que tu utilises est purement et simplement tronquée !

3- tronquée ! Le mot est sorti, car il fallait qu'il sorte ! Ce texte est tronquée, surtout selon ta conception du tronquage, et que tu aimes, si souvent, attribuer aux autres, comme un loup qui se mord la queue !

4- Et heureusement qu'il est tronqué, car sinon, il poserait problème, et laisserait entendre que le tark el mujarrad est du kufr, or :

5- La suite caché du texte revient aux citations que je t'ai citées plus haut et disant que le tark en question est fait avec juhud, hé oui, tu sais le juhud que tu aimes assimiler aux murjites ! Il parle en effet des savants Juifs et d'Iblis, comme dans l'exemple suivant :

Ibn el Qaïyim : « La foi véritable est composée des paroles et des actes. Les paroles sont de deux sortes : la parole du cœur qu’est la croyance et la parole verbale qui est la prononciation de l’attestation de foi (kalima el islâm). Les actes également sont de deux sortes : les actes du cœur que sont l’intention, la sincérité exclusive, et les actes corporels. En faisant disparaitre les quatre réunis, on fait disparaitre la foi parfaite. En faisant disparaitre la croyance du cœur, les autres éléments ne sont plus d’aucune utilité, car elle est une condition pour leur donner foi et les rendre utile. En faisant disparaitre les actes du cœur, tout en gardant la croyance du cœur, c’est le point de la querelle entre les murjiteset les traditionalistes. Ces derniers s’accordent à dire que, dans ce cas de figure, la foi disparait, et que la croyance, sans les actes du cœur (l’amour et la soumission à Allah), est inutile. C’est exactement le cas d’Iblis, de Pharaon et son peuple, des Juifs, des païens qui donnaient foi au Messager, mieux, qui reconnaissait la véracité de son message en privé et même en public. Ils avouaient qu’il ne pouvait mentir, mais nous refusons simplement de le suivre, et de croire en lui.

 

Ainsi, si la foi disparait avec la disparition des actes du cœur, il n’y a aucun mal à ce qu’elle disparaisse avec la disparition de l’acte corporel le plus important. »[1]

 

[1]E-salât (p. 24).

 

 

 

6- En fait, comme l'établit Sheïkh el Islâm dans Majmû’ el fatâwa(20/9smiley.

 

le tark en question est certes motivé par le juhud, mais il faut savoir qu'il existe en fait deux sortes de juhud, tout comme l'istihlal, un au niveau du qawl el qalb et du tasdiq et un au niveau du 'amal el qalb et de l'inqiyad et de l'iltizam, et c'est là toute la subtilité du sujet !

 

Qu’entend-t-on par iltazama ou iltizâm ? Le terme iltizâm revient beaucoup dans le vocabulaire des savants. On entend souvent dans le discours d’ibn Taïmiya notamment que toute personne n’adhérant (iltazama) pas à telle chose devient apostate. Certains en ont compris, à l’image de Safar el Hawarî, qu’il s’agissait de délaisser une obligation ou de transgresser un interdit de façon permanente. En parlant d’un fautif éventuel, ils disent qu’il n’est pasmultazim. Or, cette conception erronée rejoint exactement celle des premiers kharijites concernant l’auteur d’un grand péché. Nous nous proposons donc de rectifier le tir à travers un certain nombre de points :

 

A- Dire de quelqu’un qu’il n’est pasmultazim ne signifie nullement qu’il délaisse une obligation de façon permanente, contrairement aux idées reçues. Ibn Taïmiya parle de cette réalité au sujet de celui qui ne fait pas la prière. Il explique que l’opinion la plus répandue chez les anciens en commençant par les Compagnons et leurs successeurs, c’est qu’il sort de l’Islam. Or, la divergence porte sur celui qui certes la délaisse, mais qui reconnait son aspect obligatoire, et de surcroit, qui adhère (iltazama) à la faire, bien qu’il soit négligent.[1]

 

Ainsi, adhérer à une chose ne signifie pas qu’il faille la faire de façon permanente. On peut y adhérer sans pour autant la faire. L’iltizâm est en relation avec le cœur et la croyance non avec les actes. Celui qui n’adhère pas à telle loi avec le cœur devient en effet apostat. C’est ce qui pousse ibn Taïmiya a précisé qu’il existe un iltizâm des actes, bien qu’en lui-même il ne soit pas un paramètre dans la question du takfîr. Juste après le passage précédemment cité, il souligne qu’indépendamment du fait que le fautif ne renie pas le caractère obligatoire (le fameux juhûd) de la prière, il refuse d’adhérer à la faire en étant motivé soit par l’orgueil, soit par la jalousie, soit par la haine d’Allah et de Son Messager. Il reconnait qu’Allah l’a imposée aux musulmans, et que le Messager dit la vérité dans sa transmission du message, mais il refuse (imtana’a) de la faire soit par orgueil, soit par jalousie envers le Messager, soit par chauvinisme envers sa religion, ou soit encore par répulsion envers les enseignements du Messager. Cela relève également de la mécréance à l’unanimité des savants.

 

Iblîs en effet, n’a pas refusé de se prosterner, car il reniait l’aspect obligatoire de l’ordre qu’il avait reçu ; Allah en effet s’était adressé à lui directement. Cependant, il fut motivé par l’orgueil et l’obstination et rejoignit ainsi les rangs des mécréants.[2]

 

Il ne s’agit donc pas de ne pas adhérer à une chose dans les actes, mais il faut être motivé en cela par une croyance qui fait sortir de la religion ; soit, l’orgueil, la jalousie, la haine d’Allah et de Son Messager. Ainsi, il devient clair que la mécréance porte sur l’iltizâm du cœur, non sur l’iltizâm des actes.

 

Or, la question qui se pose d’elle-même ici : quelle est la définition de l’iltizâm ?

 

Nous pouvons donner en réponse celle que propose l’encyclopédie des légistes, et disant : « L’iltizâm dans l’usage des savants et le vocabulaire des légistes signifie : s’imposer une chose et s’y soumettre. »[3]

 

[1]Majmû’ el fatâwâ(20/97).

[2]Majmû’ el fatâwâ(20/97).

[3]Mu’ajam lughat el fugahâ(p. 86).

 

 

 

Remarque :

  • Il est possible de s’imposer une chose et de ne pas la faire par orgueil et obstination, comme l’a fait remarquer ibn Taïmiya plus haut. C’est ce qu’on appelle ‘adam el iltizâm, qui en soi est la marque du kufr.
  • Il ne faut pas confondre imtana’a (refuser de faire) et taraka (délaisser ou ne pas faire). Or, selon l’une des tendances des savants, ne pas faire la prière fait sortir de la religion, quand bien même on y adhérerait avec le cœur. La prière fait donc exception, wa Allah a’lam !

 

B- Dire que l’iltizâm consiste à faire une chose de façon permanente engendre de fausses implications. Cela vaudrait dire en effet qu’il suffit de persister à faire une faute (soit en délaissant une obligation soit en commettant une interdiction à plusieurs reprises) pour sortir de l’Islam. Or, le dogme traditionaliste établit qu’il n’est pas permis de kaffar un adepte de l’Islam pour une faute qu’il a commise, en dehors des annulations de l’Islam, dans la mesure où il ne l’autorise pas moralement. Nous en revenons à l’istihlâl. Selon, ibn ‘Abbâs, il n’y a pas de petit péché avec récidive ni de grand péché avec repentir.[1]Nous avons vu plus haut que selon l’une des opinions des savants, cette règle ne concerne pas la prière.

Nous sommes donc loin de la croyance kharijite qui voue à la mécréance les musulmans auteurs des grands péchés.

 

[1]Rapporté par ibn Abî Hâtim et ibn Jarîr dans leur tafsîr.

 

 

7- Selon certains chercheurs, la différence entre le juhûd, le takdhîb, l’istihlâl, et l’inkâr, est très subtile. C’est la raison pour laquelle, certains savants peuvent utiliser l’un de ces termes pour en désigner un autre. L’essentiel, c’est de savoir que toutes ces formes de kufr touchent au qawl el qalb. Le juhûdest souvent accompagné du ‘inâd qui en fait en est la motivation.[1]Selon ibn Taïmiya, les légistes qui parlent de renier (juhûd) le caractère obligatoire des piliers de l’Islam, font allusion à la fois au takdhîb (en démentant son caractère obligatoire) qui touche au qawl el qalb, et à l’imtinâ’ (refuser) de les reconnaitre et d’y adhérer (iltizâm), et qui touche au ‘amal el qalb.[2]C’est la raison pour laquelle, aux yeux d’ibn Taïmiya, on peut avoir un tasdîq correct, et en même temps être un mécréant, ce que ne conçoivent pas lesmurjites.

 

 Pour mieux comprendre, il serait intéressant de revenir à la définition de la foi au niveau de la langue. Dans kitab el imân, ibn Taïmiya part dans une longue démonstration pour prouver que la foi n’était pas synonyme de tasdîq, et que le terme lui convenant le mieux était « iqrâr ».

 

La différence entre l’iman et le tasdîq, c’est que le deuxième touche uniquement au domaine des informations ou des enseignements (khabar), tandis que le premier réclame, en plus de cela, de se soumettre à cet enseignement (inshâ), et qui touche au domaine des commandements (amr). C’est ce qu’on appelle l’iltizâm qui consiste à y adhérer avec le cœur, dans le sens où le cœur s’apaise et se réconforte à l’écoute de cet enseignement (tu-manîna, amn).

La deuxième étape consiste à s’engager (iltazâm) à obéir. On parle pour quelqu’un qui se contente de croire sans s’engager à obéir de tasdîq qui est l’antonyme de takdhîb non d’îmân qui est l’antonyme dukufr au niveau de la langue.

 

C'est pourquoi il est plus adéquat de définir la foi par le terme iqrâr qui réclame deux étapes :

  • Le khabar, dans ce sens, il est synonyme du tasdîq et de la shahâda.
  • Insha el iltizâm qui touche au domaine du amr.

 

  Ainsi, la foi touche aux deux domaines : le khabar et l’amr. La foi s’est donc l’iqrâr qui ne se confine pas dans le tasdîq, mais elle renferme le  qawl el qalb (tasdîq) et le ‘amal el qalb (el inqiyâd).[3]

 

Nous venons de voir que l’origine de la foi, c’est le tasdîq et l’inqiyâd. En parallèle, l’origine du kufr touche à ses deux domaines, soit au qawl el qalb/’amal el qalb, contrairement à la pensée des murjites, comme le signale à juste titre e-Dawsarî.

 

Dans le passage qu’il reprend, ibn Taïmiya explique que l’istihlâl au sens strict provient du cœur, et plus exactement du qawl el qalb.

 

Qu’en est-il alors pour l’iltizâm. Il se charge lui-même d’y répondre un peu avant ce passage, à travers des paroles extraordinaires que voici : « La Parole d’Allah est composée des enseignements (khabar)et des commandements (amr). Les enseignements réclame de croire (tasdîq) aux paroles de l’interlocuteur, et les commandements réclame de s’y soumettre (el inqiyâd et l’istislâm),qui correspond aux actes du cœur (‘amal el qalb), renfermant la soumission totale (khudu’ et inqiyad) aux commandements, même sans les mettre en pratique (in lam yaf’al el ma-mur bihi). En répondant à l’enseignement par le tasdîqet au commandement par l’inqiyâd, on obtient l’origine de la foi dans le cœur, qui n’est autre que l’apaisement (tu-manîna) et l’iqrar. »[4]

 

Il explique la page suivante : « La foi est composée des paroles et des actes – je veux dire à l’origine – des paroles du cœur (qawl el qalb) et des actes du cœur (‘amal el qalb). La foi, conformément aux Paroles d’Allah et à Sa Révélation renferme Ses enseignements et Ses commandements. L’individu croit aux enseignements (tasdîq), ce qui va engendrer un état dans le cœur dont l’intensité sera en fonction de l’enseignement. Le tasdîqest une forme de savoir et de qawl. Puis, il se soumet au commandement ; c’est l’inqiyâdet l’istislâmqui est une forme de volonté et d’acte (irâda wa ‘amal). Il ne peut être croyant sans fournir les deux en même temps. En délaissant (taraka) l’inqiyâd, il devient un orgueilleux et compte ainsi parmi les mécréants, quand bien même il fournirait le tasdîq. »[5]

 

Ainsi, on peut adhérer à un enseignement avec le cœur et le délaisser dans les actes. Nous avons vu dans la première partie de l’article qu’Iblîs, n’a pas refusé de se prosterner, car il reniait l’aspect obligatoire de l’ordre qu’il avait reçu ; Allah en effet s’était adressé à lui directement. Cependant, il fut motivé par l’orgueil et l’obstination et rejoignit ainsi les rangs des mécréants.[6]Juste après le passage que Dawsarî utilise, ibn Taïmiya donne plus de précision en disant : «Ainsi, on peut facilement distinguer entre ce cas et le désobéissant, qui est convaincu de devoir faire telle obligation, mais qui succombe à ses passions et à sa mauvaise volonté (nufra). C’est ce qui le pousse à ne pas s’y plier. Sa foi renferme le tasdîq, le khudhû’et l’inqiyâd, qui relève du qawlet du ‘amal, mais sans parfaire le ‘amal. » Il parle pour le premier ‘amal, du ‘amal el qalb, et pour le deuxième, du ‘amal el jawârih.

 

« C’est la raison pour laquelle, explique ibn Taïmiya, juste avant le passage qu’utilise e-Dawsarî, selon les savants, celui qui désobéit à Allah par orgueil, comme Iblis est un mécréant, à l’unanimité. Et celui qui Lui désobéit en ayant succombé à ses passions ne devient pas mécréant pour les traditionalistes. Ce sont les kharijitesqui considèrent qu’il est mécréant. Le désobéissant orgueilleux qui reconnait (tasdîq) qu’Allah est Son Seigneur, mais qui ensuite, s’obstine et s’oppose à lui, il remet littéralement en cause son tasdîq. »

 

Nous avons vu également que ‘adam el iltizâm ne consiste pas à persister à faire une faute (soit en délaissant une obligation soit en commettant une interdiction à plusieurs reprises), contrairement à la pensée kharijite.

 

Ibn Abî Zamanaïn explique à ce sujet : « Tout musulman qui meurt sans s’être repenti de son péché est laissé à l’initiative et à la Volonté du Créateur ; il ne convient à personne de s’ingérer dans les mystères d’Allah et de renier Son destin en prétendant qu’Allah refuse de pardonner à la personne qui persévère dans sa faute de la même façon qu’Il ne châtie pas les repentants ! (Il ne nous appartient pas de nous initier dans cela, gloire à Toi ! Quelle énorme calomnie !)[7] »[8]

 

Les premiers à considérer que la récidive est synonyme de mécréance, c’est la secte Najdât affiliée aux Kharijites.[9]Ibn Hazm fait la différence entre celui qui s’obstine à ne pas suivre la vérité, après que la preuve céleste soit établie contre lui (iqâma el hujja), sans chercher à s’opposer à Allah et à Son Messager (mu’âridh), en taxant ce dernier de pervers ; et celui qui le fait par opposition. Dans ce dernier cas, c’est un mécréant apostat.[10]

 

 

[1]Voir : nawâqidh el îmân el i’tiqâdiya qui est une thèse universitaire du D. Mohamed el Wuhaïbî (2/57).

[2]Voir : majmû’ el fatâwa (20/97-9smiley.

[3]Voir : majmû’ el fatâwa (7/63smiley

[4]E-sârim el maslûl (p. 521).

[5]E-sârim el maslûl(p. 522).

[6]Majmû’ el fatâwâ (20/97).

[7]La lumière ; 16

[8]Usûl e-Sunna (p. 257).

[9]Voir Maqalât el Islâmiyîn d’Abû el Hasan el Ash’arî (1/175).

[10]El fisal d’ibn Hazm (3/302).

 

 

8- Le passage tronqué de Dawsarî dont je t'avais parlé, nous aidera à mieux comprendre cette règle à laquelle beaucoup de légistes font abstraction :

 

« [Si l’individu commet un péché en étant convaincu (i’tiqâd) qu’Allah le lui a interdit, et en étant convaincu qu’il doit se soumettre aux obligations et aux interdictions d’Allah, il ne devient pas un mécréant. En revanche, en étant convaincu qu’Allah ne le lui a pas interdit, ou que, bien qu’Il reconnaisse cette interdiction, il refuse (imtinâ’) de l’accepter et n’accepte pas (ibâ) de se soumettre à Allah (idh’ân/inqiyâd), il est dans ce cas soit un renieur (jâhid) soit un obstiné (mu’ânid). »

 

C’est la raison pour laquelle, selon les savants, celui qui désobéit à Allah par orgueil, comme Iblis est un mécréant, à l’unanimité. Et celui qui Lui désobéit en ayant succombé à ses passions ne devient pas mécréant pour les traditionalistes. Ce sont les kharijitesqui considèrent qu’il est mécréant. Le désobéissant orgueilleux qui reconnait (tasdîq) qu’Allah est Son Seigneur, mais qui ensuite, s’obstine et s’oppose à lui, il remet littéralement en cause son tasdîq.]

 

En explication à cela, nous disons que celui qui commet des péchés tout en les autorisant moralement (mustahill)est un mécréant à l’unanimité. Celui qui autorise moralement les interdictions venues dans le Coran ne peut prétendre à la foi. Même chose pour celui qui les autorise sans que cela se traduise dans la pratique (min ghaïr fi’l). L’istihlâl, c’est, parfois, de croire (i’tiqâd) qu’Allah ne les a pas interdites, et  parfois, c’est de ne pas croire qu’Il les a interdites. Le fautif accuse une défaillance au niveau de la foi de la Seigneurie divine (îmân bi e-ribûbiya), mais aussi de la mission prophétique (imân bi e-risâla). Dans ce cas, c’est un reniement (jahd) pur, sans n’être basé sur aucune prémisse. D’autres fois, il sait qu’Allah les a interdites et il sait que le Messager interdit uniquement ce qu’Il interdit, mais il refuse d’adhérer (imtinâ’ ‘an iltizâm) à cette interdiction, et renie (‘inâd) l’interdiction en question. Cette forme de mécréance est pire que la précédente. il peut très bien être convaincu qu’en n’adhérant pas à cette interdiction, il est passible de la punition divine.

 

En outre, ce refus et cette inacceptation (imtinâ’ wa ibâ) proviennent soit d’une défaillance au niveau de la croyance qui touche à la Sagesse et à la Puissance divine, ce qui revient à démentir (‘adam e-tasdîq) l’un des Attributs d’Allah. Soit, le fautif est motivé, malgré qu’il ne dément aucune chose de la religion, par un esprit de rébellion ou par la recherche d’un intérêt personnel. En réalité, c’est de la mécréance. [Il reconnait en effet et donne foi à tous les enseignements d’Allah et de Son Messager à la manière des croyants.

 

Cependant, il déteste et arbore ces enseignements, juste parce qu’ils ne vont pas dans le sens de ses passions et ses ambitions. Il dit : je ne les reconnais pas (iqrâr) et je n’y adhère pas (iltizâm). Je déteste leur vérité qui me repousse.]

 

Cette forme de mécréance est différente de la première. Celle-ci est reconnue de façon élémentaire par les musulmans. De nombreux passages du Coran condamnent un tel individu à la mécréance et soulignent que son châtiment est pire que le premier. [Il est dit dans ce registre : « Le Jour de la résurrection, l’homme le plus châtié sera un savant dont le savoir ne lui aura pas été utile. »[1]

 

Il s’agit d’Iblis et de tous ceux qui suivent ses pas. Ainsi, on peut facilement distinguer entre ce cas et le désobéissant, qui est convaincu de devoir faire telle obligation, mais qui succombe à ses passions et à sa mauvaise volonté (nufra). C’est ce qui le pousse à ne pas s’y plier. Sa foi renferme le tasdîq, le khudhû’et l’inqiyâd, qui relève du qawlet du ‘amal, mais sans parfaire le ‘amal.] »[2]

Il veut nous dire que ces personnes deviennent mécréantes soit au niveau du qawl el qalb (istihlâl,juhûd,takdhîb, ‘inâd) soit au niveau de ‘amal el qalb (‘inâd, istikbâr, ibâ, imtinâ’, etc.). En sachant qu’un même individu peut renfermer plusieurs annulations de l’Islam à la fois.

 

[1]Hadîth faible ; il est rapporté par e-Tabarânî dans e-saghîr (1/182-183), selon Abû Huraïra.

[2]E-sârim el maslûl (p. 521-522). La dernière phrase n’est pas précise dans le texte original ; l’auteur dit en effet qui relève de la parole et de la parole. Le contexte laisse à penser que c’est une erreur, wa Allah a’lam !

 

 

 

9- Les savants traditionalistes qui sont venus après ibn Taïmiya établissent la même règle du tasdîq et de l’iltizâm, et dont les termes malheureusement peuvent-être mal interprétés. Je me contente ici de donner un seul exemple. Dans l’un de ses ouvrages, Sheïkh Sa’dî affirme : « En un mot, en démentant (takdhîb) Allah ou en démentant Son Messager dans les enseignements qu’il rapporte, on devient mécréant ; ou bien, en n’adhérant pas (lam yaltazim) aux commandements d’Allah et de Son Messager. Toutes ces choses s’opposent à la foi conformément au Coran et à la sunna. Tous les discours des légistes expliquant en détail les formes d’annulations reconnues de l’Islam reviennent à cette cause. »[1]La cause en question, c’est le takdhîb ou ‘adam el iltizâm. Ainsi, l’ambiguïté que peuvent susciter ces paroles se dissipe, car il veut dire que l’origine du kufr a lieu soit au niveau du qawl el qalb soit au niveau de ‘amal el qalb.

 

Ainsi, et je conclurai sur ce dernier point, nous pouvons mieux comprendre les paroles d’ d’Abd e-Latîf ibn ‘Abd e-Rahmân disant : « Il existe deux sortes de kufr : kufr ‘amal et le kufr juhûd wa ‘inâd qui consiste à renier une chose en sachant pertinemment qu’elle vient du Messager (r) par obstination et dénégation.

 

Cela concerne les Noms du Seigneur, Ses Attributs, Ses Actions, Ses Lois qui ont pour base, Sontawhîd et Son adoration unique sans Lui vouer le moindre associer. Cette forme d’apostasie s’oppose à la foi à tous les niveaux. Concernant le kufr ‘amal, il y a certains actes qui s’opposent à la foi à tous les niveaux, comme se prosterner devant une idole, dénigrer le Coran, tuer voire offenser un prophète. Quant au hukm bi ghaïr mâ anzala Allah et l’abandon de la prière, ils relèvent du kufr ‘amal non du kufr i’tiqâd. »[2]

 

Nous avons vu plus haut que le juhûdqui touche au qawl el qalb est souvent accompagné du ‘inâd qui touche au ‘amal el qalb et qui, souvent, en est la motivation.

 

 

[1]El irshâd ilâ ma’rifa el ahkâm (p. 210).

[2]Voir : usûl wa dhawâbit fî e-takfîr de l’érudit ‘Abd e-Latîf ibn ‘Abd e-Rahmân ibn Hasan.

تقي الدين السني a écrit :

ma réponse se resume a un seule message qui contient environs 20 peites lignes 

 

en suite comme d'habitude tu noi mon message avec des copiés collés !!!

dis moi je suis consé répondre a quel copié collé parmis les six copiés collés que tu as aporté ??

sachant que ces copiés collés contiennt plus de 100 lignes !!

 

 

Tiens, contente-toi de celui-ci :

 

Comment entre-t-on dans l’Islam ?

 

On entre dans l’Islam en fournissant trois éléments : le tasdîq et l’inqiyâd du cœur, et la prononciation verbale de son adhésion. S’il l’un d’eux manque, on ne peut aspirer réellement à l’Islam. Il y a donc une reconnaissance intérieure (le cœur) et extérieure (la langue). Quand on entre dans l’Islam, on s’engage à adhérer à toutes ses lois. C’est ce que les savants appellent l’iltizâm et qui est la somme de la soumission intérieure et de la reconnaissance verbale. Soit, donner foi à tous les enseignements du Prophète (r), tout en émettant la ferme intention de se soumettre à son obéissance.

Le tasdîq est antonyme au shakk (douter de la véracité de ses enseignements), au takdhîb (les démentir soit avec le cœur soit avec la langue), et à l’i’râdh (y rester indifférents sans spécialement les démentir ni en douter).

L’inqiyâd est antonyme au ibâ (refuser de s’y soumettre pour x raisons), à l’istikbâr (refuser de s’y soumettre par orgueil), et à el kirâha (les détester).

La reconnaissance verbale est antonyme au takdhîb (les démentir avec la langue pour x raisons) au juhûd (les démentir avec la langue tout en y donnant foi avec le cœur), l’i’râdh, mais aussi l’hypocrisie (nifâq) qui consiste à les reconnaitre verbalement, mais sans y donner foi avec le cœur (mécréance intérieure/croyance extérieure). C’est le contraire du juhûd (croyance intérieure/mécréance extérieure), en sachant que l’hypocrisie peut être motivée par l’une des formes de mécréance citées plus haut (shakk, takdhîb, i’râdh, ibâ, stikbâr, el kirâha).

 

Les formes de mécréance :

 

Il existe six formes de mécréance qui s’oppose à l’essence même de la foi :

1-      Kufr takdhîb

2-      Kufr shakk

3-      Kufr i’râdh : notons qu’il incombe un nombre d’actes minimum propres à l’Islam comme la prière, l’aumône légale, le jeûne, le pèlerinage ; en d’autres termes, des vertus qui ne sont pas propres à l’Islam, comme la bonté envers les parents, la loyauté, ne suffisent pas en eux-mêmes pour sortir de ce cas de figure. En outre, il faut distinguer entre les actes qu’on fait par nature ou par habitude et qui sont propres à tout le monde, et ceux auxquels on donne un portée religieuse.[1]

4-      Kufr ibâ

5-      Kufr juhûd

6-      Kufr nifâq

 

Dans le domaine de l’ibâ et l’istikbâr, nous avons l’imtinâ’ (refus de suivre le Messager (r)), à la manière d’Abû Tâlib, et des Juifs en général. Ces derniers reconnaissent ouvertement et au fond d’eux la véracité de la mission mohammadienne, mais refusent de le suivre par jalousie, impiété, chauvinisme, orgueil. D’autres, comme certains hypocrites, la reconnaissent du bout des lèvres, mais pas au fond d’eux.

 

[1]Voir : majmû’ el fatâwâ d’ibn Taïmiya (7/621) ; selon un chercheur, il est possible d’abandonner les quatre piliers de l’Islam, tout en gardant certains autres actes [Voir : nawâqidh el îmân el i’tiqâdiya qui est une thèse universitaire du D. Mohamed el Wuhaïbî (2/137-13smiley.]. Il s’inspire d’un texte d’ibn Taïmiya (le même que celui de Sheïkh el Barrâk) dans lequel il explique qu’un mécréant peut être loyal, juste, et honnête, sans pour autant devenir musulman, s’il ne se soumet pas à la Législation mohammadienne. On ne peut prétendre à l’Islam sans ne fournir aucune de ses obligations. L’essentiel, ce n’est pas de faire des actes, mais c’est de les faire d’une part avec foi et d’autre part, dans le cercle de la législation musulmane. En adhérant (dans la conviction et les actes) à ces deux conditions, on obtient le jisn el ‘amal, qui n’est donc pas propre aux quatre piliers de l’Islam, wa Allah a’lam !

 

 

 

Taqi e-Din tu dis :

 

sachant que quand on lit tes copiés collés on doit verifier a chaque foi les réferences car tu ne cite jamais les passages mais tu raconte des choses de chez toi et en suite tu les attribut a des livres , et souvent quand on verifie tes references on trouve le contraire de ce que tu dis !!!

 

En réponse :

 

Il fallait bien que tu lances ta pique pour t'en sortir, t'es un champion, champs !

 

Alors, maintenant, il t'est demandé d'assumer tes paroles et d'avancer des preuves de ce que tu avances, je ne pense pas que tu me contrediras sur ce point !

 

Une dernière chose Taqi e-Din !

 

J'aimerais que tu me ramènes d'autres textes pour me contrer, car je fais la collection des citations tronquées, et comme je ne sais pas où les trouver dans le net (car dans mes livres), tu me rendrais un grand service, si ce ne serait trop te demander !

 

Tiens, je t'oriente, pioche dans le livre de Sinani, tu y trouveras ton bonheur !

 

 

 

Le seuil minimum de la foi

(Partie 6)

 

La divergence sur l’abandon de la prière

 

Le Qâdhî Abû Ya’lâ établit en parlant du désobéissant musulman : « Il s’agit de quelqu’un ayant fourni la croyance du cœur, et la parole, mais ayant délaissé les actes de dévotion – excepté la prière – et ayant commis des actes de débauche ; prend-il le nom de croyant ? » Ensuite, il enchaine : « L’ImâmAhmed – qu’Allah lui fasse miséricorde – semble lui accorder le nom de croyant ayant certes une foi faible, mais sans lui enlever complètement ce statut. »[1]   

 

Après ce passage, l’auteur de la recension du livre, Su’ûd el Khalaf, qui est enseignant à l’Université de Médine fait le commentaire suivant : « S’il est fait ici exception à la prière, c’est en raison de la divergence qui existe sur la question entre savants. L’Imâm Ahmed a deux opinions concernant celui qui la délaisse sciemment, mais sans renier son aspect obligatoire. L’une le voue à la mécréance… et l’autre, dans laquelle il rejoint les Imâms Mâlik et Shâfi’î, le considère musulman. »

 

Plusieurs savants, à l’instar d’ibn Taïmiya et d’ibn Rajab, font mention de la tendance d’Ahmed selon laquelle il ne kaffar pas l’abandon des quatre piliers, avec la prière à leur tête, tout en reconnaissant leur aspect obligatoire.[2]

 

De grands commentateurs hanbalites reconnaissent la divergence sur l’abandon de la prière au sein de l’école. Ces derniers vont jusqu’à reprendre à leur compte la tendance selon laquelle celui qui délaisse la prière est passible de la peine de mort, mais sans devenir apostat. Nous avons pour ne citer qu’eux, Shams e-Dîn Abû el Faraj ibn Qudâma, le cousin et l’élève d’el Muwaffaq ibn Qudâma, qui impute cette opinion à ibn Batta et à la plupart des légistes dont Mâlik, Shâfi’î et Abû Hanîfa.[3] El Mardâwî, pour sa part, impute cette opinion à ibn ‘Abdûs, el Majd, ibn Razîn, etc.[4] El Muwaffaq lui-même la reprend à son compte dans el mughnî (2/442).

 

L’érudit Saksâkî qui est d’obédience hanbalite souligne : « Quand on délaisse la prière sans renier son aspect obligatoire, on est musulman, selon l’opinion la plus juste de l’ImâmAhmed. La secte mansûriya, qui s’oppose à cette tendance, taxe les traditionalistes de murjites, car cela implique de dire, à leurs yeux, que la foi est composée de la parole sans les actes. »[5]

 

Nous avons vu plus haut une annale, selon laquelle Ahmed fut interrogé par son fils Sâlih : « J’ai interrogé mon père au sujet du crédo selon lequel la foi monte et descend, sur les éléments qui la font monter et descendre ?

-               Elle monte grâce aux actes et descend en délaissant les actes comme la prière, le pèlerinage, et les obligations religieuses. »[6]

 

Sheïkh ibn Bâz l’avait bien compris et faisait preuve d’une précision extraordinaire en distinguant entre les actes qui relèvent du shart sihha comme la prière (en sachant qu’il existe une divergence sur la question), et ceux qui touchent à la foi parfaite imposée, comme les autres actes.[7] Quand on lui posa la question : « Selon certains savants, celui qui délaisse (tark)les actes extérieurs, tout en fournissant l’attestation de foi, et l’essence de la foi émanant du cœur (asl el imân el qalbî) reste musulman. Est-ce qu’ils sont des murjites ? »

Voici quelle fut sa réponse : « Non, ce sont des traditionalistes ! Selon l’opinion la plus juste qui est imputée à certains savants, l’abandon du jeûne, de l’aumône et du pèlerinage est un péché énorme, mais qui ne fait pas sortir de la religion. Pour d’autres, il relève de la grande mécréance. Pour la prière, celui qui la délaisse sciemment, est un mécréant, selon l’opinion la plus juste, mais pour les autres piliers, il commet une mécréance qui ne fait pas sortir de la religion, soit un grand péché… »[8]

 

On lui posa juste après la question suivante : « Sheïkh ! Par rapport à la réponse précédente, certains en ont compris qu’en prononçant l’attestation de foi sans faire d’actes, on a une foi faible. Est-ce que cette compréhension est bonne ? »

 

En réponse : « Oui. En vouant l’unicité sincère et exclusive à Allah, et en donnant foi au Messager d’Allah (r), mais sans verser l’aumône, ni faire le jeûne ni le pèlerinage dans la mesure du possible, on est un désobéissant ayant commis un grand péché et passible d’entrer en Enfer. On ne devient pas pour autant un mécréant, selon l’opinion la plus juste des savants. En revanche, celui qui délaisse sciemment la prière est un mécréant, selon l’opinion la plus juste. »[9]

 

Dans une autre fatwa, le Sheïkh associe sa voix à lalajna dâima (fatwa n° 1727) à laquelle on posa la question suivante : « Le cas de quelqu’un qui dit : lâ ilâh illâ Allah Mohammed Rasûl Allah, mais sans procurer les quatre piliers (la prière, l’aumône, le jeûne, et le pèlerinage)ni les autres actes réclamés par la religion musulmane ; est-ce qu’il aura droit à l’intercession du Prophète (r)le Jour de la résurrection, de façon à ce qu’il échappe à l’Enfer, ne serait-ce qu’une période limitée ? »

 

Voici qu’elle fut la réponse : « Celui qui dit : lâ ilâh illâ Allah Mohammed Rasûl Allah, mais qui délaisse les quatre piliers (la prière, l’aumône, le jeûne, et le pèlerinage) en reniant l’aspect obligatoire ne serait-ce que de l’un d’entre eux est un apostat – après avoir été prévenu – à qui on somme de se repentir. S’il s’y soumet, son repentir sera accepté, et il aura droit à l’intercession le Jour de la résurrection, à condition qu’il meure musulman.

 

Néanmoins, s’il s’entête à les renier, il sera mis à mort par les pouvoirs publics pour apostasie, et il n’aura pas le droit, dans ce cas, à l’intercession du Prophète (r)ni de personne d’autre. L’abandon de la prière à lui tout seul, même mu par la fainéantise et la négligence, relève de la grande mécréance qui fait sortir de la religion, selon l’opinion la plus juste des savants. Que dire alors si on associe à cela, l’abandon des autres piliers ? On sera, à fortiori, privé de toute intercession, en restant ainsi jusqu’à la mort.

 

Pour certains savants, l’abandon de ses piliers relève de la mécréance mineure (kufr ‘amali)qui ne fait pas sortir du cercle des musulmans. ces derniers estiment que le fautif jouira de l’intercession, bien qu’il commet des grands péchés, à condition, bien sûr, qu’il meure musulman. »

 

Le Comité permanent de la Fatwa et de la recherche

 

Président :‘Abd el ‘Azîz ibn Bâz

Vice-président :‘Abd e-Razzâq ‘Afîfî

Membre :‘Abd Allah Qu’ûd

Membre :‘Abd Allah el Ghudayân

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

[1]Masâil el îmân (p. 313).

[2]Voir : Majmû’ el fatâwa d’ibn Taïmiya (7/610-611), et Fath el Bârî d’ibn Rajab (1/22-23).

[3]Sharh el kabîr (3/39).

[4]El insâf

[5]El burhân fî ma’rifa ‘aqâid ahl el adiyân d’Abû el Fadhl ‘Abbâs ibn Mansûr e-Saksakî (p. 35).

[6]Masâil el Imâm Ahmed (2/119).

[7]Voir : aqwâl dhawî el ‘irfân du D. ‘Isâm e-Sinânî (p. 146), et mukhâlafât fî fath el Bârî d’Abd el ‘Azîz e-Shibl (p. 2smiley.

[8]Hiwâr hawl masâil e-takfîr

[9]Hiwâr hawl masâil e-takfîr

تقي الدين السني a écrit :

citizenkan a écrit :

J'aimerais que tu me ramènes d'autres textes pour me contrer, car je fais la collection des citations tronquées, et comme je ne sais pas où les trouver dans le net (car dans mes livres), tu me rendrais un grand service, si ce ne serait trop te demander !

 

ben tu en as plein dans tes copiés collés !! il n ya que ca !

 

et je ne vois pas pourquoi tu me demande ca a moi , contrairement a atoi  je ne fais pas partie du tronqeur et tu le sais tres bien !

quant a cette bétisse que tu nous a sorti  ici :

 

citizenkan a écrit :

Taqi e-Din, j'avais fermé les yeux sur les deux textes tronqués que tu utilises, mais non seulement, tu n'as pas la décence de te faire tout petit, mais, en plus de cela, tu cherches à sortir par la grande porte !

 

Notre ami Taqi e-Din utilise dans un autre forum deux textes tronqués que je mets ici :

http://mejliss.com/2012/07/09/le-seu...imum-de-la-foi

Voici pour le premier :

جامع العلوم والحكم:1/93 تحت حديث عمر رضي الله عنه بني الإسلام على خمس:"فإن النبي صلى الله عليه وسلم جعل هذه الخمس دعائم الإسلام ومبانيه ، وفسّر بها الإسلام في حديث جبريل ، وفي حديث طلحة بن عبيد الله الذي فيه : أن أعرابياً سأل النبي صلى الله عليه وسلم ففسّره له بهذه الخمس ، ومع هذا فالمخالفون في الإيمان يقولون : لو زال من الإسلام خصلة واحدة أو أربع خصال سوى الشهادتين ، لم يخرج بذلك من الإسلام

Voici pour le second :

l'imam soufiane ibn ouyayna a dit :

المرجئة سموا ترك الفرائض ذنباً بمنزلة ركوب المحارم وليس سواءً لأن ركوب المحارم متعمداً من غير استحلال معصية، وترك الفرائض من غير جهلٍ ولا عُذْر كُفْر

rasure toi , il n ya rien de tronqué dans ces citations , mais c'est toi qui est tronqué , tu as telement essayé de fuire la déscription que l'imam ibn ouyayna donne a ta aqidha  que tu les a interprété non pas par ce qu'ils veulent dire ! mais par ce que ta aqidha dit .. suite a quoi tu as eu l'exploit de dire que cc'est un tronquage de les expliquer par ce qu'ils veulent dire tout simplement en les citant ! et non pas on les interepretant par le contraire de ce qu'ils veulenet dire comme on le trouve dans la majorité de tes copiés collés .

 

et biensur tout ca te pousse a t'accrocher comme un déséspéré  la ou tu n'as rien du tout pour t'accorcher  !!

 

en suite je t'ai montré que les textes sont intact :

تقي الدين السني a écrit :

ou est ce que tu as vu un tonquage  ??????

 

voici pour ibn ouyayna "souligné"  :

وعن ابن مسعود أن تارك الزكاة ليس بمسلم ، وعن أحمد رواية : أن ترك الصلاة والزكاة خاصة كفر دون الصيام والحج . وقال ابن عيينة : المرجئة سموا ترك الفرائض ذنبا بمنزلة ركوب المحارم ، وليس سواء ، لأن ركوب المحارم متعمدا من غير استحلال معصية ، وترك الفرائض من غير جهل ولا عذر هو كفر وبيان ذلك في أمر إبليس وعلماء اليهود الذين أقروا بنعت النبي صلى الله عليه وسلم بلسانهم ، ولم يعملوا بشرائعه . [ ص: 149 ] وقد استدل أحمد وإسحاق على كفر تارك الصلاة بكفر إبليس بترك السجود لآدم ، وترك السجود لله أعظم . وفي " صحيحمسلم عن أبي هريرة ، عن النبي صلى الله عليه وسلم ، قال : إذا قرأ ابن آدم السجدة فسجد ، اعتزل إبليس يبكي ويقول : يا ويلي أمر ابن آدم بالسجود ، فسجد فله الجنة ، وأمرت بالسجود فأبيت فلي النار . 

http://www.islamweb.net/newlibrary/display_book.php?flag=1&bk_no=81&ID=16

 

et voici pour l'autre passage :

فَإِنَّ النَّبِيَّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ جَعَلَ هَذِهِ الْخَمْسَ دَعَائِمَ الْإِسْلَامِ وَمَبَانِيهِ ، وَفَسَّرَ بِهَا الْإِسْلَامَ فِي حَدِيثِ جِبْرِيلَ ، وَفِي حَدِيثِ طَلْحَةَ بْنِ عُبَيْدِ اللَّهِ الَّذِي فِيهِ أَنَّ أَعْرَابِيًّا سَأَلَ النَّبِيَّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ عَنِ الْإِسْلَامِ ، فَفَسَّرَهُ لَهُ بِهَذِهِ الْخَمْسِ وَمَعَ هَذَا فَالْمُخَالِفُونَ فِي الْإِيمَانِ يَقُولُونَ : لَوْ زَالَ مِنَ الْإِسْلَامِ خَصْلَةٌ وَاحِدَةٌ ، أَوْ أَرْبَعُ خِصَالٍ سِوَى الشَّهَادَتَيْنِ

http://www.islamweb.net/newlibrary/display_book.php?flag=1&bk_no=81&ID=16

 

et puis tu nous a éxposé ton iflase avec la choubha mourjite plus fragile qu'une toile d'araigné d'abdel aziz ar-rayes le jahmite dans son vomis intitulé hiwar avec le docteur al hawali , pour en bref, ramener toutes les forme de mécreance au coeur  !

 

tu a dis :

citizenkan a écrit :

Ici,

 

وبيان ذلك في أمر إبليس وعلماء اليهود الذين أقروا بنعت النبي صلى الله عليه وسلم بلسانهم ، ولم يعملوا بشرائعه

 

Il incombe de distinguer entre le tark el mujarrad et l'imtina', c'est exactement ce qu'à fait e-Dawsari, alors ai la décence de le reconnaitre !

pour dawasri je n'ai pas compris a quoi tu fais allussion , tu dois surement faire allussion  au pretexte au quel al halabi et ses copain sont accroché tel le mouton qui gésticule au sol apres avoir eté égorgé , quand ils ont dit que le fait qu'il avait dans la premiere édition mis (...) était un tronuqage ! surtout que cette partie enlevé n'aporte pas le mondre changement au sens des propos d'ibn taymiya indecision bon on va pas aller jusqu'a dire que ces gens sont ignorants au point d'ignorer ce que veut dire "tronquer" mais c'est parce que comme j'ai dis les dérniers cris de la béte égorgé , et c'est ce que tu essaie de faire ici apres que tu as lu les propos de l'imam ibn ouyayna au sujet de ta taqidha ca a provoquer chez toi ce que tu resent smiley

 

en suite la boulette finale tu dis :

citizenkan a écrit :

Tiens, contente-toi de celui-ci :

 

Comment entre-t-on dans l’Islam ?

 

On entre dans l’Islam en fournissant trois éléments : le tasdîq et l’inqiyâd du cœur, et la prononciation verbale de son adhésion. S’il l’un d’eux manque, on ne peut aspirer réellement à l’Islam. Il y a donc une reconnaissance intérieure (le cœur) et extérieure (la langue). Quand on entre dans l’Islam, on s’engage à adhérer à toutes ses lois. C’est ce que les savants appellent l’iltizâm(!!!!!!) et qui est la somme de la soumission intérieure(!!!!!!!) et de la reconnaissance verbale. Soit, donner foi à tous les enseignements du Prophète (r), tout en émettant la ferme intention de se soumettre à son obéissance.

Le tasdîq est antonyme au shakk (douter de la véracité de ses enseignements), au takdhîb (les démentir soit avec le cœur soit avec la langue), et à l’i’râdh (!!!!)(y rester indifférents sans spécialement les démentir ni en douter).

L’inqiyâd est antonyme au ibâ (refuser(????) de s’y soumettre pour x raisons), à l’istikbâr (refuser(????) de s’y soumettre par orgueil), et à el kirâha (les détester).

La reconnaissance verbale est antonyme au takdhîb (les démentir avec la langue pour x raisons) au juhûd (les démentir avec la langue tout en y donnant foi avec le cœur), l’i’râdh, mais aussi l’hypocrisie (nifâq) qui consiste à les reconnaitre verbalement, mais sans y donner foi avec le cœur (mécréance intérieure/croyance extérieure). C’est le contraire du juhûd (croyance intérieure/mécréance extérieure), en sachant que l’hypocrisie peut être motivée par l’une des formes de mécréance citées plus haut (shakk, takdhîb, i’râdh, ibâ, stikbâr, el kirâha).

1. ou est le raport entre l'iltizam et la soumission ?????

a) l'iltizam veut dire : etre conforme qui est aussi snonyme d'acceptation (qaboule)

b) l'inqiyad veut dire : soumission 

 et tout ca entre sous l'inqiyad et l'id"ane , et celui qui fornit l'atestation de foi il annonce donc son acceptation d'étre conforme a ce que cette atestation de foi lui impose comme actes aux quel il se soumet , en suite parmis ces actes il ya des actes qui sont complémentaires si il ne les acompli pas sa foi diminu et il d'autre acte qui sont des piliers de la foi (la peiérre chez certains les 5 piliers chez d'autres , le jeune et la priérre pour d'autres etc mais ils sont tous unanime pour dire que sans acte on devient mécreant meme si ils divergent au sujet des actes que le délaissement expulse de l'islam) 

 

2. pour l'istikbar , quelle est la sagesse d'écrire  " refuser de se soumettre "  , est ce que " ne pas se soumettre par orgeuille "ne sufit pas ??? 

 

3. tu as parlé de soumission intérieure , mais  qu'en est-il de la soumission éxtérieure , ou son les actes dans ta aqidha ??? !!!

 

 

ici :

citizenkan a écrit :

3-      Kufr i’râdh : notons qu’il incombe un nombre d’actes minimum propres à l’Islam comme la prière, l’aumône légale, le jeûne, le pèlerinage ; en d’autres termes, des vertus qui ne sont pas propres à l’Islam, comme la bonté envers les parents, la loyauté, ne suffisent pas en eux-mêmes pour sortir de ce cas de figure. En outre, il faut distinguer entre les actes qu’on fait par nature ou par habitude et qui sont propres à tout le monde, et ceux auxquels on donne un portée religieuse.[1]

 

[1]Voir : majmû’ el fatâwâ d’ibn Taïmiya (7/621) ;

 

ces actes dont tu parle  est ce que ce sont des actes sans les quels on est pas croyant , ou se sont des acte qui augmentent la foi qu'on a ganné en fornissant la soumission intérieure et la pronociation verbale ???

 

voici ce que dit ibn taymiya dans majmu" el fatwa d'ibn taymiya dans la meme ligne a la quelle tu fait refrence :

وَمَنْ قَالَ: بِحُصُولِ الْإِيمَانِ الْوَاجِبِ بِدُونِ فِعْلِ شَيْءٍ مِنْ الْوَاجِبَاتِ سَوَاءٌ جَعَلَ فِعْلَ تِلْكَ الْوَاجِبَاتِ لَازِمًا لَهُ؛ أَوْ جُزْءًا مِنْهُ فَهَذَا نِزَاعٌ لَفْظِيٌّ كَانَ مُخْطِئًا خَطَأً بَيِّنًا وَهَذِهِ بِدْعَةُ الْإِرْجَاءِ الَّتِي أَعْظَمَ السَّلَفُ وَالْأَئِمَّةُ الْكَلَامَ فِي أَهْلِهَا وَقَالُوا فِيهَا مِنْ الْمَقَالَاتِ الْغَلِيظَةِ مَا هُوَ مَعْرُوفٌ وَالصَّلَاةُ هِيَ أَعْظَمُهَا وَأَعَمُّهَا وَأَوَّلُهَا وَأَجَلُّهَا.

et celui qui dit : il est possible d'avoir la foi imposé sans acomplir quelque chose parmis les obligations qu'il considére l'accomplisement de ces obligations  comme éttant necessaire pour avoir la foi  ou comme faisant partie de la foi , ceci est une divergence dans l'apellation et l'ereure de celui qui dit ca est claire et c'est ca  l'innovation de l'irja que les piex predecesseurs et les imams ont blamé séverment ses adeptes et ont dit des paroles  sévéres comme il est connu , et la prierre est la plus grandiose parmis ces actes et la plus générale et proritaire et la plus noble (fin) 

 

est ce que tu es d'accord avec ca ?

 

Je ne reviendrais pas sur les citations tronquées que tu as utilisées ni sur les accusations que tu m'as lancées, je te laisse en paix avec ta conscience !

 

Non, ce qui m'intéresse c'est la suite, et quelle suite ?

 

Je te signale déjà que le texte que je t'ai donné est une synthèse des paroles de Barrak, non de Rais ni de Halabi, mais comme à ton habitude, champs, au lieu de discuter des arguments, tu fais de la spéculations et tu perds à tous les coups, alors ai du respect pour toi-même !

 

Je te mettrais la suite dans la prochaine intervention !

 

 

Ensuite, pour le texte d'ibn Taïmiya, je suis entièrement d'accord, mais le fait est que tu ne l'a pas compris,

 

Il dit

 

بِحُصُولِ الْإِيمَانِ الْوَاجِبِ

 

Qu'entend-t-il par là,

 

Si tu avais lu la 5ème partie, tu y aurais vu la réponse, bien que je ne connaisse pas qu'une foi sans acte est impossible, mais il incombe d'être précis dans le vocabulaire, il parle ici d'une foi parfaite, et non faible, comme tu ne l'imagines, et aucun salafi ne dit cela !

 

Je te remets le texte ici :

La différence entre la foi absolue et la foi dans l’absolu

 

‘Abd e-Rahmân ibn Hasan nous résume merveilleusement bien cette différence en s’inspirant probablement du discours d’ibn Taïmiya et de son élève ibn el Qaïyim.[1] Il nous apprend, en effet : « Si l’on sait que tant les actes extérieurs que les actes intérieurs entrent, au niveau de la religion, dans la définition de la foi, nous pouvons en déduire que tous les actes manquants, à condition qu’ils ne soient pas nécessaires à la foi, atténuent la foi parfaite imposée. » Ensuite, il donne des exemples de plusieurs hadîthdont : « Nul n’est croyant au moment de faire l’adultère... au moment de boire du vin, etc. » Puis, il enchaine : « La négation dans ces textes porte sur la foi parfaite imposée. Nous ne désignons pas leur auteur comme étant un croyant sans restriction, et en faisant abstraction de son péché et de son acte pervers. Nous disons donc qu’il est croyant pour la foi qu’il décèle, et pervers pour avoir commis un grand péché. Il est croyant en fonction des actes intérieurs et extérieurs qu’il a à son actif. De ce point de vue, il compte parmi les adeptes de la foi dans l’absolu…

 

Quant au croyant ayant une foi absolue et sans restriction, il n’est pas associé à un péché ni à un acte pervers ou autre. Il se distingue pour avoir fourni les obligations dans la mesure du possible, et pour avoir renoncé à tous les péchés. Il mérite en cela l’appellation de croyant sans restriction. C’est là qu’il faut trouver la différence entre le croyant dans l’absolu et le croyant absolu ; le second ne persiste pas à faire certains péchés, contrairement au premier qui est marqué par la récidive.

 

Cette explication que nous venons de donner est conforme au crédo traditionaliste faisant la distinction entre l’islâm et l’îmân, soit entre la foi dans l’absolu et la foi absolue ; la première désigne le musulman ayant l’essence de la foi indispensable pour entrer dans l’Islam, ou, en d’autres termes, indispensable pour avoir une foi valable. Elle correspond au plus bas degré de la religion dans la mesure où il persiste à faire des péchés ou qu’il délaisse ses obligations sans excuse valable. »[2]

[1]Voir notamment : Majmû’ el fatâwa (19/293), (12/47smiley et badâi’ el fawâid d’ibn el Qaïyim (4/17).

[2]E-durar e-saniya(1/200).

 

 

 

Voici la suite du texte d'el Barrak (le fait de gesticuler à droite à gauche ne remet nullement en question que le texte de Dawsari est tronqué : on appelle un chat, un chat !) :

 

 

Comment sort-on de l’Islam ?

 

L’apostasie se concrétise à trois niveaux :

-              Au niveau de la reconnaissance verbale en s’y opposant avec l’une des six formes de mécréance citées plus haut.

-              Au niveau de l’attestation elle-même, en s’opposant soit à ses fondements proprement dits, et qui réclament de renoncer au tâghût et à unifier Allah dans trois domaines (Sa Seigneurie, Sa divinité, Ses Noms et Attributs).

-              Soit en s’opposant clairement dans les faits à ses exigences et ses implications.

 

En règle générale, tout ce qui s’oppose à l’adhésion et à la reconnaissance intérieure et extérieure à l’Islam est synonyme d’apostasie. Seule la contrainte fait exception. Les six formes de mécréance que nous avons évoquées plus haut s’opposent littéralement à l’attestation de foi soit intérieurement soit extérieurement, en sachant que le statut d’apostat tient compte uniquement des apparences. Celui, par exemple, qui embrasse l’Islam par hypocrisie, sera considéré musulman jusqu’au jour où il affiche une annulation de l’Islam. Dès lors, nous le jugeons apostat, bien qu’il n’ait jamais été vraiment musulman. Ainsi, de la même manière qu’on entre en Islam grâce à son adhésion intérieure et verbale, on en sort en la remettant littéralement en question. L’adhésion extérieure fait jouir des droits séculiers d’un musulman, à l’image de l’hypocrite.

 

La première partie de l’attestation (lâ illâh illâ Allah) touche à la croyance et la seconde (Mohammed rasûlu Allah) à la pratique.

 

L’abandon de la prière

 

Il s’agit de ne jamais prier, sauf pour ne pas embarrasser les autres, ou par peur, voire par honte, quitte à la faire sans ablutions. Cet abandon remet littéralement en question l’adhésion à son caractère obligatoire. Il incombe donc de distinguer entre plusieurs formes d’abandon (tark). Les savants traditionalistes divergent, en effet, sur cette question. Il existe plusieurs cas de figure. Il y a l’abandon occasionnel dans le sens où l’individu n’est pas assidu à la prière ; il lui arrive, par négligence ou fainéantise d’en rater quelques-unes. Il y a le cas, comme nous l’avons vu, de celui qui ne daigne jamais prier. C’est à la lumière de cette distinction entre les cas qu’il incombe de lire la divergence sur le sujet. Quand certains savants mettent au compte de l’apostasie l’abandon de la prière, ils font allusion à l’abandon total, non occasionnel. L’abandon total est lié à l’i’râdh kullî (se détourner totalement de la religion) qui est encore une autre annulation de l’Islam. L’abandon de la prière est une forme particulière d’i’râdh, soit de se détourner totalement de la prière. Un même individu peut s’en détourner totalement, mais tout en observant le jeûne qui est un rituel collectif dans le sens où on se réunit pour manger ou autre.

 

Quoi qu’il en soit, trois tendances se dégagent sur la question. La grande majorité des savants ne kaffar pas târik e-salât, mais sans préciser à partir de quelle limite ils se basent. Pour certains, il suffit de rater volontairement une seule prière pour devenir apostat. Pour d’autres, à l’inverse, il suffit de reconnaitre son aspect obligatoire pour rester musulman. Les derniers coupent la poire en deux et distinguent entre l’abandon partiel qui ne rend pas apostat, et l’abandon total qui fait sortir de l’Islam. Ibn Taïmya se « rallie » à cette dernière tendance qui fait la différence entre ne jamais prier et ne pas être assidu à la prière, comme c’est le cas de la plupart des gens.[1] Il nuance entre l’abandon et le manque d’assiduité, de ponctualité, et d’observance rigoureuse.

 

[1]Voir : majmû’ el fatâwâ d’ibn Taïmiya (22/49, 22/61).

تقي الدين السني a écrit :

citizenkan a écrit :

Je te signale déjà que le texte que je t'ai donné est une synthèse des paroles de Barrak, non de Rais ni de Halabi, mais comme à ton habitude, champs, au lieu de discuter des arguments, tu fais de la spéculations et tu perds à tous les coups, alors ai du respect pour toi-même !

oui ... une synthése compris comme les propos d'ibn  baz ont eté compris , ou comme l'interprétation des parole d'ibn ouyayna devrait etre , je connais tout ca smiley 

le chaykh a eté quéstioné ce matin a propos de ca :


Quote:
Le tasdîq est antonyme au shakk (douter de la véracité de ses enseignements), au takdhîb (les démentir soit avec le cœur soit avec la langue), et à l’i’râdh (!!!!)(y rester indifférents sans spécialement les démentir ni en douter).

il a dit que c'est du n'importe quoi !

 

 

 

Tiens, comme pour sheikh ibn Baz, je vais dissiper tes calomnies, grâce à Dieu :

 

Ensuite, tu dis :

 

il a dit que c'est du n'importe quoi !

 

Et toi, qu'est-ce que tu en penses, tu réfléchis avec ta tête ou avec celle des autres ?

 

وَبِهَذَا التَّقْسِيمِ وَالتَّفْصِيلِ يَتَهَيَّأُ الجَوَابُ عَنْ سُؤَالَيْنِ:

أَحَدُهُمَا: بِمَ يَدْخُلُ الكَافِرُ الأَصْلِيُّفِي الإِسْلَامِ وَيَثْبُتُ لَهُ حُكْمُهُ؟

وَالثَّانِي: بِمَ يَخْرُجُ المُسْلِمُ عَنِ الإِسْلَامِ بِحَيْثُ يَصِيرُ مُرْتَدًّا؟

فَأَمَّا الجَوَابُعَنِ الأَوَّلِ:

فَهُوَأَنَّ الكَافِرَ يَدْخُلُفِي الإِسْلَامِ وَيَثْبُتُ لَهُ حُكْمُهُ بِالإِقْرَارِ بِالشَّهَادَتَيْنِ (شَهَادَةِ أَنْ لَا إِلَهَ إِلَّا اللهُ وَأَنَّ مُحَمَّدًا رَسُولُ اللهِ)، فَمَنْ أَقَرَّ بِذَلِكَ بِلِسَانِهِ دُونَ قَلْبِهِ ثَبَتَ لَهُ حُكْمُ الإِسْلَامِ ظَاهِرًا، وَإِنْ أَقَرَّ بِذَلِكَ ظَاهِرًا وَبَاطِنًا كَانَ مُسْلِمًا عَلَى الحَقِيقَةِ وَمَعَهُ أَصْلُ الإِيمَانِ، إِذْ لَا إِسْلَامَ إِلَّا بِإِيمَانٍ، وَلَا إِيمَانَ إِلَّا بِإِسْلَامٍ.

وَهَذَا الإِقْرَارُ الَّذِي تَثْبُتُ بِهِ حَقِيقَةُ الإِسْلَامِ يَشْمَلُ ثَلَاثَةَ أُمُورٍ: تَصْدِيقُ القَلْبِ، وَانْقِيَادُهُ، وَنُطْقُ اللِّسَانِ: هَذِهِ الأُمُورُ الثَّلَاثَةُ هِيَ الَّتِي يَتَحَقَّقُ بِهَا الدُّخُولُفِي الإِسْلَامِ؛ تَصْدِيقُ القَلْبِ، وَانْقِيَادُهُ، وَالإِقْرَارُ بِاللِّسَانِ، فَإِذَا فُقِدَ وَاحِدٌ مِنْ هَذِهِ لَمْ تَتَحَقَّقِ الحَقِيقَةُ، لَمْ تَثْبُتِ الحَقِيقَةُ.

وَبِانْقِيَادِ القَلْبِ وَنُطْقِ اللِّسَانِ يَتَحَقَّقُ الإِقْرَارُ ظَاهِرًا وَبَاطِنًا، وَذَلِكَ يَتَضَمَّنُ مَا يُعْرَفُ عَنْ أَهْلِ العِلْمِ بِالْتِزَامِ شَرَائِعِ الإِسْلَامِ: يُعْرَفُ هَذَا المُصْطَلَحُ عَنْدَ أَهْلِ العِلْمِ، يَقُولُونَ: إِنَّهُ يُشْتَرَطُ -يَعْنِي- فِي ثُبُوتِ الإِسْلَامِ الِالْتِزَامُ بِالشَّرَائِعِ، أَنْ يَلْتَزِمَ بِالشَّرَائِعِ، يَعْنِي: الآنَ الفَاسِقُ شَهِدَ أَنْ لَا إِلَهَ إِلَّا اللهُ وَأَنَّ مُحَمَّدًا رَسُولُ اللهِ، هَلْ تَجِبُ عَلَيْهِ الزَّكَاةُ؟ مَا عِنْدَهُ مَالٌ، تَجِبُ عَلَيْهِ الصَّلَاةُ؟ الآنَ فِي هَذِهِ السَّاعَةِ تَجِبُ عَلَيْهِ الصَّلَاةُ؟ لَا تَجِبُ عَلَيْهِ الصَّلَاةُ، لَكِنْ يَجِبُ عَلَيْهِ أَنْ يَلْتَزِمَ بِالشَّرِيعَةِ، أَنْ يَلْتَزِمَ بِمَا تُوجِبُهُ الشَّهَادَتَانِ، وَالِالْتِزَامُ هُوَ مَا نُعَبِّرُ عَنْهُ بِانْقِيَادِ القَلْبِ وَإِقْرَارِ اللِّسَانِ.

وَهُوَالإِيمَانُ بِالرَّسُولِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ وَبِمَا جَاءَ بِهِ، وَعَقْدُ القَلْبِ عَلَى طَاعَتِهِ: عَقْدُ القَلْبِ عَلَى طَاعَتِهِ، وَتَصْدِيقُهُ فِي كُلِّ مَا أَخْبَرَ بِهِ عَلَيْهِ الصَّلَاةُ وَالسَّلَامُ.

فَمَنْ خَلَا عَنْ هَذَا الِالْتِزَامِ لَمْ يَكُنْ مُقِرًّا عَلَى الحَقِيقَةِ.

فَأَمَّا التَّصْدِيقُ: فَضِدُّهُ التَّكْذِيبُ وَالشَّكُّ وَالإِعْرَاضُ: مَا الَّذِي يُنَافِي التَّصْدِيقَ؟ هَذِهِ الأُمُورُ: الشَّكُّ: الشَّاكُّ مُصَدِّقٌ مُتَرَدِّدٌ ﴿فِي رَيْبِهِمْ يَتَرَدَّدُونَ﴾([1])، وَمِثْلُهُ أَوْ أَسْوَأُ مِنْهُ التَّكْذِيبُ، هَذَا ضِدُّ التَّصْدِيقِ، الثَّالِثُ المُعْرِضُ: يَعْنِيفِي الكُفَّارِ، فِيهِمْ هَذِهِ الأَصْنَافُ، مِنَ الكُفَّارِ مَنْ يَكُونُ شَاكًّافِي الحَقِّ، شَاكًّا فِي صِدْقِ الرَّسُولِ، شَاكًّافِي التَّوْحِيدِ أَنَّهُ هُوَ الحَقُّ، وَمِنْهُمْ مَنْ يَكُونُ مُكَذِّبًا لِلرَّسُولِ، ثُمَّ هَذَا المُكَذِّبُ تَارَّةً يَكُونُ مُكَذِّبًا بِقَلْبِهِ وَلِسَانِهِ، فَهَذَا لَا إِشْكَالَ فِيهِ، وَأَحْيَانًا يَكُونُ مُكَذِّبًا بِلِسَانِهِ لَا بِقَلْبِهِ، وَهَذَا الصِّنْفُ هُوَ المَذْكُورُ فِي مِثْلِ قَوْلِهِ تَعَالَى: ﴿فَإِنَّهُمْ لَا يُكَذِّبُونَكَ وَلَكِنَّ الظَّالِمِينَ بِآيَاتِ اللَّهِ يَجْحَدُونَ﴾([2]) فَالَّذِينَ يُؤْمِنُونَ -مِثْلُ اليَهُودِ الَّذِينَ يَعْرِفُونَ الرَّسُولَ وَلَا يُظْهِرُونَ تَصْدِيقَهُ، وَمِثْلُ بَعْضِ الكُفَّارِ مِنَ المُشْرِكِينَ يُكَذِّبُونَ الرَّسُولَ وَهُمْ فِي بَاطِنِ أَمْرِهِمْ يَعْلَمُونَ صِدْقَهُ، وَلَكِنَّهُمْ لَا يَتَكَلَّمُونَ- فَهَؤُلَاءِ غَيْرُ مُكَذِّبِينَ لَكِنَّهُمْ جَاحِدُونَ، اقْرَؤُوا هَذَا المَعْنَى فِي فِرْعَوْنَ وَقَوْمِهِ، هَلْ كَانُوا مُكَذِّبِينَ؟ قَالَ اللهُ: ﴿وَجَحَدُوا بِهَا وَاسْتَيْقَنَتْهَا أَنفُسُهُمْ ظُلْمًا وَعُلُوًّا﴾ جَحَدُوا، انْظُرْ؛ فَهُمْ عَلَى يَقِينٍ مِنْ صِدْقِ مُوسَى، لَكِنَّهُمْ حَمَلَهُمُ الكِبْرُ وَالتَّعَصُّبُ عَلَى التَّكْذِيبِ ﴿ظُلْمًا وَعُلُوًّا فَانظُرْ كَيْفَ كَانَ عَاقِبَةُ الْمُفْسِدِينَ﴾([3])، فِرْعَوْنُ مَعَ أَنَّهُ يَقُولُ: ﴿مَا رَبُّ الْعَالَمِينَ﴾([4]) مَا هُوَ رَبُّ العَالَمِينَ!! ﴿مَا عَلِمْتُ لَكُم مِّنْ إِلَهٍ غَيْرِي﴾([5]﴿أَنَا رَبُّكُمُ الْأَعْلَى﴾([6])، مَعَ ذَلِكَ يَقُولُ اللهُ عَنْ مُوسَى فِي رَدِّهِ عَلَى فِرْعَوْنَ: ﴿لَقَدْ عَلِمْتَ مَا أَنزَلَ هَؤُلَاءِ إِلَّا رَبُّ السَّمَوَاتِ وَالْأَرْضِ بَصَائِرَ وَإِنِّي لَأَظُنُّكَ يَا فِرْعَونُ مَثْبُورًا﴾([7])، فَالَّذِي يُضَادُّ التَّصْدِيقَ إِمَّا الشَّكُّ وَإِمَّا التَّكْذِيبُ، وَالتَّكْذِيبُ قَدْ يَكُونُ بِالقَلْبِ وَاللِّسَانِ، وَقَدْ يَكُونُ بِاللِّسَانِ، وَهُوَ الجَحْدُ، وَهُوَ –يَعْنِيالجَاحِدَ- مُكَذِّبٌ، وَالثَّالِثُ الإِعْرَاضُ، يَعْنِي: وَاحِدٌ مِنَ الكُفَّارِ دَعَاهُ الرَّسُولُ وَأَعْرَضَ وَلَمْ يَسْمَعْ مِنْهُ أَصْلًا، فَهُوَ لَيْسَ عِنْدَهُ عِلْمٌ بِمَا جَاءَ بِهِ الرَّسُولُ، فَهُوَ لَيْسَ عِنْدَهُ شَكُّ تَرَدُّدٍ وَلَا عِنْدَهُ تَصْدِيقٌ وَلَا تَكْذِيبٌ، مُعْرِضٌ هَذَا مَا عِنْدَهُ اعْتِقَادٌ، مُعْرِضٌعَنِ الرَّسُولِ، فَهَذَا أَيْضًا غَيْرُ مُصَدِّقٍ، إِذَنْ فَالَّذِي يُنَافِي التَّصْدِيقَ الشَّكُّ وَالتَّكْذِيبُ وَالإِعْرَاضُ.

وَأَمَّا الِانْقِيَادُ: فَإِنَّهُ يَتَضَمَّنُ الِاسْتِجَابَةَ وَالمَحَبَّةَ وَالرِّضَا وَالقَبُولَ، وَضِدُّ ذَلِكَ الإِبَاءُ وَالِاسْتِكْبَارُ وَالكَرَاهَةُ لِمَا جَاءَ بِهِ الرَّسُولُ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: هَذَا الرُّكْنُ الثَّانِي؛ الِانْقِيَادُ: الِانْقِيَادُ يَتَضَمَّنُ الِاسْتِجَابَةَ وَالِالْتِزَامَ وَالمَحَبَّةَ وَالرِّضَا وَالقَبُولَ، وَيُضَادُّ ذَلِكَ الإِبَاءُ، يُضَادُّ الِانْقِيَادَ الكَرَاهَةُ، يُضَادَّ الِانْقِيَادَ الكَرَاهَةُ، الرَّفْضُ يُضَادُّ الِانْقِيَادَ، فَكُلُّ وَاحِدٍ مِنْ هَذِهِ الأَرْكَانِ وَالأُصُولِ لَهَا مَا يُضَادُّهَا، فَهَذِهِ ثَلَاثَةٌ.

وَأَمَّا النُّطْقُ بِاللِّسَانِ: هُوَ الإِقْرَارُ بِالشَّهَادَتَيْنِ، فَضِدُّهُ التَّكْذِيبُ: الَّذِي تَكَلَّمْنَا عَنْهُ أَنَّهُ قَدْ يَكُونُ جَحْدًا، وَالإِعْرَاضُ، فَمَنْ صَدَّقَ بِقَلْبِهِ وَكَذَّبَ بِلِسَانِهِ فَكُفْرُهُ كُفْرُ جُحُودٍ، وَمَنْ أَقَرَّ بِلِسَانِهِ دُونَ قَلْبِهِ فَكُفْرُهُ كُفْرُ نِفَاقٍ.

فَنَتَجَ عَنْ هَذَا سِتَّةُ أَنْوَاعٍ مِنَ الكُفْرِ.

([1]) سورة التوبة: 45.

([2]) سورة الأنعام: 33.

([3]) سورة النمل: 14.

([4]) سورة الشعراء: 23.

([5]) سورة القصص: 38.

([6]) سورة النازعات: 24.

([7]) سورة الإسراء: 102 .

 

 

 

 

 

La suite, wa bi Allah e-tawfiq :

 

 

قَالَالمُؤَلِّفُ رَحِمَهُ اللهُ تَعَالَى:

فَنَتَجَ عَنْ هَذَا سِتَّةُ أَنْوَاعٍ مِنَ الكُفْرِ، كُلُّهَا ضِدُّ مَا يَتَحَقَّقُ بِهِ أَصْلُ الإِسْلَامِ، وَهَذِهِ الأَنْوَاعُ هِيَ:

1- كُفْرُ التَّكْذِيبِ.

2- كُفْرُ الشَّكِّ.

3- كُفْرُ الإِعْرَاضِ.

4- كُفْرُ الإِبَاءِ.

5- كُفْرُ الجُحُودِ.

6- كُفْرُ النِّفَاقِ.

هَذِهِكُلُّهَا ضِدُّ مَا تَقَدَّمَ مِمَّا يَتَحَقَّقُ بِهِ الإِسْلَامُ وَالدُّخُولُ فِي الإِسْلَامِ، قُلْنَا إِنَّهَا ثَلَاثَةٌ: التَّصْدِيقُ وَالِانْقِيَادُ وَالإِقْرَارُ بِاللِّسَانِ، فَذَكَرْنَا كَذَلِكَ مَا يُضَادُّ كُلَّ وَاحِدٍ، وَهَذَا تَلْخِيصٌ لِمَا سَبَقَ، فَقَدْ قُلْنَا إِنَّهُ ضِدُّ التَّصْدِيقِ الشَّكُّ وَالإِعْرَاضُ وَالتَّكْذِيبُ، وَضِدُّ الِانْقِيَادِ الإِبَاءُ وَالِاسْتِكْبَارُ، وَضِدُّ الإِقْرَارِ الجُحُودُ، ثُمَّ قَدْ يَتَنَاقَضُ الظَّاهِرُ مَعَ البَاطِنِ، يَعْنِي فَيَكُونُ هُنَاكَ إِقْرَارٌفِي الظَّاهِرِ وَتَكْذِيبٌفِي البَاطِنِ، المُنَافِقُ يُظْهِرُ الإِسْلَامَ، يُقِرُّ بِالإِسْلَامِ وَهُوَ يَكْفُرُفِي البَاطِنِ، كُفْرُهُفِي البَاطِنِ قَدْ يَكُونُ بِنَوْعٍمِنَ الأَنْوَاعِ، قَدْ يَكُونُ فِي البَاطِنِ مُكَذِّبًا أَوْ شَاكًّا وَقَدْ يَكُونُ مُسْتَكْبِرًا، قَدْ يَكُونُ كُفْرُهُ الَّذِيفِي البَاطِنِمِنَ الأَنْوَاعِ الأُخْرَى، وَلَكِنَّهُ يَخْتَصُّ بِأَنَّ كُفْرَهُ كُفْرُ نِفَاقٍ، وَكُفْرُ الجُحُودِ هُوَ مَا يَتَضَمَّنُ التَّصْدِيقَفِي البَاطِنِ مَعَ التَّكْذِيبِ فِي الظَّاهِرِ، يَعْنِيفِي الجَاحِدِ، فِي الحَقِيقَةِ كُفْرُ الجُحُودِ ضِدُّ كُفْرِ النِّفَاقِ، فَكُفْرُ الجُحُودِ يَتَضَمَّنُ التَّصْدِيقَفِي البَاطِنِ مَعَ التَّصْدِيقِفِي الظَّاهِرِ، وَالنِّفَاقُ ضِدُّهُ خِلَافُهُ، يَعْنِي فَهُمَا مُتَقَابِلَانِ ظَاهِرًا وَبَاطِنًا.

وَمِنْ كُفْرِ الإِبَاءِ وَالِاسْتِكْبَارِ: الِامْتِنَاعُ عَنْ مُتَابَعَةِ الرَّسُولِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ وَالِاسْتِجَابَةِ لِمَا يَدْعُو إِلَيْهِ، وَلَوْ مَعَ التَّصْدِيقِ بِالقَلْبِ وَاللِّسَانِ، وَذَلِكَ كَكُفْرِ أَبِي طَالِبٍ وَكُفْرِ مَنْ أَظْهَرَ الِاعْتِرَافَ بِنُبُوَّةِ النَّبِيِّ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَمِنَ اليَهُودِ وَغَيْرِهِمْ: المَقْصُودُ مِنْ هَذِهِ الجُمْلَةِ أَنَّهُ قَدْ يَكُونُ الشَّخْصُ مُصَدِّقًا ظَاهِرًا وَبَاطِنًا لَكِنَّهُ يَأْبَى الِانْقِيَادَ وَالِاسْتِجَابَةَ لِمَا دَعَا إِلَيْهِ الرَّسُولُ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، فَكُفْرُ الإِبَاءِ قَدْ يَكُونُ بَاطِنًا كَمَا فِي بَعْضِ المُنَافِقِينَ، وَقَدْ يَكُونُ ظَاهِرًا، كُفْرُ الإِبَاءِ كَكُفْرِ اليَهُودِ لِأَنَّ مِنْهُمْ مَنْ يَتَكَلَّمُ بِأَنَّ الرَّسُولَ نَبِيٌّ وَأَنَّهُ النَّبِيُّ المُبَشَّرُ بِهِ وَالمَوْعُودُ لَكِنَّهُمْ يَأْبَوْنَ الِاسْتِجَابَةَ كُفْرًا وَحَسَدًا ﴿وَلَمَّا جَاءَهُمْ كِتَابٌ مِّنْ عِندِ اللهِ مُصَدِّقٌ لِّمَا مَعَهُمْ وَكَانُواْ مِن قَبْلُ يَسْتَفْتِحُونَ عَلَى الَّذِينَ كَفَرُواْ فَلَمَّا جَاءَهُم مَّا عَرَفُواْ كَفَرُواْ بِهِ فَلَعْنَةُ اللهِ عَلَى الْكَافِرِينَ﴾([1])وَكَذَلِكَمِثْلُ أَبِي طَالِبٍ، هُوَ مُصَدِّقٌ لِلرَّسُولِ بِلِسَانِهِ وَفِي شِعْرِهِ لَكِنْ مَنَعَهُ التَّعَصُّبُ وَالِامْتِنَاعُ عَصَبِيَّةً، هُوَ مِنْ دُرُوبِ كُفْرِ الإِبَاءِ لِأَنَّ كُفْرَ الإِبَاءِ قَدْ يَكُونُ الحَامِلُ عَلَيْهِ الحَسَدَ، قَدْ يَكُونُ الحَامِلُ عَلَيْهِ الكِبْرَ، قَدْ يَكُونُ الحَامِلُ عَلَيْهِ التَّعَصُّبَ.

وَأَمَّا جَوَابُ السُّؤَالِ الثَّانِي:

وَهُوَ مَا يَخْرُجُ بِهِ المُسْلِمُ عَنِ الإِسْلَامِ بِحَيْثُ يَصِيرُ مُرْتَدًّا، فَجِمَاعُهُ ثَلَاثَةُ أُمُورٍ:

الأَوَّلُ: مَا يُضَادُّ الإِقْرَارَ بِالشَّهَادَتَيْنِ، وَهُوَ أَنْوَاعُ الكُفْرِ السِّتَّةُ المُتَقَدِّمَةُ، فَمَتَى وَقَعَمِنَ المُسْلِمِ وَاحِدٌ مِنْهَا نَقَضَ إِقْرَارَهُ وَصَارَ مُرْتَدًّا.

الثَّانِي: مَا يُنَاقِضُ حَقِيقَةَ الشَّهَادَتَيْنِ (شَهَادَةِ أَنْ لَا إِلَهَ إِلَّا اللهُ، وَأَنَّ مُحَمَّدًا رَسُولُ اللهِ):

أ- فَحَقِيقَةُ شَهَادَةِ أَنْ لَا إِلَهَ إِلَّا اللهُ: الكُفْرُ بِالطَّاغُوتِ وَالِإيمَانُ بِاللهِ، وَهَذَا يَشْمَلُ التَّوْحِيدَ بِأَنْوَاعِهِ الثَّلَاثَةِ:

تَوْحِيدِ الرُّبُوبِيَّةِ، وَتَوْحِيدِ الأُلُوهِيَّةِ، وَتَوْحِيدِ الأَسْمَاءِ وَالصِّفَاتِ.

وَهَذَا يَتَضَمَّنُ الإِيمَانَ بِأَنَّهُ تَعَالَى رَبُّ كُلِّ شَيْءٍ وَمَلِيكُهُ، وَأَنَّهُ مَا شَاءَ كَانَ وَمَا لَمْ يَشَأْ لَمْ يَكُنْ، وَأَنَّهُ الإِلَهُ الحَقُّ الَّذِي لَا يَسْتَحِقُّ العِبَادَةَ سِوَاهُ، وَأَنَّهُ المَوْصُوفُ بِكُلِّ كَمَالٍ وَالمُنَزَّهُ عَنْ كُلِّ نَقْصٍ، وَأَنَّهُ كَمَا وَصَفَ نَفْسَهُ وَكَمَا وَصَفَهُ رَسُولُهُ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ مِنْ غَيْرِ تَعْطِيلٍ وَلَا تَمْثِيلٍ، عَلَى حَدِّ قَوْلِهِ تَعَالَى: ﴿لَيْسَ كَمِثْلِهِ شَيْءٌ وَهُوَ السَّمِيعُ البَصِيرُ﴾([2])، وَإِفْرَادَهُ مَعَ ذَلِكَ بِالعِبَادَةِ، وَالبَرَاءَةَ مِنْ كُلِّ مَا يُعْبَدُ مِنْ دُونِهِ.

الثَّالِثُ: مَا يَلْزَمُ مِنْهُ لُزُومًا ظَاهِرًا وَيَدُلُّ دِلَالَةً ظَاهِرَةً عَلَى عَدَمِ الإِقْرَارِ بِالشَّهَادَتَيْنِ بَاطِنًا وَلَوْ أَقَرَّ بِهِمَا ظَاهِرًا.

نَقُولُ: إِنَّ أَسْبَابَ خُرُوجِ المُسْلِمِ عَلَى الإِسْلَامِ بِالتَّعْبِيرِ المَعْرُوفِ هِيَ أَسْبَابُ الرِّدَّةِ، وَمَدَارُهَا عَلَى هَذِهِ الأُمُورِ، قُلْنَا: جِمَاعُهَا مَا يُقَابِلُ الإِقْرَارَ؛ لِأَنَّ الدُّخُولَفِي الإِسْلَامِ يَقُومُ عَلَى الإِقْرَارِ بِالشَّهَادَتَيْنِ ظَاهِرًا وَبَاطِنًا، فَمَا يُنَاقِضُ الإِقْرَارَ؟ كُلُّ مَا يُنَاقِضُ الإِقْرَارَ ظَاهِرًا أَوْ بَاطِنًا فَإِنَّهُ يُوجِبُ الرِّدَّةَ، فَإِذَا قُلْنَا مَثَلًا: هَذَا المُسْلِمُ هُوَ مُقِرٌّ. نَفْرِضُ أَنَّهُ مُقِرٌّ وَمُؤْمِنٌ ظَاهِرًا وَبَاطِنًا، فَإِذَا دَخَلَ عَلَيْهِ مَثَلًا التَّكْذِيبُفِي البَاطِنِ مَعَ بَقَاءِ الإِقْرَارِ فَهَذَا يَكُونُ نِفَاقًا؛ بِهَذَا الشَّيْءِ يَصِيرُ مُنَافِقًا، وَالمُنَافِقُ نَعْتَبِرُهُ أَنَّهُ مُرْتَدٌّ بِاعْتِبَارِ مَا كَانَ عَلَيْهِ مِنْ قَبْلُ، تَقُولُ: إِنَّهُفِي الظَّاهِرِ لَيْسَ بِمُرْتَدٍّ، مُسْلِمٌ هُوَ، لَكِنْ عِنْدَمَا نَقُولُ إِنَّ هَذِهِ الأُمُورَ إِنَّهَا تُقَابِلُ الإِقْرَارَ، وَإِنَّهُ يَخْرُجُ بِهَا؛ لَكِنْ تَارَّةً تَكُونُ الرِّدَّةُ ظَاهِرَةً كَمَا إِذَا أَظْهَرَ التَّكْذِيبَ أَوْ أَظْهَرَ الإِبَاءَ عَنْ قَبُولِ مَا كَانَ مُسْتَجِيبًا لَهُ وَمُنْقَادًا، إِذَا انْطَوَى كَذَلِكَ عَلَى التَّكْذِيبِفِي البَاطِنِ انْطَوَى عَلَى عَدَمِ الِانْقِيَادِ، فَالمُسْلِمُ الَّذِي نَفْرِضُ أَنَّهُ مُسْلِمٌ ظَاهِرًا وَبَاطِنًا إِذَا دَخَلَ عَلَيْهِ وَاحِدٌ مِنْ هَذِهِ الأُمُورِ صَارَ مُرْتَدًّا، لَكِنْ يَصِيرُ مُرْتَدًّا إِمَّا ظَاهِرًا وَبَاطِنًا وَإِمَّا بَاطِنًا وَإِمَّا بِاعْتِبَارِ حُقُوقِ الظَّاهِرِ يَسْتَلْزِمُ كُفْرَ البَاطِنِ إِلَّا فِي صُورَةٍ وَاحِدَةٍ، وَهِيَ حَالُ مَنْ؟ حَالُ المُكْرَهِ؛ ﴿مَن كَفَرَ بِاللَّهِ مِن بَعْدِ إيمَانِهِ إِلَّا مَنْ أُكْرِهَ﴾([3])، فَمَنْ أَظْهَرَ الكُفْرَ وَلَوِ انْطَوَى عَلَى التَّصْدِيقِ فَإِنَّهُ كَافِرٌ إِلَّا أَنْ يَكُونَ مُكْرَهًا، وَقَلْبُهُ مُطْمَئِنٌّ بِالإِيمَانِ، فَكُلُّ أَنْوَاعِ الكُفْرِ المُتَقَدِّمَةِ السِّتَّةِ؛ كُلُّهَا تُنَاقِضُ الإِقْرَارَ بِالشَّهَادَتَيْنِ، مِنْهَا مَا يُنَاقِضُ الإِقْرَارَ ظَاهِرًا وَمِنْهَا مَا يُنَاقِضُهُفِي البَاطِنِ، وَلَكِنَّهُ عَلَى أَيِّ حَالٍ إِذَا وَقَعَ فِي وَاحِدٍ مِنْهَا صَارَ كَافِرًا بَعْدَ أَنْ كَانَ مُسْلِمًا وَصَارَ مُرْتَدًّا، لَكِنْ إِنَّمَا يُعَدُّ وَيُحْكَمُ عَلَيْهِ بِالرِّدَّةِ إِذَا كَانَتْ رِدَّتُهُ ظَاهِرَةً حَكَمْنَا عَلَيْهِ بِالرِّدَّةِ وَأَقَمْنَا عَلَيْهِ حُكْمَ الرِّدَّةِ، أَمَّا إِذَا دَخَلَ عَلَيْهِ النِّفَاقُ فَإِنَّهُ يَصِيرُ مُنَافِقًا، لَكِنَّهُفِي الحَقِيقَةِ صَارَ مُرْتَدًّا بَعْدَ أَنْ كَانَ مُسْلِمًا، نَقُولُ: الأَمْرُ الثَّانِي مِمَّا تَرْجِعُ إِلَيْهِ النَّوَاقِضُ -نَوَاقِضُ الإِسْلَامِ: حَقِيقَةُ الشَّهَادَتَيْنِ، كُلُّ مَا يُنَاقِضُ حَقِيقَةَ الشَّهَادَتَيْنِ فَإِنَّهُ مِنْ أَسْبَابِ الرِّدَّةِ، نَوَاقِضُ لِأَنَّهُ كَمَا تَقَدَّمَ أَنَّ الكَافِرَ إِنَّمَا يَدْخُلُفِي الإِسْلَامِ بِإِقْرَارِهِ بِالشَّهَادَتَيْنِ ظَاهِرًا وَبَاطِنًا، فَيَصِيرُ بِذَلِكَ مُسْلِمًا حَقًّا، وَإِنْ أَقَرَّ ظَاهِرًا فَقَطْ جَرَتْ عَلَيْهِ أَحكَامُ الدُّنْيَا، وَهِيَ حَالُ المُنَافِقِ، وَبِمُنَاسَبَةِ ذِكْرِ حَقِيقَةِ الشَّهَادَتَيْنِ كَانَ لَا بُدَّ أَنْ يُبَيَّنَ أَنَّ الشَّهَادَتَيْنِ لَهُمَا حَقِيقَةٌ؛ لِنَعْلَمَ أَنَّ كُلَّ مَا يُنَاقِضُ هَذِهِ الحَقِيقَةَ فَإِنَّهُ يُوجِبُ الخُرُوجَ عَلَيْهِ، الشَّهَادَتَانِ: شَهَادَةُ أَنْ لَا إِلَهَ إِلَّا اللهُ حَقِيقَتُهَا إِثْبَاتُ الإِلَهِيَّةِ للهِ وَحْدَهُ وَنَفْيُهَا عَنْ كُلِّ مَا سِوَاهُ، لَا مَعْبُودَ بِحَقٍّ إِلَّا اللهُ، هَذِهِ حَقِيقَةٌ، وَقَوْلُنَا: لَا مَعْبُودَ بِحَقٍّ. هَذَا يَتَضَمَّنُ الكُفْرَ بِكُلِّ مَا يُعْبَدُ مِنْ دُونِ اللهِ، وَقَوْلُنَا: إِلَّا اللهُ. يَتَضَمَّنُ الإِيمَانَ بِاللهِ، وَهُوَ الَّذِي قَالَ اللهُ فِيهِ: ﴿فَمَنْ يَكْفُرْ بِالطَّاغُوتِ وَيُؤْمِن بِاللَّهِ فَقَدِ اسْتَمْسَكَ بِالْعُرْوَةِ الْوُثْقَىَ﴾([4])وَهِيَكَلِمَةُ التَّوْحِيدِ «لَا إِلَهَ إِلَّا اللهُ»، إِذَنْ فَلَا بُدَّ أَنْ نَعْرِفَ حَقِيقَةَ لَا إِلَهَ إِلَّا اللهُ، فَـ«لَا إِلَهَ إِلَّا اللهُ» تَتَضَمَّنُ أَنَّهُ تَعَالَى المُتَفَرِّدُ بِالإِلَهِيَّةِ فَلَا إِلَهَ غَيْرُهُ، وَبِالرُّبُوبِيَّةِ فَلَا رَبَّ سِوَاهُ، وَبِالكَمَالِ فَهُوَ المَوْصُوفُ بِكُلِّ كَمَالٍ، مَعَ نَفْيِ المَثِيلِ وَالنَّظِيرِ فَلَا مِثْلَ لَهُ: ﴿لَيْسَ كَمِثْلِهِ شَيْءٌ وَهُوَ السَّمِيعُ البَصِيرُ﴾([5])، وَتَقْتَضِي «لَا إِلَهَ إِلَّا اللهُ»، هَذَا مَضْمُونُهَا مِنْ جِهَةِ المَدْلُولِ وَالمَعْنَى، وَهَذَا المَعْنَى يَقْتَضِي إِفْرَادَهُ بِالعِبَادَةِ؛ فَالإِيمَانُ بِأَنَّهُ الإِلَهُ الحَقُّ الَّذِي لَا يَسْتَحِقُّ العِبَادَةَ سِوَاهُ وَأَنَّ كُلَّ مَعْبُودٍ سِوَاهُ بَاطِلٌ مَاذَا يَقْتَضِي؟ يَقْتَضِي إِفْرَادَهُ بِالعِبَادَةِ وَتَخْصِيصَهُ بِالعِبَادَةِ، وَالبَرَاءَةَ مِنْ كُلِّ مَعْبُودٍ سِوَاهُ، عَلَى حَدِّ قَوْلِ إِبْرَاهِيمَ عَلَيْهِ السَّلَامُ: ﴿إِنَّنِي بَرَاءٌ مِّمَّا تَعْبُدُونَ (26) إِلَّا الَّذِي فَطَرَنِي﴾([6]﴿فَإِنَّهُمْ عَدُوٌّ لِّي إِلَّا رَبَّ الْعَالَمِينَ﴾([7]).

شَهَادَةُ أَنَّ مُحَمَّدًا رَسُولُ اللهِ؛ لَعَلَّهَا هِيَ الأَمْرَ الثَّانِيَ الَّذِي يَأْتِي تَقْرِيرُ حَقِيقَةِ شَهَادَةِ أَنَّ مُحَمَّدًا رَسُولُ اللهِ.

شَهَادَةُ أَنَّ مُحَمَّدًا رَسُولُ اللهِ مَاذَا تَتَضَمَّنُ؟ تَتَضَمَّنُ الإِيمَانَ بِأَنَّهُ رَسُولُ اللهِ حَقًّا، أَرْسَلَهُ اللهُ بِالهُدَى وَدِينِ الحَقِّ إِلَى جَمِيعِ النَّاسِ، وَأَنَّهُ خَاتَمُ النَّبِيِّينَ، وَهَذَا الإِقْرَارُ بِالرِّسَالَةِ يَسْتَلْزِمُ تَحْقِيقَ المُتَابَعَةِ، فَالأَوَّلُ: هُوَ جَانِبُ الِاعْتِقَادِ، وَالثَّانِي: هُوَ الجَانِبُ العَمَلِيُّ، فَفِي كُلٍّ مِنَ الشَّهَادَتَيْنِ لَهَا مَعْنًى وَلَهَا مُقْتَضًى، فَمَعْنَاهَا هُوَ مَا تَقَدَّمَ؛ مَعْنَي كَلِمَةِ التَّوْحِيدِ وَمَعْنَى «مُحَمَّدٌ رَسُولُ اللهِ» وَمُقْتَضَى كَلِمَةِ التَّوْحِيدِ «لَا إِلَهَ إِلَّا اللهُ» مُقْتَضَاهَا، يَعْنِي: مَاذَا تَقْتَضِي مِمَّنْ أَقَرَّ بِهَا؟ مَنْ أَقَرَّ بِأَنَّهُ لَا إِلَهَ إِلَّا اللهُ، فَهَذَا الإِقْرَارُ يَقْتَضِي مِنْهُ تَوْحِيدَ اللهِ، إِفْرَادَ اللهِ، إِفْرَادَهُ بِالعِبَادَةِ وَتَخْصِيصَهُ بِالعِبَادَةِ، وَالبَرَاءَةَ مِنْ كُلِّ مَعْبُودٍ سِوَاهُ، كَذَلِكَ الإِقْرَارُ بِأَنَّ مُحَمَّدًا رَسُولُ اللهِ؛ يَعْنِي عَلِمْنَا مَعْنَاهَا، مَعْنَى «مُحَمَّدٌ رَسُولُ اللهِ»، أَوْ شَهَادَةُ أَنَّ مُحَمَّدًا رَسُولُ اللهِ، مَعْنَاهَا الإِيمَانُ وَاليَقِينُ بِأَنَّ مُحَمَّدَ بْنَ عَبْدِ اللهِ بْنِ عَبْدِ المُطَّلِبِ رَسُولٌ مِنْ عِنْدِ اللهِ أَرْسَلَهُ اللهُ إِلَى جَمِيعِ النَّاسِ، ﴿وَمَا أَرْسَلْنَاكَ إِلَّا رَحْمَةً لِّلْعَالَمِينَ﴾([8])، وَهَذَا يَتَضَمَّنُ أَنَّهُ الصَّادِقُ فِي كُلِّ مَا جَاءَ بِهِ، وَأَنَّهُ الهَادِي المَهْدِيُّ جَاءَ بِالهُدَى وَدِينِ الحَقِّ، مُقْتَضَى هَذِهِ الشَّهَادَةِ يَكُونُ بِتَصْدِيقِهِ فِي كُلِّ مَا أَخْبَرَ بِهِ، وَبِاتِّبَاعِهِ فِي مَا جَاءَ بِهِمِنَ الشَّرْعِ؛ بِطَاعَتِهِ فِي أَمْرِهِ وَنَهْيِهِ، وَهُوَ مَا عَبَّرَ عَنْهُ الشَّيْخُ مُحَمَّدُ بْنُ عَبْدِ الوَهَّابِفِي الأُصُولِ الثَّلَاثَةِ؛ يَقُولُ: لَكِنَّهُ جَعَلَ مُقْتَضَاهَا -هُوَ مَعْنَاهَا- تَصْدِيقَهُ فِيمَا أَخْبَرَ، طَاعَتَهُ فِيمَا أَمَرَ، وَاجْتِنَابَ مَا نَهَى عَنْهُ وَزَجَرَ، وَأَلَّا يُعْبَدَ اللهُ إِلَّا بِمَا شَرضعَ.

وَجُمْلَةُ مَا يُنَاقِضُ التَّوْحِيدَ أُمُورٌ:

يَعْنِي: بَعْدَ مَعْرِفَةِ حَقِيقَةِ شَهَادَةِ أَنْ لَا إِلَهَ إِلَّا اللهُ؛ الآنَ نَدْخُلُ فِيمَا يُنَاقِضُ هَذِهِ الحَقِيقَةَ الَّتِي نَعْتَبِرُهَا مِنْ أَسْبَابِ الرِّدَّةِ.

1- جَحْدُ وُجُودِ اللهِ، وَهَذَا شَرُّ الكُفْرِ وَالإِلْحَادِ، وَهُوَ مُنَاقِضٌ لِلتَّوْحِيدِ جُمْلَةً، وَمِنْهُ القَوْلُ بِوِحْدَةِ الوُجُودِ.

هَذَامِمَّا يُنَاقِضُ حَقِيقَةَ «لَا إِلَهَ إِلَّا اللهُ»؛ جَحْدُ وُجُودِ اللهِ، وَهَذَا هُوَ أَعْظَمُ الكُفْرِ عَلَى الإِطْلَاقِ، وَهُوَ يُنَاقِضُ شَهَادَةَ أَنْ لَا إِلَهَ إِلَّا اللهُ مِنْ جَمِيعِ الوُجُوهِ، يَعْنِي يُنَاقِضُ مَا تَتَضَمَّنُهُمِنَ الإِلَهِيَّةِ وَالرُّبُوبِيَّةِ وَالأَسْمَاءِ وَالصِّفَاتِ، يَعْنِي: المُشْرِكُ الَّذِي يَعْبُدُ اللهَ وَيَعْبُدُ مَعَهُ غَيْرَهُ خَيْرٌ مِنْ هَذَا، إِنْ لَمْ يُقِرَّ بِأَنَّ لِلْعَالَمِ خَالِقًا وَصَانِعًا -وَلَوْ كَانَ مُشْرِكًا بِهِ، وَلَوْ كَانَ اعْتِقَادُهُ فِيهِ بَاطِلًا- فَهُوَ دُونَ هَذَافِي الكُفْرِ، كَمَا لَا يَفْقَهُ أَنَّ جَحْدَ وُجُودِ اللهِ كَمَا هُوَ دِينُ الجَهْمِيَّةِ هُوَ أَكْفَرُهُ، وَيُعَبَّرُ عَنْهُ بِتَعْطِيلِ المَصْنُوعِ عَنِ الصَّانِعِ -تَعْطِيلِ هَذَا العَالَمِ عَنْ صَانِعِهِ- وَأَنَّهُ لَا مُدَبِّرَ وَلَا خَالِقَ وَلَا مُدَبِّرَ، وَفِي حُكْمِهِ كَذَلِكَ القَوْلُ بِوِحْدَةِ الوُجُودِ، هَذَا مَذْهَبُ فِرْقَةٍ مِنَ الفِرَقِ الإِسْلَامِيَّةِ الَّتِي هِيَ أَبْعَدُ مَا تَكُونُ مِنَ الإِسْلَامِ، وِحْدَةُ الوُجُودِ؛ يَعْنِي مَقُولَاتِ المَلَاحِدَةِ إِنَّ هَذَا الوُجُودَ هُوَ شَيْءٌ وَاحِدٌ، الخَالِقُ وَالمَخْلُوقُ وَاحِدٌ، العَبْدُ رَبٌّ وَالرَّبُّ عَبْدٌ، وَقَدْ صَاغَ هَؤُلَاءِ المَلَاحِدَةُ صَاغُوا هَذَا المَذْهَبَ يَعْنِي بِصِيغَةِ التَّوْحِيدِ وَأَنَّ هَذَا قَالُوهُ تَحْقِيقًا لِلتَّوْحِيدِ، وَأَنَّهُ يَكُونُ مَا ثَمَّ إِلَّا اللهُ، فَمَعْنَى «لَا إِلَهَ إِلَّا اللهُ» عَلَى حَدِّ قَوْلِهِمْ «لَا إِلَهَ إِلَّا اللهُ» حَقِيقَتُهَا أَنَّهُ لَا مَوْجُودَ إِلَّا اللهُ، وِحْدَةُ الوُجُودِ، يَعْنِي: الوُجُودُ وَاحِدٌ، فَجَعَلُوا وُجُودَ كُلِّ مَوْجُودٍ هُوَ وُجُودَ الرَّبِّ تَعَالَى، كَيْفَ نَفْهَمُ هَذَا؟ نَفْهَمُ أَنَّ السَّمَوَاتِ وَالأَرْضَ وَالشَّمْسَ وَالقَمَرَ وَالنُّجُومَ وَالجَمَادَاتِ وَالحَيَوَانَاتِ وَالمَلَائِكَةَ وَالشَّيَاطِينَ وَكُلَّ الأَضْدَادِ -كُلَّ هَذِهِ الأَضْدَادِ- هِيَ تُمَثِّلُ حَقِيقَةً وَاحِدَةً، هِيَ حَقِيقَةُ الرَّبِّ، تَعَالَى الرَّبُّ عَنْ قَوْلِهِمْ عُلُوًّا كَبِيرًا، وَمَعَ ذَلِكَ هَذَا الكُفْرُ يُصَاغُ بِأَنَّهُ هُوَ التَّحْقِيقُ وَالتَّوْحِيدُ وَالمَعْرِفَةُ وَيُوصَفُ مَنْ يَقُولُ بِهَذَا بِأَنَّهُ مُحْيِي الدِّينِ، وَهُوَ شَيْخُهُمُ ابْنُ عَرَبِيٍّ الطَّائِيُّ الَّذِي أَلَّفَ فِي هَذَا مُؤَلَّفَاتٍ وَانْطَلَى بَعْضُهَا عَلَى بَعْضِ النَّاسِ حَتَّى ظَنُّوا أَنَّهُ وَلِيٌّ مِنْ أَوْلِيَاءِ اللهِ، وَهُوَمِنَ السَّرَابِ أَوْ مِنَ المُنْتَحِلِينَ لِنِحْلَتِهِ الضَّالِّينَ.

وَجُمْلَةُ مَا يُنَاقِضُ التَّوْحِيدَ أُمُورٌ:

1- جَحْدُ وُجُودِ اللهِ، وَهَذَا شَرُّ الكُفْرِ وَالإِلْحَادِ، وَهُوَ مُنَاقِضٌ لِلتَّوْحِيدِ جُمْلَةً، وَمِنْهُ القَوْلُ بِوِحْدَةِ الوُجُودِ.

2- اعْتِقَادُ أَنَّ مَعَ اللهِ خَالِقًا وَمُدَبِّرًا وَمُؤَثِّرًا مُسْتَقِلًّاعَنِ اللهِفِي التَّأْثِيرِ وَالتَّدْبِيرِ، وَهَذَا هُوَ الشِّرْكُ فِي الرُّبُوبِيَّةِ.

هَذَاكَمَا يَقُولُ المَجُوسُ إِنَّ العَالَمَ يَعُودُ إِلَى صَانِعَيْنِ خَالِقَيْنِ يُعَبِّرُونَ عَنْهُمَا بِالنُّورِ وَالظُّلْمَةِ، فَيُثْبِتُونَ خَالِقَيْنِ، فَشِرْكُهُمْ هُوَمِنَ الشِّرْكِفِي الرُّبُوبِيَّةِ، وَيَقُولُ شَيْخُ الإِسْلَامِ ابْنُ تَيْمِيَةَ: «إِنَّهُ لَنْ يُوجَدَفِي العَالَمِ مَنْ يُثْبِتُ خَالِقَيْنِ مُتَكَافِئَيْنِ» يَعْنِي مُتَمَاثِلَيْنِ مِنْ جَمِيعِ الوُجُوهِ، وَإِنَّ أَشَدَّ مَا وَقَعَ مِنْ ذَلِكَ قَوْلُ المَانَوِيَّةِ الثَّانَوِيَّةِ القَائِلِينَ بِالأَصْلَيْنِ النُّورِ وَالظُّلْمَةِ، فَيَقُولُونَ: النُّورُ إِلَهُ الخَيْرِ، وَالظُّلْمَةُ إِلَهُ الشَّرِّ. يَقُولُ شَيْخُ الإِسْلَامِ إِنَّهُمْ مَعَ إِثْبَاتِهِمْ لِخَالِقَيْنِ لَمْ يُسَوُّوا بَيْنَهُمَا، فَمِنْهُمْ مَنْ يَقُولُ: إِنَّ الظُّلْمَةَ لَيْسَتْ قَدِيمَةً. وَمِنْهُمْ مَنْ يَقُولُ: إِنَّهَا قَدِيمَةٌ لَكِنَّهَا شِرِّيرَةٌ وَلَا يَصْدُرُ عَنْهَا إِلَّا الشَّرُّ. فَلَمْ يُثْبِتُوا خَالِقَيْنِ مُتَكَافِئَيْنِ، يَقُولُ هَذَافِي الرَّدِّ عَلَى المُتَكَلِّمِينَ الَّذِينَ إِنَّمَا يَعْتَنُونَ بِذِكْرِ الأَدِلَّةِ العَقْلِيَّةِ عَلَى نَفْيِ أَنْ يَكُونَ لِلْعَالَمِ خَالِقَانِ مُتَكَافِئَانِفِي الذَّوَاتِ وَالصِّفَاتِ.

3- اعْتِقَادُ أَنَّ للهِ مَثَلًا فِي شَيْءٍ مِنْ صِفَاتِ كَمَالِهِ، كَعِلْمِهِ وَقُدْرَتِهِ.

كَمَاهِيَ مَقُولَةُ المُشَبِّهَةِ الَّتِي يَقُولُ أَحَدُهُمْ: لَهُ عِلْمٌ كَعِلْمِي وَسَمْعٌ كَسَمْعِي وَبَصَرٌ كَبَصَرِي. هَذَا كُفْرٌ مُنَاقضٌ لِتَوْحِيدِ الأَسْمَاءِ وَالصِّفَاتِ، مُنَاقِضٌ لِلْإِيمَانِ بِأَنَّهُ تَعَالَى لَيْسَ كَمِثْلِهِ شَيْءٌ، فَهَؤُلَاءِ المُشَبِّهَةُ.

4- تَشْبِيهُهُ تَعَالَى بِخَلْقِهِ فِي ذَاتِهِ أَوْ صِفَاتِهِ أَوْ أَفْعَالِهِ، كَقَوْلِ المُشَبِّهِ: لَهُ سَمْعٌ كَسَمْعِي وَبَصَرٌ كَبَصَرِي، وَيَدْخُلُ فِي ذَلِكَ وَصْفُهُ بِالنَّقَائِصِ كَالفَقْرِ وَالبُخْلِ وَالعَجْزِ وَنِسْبَةِ الصَّاحِبَةِ وَالوَلَدِ إِلَيْهِ.

يَعْنِي: يُمْكِنُ أَنْ يَصِيرَ هُنَاكَ نَوْعٌمِنَ التَّقَارُبِ أَوِ التَّدَاخُلِ بَيْنَ الثَّالِثِ وَالرَّابِعِ، يَعْنِي: كَأَنَّ الأَوَّلَ يَعْنِي إِثْبَاتَ المَثِيلِ المُمَاثِلِ للهِ فِي صِفَاتِهِ، وَالثَّانِي لَا، قَدْ يَقُولُ وَإِنْ لَمْ يَكُنْ للهِ مِثْلًا مُمَاثِلًا للهِ مُسَاوِيًا لَكِنَّهُ يُشَبِّهُ اللهَ تَعَالَى بِخَلْقِهِ فَيَقُولُ: لَهُ سَمْعٌ كَسَمْعِي وَبَصَرٌ كَبَصَرِي. وَهَذَا دُونَ الأَوَّلِ الَّذِي يُثْبِتُ مَثِيلًا للهِ فِي صِفَاتِهِ، فَالأَوَّلُ أَوْغَلَفِي التَّشْبِيهِ وَالتَّمْثِيلِ.

5- اعْتِقَادُ أَنَّ أَحَدًامِنَ الخَلْقِ يَسْتَحِقُّ العِبَادَةَ مَعَ اللهِ، وَهَذَا هُوَ اعْتِقَادُ الشِّرْكِفِي الإِلَهِيَّةِ، وَلَوْ لَمْ يَكُنْ مَعَهُ عِبَادَةٌ لِغَيْرِ اللهِ.

وَهَذِهِ الأُمُورُ الخَمْسَةُ كُلُّهَا تَدْخُلُ فِي كُفْرِ الِاعْتِقَادِ أوْ شِرْكِ الِاعْتِقَادِ.

6- عِبَادَةُ أَحَدٍ مَعَ اللهِ بِنَوْعٍ مِنْ أَنْوَاعِ العِبَادَةِ، وَهَذَا هُوَ الشِّرْكُ فِي العِبَادَةِ سَوَاءٌ اعْتَقَدَ أَنَّهُ يَنْفَعُ وَيَضُرُّ أَوْ زَعَمَ أَنَّهُ وَاسِطَةٌ يُقَرِّبُهُإِلَى اللهِ زُلْفَى، وَمِنْ ذَلِكَ السُّجُودُ لِلصَّنَمِ.

وَالفَرْقُ بَيْنَ هَذَا وَالَّذِي قَبْلَهُ أَنَّ هَذَا مِنْ بَابِ الشِّرْكِ العَمَلِيِّ المُنَاقِضِ لِتَوْحِيدِ العَمَلِ الَّذِي هُوَ إِفْرَادُ اللهِ بِالعِبَادَةِ.

كَمَاقُلْنَافِي التَّوْحِيدِ إِنَّهُ فِي تَوْحِيدِالِاعْتِقَادِ يَعْنِي الإِقْرَارَ بِأَنَّ اللهَ تَعَالَى هُوَ الإِلَهُ الحَقُّ المُسْتَحِقُّ لِلْعِبَادَةِ، هَذَا تَوْحِيدٌفِي الِاعْتِقَادِ، وَثَمَرَتُهُ التَّوْحِيدُ فِي العِبَادَةِ، وَذَلِكَ بِتَخْصِيصِهِ تَعَالَى بِالعِبَادَةِ حَيْثُ لَا يَعْبُدُ المُسْلِمُ غَيْرَ اللهِ، فَهُوَ تَوْحِيدٌفِي الِاعْتِقَادِ، وَالتَّوْحِيدُ العَمَلِيُّ فَرْعٌعَنِ التَّوْحِيدِ الِاعْتِقَادِيِّ، اعْتُبِرَ هَذَا التَّقْسِيمُ أَيْضًافِي الشِّرْكِ؛ فَمَنِ اعْتَقَدَ أَنَّ مِنَ الخَلْقِ مَنْ يَسْتَحِقُّ العِبَادَةَ، وَلَوْ لَمْ يَعْبُدْ إِلَّا اللهَ، فَلَوْ أَنَّ أَحَدًا لَمْ يَعْبُدْ إِلَّا اللهَ لَكِنَّهُ لَمْ يَبْرَأْ مِمَّا يَعْبُدُهُ المُشْرِكُونَ وَقَالُوا إِنَّهُمْ لَا يُنْكِرُونَ شِرْكَهُمْ، هُوَ لَا يَعْبُدُ إِلَّا اللهَ، لَكِنَّهُ لَا يَبْرَأُ مِنْ عِبَادَةِ غَيْرِهِ، وَلَا يُنْكِرُ عَلَى المُشْرِكِينَ عِبَادَةَ غَيْرِهِ، فَهَذَا كُفْرُهُ وَشِرْكُهُفِي الِاعْتِقَادِ؛ فَإِذَا عَبَدَ مَعَ اللهِ غَيْرَهُ كَانَ مُشْرِكًا فِي عِبَادَتِهِ عَمَلِيًّا؛ فَالأَوَّلُ شِرْكٌفِي الِاعْتِقَادِ وَالثَّانِي شِرْكٌفِي العَمَلِفِي العِبَادَةِ، فَالتَّوْحِيدُفِي الإِلَهِيَّةِ لَهُ جَانِبٌ اعْتِقَادِيٌّ وَجَانِبٌ عَمَلِيٌّ وَالشِّرْكُفِي العِبَادَةِ لَهُ جَانِبٌ اعْتِقَادِيٌّ وَجَانِبٌ عَمَلِيٌّ، وَمِنَ المُشْرِكِينَ الَّذِينَ يَعْبُدُونَ اللهَ وَيَعْبُدُونَ غَيْرَهُ -وَهُمْ كَثِيرٌ- مَنْ لَا يَعْتَقِدُ فِي مَعْبُودِهِ أَنَّهُ يَنْفَعُ وَيَضُرُّ، كَمَا قَالَ الخَلِيلُ لِقَوْمِهِ: ﴿مَا تَعْبُدُونَ (70) قَالُوا نَعْبُدُ أَصْنَامًا فَنَظَلُّ لَهَا عَاكِفِينَ (71) قَالَ هَلْ يَسْمَعُونَكُمْ إِذْ تَدْعُونَ (72) أَوْ يَنفَعُونَكُمْ أَوْ يَضُرُّونَ (73) قَالُوا بَلْ وَجَدْنَا آبَاءنَا كَذَلِكَ يَفْعَلُونَ﴾([9]).

وَالفَرْقُ بَيْنَ هَذَا وَالَّذِي قَبْلَهُ أَنَّ هَذَا مِنْ بَابِ الشِّرْكِ العَمَلِيِّ المُنَاقِضِ لِتَوْحِيدِ العَمَلِ الَّذِي هُوَ إِفْرَادُ اللهِ بِالعِبَادَةِ، وَذَاكَ مِنْ بَابِ الشِّرْكِفِي الِاعْتِقَادِ المُنَافِي لِاعْتِقَادِ تَفَرُّدِ اللهِ بِالإِلَهِيَّةِ وَاسْتِحْقَاقِ العِبَادَةِ.

وَلِمَا بَيْنَ الِاعْتِقَادِ وَالعَمَلِمِنَ التَّلَازُمِ صَارَ يُعَبَّرُ عَنْ هَذَا التَّوْحِيدِ بِتَوْحِيدِ الإِلَهِيَّةِ وَتَوْحِيدِ العِبَادَةِ، وَعَنْ ضِدِّهِ بِالشِّرْكِفِي الإِلَهِيَّةِ أَوِ الشِّرْكِ فِي العِبَادَةِ.

يَعْنِيكَثِيرًا مَا يُعَبَّرُعَنِ التَّوْحِيدِ فَيُقَالُ: تَوْحِيدُ الإِلَهِيَّةِ، وَالتَّوْحِيدُفِي العِبَادَةِ، التَّوْحِيدُ؛ يُعَبَّرُ عَنْهُمَا جَمِيعًا بِهَذِهِ العِبَارَةِ، يَعْنِي: التَّوْحِيدُ الِاعْتِقَادِيُّ أَوِ التَّوْحِيدُ العَمَلِيُّ يُعَبَّرُ عَنْهُمَا بِتَوْحِيدِ العِبَادَةِ أَوْ بِتَوْحِيدِ الإِلَهِيَّةِ؛ لِلتَّلَازُمِ الَّذِي بَيْنَهُمَا، لِلتَّلَازُمِ بَيْنَ التَّوْحِيدِ فِي الِاعْتِقَادِ وَالتَّوْحِيدِفِي العَمَلِ صَارَ يُعَبَّرُ عَنْهُمَا عَنْ كُلِّ وَاحِدٍ مِنْهُمَا بِعِبَارَةٍعَنِ الآخَرِ، وَلِهَذَا نَجِدُ التَّوْحِيدَ هُوَ إِفْرَادُ اللهِ بِالعِبَادَةِ؛ أَيْ تَخْصِيصُهُ بِالعِبَادَةِ، لَكِنَّ التَّوْحِيدَ العَمَلِيَّ لَا بُدَّ أَنْ يَكُونَ قَائِمًا عَلَى اعْتِقَادِ أَنَّهُ لَا مَعْبُودَ بِحَقٍّ إِلَّا اللهُ، فَمَنْ أَفْرَدَ اللهَ بِالعِبَادَةِ مِنْ غَيْرِ أَنْ يُقِرَّ بِتَفَرُّدِهِ بِاسْتِحْقَاقِ العِبَادَةِ لَمْ يَكُنْ مُوَحِّدًا، فَلَا بُدَّمِنَ التَّوْحِيدِفِي الِاعْتِقَادِ وَالتَّوْحِيدِفِي العَمَلِ، فَيُؤْمِنُ بِأَنَّ اللهَ تَعَالَى هُوَ الإِلَهُ الحَقُّ الَّذِي لَا يَسْتَحِقُّ العِبَادَةَ سِوَاهُ، وَيُحَقِّقُ هَذَا الإِيمَانَ بِإِفْرَادِهِ بِالعِبَادَةِ وَتَخْصِيصِهِ بِالعِبَادَةِ بِحَيْثُ لَا يَعْبُدُ غَيْرَهُ.

7- جَحْدُ أَسْمَاءِ اللهِ وَصِفَاتِهِ أَوْ شَيْءٍ مِنْهَا.

لِأَنَّجَحْدَ شَيْءٍ مِنْ أَسْمَاءِ اللهِ وَصِفَاتِهِ الوَارِدَةِفِي الكِتَابِ وَالسُّنَّةِ الثَّابِتَةِ هَذَا تَكْذِيبٌ لِمَا أَخْبَرَ اللهُ بِهِ وَرَسُولُهُ، تَكْذِيبٌ، جَحْدٌ، يَقُولُ: إِنَّ اللهَ لَيْسَ لَهُ يَدٌ. لَيْسَ لَهُ وَجْهٌ. اللهُ لَيْسَ مُسْتَوِيًا عَلَى العَرْشِ. وَسَيَأْتِي التَّنْبِيهُ عَلَى حُكْمِ المُتَأَوِّلِ.

8- السِّحْرُ، وَيَشْمَلُ:

* مَا يُفَرَّقُ بِهِ بَيْنَ المَرْءِ وَزَوْجِهِ كَسِحْرِ أَهْلِ بَابِلَ.

* مَا يَسْحَرُ أَعْيُنَ النَّاسِ حَتَّى تَرَى الأَشْيَاءَ عَلَى غَيْرِ حَقِيقَتِهَا كَسِحْرِ سَحَرَةِ فِرْعَوْنَ.

* مَا يَكُونُ بِالنَّفْثِفِي العُقَدِ كَسِحْرِ لُبَيْدِ بْنِ الأَعْصَمِ وَبَنَاتِهِ.

وَهَذِهِ الأَنْوَاعُ تَقُومُ عَلَى الشِّرْكِ بِاللهِ بِعِبَادَةِ الجِنِّ أَوِ الكَوَاكِبِ.

يَعْنِيالسِّحْرَ الَّذِي نَقُولُ إِنَّهُ يُضَادُّ التَّوْحِيدَ؛ لِأَنَّهُ يَقُولُ عَلَى الشِّرْكِ عِبَادَةُ الكَوَاكِبِ أَوْ عِبَادَةُ الجِنِّ؛ فَلِهَذَا عُدَّ السِّحْرُ مِمَّا يُنَاقِضُ التَّوْحِيدَ؛ فَاسْتَعِذْ مِنْهُمْ؛ مَا ذَكَرَهُ اللهُ فِي قَوْلِهِ: ﴿فَيَتَعَلَّمُونَ مِنْهُمَا مَا يُفَرِّقُونَ بِهِ بَيْنَ الْمَرْءِ وَزَوْجِهِ﴾([10])وَذَكَرَ سُبْحَانَهُ وَتَعَالَى فِي قِصَّةِ مُوسَى مَعَ فِرْعَوْنَ وَسَحَرَتِهِ: ﴿يُخَيَّلُ إِلَيْهِ مِن سِحْرِهِمْ﴾([11])؛ فَهُوَ سِحْرٌ تَخْيِيلِيٌّ، وَكُلُّهَا تَقُومُ عَلَى طَاعَةِ الشَّيَاطِينِ وَاتِّبَاعِ الشَّيَاطِينِ ﴿وَاتَّبَعُواْ مَا تَتْلُواْ الشَّيَاطِينُ﴾([12])الآيَةَ.

وَأَمَّا السِّحْرُ الرِّيَاضِيُّ وَهُوَ: مَا يَرْجِعُ إِلَى خِفَّةِ اليَدِ وَسُرْعَةِ الحَرَكَةِ، وَالسِّحْرُ التَّمْوِيهِيُّ وَهُوَ: مَا يَكُونُ بِتَمْوِيهِ بَعْضِ المَوَادِّ بِمَا يُظْهِرُهَا عَلَى غَيْرِ حَقِيقَتِهَا؛ فَهَذَانِ النَّوْعَانِمِنَ الغِشِّ وَالخِدَاعِ وَلَيْسَامِنَ السِّحْرِ الَّذِي هُوَ كُفْرٌ.

كُلُّ هَذِهِالأَنْوَاعِ قُلْنَا إِنَّهَا تُنَاقِضُ حَقِيقَةَ شَهَادَةِ أَنْ لَا إِلَهَ إِلَّا اللهُ، جَحْدُ وُجُودِ اللهِ، القَوْلُ بِوِحْدَةِ الوُجُودِ، اعْتِقَادُ أَنَّ للهِ مِثْلًا، تَشْبِيهُ صِفَاتِهِ بِصِفَاتِ المَخْلُوقِينَ، إِلَى آخِرِ هَذِهِ المَذْكُورَاتِ؛ كُلُّ هَذِهِ تُنَاقِضُ حَقِيقَةَ شَهَادَةِ أَنْ لَا إِلَهَ إِلَّا اللهُ؛ فَكُلُّهَا مِنْ أَنْوَاعِ الكُفْرِ؛ لَكِنَّهَا مُتَفَاوِتَةٌ كَمَا تَقَدَّمَ وَكَمَا سَيَأْتِي.

ب - حَقِيقَةُ شَهَادَةِ أنَّ مُحَمَّدًا رَسُولُ اللهِ:

أ- شَهَادَةُ أَنْ لَا إِلَهَ إِلَّا اللهُ.

ب- هِيَ الثَّانِيَةُ، هِيَ الأَصْلُ الثَّانِي مِمَّا يَتَحَقَّقُ بِهِ دُخُولُ العَبْدِ فِي الإِسْلَامِ.

ب - حَقِيقَةُ شَهَادَةِ أنَّ مُحَمَّدًا رَسُولُ اللهِ:

يَعْنِيالإِقْرَارَ بِأَنَّ اللهَ أَرْسَلَهُ إِلَى جَمِيعِ النَّاسِ.

أَنَّ اللهَ أَرْسَلَهُ إِلَى جَمِيعِ النَّاسِ بِالهُدَى وَدِينِ الحَقِّ، وَأَنَّهُ خَاتَمُ النَّبِيِّينَ، وَأَنَّهُ الصَّادِقُ المَصْدُوقُ فِي كُلِّ مَا أَخْبَرَ بِهِ، وَأَنَّ هَدْيَهُ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ خَيْرُ الهَدْيِ، وَأَنَّ الإِيمَانَ بِهِ وَطَاعَتَهُ وَمَحَبَّتَهُ وَاتِّبَاعَهُ وَاجِبٌ عَلَى كُلِّ أَحَدٍ.

هَذِهِالحَقِيقَةُ -يَعْنِي- تَحْذِيرٌ وَتَحْدِيدٌ لِلْحَقِيقَةِ يَتَبَيَّنُ بِهَا مَا يُنَاقِضُ هَذِهِ الحَقِيقَةَ؛ فَأَنْوَاعُ الرِّدَّةِ الآتِيَةُ -كَمَا تَقَدَّمَ أَنْوَاعُ الرِّدَّةِ الآتِيَةُ- تَرْجِعُ إِلَى مُنَاقَضَتِهَا لِحَقِيقَةِ شَهَادَةِ أَنَّ مُحَمَّدًا رَسُولُ اللهِ، كَمَا أَنَّ أَنْوَاعَ الرِّدَّةِ وَأَنْوَاعَ الكُفْرِ المُتَقَدِّمَةَ تُنَاقِضُ حَقِيقَةَ شَهَادَةِ أَنْ لَا إِلَهَ إِلَّا اللهُ.

وَجُمْلَةُ مَا يُنَاقِضُ حَقِيقَةَ شَهَادَةِ أَنَّ مُحَمَّدًا رَسُولُ اللهِ أُمُورٌ:

1- جَحْدُ رِسَالَتِهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، أَوْ تَكْذِيبُهُ، أَوِ الشَّكُّ فِي صِدْقِهِ.

جَحْدُ رِسَالَتِهِ تَكْذِيبٌ لَهُ عَامٌّ فِي كُلِّ مَا يُخْبِرُ بِهِ، جَحْدٌ لِلرِّسَالَةِ أَصْلًا، أَمَّا تَكْذِيبُهُ فَالأَظْهَرُ أَنَّ المَقْصُودَ تَكْذِيبُهُ فِي بَعْضِ الأَشْيَاءِ، حَتَّى لَوْ أَقَرَّ بِرِسَالَتِهِ ثُمَّ كَذَّبَهُ فَإِنَّ هَذَا كُفْرٌ، فَلَا بُدَّ مِنْ تَصْدِيقِهِ فِي كُلِّ مَا يُخْبِرُ بِهِ فَجَحْدُ رِسَالَتِهِ مُنَاقِضٌ لِحَقِيقَةِ رِسَالَتِهِ، أَوْ لِحَقِيقَةِ شَهَادَةِ أَنَّ مُحَمَّدًا رَسُولُ اللهِ جُمْلَةً، جَحْدُ رِسَالَتِهِ عَلَى نَاقِضٍ مُنَاقِضٍ لِشَهَادَةِ أَنَّ مُحَمَّدًا رَسُولُ اللهِ جُمْلَةً، لَكِنَّ الثَّانِيَ الَّذِي قَالَ تَكْذِيبُهُ يُمْكِنُ أَنَّ بَعْضَ النَّاسِ يُقِرُّ بِأَنَّ مُحَمَّدًا رَسُولُ اللهِ لَكِنْ يُكَذِّبُهُ فِي بَعْضِ مَا أَخْبَرَ بِهِ، مِثْلُ النَّصَارَى، بَعْضُ النَّصَارَى يَقُولُ: إِنَّهُ رَسُولٌ صَحِيحٌ لَكِنْ رَسُولٌ إِلَى العَرَبِ. إِذَنْ هُوَ مُقِرٌّ بِأَنَّهُ رَسُولُ اللهِ، رَسُولٌ مِنْ عِنْدِ اللهِ، لَكِنَّهُ يُكَذِّبُهُ فِي دَعْوَى عُمُومِ الرِّسَالَةِ، وَقُلْ مِثْلَ هَذَا فِي بَعْضِ المُسْلِمِينَ المُنْتَسِبِينَ لِلْإِسْلَامِ إِذَا كَانَ يُقِرُّ بِالشَّهَادَتَيْنِ لَكِنْ قَدْ يَأْتِيهِ خَبَرٌعَنِ الرَّسُولِ عَلَيْهِ الصَّلَاةُ وَالسَّلَامُ فَيُكَذِّبُهُ فِيهِ، بِخِلَافِ مَنْ يَقُولُ: هَذَا لَا يَصِحُّعَنِ الرَّسُولِ. يُنْكِرُ، فَلَا يَكُونُ مُكَذِّبًا لَكِنْ يَشُكُّ فِي ثُبُوتِهِ عَنْهُ، يَطْعَنُفِي الثُّبُوتِ أَوْ يَشُكُّ.

2- جَحْدُ خَتْمِهِ لِلنُّبُوَّةِ: هَذِهِمِنَ الضَّرُورِيَّاتِ الدَّاخِلَةِ فِي شَهَادَةِ أَنَّ مُحَمَّدًا رَسُولُ اللهِ؛ كَمَا تَقَدَّمَ فِي ذِكْرِ الحَقِيقَةِ أَنَّهُ خَاتَمُ النَّبِيِّينَ.

أَوْ دَعْوَى النُّبُوَّةِ بَعْدَهُ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: كُلُّ ذَلِكَ؛ لِأَنَّ دَعْوَى النُّبُوَّةِ تُنَاقِضُ الإِيمَانَ بِأَنَّهُ خَاتَمُ النَّبِيِّينَ، فَمَنِ ادَّعَى النُّبُوَّةَ أَوْ صَدَّقَ مُتَنَبِّيًامِنَ المُتَنَبِّيِينَ الكَذَّابِينَ فَإِنَّهُ لَمْ يُحَقِّقِ الإِيمَانَ بِأَنَّ مُحَمَّدًا خَاتَمُ النَّبِيِّينَ، مِثْلُ القَادْيَانِيَّةِ الآنَ، المَعْرُوفُ أَنَّهُمْ يُقِرُّونَ بِأَنَّ مُحَمَّدًا رَسُولُ اللهِ، وَلَكِنَّهُمْ يَقُولُونَ: إِنَّهُ يُوحَى إِلَيْهِ وَأَنَّ الوَحْيَ لَمْ يَنْقَطِعْ بِمَوْتِ النَّبِيِّ عَلَيْهِ الصَّلَاةُ وَالسَّلَامُ. فَلِهَذَا أَجْمَعَ المُسْلِمُونَ عَلَى كُفْرِهِمْ وَأَنَّهُمْ خَارِجُونَعَنِ الفِرَقِ الإِسْلَامِيَّةِ.

أنهأَوْ تَصْدِيقُ مُدَّعِيهَا، أَوِ الشَّكُّ فِي كَذِبِهِ: يَعْنِي لَوِ ادَّعَى شَخْصٌ النُّبُوَّةَ وَقَامَتْ لَهُ دَعْوَةٌ وَقَالَ بَعْضُ النَّاسِ: يُمْكِنُ، مَا نَدْرِي، نَحْتَاجُ أَنْ نَرَى. يَعْنِي نَحْتَاجُ دَلَائِلَ وَنَحْتَاجُ مَا يُحْتَجُّ بِهِ، نَحْتَاجُ نَظَرًا. لَا، مَنِ ادَّعَى النُّبُوَّةَ لَا نَحْتَاجُ لِلنَّظَرِ فِي دَعْوَاهُ إِلَّا مِنْ أَجْلِ إِقَامَةِ الدَّلِيلِ عَلَى بُطْلَانِ دَعْوَاهُ، وَإِلَّا هِيَ بَاطِلَةٌ ابْتِدَاءً، وَهُوَ كَذَّابٌ ابْتِدَاءً؛ فَنَحْتَاجُ إِلَى أَنَّنَا... فَمَنْ شَكَّ فِي كَذِبِهِ؛ يَقُولُ: مَا أَدْرِي، يُحْتَمَلُ أَنَّهُ صَادِقٌ. كُلُّ هَذَا يُنَاقِضُ الإِيمَانَ بِأَنَّ مُحَمَّدًا خَاتَمُ النَّبِيِّينَ، فَجَحْدُ أَنَّهُ خَاتَمُ النَّبِيِّينَ صَرَاحَةً أَوْ دَعْوَى النُّبُوَّةِ أَوْ تَصْدِيقُ مُدَّعِي النُّبُوَّةِ أَوِ الشَّكُّ فِي كَذِبِهِ، كُلُّ ذَلِكَ يُنَاقِضُ حَقِيقَةَ شَهَادَةِ أَنَّ مُحَمَّدًا رَسُولُ اللهِ.

3- جَحْدُ عُمُومِ رِسَالَتِهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، وَمِنْ ذَلِكَ اعْتِقَادُ أَنَّهُ رَسُولٌ لِلْعَرَبِ خَاصَّةً، أَوْ دَعْوَى ذَلِكَ، أَوْ أَنَّ اليَهُودَ وَالنَّصَارَى لَا يَجِبُ عَلَيْهِمُ اتِّبَاعُهُ: كُلُّ هَذَا يُنَاقِضُ الإِقْرَارَ بِعُمُومِ رِسَالَتِهِ، أَوْ أَنَّ أَحَدًا يَسَعُهُ الخُرُوجُ عَنْ شَرِيعَتِهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ كَالفَيْلَسُوفِ أَوِ العَارِفِمِنَ الصُّوفِيَّةِ وَنَحْوِهِمَا.

4- تَنَقُّصُ الرَّسُولِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، وَعَيْبُهُ فِي شَخْصِهِ أَوْ فِي هَدْيِهِ وَسِيرَتِهِ.

5- السُّخْرِيَةُمِنَ الرَّسُولِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، وَالِاسْتِهْزَاءُ بِهِ أَوْ بِشَيْءٍ مِمَّا جَاءَ بِهِمِنَ العَقَائِدِ وَالشَّرَائِعِ.

6- تَكْذِيبُهُ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فِي شَيْءٍ مِمَّا أَخْبَرَ بِهِمِنَ الغَيْبِ مِمَّا يَتَعَلَّقُ بِاللهِ، أَوْ يَتَعَلَّقُ بِالمَلَائِكَةِ وَالكُتُبِ وَالرُّسُلِ وَالمَبْدَأِ وَالمَعَادِ وَالجَنَّةِ وَالنَّارِ.

بِمَعْرِفَةِ حَقِيقَةِ شَهَادَةِ أَنْ لَا إِلَهَ إِلَّا اللهُ وَأَنَّ مُحَمَّدًا رَسُولُ اللهِ؛ وَمِنَ المَعَانِي المُتَقَدِّمَةِ كُلُّ مَا يُنَاقِضُهَا نَعْتَبِرُهُ مِمَّا يُوجِبُ الخُرُوجَعَنِ الإِسْلَامِ؛ لِأَنَّنَا قَرَّرْنَا ابْتِدَاءً أَنَّ جِمَاعَ مَا يَخْرُجُ بِهِ المُسْلِمُ مِنَ الإِسْلَامِ هُوَ مَدَارُهُ عَلَى الأُمُورِ الثَّلَاثَةِ: مَا يُنَافِي الإِقْرَارَ وَمَا يُنَافِي...، وَمَا يُنَافِي حَقِيقَةَ شَهَادَةِ لَا إِلَهَ إِلَّا اللهُ وَحَقِيقَةِ شَهَادَةِ أَنَّ مُحَمَّدًا رَسُولُ اللهِ، ثُمَّ يَأْتِينَا مَا يُنَافِي حَقِيقَةَ الشَّهَادَتَيْنِ، يَعْنِي: كُلُّ مَا يُنَافِي حَقِيقَةَ الشَّهَادَتَيْنِ -كُلُّهَا- مِنْ أَسْبَابِ الرِّدَّةِ وَخُرُوجِ مَنْ وَقَعَ فِي شَيْءٍ مِنْهَاعَنِ الإِسْلَامِ الَّذِي يَدَّعِيهِ وَيَنْتَمِي إِلَيْهِ

([1]) سورة البقرة: 89.

([2]) سورة الشُّورَى: 11.

([3]) سورة النحل: 106.

([4]) سورة البقرة: 256.

([5]) سورة الشورى: 11.

([6]) سورة الزخرف: 26، 27.

([7]) سورة الشعراء: 77.

([8]) سورة الأنبياء: 107.

([9]) سورة الشعراء: 70- 74.

([10]) سورة البقرة: 102.

([11]) سورة طه: 66.

([12]) سورة البقرة: 102.

تقي الدين السني a écrit :

citizenkan a écrit :

Ensuite, pour le texte d'ibn Taïmiya, je suis entièrement d'accord, mais le fait est que tu ne l'a pas compris,

 

Il dit

 

بِحُصُولِ الْإِيمَانِ الْوَاجِبِ

 

Qu'entend-t-il par là,

 

c'est quoi ce taewil ashairite ?

ou est ce qu'il dit ca ??

voici le chapitre entier :

جواب من قال: قد أمر الله بجهاد الكفار والمنافقين، فإذا كان المنافق تجري عليه أحكام الإسلام في الظاهر، فكيف يمكن مجاهدته

؟فَإِنْ قِيلَ: فَاَللَّهُ قَدْ أَمَرَ بِجِهَادِ الْكُفَّارِ وَالْمُنَافِقِينَ فِي آيَتَيْنِ مِنْ الْقُرْآنِ فَإِذَا كَانَ الْمُنَافِقُ تَجْرِي عَلَيْهِ أَحْكَامُ الْإِسْلَامِ فِي الظَّاهِرِ فَكَيْفَ يُمْكِنُ مُجَاهَدَتُهُ؟.

قِيلَ مَا يَسْتَقِرُّ فِي الْقَلْبِ مِنْ إيمَانٍ وَنِفَاقٍ لَا بُدَّ أَنْ يَظْهَرَ مُوجِبُهُ فِي الْقَوْلِ وَالْعَمَلِ كَمَا قَالَ بَعْضُ السَّلَفِ: مَا أَسَرَّ أَحَدٌ سَرِيرَةً إلَّا أَبْدَاهَا اللَّهُ عَلَى صَفَحَاتِ وَجْهِهِ وَفَلَتَاتِ لِسَانِهِ وَقَدْ قَالَ تَعَالَى فِي حَقِّ الْمُنَافِقِينَ: {وَلَوْ نَشَاءُ لَأَرَيْنَاكَهُمْ فَلَعَرَفْتَهُمْ بِسِيمَاهُمْ وَلَتَعْرِفَنَّهُمْ فِي لَحْنِ الْقَوْلِ} . فَإِذَا أَظْهَرَ الْمُنَافِقُ مِنْ تَرْكِ الْوَاجِبَاتِ وَفِعْلِ الْمُحَرَّمَاتِ مَا يَسْتَحِقُّ عَلَيْهِ الْعُقُوبَةَ عُوقِبَ عَلَى الظَّاهِرِ وَلَا يُعَاقَبُ عَلَى مَا يُعْلَمُ مِنْ بَاطِنِهِ بِلَا حُجَّةٍ ظَاهِرَةٍ؛ وَلِهَذَا كَانَ النَّبِيُّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ يَعْلَمُ مِنْ الْمُنَافِقِينَ مَنْ عَرَّفَهُ اللَّهُ بِهِمْ وَكَانُوا يَحْلِفُونَ لَهُ وَهُمْ كَاذِبُونَ؛ وَكَانَ يَقْبَلُ عَلَانِيَتَهُمْ وَيَكِلُ سَرَائِرَهُمْ إلَى اللَّهِ. وَأَسَاسَ النِّفَاقِ الَّذِي بَنَى عَلَيْهِ أَنَّ الْمُنَافِقَ لَا بُدَّ أَنْ تَخْتَلِفَ سَرِيرَتُهُ وَعَلَانِيَتُهُ وَظَاهِرُهُ وَبَاطِنُهُ وَلِهَذَا يَصِفُهُمْ اللَّهُ فِي كِتَابِهِ بِالْكَذِبِ كَمَا يَصِفُ الْمُؤْمِنِينَ بِالصِّدْقِ؛ قَالَ تَعَالَى: {وَلَهُمْ عَذَابٌ أَلِيمٌ بِمَا كَانُوا يَكْذِبُونَ} . وَقَالَ: {وَاللَّهُ يَشْهَدُ إنَّ الْمُنَافِقِينَ لَكَاذِبُونَ} . وَأَمْثَالُ هَذَا كَثِيرٌ. وَقَالَ تَعَالَى: {إنَّمَا الْمُؤْمِنُونَ الَّذِينَ آمَنُوا بِاللَّهِ وَرَسُولِهِ ثُمَّ لَمْ يَرْتَابُوا وَجَاهَدُوا بِأَمْوَالِهِمْ وَأَنْفُسِهِمْ فِي سَبِيلِ اللَّهِ أُولَئِكَ هُمُ الصَّادِقُونَ} وَقَالَ: {لَيْسَ الْبِرَّ أَنْ تُوَلُّوا وُجُوهَكُمْ قِبَلَ الْمَشْرِقِ وَالْمَغْرِبِ} - إلَى قَوْلِهِ - {أُولَئِكَ الَّذِينَ صَدَقُوا وَأُولَئِكَ هُمُ الْمُتَّقُونَ} . وَ " بِالْجُمْلَةِ " فَأَصْلُ هَذِهِ الْمَسَائِلِ أَنْ تَعْلَمَ أَنَّ الْكُفْرَ " نَوْعَانِ ": كُفْرٌ ظَاهِرٌ

وَكُفْرُ نِفَاقٍ فَإِذَا تَكَلَّمَ فِي أَحْكَامِ الْآخِرَةِ كَانَ حُكْمُ الْمُنَافِقِ حُكْمَ الْكُفَّارِ وَأَمَّا فِي أَحْكَامِ الدُّنْيَا فَقَدْ تَجْرِي عَلَى الْمُنَافِقِ أَحْكَامُ الْمُسْلِمِينَ. وَقَدْ تَبَيَّنَ أَنَّ الدِّينَ لَا بُدَّ فِيهِ مِنْ قَوْلٍ وَعَمَلٍ وَأَنَّهُ يَمْتَنِعُ أَنْ يَكُونَ الرَّجُلُ مُؤْمِنًا بِاَللَّهِ وَرَسُولِهِ بِقَلْبِهِ أَوْ بِقَلْبِهِ وَلِسَانِهِ وَلَمْ يُؤَدِّ وَاجِبًا ظَاهِرًا وَلَا صَلَاةً وَلَا زَكَاةً وَلَا صِيَامًا وَلَا غَيْرَ ذَلِكَ مِنْ الْوَاجِبَاتِ لَا لِأَجْلِ أَنَّ اللَّهَ أَوْجَبَهَا مِثْلَ أَنْ يُؤَدِّيَ الْأَمَانَةَ أَوْ يُصَدِّقَ الْحَدِيثَ أَوْ يَعْدِلَ فِي قَسَمِهِ وَحُكْمِهِ مِنْ غَيْرِ إيمَانٍ بِاَللَّهِ وَرَسُولِهِ لَمْ يَخْرُجْ بِذَلِكَ مِنْ الْكُفْرِ فَإِنَّ الْمُشْرِكِينَ وَأَهْلَ الْكِتَابِ يَرَوْنَ وُجُوبَ هَذِهِ الْأُمُورِ فَلَا يَكُونُ الرَّجُلُ مُؤْمِنًا بِاَللَّهِ وَرَسُولِهِ مَعَ عَدَمِ شَيْءٍ مِنْ الْوَاجِبَاتِ الَّتِي يَخْتَصُّ بِإِيجَابِهَا مُحَمَّدٌ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ. وَمَنْ قَالَ: بِحُصُولِ الْإِيمَانِ الْوَاجِبِ بِدُونِ فِعْلِ شَيْءٍ مِنْ الْوَاجِبَاتِ سَوَاءٌ جَعَلَ فِعْلَ تِلْكَ الْوَاجِبَاتِ لَازِمًا لَهُ؛ أَوْ جُزْءًا مِنْهُ فَهَذَا نِزَاعٌ لَفْظِيٌّ كَانَ مُخْطِئًا خَطَأً بَيِّنًا وَهَذِهِ بِدْعَةُ الْإِرْجَاءِ الَّتِي أَعْظَمَ السَّلَفُ وَالْأَئِمَّةُ الْكَلَامَ فِي أَهْلِهَا وَقَالُوا فِيهَا مِنْ الْمَقَالَاتِ الْغَلِيظَةِ مَا هُوَ مَعْرُوفٌ وَالصَّلَاةُ هِيَ أَعْظَمُهَا وَأَعَمُّهَا وَأَوَّلُهَا وَأَجَلُّهَا.

 

Quote:
Si tu avais lu la 5ème partie, tu y aurais vu la réponse, bien que je ne connaisse pas qu'une foi sans acte est impossible, mais il incombe d'être précis dans le vocabulaire, il parle ici d'une foi parfaite, et non faible, comme tu ne l'imagines, et aucun salafi ne dit cela !

 

et apres tu te permet de parler de tronuqage et de falcification ?

 

comme tu vois audesus il n ya pas ce que tu dis smiley 

mis appart ta taqia qui se résume ( j'ai pour croyance que l'abandon des actes est un signe de diminution de la foi et non pas de sa disaprtion et j'attribu meme cette aqidha mourjite a ibn taymiya) mais au meme temp je ne vois qu'une foi sans acte soi possible .....

 

sinon remet toi a jour parce que tes choubouhates sont vraiment pérmis , apres toutes les mises en garde que les savants du comité permanent et leur éleves et les savants sunnites independants et leur éleves ont écrit a propos de tes réferences spécialement les mourjia en tete (anbari , rayes , halabi) , je comprend pourquoi tu n'as pas d'autre choix que le copié collé abusif !!

 

 Ibn Taymiya dit : « Et de ceci tu sauras qu’il est impossible que celui qui a une foi convaincue dans son cœur refuse de prononcer les deux témoignages de la foi, malgré qu’il en est capable. L’absence des deux témoignages malgré la capacité de le faire implique la disparition de la foi valable (tâmm) du cœur. » (Majmoû‘ Fatâwâ 7/ 553)

 

 
Alors, est ce qu’on va dire que pour Ibn Taymiya, celui qui refuse de prononcer les deux chahâdat malgré qu’il en est capable, est un croyant mais qui a une foi qui n’est pas « tâmm », c’est à dire imparfaite ? 
 
remarque : si tu me dis oui je ne serais pas étonné , je sais que ta aqidha n'est pas tres loin de cela , mais ce qui va m'étonner c'est le fait que tu ose l'avouer en public .
 
 ibn Taymiya dit « Quiconque approuve dans son cœur, mais ne prononce rien de sa langue malgré qu’il en est capable, il n’a aucun statut de la foi, ni dans ce bas monde ni dans l’au-delà. » (Majmoû‘ Al Fatâwâ 7/140) 

 

 

Non seulement Champs, tu es brouillon, mais en plus, tu as un grand problème de compréhension, mais, comme tu es quelqu'un d'intelligent, je pense plutôt que tu fais diversion !

 

Pour le premier point, c'est sans commentaire, je te donne un texte et tu réponds par un autre,

 

En outre, tu n'as toujours pas compris le sujet ou tu fais semblant de ne pas comprendre, alors pour te réfrachir la mémoire, je te redonne un texte que je t'ai donné plusieurs fois :

 

 

 ne pas considérer mécréant (kaffar) celui qui délaisse (tark) les actes n’implique nullement que les actes ne fassent pas partie intégrante de la foi. À l’unanimité des traditionalistes, en fournissant la croyance et les quatre piliers de l’Islam, et en délaissant les autres branches pratiques de la foi tout en les reconnaissant avec le cœur, cela n’implique pas nécessairement de perdre l’essence de la foi (asl el imân). On perd uniquement la foi parfaite imposée (kamâl el imân et wâjib), à la différence des murjites pour qui elle reste parfaite ; et des kharijites qui kaffar les auteurs des grands péchés.[1]

 

Concernant les quatre piliers de l’Islam, les savants divergent sur le takfîr de celui qui délaisse l’un d’entre eux tout en reconnaissant leur aspect obligatoire.[2] Ainsi, les deux tendances sont affiliées au traditionalisme et aux anciens :

-          Celle qui ne kaffar pas celui qui les délaisse tout en partie.

-          Celle qui kaffar celui qui les délaisse tout en partie.

 

Néanmoins, tout le monde s’accorde à dire qu’ils relèvent des branches pratiques de la foi. Ainsi, il n’est pas pertinent de taxer la première tendance de murjite, comme il n’est pas pertinent de taxer la deuxième de kharijite.

[1]Voir : fath el Bârî d’ibn Rajab (1/27).

[2]Majmû el fatâwa d’ibn Taïmiya (7/609).

 

 

 Champs, tu fais diversion :

 

 

En outre, le terme « kamâl » fait allusion à la fois au parfait imposé (kamâl el wâjib) et au parfait recommandé (kamâl el mustahab).

 

Sheïkhel Islâm explique à ce sujet : « Les termes kamâlet tamâm(parfait) peuvent renvoyer soit au parfait imposésoit au parfait recommandé. Par exemple, certains légistes disent que la grande ablution se divise en parfait (kamâl) et valable (mujzi). »[1] Ainsi, pour appliquer cette règle au domaine de la foi, nous pouvons dire que certains actes relèvent d’une foi parfaite imposée et que d’autres relèvent d’une foi parfaite recommandée.

 

Remarque : nous venons de voir la place qu’occupent les actes dans la foi, mais quel est le statut de celui qui les délaisse (tark) ?

 

Nous disons que les actes par rapport à la foi n’ont pas tous le même degré. De la même façon, le tark sera différent en fonction de l’importance que leur donne le Législateur. En délaissant les actes recommandés, on affaiblit le kamâl el mustahab, et en délaissant les actes obligatoires on affaiblit le kamâl el wâjib, en sachant que pour cette dernière catégorie, ils n’ont pas tous le même degré. S’ils comptent parmi les quatre piliers, nous avons que les anciens divergent sur le statut de celui qui les délaisse tout en partie. La plus grosse divergence porte particulièrement sur la prière.

 

S’ils comptent parmi les autres branches pratiques de la foi, nous avons vu qu’on affaiblit le kamâl el wâjib, sans remettre en question l’essence de la foi, contrairement à la tendance kharijite.

 

Ibn Taïmiya met en lumière un point d’une extrême importance. Il nous dit en effet : « Le Législateur n’infirme (yanfî) pas la foi à un individu pour avoir délaissé un acte recommandé, mais pour un acte imposé ; étant donné qu’il a délaissé ce qu’on lui impose de faire de façon parfaite (kamâl et tamâm), non ce qu’on lui recommande. »[2]   

 

 

[1]Majmû el fatâwa d’ibn Taïmiya (7/64smiley.

[2]Majmû el fatâwa d’ibn Taïmiya (7/647).

 

 

 

En outre, sous un certain angle, il n’est pas faux de distinguer entre la foi et les actes, si on entend par foi, l’essence (asl) sur laquelle germent les actes. Sheïkh el Islâm explique à ce sujet : « En outre, celle-ci – en parlant de la foi – a deux sens dans le Coran, une essence et une partie subsidiaire imposée (far’ wâjib). L’essence qui se situe au niveau du cœur engendre les actes. C’est la raison pour laquelle, certains Versets distinguent entre eux, comme : [… Ceux qui croient et qui font de bonnes œuvres][1] ; d’autres les regroupent, comme celui-ci : [Les croyants sont uniquement ceux…].[2] » Puis loin, il conclut : « Son essence est dans le cœur et sa perfection se matérialise dans les actes extérieurs, contrairement à l’Islam, qui a pour essence les actes extérieurs et pour perfection, le cœur. »[3]

 

Or, dans la phrase : [… Ceux qui croient et qui font de bonnes œuvres], la coordination n’exprime nullement une séparation entre la foi et les actes contrairement à la tendance murjite, mais c’est une coordination d’un autre type ; soit une coordination d’une partie dans un tout (el jiz-u ‘alâ el kull).[4] Autrement dit, les actes font partie de la foi. Or, quand bien même el Albânî ferait la distinction entre la foi et les actes, il ne serait pas pour autant murji, étant donné que pour lui, il existe une interdépendance entre eux. Selon ibn Taïmiya comme nous l’avons vu, celui qui reconnait l’interdépendance entre la foi et les actes et qui conteste ensuite que les actes fassent partie de la foi, en disant qu’ils sont l’implication et la « concrétisation » de ce qu’il y a dans le cœur, avec lui, la divergence porte entièrement sur la forme.[5]

 

Ainsi, compte tenu de cette distinction entre l’asl et le far’, les anciens ont basé leur discours sur la question de l’istithnâ (dire : je suis croyant in shâ Allah). À leurs yeux en effet, il est possible d’émettre cette condition pour parler du far’, non du asl, comme l’établit l’Imam Ahmed,[6] et el Âjurrî.[7] Ils font donc une distinction entre l’essence de la foi qui implique la croyance du cœur et la parole, et les actes qui confirment la réalité de la foi. C’est donc de ce point vue que les anciens distinguent entre la foi et les actes.

 

Les exigences du tawhîd

 

Celles-ci se vérifient à deux niveaux :

 

Premièrement : réaliser l’essence de la foi consiste à se soumettre aux exigences et aux conditions de l’attestation de foi, qui s’opposent littéralement à la grande association, relevant de l’apostasie à l’unanimité des traditionalistes. Il est imaginable que l’Albânî s’oppose à ce principe.

 

En revanche, il est possible que le fidèle ne fournisse pas parfaitement les exigences du tawhîd. Ce n’est pas souvent qu’un individu soit purifié totalement du shirk, de l’innovation, et des péchés, comme le souligne ‘Abd e-Rahmân ibn Hasan.[8] L’essentiel pour être sauvé de l’Enfer éternel, c’est de fournir l’essence du tawhîd ou de ne pas commettre ce qui s’oppose à son essence à tous les niveaux.

 

Deuxièmement : un hadîth exprime que les musulmans désobéissants ayant fourni l’essence du tawhîd jouiront de l’intercession dans l’au-delà. Puis, avec Sa Main, Allah sortira de l’Enfer une poignée d’hommes qui n’auront fait aucun bien au cours de leur vie.[9] Les savants divergent sur l’interprétation de ce hadîth. Pour ibn Khuzaïma, il s’agit de ceux qui n’ont pas fourni parfaitement (tamâm et kamâl) les actes.[10] En d’autres termes, le minimum acceptable est la croyance du cœur, la parole, et certains actes des piliers de la foi comme la prière. D’autres savants, comme ibn ‘Abd el Barr,[11] ibn Rajab,[12] ibn el Wazîr,[13] el Qurtubî,[14] l’interprètent autrement. Pour eux, il s’agit de ceux qui n’ont fourni aucune œuvre. En cela, ils ne sont pas moins blâmables que l’Albânî.

[1]La vache ; 25

[2]La vache ; 62

[3]Majmû’ el fatâwa (7/637).

[4]Voir : sharh e-Tahâwiya (p. 389).

[5]Majmû el fatâwa (7/575-576).

[6]Voir : e-sunna d’el Khallâl (3/600).

[7]Dans e-Sharî’a (p. 136).

[8]Voir : fath el Majîd (p. 75).

[9]Rapporté par el Bukhârî (7439) et Muslim (183).

[10]E-tawhîd (2/732).

[11]E-tamhîd (23/290).

[12]E-takhwîf min e-nâr (p. 259).

[13]El ‘awâsim min el qawâsim (9/102).

[14]Comme le rapporte ‘Abd e-Rahmân ibn Hasan dans fath el Majîd (p. 45).

 

 

 

la foi implique les actes, mais pas dans tous les cas. Il est plus juste en effet de dire qu’une foi parfaite implique les actes, sans pour autant que tous les actes aient tous le même degré (en sachant que, comme nous l’avons vu, les actes se composent en deux catégories : les actes imposés et les actes recommandés). Ainsi, avec une foi faible, les actes peuvent diminuer. La foi est certes présente, mais elle n’implique pas forcément les actes. Il rejoint ainsi la tendance des anciens qui ne kaffar pas l’abandon de la prière et des autres piliers de l’Islam. L’essentiel, c’est de garder l’origine ou l’essence de la foi (asl el îmân) dans le cœur.

 

Il est vrai certes que certains savants, comme nous l’avons vu, ne concèdent pas cette opinion à l’Albânî, mais il faut savoir également qu’il  ne précise pas de quels actes parle-t-il exactement. Il peut parler aussi bien de la prière que des autres piliers de l’Islam. Autrement dit, avec une foi faible, on peut garder au minimum les quatre piliers de l’Islam. Or, à l’unanimité des savants, en ayant une foi faible, on peut délaisser tous les actes extérieurs, en dehors de ces quatre piliers, sans sortir de l’Islam.

Quant à l’expression de l’Albanî disant qu’une foi parfaite implique les actes, il n’y a aucun problème là-dessus entre les traditionalistes. Ainsi, une foi parfaite au niveau du cœur implique une foi parfaite au niveau des actes extérieurs, contrairement aux murjites, pour qui il est possible d’avoir une foi parfaite dans le cœur sans fournir le moindre acte extérieur. C’est ce qui les pousse à dire qu’aucun péché n’affecte la foi de la même façon qu’aucune bonne action n’est utile au mécréant.

Sheïkh el Islam ibn Taïmiya établit que la foi intérieure implique les actes extérieurs en fonction de son intensité. Avec une foi forte, on fournit plus d’actes, tandis qu’avec une foi faible, on fournit moins d’actes. Cette analyse est extraordinaire. Elle permet de trancher entre les traditionalistes qui imposent une interaction entre la foi et les actes, et les murjites, qui ne l’imposent pas.

Quoi que cette règle générale mérite de plus amples explications, alors laissons le soin à ibn Taïmiya lui-même de les donner : « Il devient clair que les bonnes œuvres extérieures ne sont pas le fruit ni les effets de la foi intérieure, si ce n’est que dans la mesure où elle les impose ou les réclame. Dès lors, il y a une interdépendance entre les deux et une relation de cause à effet. Si on fournit moins d’actes extérieurs, c’est en raison d’une foi faible. Il est donc inimaginable qu’en ayant une foi parfaite imposée (kamâl el îmân el wâjib) dans le cœur, on ne fournisse aucun acte extérieur imposé. En fournissant l’un parfaitement (kâmilan) on fournit obligatoirement l’autre parfaitement. De la même façon qu’en fournissant l’un faiblement (naqs), on fournit l’autre faiblement.

Imaginer une fois parfaite (tamm),[1]dans le cœur sans fournir de parole ou d’acte extérieur, c’est comme imaginer une interdépendance parfaite avec l’un des deux éléments manquants, ou une cause parfaite sans effet. »[2]

 

Pour ceux qui ne seraient pas convaincus qu’ici kamâl est synonyme de tamm, bien que ce ne soit pas le problème ici, nous lui rappelons les paroles d’ibn Taïmiya précédemment citées : « Les termes kamâl et tamâm(parfait) peuvent renvoyer soit au parfait imposésoit au parfait recommandé. Par exemple, certains légistes disent que la grande ablution se divise en parfait (kamâl) et valable (mujzi). »[3] Ailleurs, il explique : « Le Législateur n’infirme (yanfî) pas la foi à un individu pour avoir délaissé un acte recommandé, mais pour un acte imposé ; étant donné qu’il a délaissé ce qu’on lui impose de faire de façon parfaite (kamâl et tamâm), non ce qu’on lui recommande. »[4]En parlant de l’interprétation du hadîth dans lequel Allah sortira de Sa Main de l’Enfer une poignée d’hommes qui n’auront fait aucun bien au cours de leur vie,[5] ibn Khuzaïma affirme qu’il s’agit de ceux qui n’ont pas fourni parfaitement (tamâm et kamâl) les actes.[6] Wa Allah a’lam ! 

[1]Ici, c’est le contexte qui nous fait traduire tamm par « parfaite », même si ailleurs, voire dans ce même passage, il peut avoir également le sens de « valable », wa Allah a’lam !

[2]Sharh hadîth Jibrîl (p. 492).

[3]Majmû el fatâwa d’ibn Taïmiya (7/64smiley.

[4]Majmû el fatâwa d’ibn Taïmiya (7/647).

[5]Rapporté par el Bukhârî (7439) et Muslim (183).

[6]E-tawhîd (2/732).

تقي الدين السني a écrit :

citizenkan a écrit :

 ne pas considérer mécréant (kaffar) celui qui délaisse (tark) les actes n’implique nullement que les actes ne fassent pas partie intégrante de la foi. 

looooooooooooool

 

le chaykh al fawzan a dit que celui qui prétend avoir pour aqidha que le délaissement de la totallité des actes n'est pas une mécreance et prétend au meme qu'il a pour aqidha que la foi est composé de parole et acte , il a dit : celui il est contradictoire , il n'a rien compris a la conseption de foi chez les gens de la sunna

ces savants disent que si en tout cas  :

le chaykh ben baz dit que ceci est la aqidha des mourjites 

le chaykh al otaymine dit que ceci est la aqidha des mourjites

chaykh al baraq dit que c'est la aqidha des mourjites

le chaykh ar rajihi dit qye c'est la aqidha des mourjite

le chaykh al fawzane dit que c'est la aqidha des mourjites

chaykh alghodayane dit que c'est la aqidha des mourjites

chaykh abdel aziz al chaykh dit que cest la aqidha des mourjites

chaykh salih al chaykh dit que c'est la aqidha des mourjites 

najmi !!! dit que c'est la aqidha des mourjites 

 

la liste est tres longue tu en veu d'autre ???

 

 

quant au reste ====>

 

 

Mise en garde contre la méthode du Irjâ et correction de la citation d'ibn Taymiya

 

 

Quote:
À l’unanimité des traditionalistes, en fournissant la croyance et les quatre piliers de l’Islam, et en délaissant les autres branches pratiques de la foi tout en les reconnaissant avec le cœur, cela n’implique pas nécessairement de perdre l’essence de la foi (asl el imân). On perd uniquement la foi parfaite imposée (kamâl el imân et wâjib), à la différence des murjites pour qui elle reste parfaite ; et des kharijites qui kaffar les auteurs des grands péchés.[1]

 

 

Concernant les quatre piliers de l’Islam, les savants divergent sur le takfîr de celui qui délaisse l’un d’entre eux tout en reconnaissant leur aspect obligatoire.[2] Ainsi, les deux tendances sont affiliées au traditionalisme et aux anciens :

-          Celle qui ne kaffar pas celui qui les délaisse tout en partie.

-          Celle qui kaffar celui qui les délaisse tout en partie.

 

Néanmoins, tout le monde s’accorde à dire qu’ils relèvent des branches pratiques de la foi. Ainsi, il n’est pas pertinent de taxer la première tendance de murjite, comme il n’est pas pertinent de taxer la deuxième de kharijite.

[1]Voir : fath el Bârî d’ibn Rajab (1/27).

[2]Majmû el fatâwa d’ibn Taïmiya (7/609).

 

 

les gens de la sunna ont divergé entre eux au sujet des actes (individuels)  a cause des quels on dévient mécreants , certains ont dit la priérre d'autre ont dit le jeune d'autre ont dit les 5 piliers ensemble , d'autre ont dit la priérre et le jeunne etc ....

 

mais malgré cette diffrence ils sont tous unanime pour dire que celui qui n'acomplit pas d'acte malgré qu'il soi capable est mécreant , et que ce sont les mourjia qu'ils le considrent musulman 

 

 

x; font-size: 14px; line-height: 22px;"> 

x; font-size: 14px; line-height: 22px;"> 

x; font-size: 14px; line-height: 22px;">سئل الشيخ ابن باز رحمه الله فقال :

x; font-size: 14px; line-height: 22px;">– من شهد أن لا إله إلا الله واعتقد بقلبه ولكن ترك جميع الأعمال ، هل يكون مسلماً ؟

x; font-size: 14px; line-height: 22px;">– قال الشيخ رحمه الله : لا ، ما يكون مسلماً حتى يوحد الله بعمله ، يوحد الله بخوفه ورجاءه ، ومحبته ، والصلاة ، ويؤمن أن الله أوجب كذا وحرم كذا. ولا يتصور .. ما يتصوّر أن الإنسان المسلم يؤمن بالله يترك جميع الأعمال ، هذا التقدير لا أساس له. لا يمكن يتصور أن يقع من أحد .. نعم ؛ لأن الإيمان يحفزه إلى العمل ؛ الإيمان الصادق .. نعم)

x; font-size: 14px; line-height: 22px;">Question:

x; font-size: 14px; line-height: 22px;">Celui qui professe que nulle divinité n'est digne d'être adorée en vérité en dehors d'Allah et y croit dans son coeur mais délaisse tous les actes (tarak jami' al a'mâl) est-ce qu'il est musulman?

x; font-size: 14px; line-height: 22px;">Réponse:

x; font-size: 14px; line-height: 22px;">Non il n'est pas musulman tant qu'il n'unifie pas Allah par ses actes (youwahid Allah bi 'amalihi!), il unifie Allah par sa peur (khawf) son espoir (rajâ²), son amour, sa prière et qu'il croit qu'Allah lui a ordonné ceci et lui a interdit celà, et il est inconcevable qu'une personne musulmane qui croit en Allah délaisse tous les actes, c'est une supposition qui n'a aucune base, il n'est pas possible de concevoir que cela arrive à qqn, na'am car la foi incite à l'acte, la foi véridique...[fin de citation)

x; font-size: 14px; line-height: 22px;"> 

x; font-size: 14px; line-height: 22px;">Source : http://www.anti-irja.net/play.php?catsmktba=386

x; font-size: 14px; line-height: 22px;">Traduction : Abd Al Qadir 95

 

Oui, c'est sur que cette méthode est très productive, quand on est en manque d'arguments, et je te l'ai dit depuis le début,

 

Tu pensais vraiment avoir attrapé un gros poisson,

 

1 c'est expression n'est pas de moi, mais de sheikh Ibrahim Ruhaili spécialiste en 'aqida

 

2 Tu nous fait du waïlun li el musallin... et la suite, tu l'as lu ?

 

Mais il est connu que tu t'arrêtes à la première phrase : Voici ce que tu n'as pas lu :

 

 À l’unanimité des traditionalistes, en fournissant la croyance et les quatre piliers de l’Islam, et en délaissant les autres branches pratiques de la foi tout en les reconnaissant avec le cœur, cela n’implique pas nécessairement de perdre l’essence de la foi (asl el imân). On perd uniquement la foi parfaite imposée (kamâl el imân et wâjib), à la différence des murjites pour qui elle reste parfaite ; et des kharijites qui kaffar les auteurs des grands péchés.[1]

[1]Voir : fath el Bârî d’ibn Rajab (1/27).

 

 

Regarde, ibn Taïmiya parle de toi :

 

Ibn Taïmiya établit dans l’un de ses ouvrages qu’il n’est pas pertinent d’interpréter les paroles d’un auteur d’une autre façon que selon ses propres intentions.[1] Sinon, cela revient à mentir sur lui qu’on en ait conscience ou non. Pour mieux comprendre ses passages ambigus, il incombe de regrouper tout son discours ; c’est en tout cas, ce que réclame la rigueur scientifique.

 

Une démarche défaillante consisterait à lui donner tort d’emblée, sans chercher à lui offrir des circonstances atténuantes, à donner à ses paroles la meilleure interprétation possible et à les ramener à ses principes généraux. Il est plus pertinent de conjuguer entre ses discours que de pointer du doigt les passages où il semble s’être trompé.[2]

 

Or, cette démarche est valable à condition de ne pas connaitre les intentions de l’auteur, mais dès que c’est possible, elle n’a plus lieu. Ce serait faire preuve de laxisme que de chercher à s’en faire une bonne interprétation.[3]

 

Il est très dangereux de s’en tenir à un discours vague d’un imam pour définir sa tendance. C’est de cette façon que sont nées les pires tendances parmi les adeptes des quatre écoles.[4] Il est aussi très perfide de fouiner dans les opinions faibles des savants en vue soit de les adopter soit des les décrier.[5]

 

Il n’est pas pertinent non plus d’attribuer à un auteur les implications de son discours, sauf s’il l’assume lui-même, ou si des indices formels prêtent à le dire.[6] Comme il n’est pas pertinent de lui attribuer un discours qu’il a tenu pendant sa période de formation ou sur lequel il serait revenu dans ses derniers ouvrages.[7]

 

Un savant est même susceptible d’avoir deux discours tout aussi justes l’un que l’autre, sauf qu’il adapte ses réponses en fonction de ses interlocuteurs, de peur de les perturber.[8] Il peut tout bonnement avoir deux opinions à deux périodes différentes de sa vie et qu’il fait part à deux auditions différentes.[9]

[1]Voir : el jawâb e-sahîh (4/44).

[2]Majmû’ el fatâwâ (6/61).

[3]Majmû’ el fatâwâ (6/61).

[4]Majmû’ el fatâwâ (6/61).

[5]El fatâwâ el kubrâ (2/226).

[6]Majmû’ el fatâwâ (29/41-42).

[7]Majmû’ el fatâwâ (11/137).

[8]Majmû’ el fatâwâ (6/60).

[9]Majmû’ el fatâwâ (29/40).

 

 

 

Pour sheikh ibn Baz, Shamp's :

 

 

Le Qâdhî Abû Ya’lâ établit en parlant du désobéissant musulman : « Il s’agit de quelqu’un ayant fourni la croyance du cœur, et la parole, mais ayant délaissé les actes de dévotion – excepté la prière – et ayant commis des actes de débauche ; prend-il le nom de croyant ? » Ensuite, il enchaine : « L’ImâmAhmed – qu’Allah lui fasse miséricorde – semble lui accorder le nom de croyant ayant certes une foi faible, mais sans lui enlever complètement ce statut. »[1]   

 

Après ce passage, l’auteur de la recension du livre, Su’ûd el Khalaf, qui est enseignant à l’Université de Médine fait le commentaire suivant : « S’il est fait ici exception à la prière, c’est en raison de la divergence qui existe sur la question entre savants. L’Imâm Ahmed a deux opinions concernant celui qui la délaisse sciemment, mais sans renier son aspect obligatoire. L’une le voue à la mécréance… et l’autre, dans laquelle il rejoint les Imâms Mâlik et Shâfi’î, le considère musulman. »

 

Plusieurs savants, à l’instar d’ibn Taïmiya et d’ibn Rajab, font mention de la tendance d’Ahmed selon laquelle il ne kaffar pas l’abandon des quatre piliers, avec la prière à leur tête, tout en reconnaissant leur aspect obligatoire.[2]

 

De grands commentateurs hanbalites reconnaissent la divergence sur l’abandon de la prière au sein de l’école. Ces derniers vont jusqu’à reprendre à leur compte la tendance selon laquelle celui qui délaisse la prière est passible de la peine de mort, mais sans devenir apostat. Nous avons pour ne citer qu’eux, Shams e-Dîn Abû el Faraj ibn Qudâma, le cousin et l’élève d’el Muwaffaq ibn Qudâma, qui impute cette opinion à ibn Batta et à la plupart des légistes dont Mâlik, Shâfi’î et Abû Hanîfa.[3] El Mardâwî, pour sa part, impute cette opinion à ibn ‘Abdûs, el Majd, ibn Razîn, etc.[4] El Muwaffaq lui-même la reprend à son compte dans el mughnî (2/442).

 

L’érudit Saksâkî qui est d’obédience hanbalite souligne : « Quand on délaisse la prière sans renier son aspect obligatoire, on est musulman, selon l’opinion la plus juste de l’ImâmAhmed. La secte mansûriya, qui s’oppose à cette tendance, taxe les traditionalistes de murjites, car cela implique de dire, à leurs yeux, que la foi est composée de la parole sans les actes. »[5]

 

Nous avons vu plus haut une annale, selon laquelle Ahmed fut interrogé par son fils Sâlih : « J’ai interrogé mon père au sujet du crédo selon lequel la foi monte et descend, sur les éléments qui la font monter et descendre ?

-               Elle monte grâce aux actes et descend en délaissant les actes comme la prière, le pèlerinage, et les obligations religieuses. »[6]

 

Sheïkh ibn Bâz l’avait bien compris et faisait preuve d’une précision extraordinaire en distinguant entre les actes qui relèvent du shart sihha comme la prière (en sachant qu’il existe une divergence sur la question), et ceux qui touchent à la foi parfaite imposée, comme les autres actes.[7] Quand on lui posa la question : « Selon certains savants, celui qui délaisse (tark)les actes extérieurs, tout en fournissant l’attestation de foi, et l’essence de la foi émanant du cœur (asl el imân el qalbî) reste musulman. Est-ce qu’ils sont des murjites ? »

Voici quelle fut sa réponse : « Non, ce sont des traditionalistes ! Selon l’opinion la plus juste qui est imputée à certains savants, l’abandon du jeûne, de l’aumône et du pèlerinage est un péché énorme, mais qui ne fait pas sortir de la religion. Pour d’autres, il relève de la grande mécréance. Pour la prière, celui qui la délaisse sciemment, est un mécréant, selon l’opinion la plus juste, mais pour les autres piliers, il commet une mécréance qui ne fait pas sortir de la religion, soit un grand péché… »[8]

 

On lui posa juste après la question suivante : « Sheïkh ! Par rapport à la réponse précédente, certains en ont compris qu’en prononçant l’attestation de foi sans faire d’actes, on a une foi faible. Est-ce que cette compréhension est bonne ? »

 

En réponse : « Oui. En vouant l’unicité sincère et exclusive à Allah, et en donnant foi au Messager d’Allah (r), mais sans verser l’aumône, ni faire le jeûne ni le pèlerinage dans la mesure du possible, on est un désobéissant ayant commis un grand péché et passible d’entrer en Enfer. On ne devient pas pour autant un mécréant, selon l’opinion la plus juste des savants. En revanche, celui qui délaisse sciemment la prière est un mécréant, selon l’opinion la plus juste. »[9]

 

Dans une autre fatwa, le Sheïkh associe sa voix à lalajna dâima (fatwa n° 1727) à laquelle on posa la question suivante : « Le cas de quelqu’un qui dit : lâ ilâh illâ Allah Mohammed Rasûl Allah, mais sans procurer les quatre piliers (la prière, l’aumône, le jeûne, et le pèlerinage)ni les autres actes réclamés par la religion musulmane ; est-ce qu’il aura droit à l’intercession du Prophète (r)le Jour de la résurrection, de façon à ce qu’il échappe à l’Enfer, ne serait-ce qu’une période limitée ? »

 

Voici qu’elle fut la réponse : « Celui qui dit : lâ ilâh illâ Allah Mohammed Rasûl Allah, mais qui délaisse les quatre piliers (la prière, l’aumône, le jeûne, et le pèlerinage) en reniant l’aspect obligatoire ne serait-ce que de l’un d’entre eux est un apostat – après avoir été prévenu – à qui on somme de se repentir. S’il s’y soumet, son repentir sera accepté, et il aura droit à l’intercession le Jour de la résurrection, à condition qu’il meure musulman.

 

Néanmoins, s’il s’entête à les renier, il sera mis à mort par les pouvoirs publics pour apostasie, et il n’aura pas le droit, dans ce cas, à l’intercession du Prophète (r)ni de personne d’autre. L’abandon de la prière à lui tout seul, même mu par la fainéantise et la négligence, relève de la grande mécréance qui fait sortir de la religion, selon l’opinion la plus juste des savants. Que dire alors si on associe à cela, l’abandon des autres piliers ? On sera, à fortiori, privé de toute intercession, en restant ainsi jusqu’à la mort.

 

Pour certains savants, l’abandon de ses piliers relève de la mécréance mineure (kufr ‘amali)qui ne fait pas sortir du cercle des musulmans. ces derniers estiment que le fautif jouira de l’intercession, bien qu’il commet des grands péchés, à condition, bien sûr, qu’il meure musulman. »

 

Le Comité permanent de la Fatwa et de la recherche

 

Président :‘Abd el ‘Azîz ibn Bâz

Vice-président :‘Abd e-Razzâq ‘Afîfî

Membre :‘Abd Allah Qu’ûd

Membre :‘Abd Allah el Ghudayân

[1]Masâil el îmân (p. 313).

[2]Voir : Majmû’ el fatâwa d’ibn Taïmiya (7/610-611), et Fath el Bârî d’ibn Rajab (1/22-23).

[3]Sharh el kabîr (3/39).

[4]El insâf

[5]El burhân fî ma’rifa ‘aqâid ahl el adiyân d’Abû el Fadhl ‘Abbâs ibn Mansûr e-Saksakî (p. 35).

[6]Masâil el Imâm Ahmed (2/119).

[7]Voir : aqwâl dhawî el ‘irfân du D. ‘Isâm e-Sinânî (p. 146), et mukhâlafât fî fath el Bârî d’Abd el ‘Azîz e-Shibl (p. 2smiley.

[8]Hiwâr hawl masâil e-takfîr

[9]Hiwâr hawl masâil e-takfîr

 

 

Tiens, Shamp's, essaie de lire pour une fois :

 

 

الشيخ عبد العزيز بن باز -رحمه الله-:

 

" قال السائل: سماحة الوالد الكريم هل نلقي عليكم بعض الأسئلة لعل الله ينفع بها المسلمين في أقاصي الأرض وسوف تنشر إنشاء الله في مجلة البصائر التي تصدر من مركز تلبور في هولندا.

 

السؤال: هل القول بأن الأعمال شرط لصحة الإيمان ،وقبول الإسلام قول الخوارج أم قول أهل السنة والجماعة؟

 

قال الشيخ- رحمه الله-: بسم الله الرحمن الرحيم الحمد لله وصلى الله وسلم على رسول الله وعلى آله وصحبه ومن اهتدى بهداه. أما بعد،،، هذا القول فيه تفصيل، هذا السؤال جوابه فيه تفصيل: أهل السنة والجماعة يرون أن الأعمال مكملات للإيمان ومن تمام الإيمان لكن الصلاة فيها الخلاف المشهوربين العلماء والأرجح أن تركها كفر أكبر لقول النبي صلى الله عليه وسلم: «بين الرجل وبين الكفر ترك الصلاة» أخرجه مسلم في الصحيح، ولقوله صلى الله عليه وسلم: «العهد الذي بيننا وبينهم الصلاة فمن تركها فقد كفر» أخرجه الإمام أحمد وأهل السنن بإسناد صحيح عن بريدة رضي الله عنه، ولقوله صلى الله عليه وسلم في الإسلام: «وعموده الصلاة». ثم الإيمان أعماله كثيرة فمن أعمال الإيمان شهادة أن لا إله إلا الله وأن محمداً رسول الله فمن لم يشهد أن لاإله إلا الله وأن محمداً رسول الله فهو كافر كفراً أكبر. ومن أعمال الإيمان السجودلله وعدم السجود لغيره، فمن سجد لله فهذا إيمان ومن سجد لغيره من الأصنام وأصحاب القبور صار شركاً أكبر، وهكذا من اعتقد أنهم يشفعون بدعائه إياهم واستغاثته بهم ونذره لهم، هذا شرك أكبر هذه أعمال شركية. أما الصوم والزكاة هي من كمال الإيمان،وهي أركان من أركان الإسلام وهكذا الحج لكنها لا تنافي الإيمان،فلو ترك الحج مع الاستطاعة يكون معصية، أو لم يصم يكون معصية، أو لم يزك يكون معصية كبيرة من كبائرالذنوب فالمقام مقام تفصيل وهكذا الزنا معصية لا يكفر بها لكن يكون ناقص الإيمان وهكذا شرب الخمر معصية وصاحبه ناقص الإيمان، يكون إيمانه ناقصاً وهكذا مع المعاصي الأخرى، كالغيبة والنميمة وعقوق الوالدين، لا يكون كافراً يكون ناقص الإيمان، مسلم مؤمن ناقص الإيمان عاص.

 

قال السائل:إذاًنستفيد إن الأعمال الواجبة من زكاة وغيرها هي من كمال الإيمان؟.

 

قال الشيخ: من تمام الإيمان.

 

قال السائل:من تمامه، وأما الشركيات التي نص عليها الشارع فهي ناقضة للإيمان؟.

 

الشيخ: نعم.

 

قال السائل:لكن هل الذي يقول إن تارك الصلاة ليس بكافريعتبر من المرجئة؟.

 

قال الشيخ: لا ولكن هذا على حسب فهمه للنصوص، لأن بعض الناس فهم من الكفر والشرك أنه كفر أصغر والشرك شرك أصغر، أحاديث من تعليق الحكم بلا إله إلا الله وأن محمداً رسول الله وأن من لقي الله بهما دخل الجنة والمراد بلقي الله بهما مع حقهما من أداء الصلاة.

 

قال السائل: إذاً لا يعتبر مرجئاً؟.

 

قال الشيخ:لا, لا, فيه تفصيل فيه تفصيل."اهـ

تقي الدين السني a écrit :

citizenkan a écrit :

Pour le premier point, c'est sans commentaire, je te donne un texte et tu réponds par un autre,

 

peutetre que c'est parce que ton texte par le quelle tu as interpreté ou plutot falcifier par "tam" dans un premier temp et en suite falcifier " tam " par " parfait " !!!! mais mon texte était un aussi un autre ,

 

c'est du a  la diffrence des édition 621/7 chez moi c'est le chapitre que j'ai copié collé 

 

avec toi, c'est où on pense comme toi où on falsifie, il n'y a pas de statue intermédiaire :

 

Ibn el Qaïyim : « Ne sois pas affligé par celui qui témoigne contre lui-même, en plus du témoignage de tous les gens de science, qu’il n’est pas un savant. Si tu arrives à avoir sous la main un seul savant, qui a pour ambition et pour devise, la preuve textuelle (ou conforme aux textes ndt.), qui garde la vérité entre les yeux, où qu’elle soit, sans regarder d’où qu’elle vienne, et de qui elle vienne ; tu ne te sentiras plus isolé, mais en bonne compagnie, même s’il venait à te contredire ; car, si c’est le cas, il te donneras des excuses, contrairement à l’ignare et injuste qui, à la moindre divergence, te rend mécréant ou innovateur sans se baser sur aucune preuve. Ta seule faute avec lui, c’est d’aller à l’encontre de ses idées funestes et de son train de vie coupable. Ne te laisse pas impressionné par la recrudescence de ce genre d’individus, qui, aussi nombreux soient-ils, ne valent pas un seul savant. Quant au savant, à lui tout seul, il vaut mieux que toute la terre remplie de ce genre d’individus. » [I’lâm el mawqi’în(3/397).]

 

 

Le pire, c'est que je t'ai fait une démonstration du sens de tamm dans cette phrase, bien que cela ne veut pas toujours dire parfait, il peut avoir le sens de valide, c'est pourquoi, dans certaines traduction je mets les deux comme ici :

 

Tercio : celle où ils rejoignent le crédo de Jahm qui confine la foi dans la croyance (tasdîq). Elle est la tendance la plus notoire imputée à Abû el Hasan et qui fut adoptée par la plupart des grandes références qui le suivirent comme el Qâdhî Abû Bakr el Baqallânî et Abû el Ma’âlî el Juwaïnî (auxquels il faut ajouter Râzi).[1] Celle-ci fut également adoptée par certains partisans d’Abû Hanîfa, à l’image, contre toute attente, d’el Mâturîdî.[2] Selon eux, la foi, qui se vérifie uniquement au niveau dutasdîq, ne varie pas d’un individu à un autre, et est indivisible ; soit elle existe entièrement soit elle est inexistante. Ils ne conçoivent pas de phase intermédiaire. C’est pourquoi, ils imaginent tout à fait un individu ayant une foi parfaite/ou valable (tamm) capable de blasphémer en toute âme et conscience et sans contrainte.

 

Les paroles blasphématoires ne sont, à leurs yeux, que le reflet où l’implication de l’absence du tasdîq. À l’inverse, une foi parfaite/ou valable (tamm) n’implique pas forcément les actes ; ils imaginent parfaitement une foi parfaite/ou valable (tamm) sans n’effectuer aucun acte.[3] Jahm, qui confinait la foi dans le cœur, n’imposait même pas l’attestation de la foi. De grandes références, à l’image d’Ahmed et de Waqî’ condamnaient à l’apostasie l’auteur d’une telle croyance.

 

Pourtant, el Ash’arî et bon nombre de ses adeptes y adhéraient pleinement, à la différence où ils s’alignaient avec les textes sur les cas d’apostasie. Ils justifiaient qu’on devenait apostat quand la connaissance du cœur (ma’rifa) disparaissait complètement.[4] Le blasphème ne serait donc que la preuve de la mécréance intérieure, non qu’il relève de la mécréance en lui-même. Il est tout à fait possible au même moment, selon eux, que le blasphémateur reste croyant. Quand on leur établit que les textes et le consensus le vouent à la mécréance intérieurement et extérieurement, ils réfutent qu’en réalité, sa mécréance extérieure implique de démentir Dieu intérieurement (takdhîb), ce qui s’oppose littéralement à la foi.[5]

[1]Majmû’ el fatâwâ (7/511).

[2]Voir : tabsira el adilla (2/799), e-tamhîd li qawâ’îd e-tawhîd (p. 12smiley, el musâmara bi sharh el musâyara (p. 1, 5) de Kamâl ibn Abî Sharîf, et hashiya ibn ‘Âbidîn (7/342).

[3]Majmû’ el fatâwâ (7/582).

[4]Majmû’ el fatâwâ (13/47).

[5]Majmû’ el fatâwâ (7/557).

 

 

Et pourtant, au niveau de la langue, il a plus souvent le sens de parfait que de valable, comme dans le hadith :

 

 

"إنما بعثت لأتمم مكارم الأخلاق" صححه الألباني في الصحيحة

 

 

 

Ensuite, pour revenir à l'iltizam :

 

مجموع الفتاوى (20/97

اقتباس:

وتكفير تارك الصلاة هو المشهور المأثور عن جمهور السلف من الصحابة والتابعين . ومورد النزاع هو فيمن أقر بوجوبها والتزم فعلها ولم يفعلها ا.هـ

 

 

 

Je te disais plus haut :

 

 

« La Parole d’Allah est composée des enseignements (khabar)et des commandements (amr). Les enseignements réclame de croire (tasdîq) aux paroles de l’interlocuteur, et les commandements réclament de s’y soumettre (el inqiyâd et l’istislâm),ce qui correspond aux actes du cœur (‘amal el qalb), renfermant la soumission totale (khudû’ et inqiyad) aux commandements, même sans les mettre en pratique (in lam yaf’al el ma-mûr bihi). En répondant à l’enseignement par le tasdîqet au commandement par l’inqiyâd, on obtient l’origine de la foi dans le cœur, qui n’est autre que l’apaisement (tu-manîna) et l’iqrâr. »[1]

 

Il explique la page suivante : « La foi est composée des paroles et des actes – je veux dire à l’origine – des paroles du cœur (qawl el qalb) et des actes du cœur (‘amal el qalb). La foi, conformément aux Paroles d’Allah et à Sa Révélation, renferme Ses enseignements et Ses commandements. L’individu croit aux enseignements (tasdîq), ce qui va engendrer un état dans le cœur dont l’intensité sera en fonction de l’enseignement. Le tasdîqest une forme de savoir et de qawl. Puis, il se soumet au commandement ; c’est l’inqiyâdet l’istislâmqui est une forme de volonté et d’acte (irâda wa ‘amal). Il ne peut être croyant sans fournir les deux en même temps. En délaissant (taraka) l’inqiyâd, il devient un orgueilleux et compte ainsi parmi les mécréants, quand bien même il fournirait le tasdîq. »[2]

 

«Ainsi, on peut facilement distinguer entre ce cas et le désobéissant, qui est convaincu de devoir faire telle obligation, mais qui succombe à ses passions et à sa mauvaise volonté (nufra). C’est ce qui le pousse à ne pas s’y plier. Sa foi renferme le tasdîq, le khudhû’et l’inqiyâd, qui relève du qawlet du ‘amal, mais sans parfaire le ‘amal. »[3]

 

[1]E-sârim el maslûl d’ibn Taïmiya (p. 521).

[2]Idem.(p. 522).

[3]E-sârim el maslûl(p. 521-522).

 

 

 

 

 

Maintenant, viens avec du 'ilm ou aies la sagesse de te taire, j'en profite pour remettre les deux textes tronquées que tu as utilisées contre moi, wa bi Allah e-tawfiq :

 

 

 

جامع العلوم والحكم:1/93 تحت حديث عمر رضي الله عنه بني الإسلام على خمس:"فإن النبي صلى الله عليه وسلم جعل هذه الخمس دعائم الإسلام ومبانيه ، وفسّر بها الإسلام في حديث جبريل ، وفي حديث طلحة بن عبيد الله الذي فيه : أن أعرابياً سأل النبي صلى الله عليه وسلم ففسّره له بهذه الخمس ، ومع هذا فالمخالفون في الإيمان يقولون : لو زال من الإسلام خصلة واحدة أو أربع خصال سوى الشهادتين ، لم يخرج بذلك من الإسلام

 

l'imam soufiane ibn ouyayna a dit :

المرجئة سموا ترك الفرائض ذنباً بمنزلة ركوب المحارم وليس سواءً لأن ركوب المحارم متعمداً من غير استحلال معصية، وترك الفرائض من غير جهلٍ ولا عُذْر كُفْر

 

 

 

Je voudrais soulever ici plusieurs points qui font malheureusement régner de nombreux amalgames sur le sujet :

 

1- L'attestation est effectivement une condition de validité de la foi et non de perfection, comme je l'ai traduit dans le passage suivant :

Pour les traditionalistes, sans prononcer l’attestation de foi sans excuse valable, la croyance (ma’rifa), qui se trouve dans le cœur, est stérile, car la parole, pour celui qui en a la capacité, est une condition de validité de la foi (shart sihha). [E-sârim el maslûl(p. 525). d’ibn Taïmiya.]

 

 

2- J'ai expliqué le passage d'ibn Taïmiya avant qu'il parle de l'iman el wajib à deux reprises, ce qui prouve que j'y adhère entièrement, voici l'une des fois où j'en parle à l'occasion des explications de sheikh el Barrak :

 

1-      Kufr i’râdh : notons qu’il incombe un nombre d’actes minimum propres à l’Islam comme la prière, l’aumône légale, le jeûne, le pèlerinage ; en d’autres termes, des vertus qui ne sont pas propres à l’Islam, comme la bonté envers les parents, la loyauté, ne suffisent pas en eux-mêmes pour sortir de ce cas de figure. En outre, il faut distinguer entre les actes qu’on fait par nature ou par habitude et qui sont propres à tout le monde, et ceux auxquels on donne un portée religieuse.[1]

[1]Voir : majmû’ el fatâwâ d’ibn Taïmiya (7/621) ; selon un chercheur, il est possible d’abandonner les quatre piliers de l’Islam, tout en gardant certains autres actes [Voir : nawâqidh el îmân el i’tiqâdiya qui est une thèse universitaire du D. Mohamed el Wuhaïbî (2/137-13smiley.]. Il s’inspire d’un texte d’ibn Taïmiya (le même que celui de Sheïkh el Barrâk) dans lequel il explique qu’un mécréant peut être loyal, juste, et honnête, sans pour autant devenir musulman, s’il ne se soumet pas à la Législation mohammadienne. On ne peut prétendre à l’Islam sans ne fournir aucune de ses obligations. L’essentiel, ce n’est pas de faire des actes, mais c’est de les faire d’une part avec foi et d’autre part, dans le cercle de la législation musulmane. En adhérant (dans la conviction et les actes) à ces deux conditions, on obtient le jisn el ‘amal, qui n’est donc pas propre aux quatre piliers de l’Islam, wa Allah a’lam !

 

 

3- J'ai ramené plusieurs passages d'ibn Taïmya dans la défense de l'Albani, parlant de l'impossibilité d'avoir une foi sans actes :

 

L’interaction entre la foi et les actes

 

Mieux, dans une cassette, il établit que la foi ne sert à rien sans les actes.[1] Il est impensable, soutient-il, de déceler une foi dans le cœur sans que cela ne se traduise dans les actes dans la mesure où aucun empêchement ne vient contrecarrer la volonté.[2] C’est la fameuse question de l’interaction entre le cœur et les actes (talâzum baïna e-zhâhir wa el bâtin).[3] Il a exactement le même discours qu’ibn Taïmiya. Est-ce étonnant, alors qu’il a fait la recension de son livre el imân qu’il qualifie à maintes reprises de meilleur ouvrage écrit sur le sujet.

 

Or, quand bien même, certaines de ses paroles laisseraient à penser ou impliqueraient qu’il fasse sortir les actes de la définition de la foi, les passages précédents viendraient dissiper cette ambiguïté. Selon la fameuse règle, les implications d’un discours ne sont nullement imposables à leur auteur (lâzim el madhhab laïsa bi madhhab). Nous avons vu que l’Albanî adhère, contrairement aux murjites, à l’interdépendance entre la foi et les actes. Or, aux yeux d’bn Taïmiya, celui qui reconnait cette interdépendance et qui conteste ensuite que les actes fassent partie de la foi, en disant qu’ils sont l’implication et la « concrétisation » de ce qu’il y a dans le cœur, avec lui, la divergence porte entièrement sur la forme.[4]

 

Il faut savoir que les murjites prétendent qu’il est possible d’avoir une foi parfaite imposée au niveau du cœur, sans fournir le moindre acte.[5] Et cela, contrairement dans tous les cas à Sheïkh el Albânî, wa bi Allah e-tawfîq !

[1]Sharh el adab el mufrad(cassette n° 6/1)

[2]Voir : Majmû’ el fatâwa (7/611).

[3]Voir sa recension de riyâdh e-sâlihîn (p. 14-15), dalâil el burhân (p. 19), silsilat el ahâdîth e-sahîha  (1/31); voir : majmû’ el fatâwa (7/616).

[4]Majmû el fatâwa (7/575-576).

[5]Majmû el fatâwa (7/621).

 

 

3- J'ai expliqué plus haut qu'ibn Taïmiya utilise parfois tamm dans le sens de kamal, et c'est même le plus souvent, comme les savants en général, et parfois dans le sens de valide, c'est donc l'une des difficultés du sujet, cela ne fait pas des uns et des autres des falsificateurs et des égarées, je disais notamment :

 

En outre, le terme « kamâl » fait allusion à la fois au parfait imposé (kamâl el wâjib) et au parfait recommandé (kamâl el mustahab).

 

Sheïkhel Islâm explique à ce sujet : « Les termes kamâlet tamâm(parfait) peuvent renvoyer soit au parfait imposésoit au parfait recommandé. Par exemple, certains légistes disent que la grande ablution se divise en parfait (kamâl) et valable (mujzi). »[1] Ainsi, pour appliquer cette règle au domaine de la foi, nous pouvons dire que certains actes relèvent d’une foi parfaite imposée et que d’autres relèvent d’une foi parfaite recommandée.

[1]Majmû el fatâwa d’ibn Taïmiya (7/64smiley.

 

 

Dans les paroles que je t'ai ramenées plus haut d'ibn Baz, il utilise le terme tamm dans le sens de parfait, je t'y renvoies

 

 

Je disais également :

 

 

Sheïkh el Islam ibn Taïmiya établit que la foi intérieure implique les actes extérieurs en fonction de son intensité. Avec une foi forte, on fournit plus d’actes, tandis qu’avec une foi faible, on fournit moins d’actes. Cette analyse est extraordinaire. Elle permet de trancher entre les traditionalistes qui imposent une interaction entre la foi et les actes, et les murjites, qui ne l’imposent pas.

Quoi que cette règle générale mérite de plus amples explications, alors laissons le soin à ibn Taïmiya lui-même de les donner : « Il devient clair que les bonnes œuvres extérieures ne sont pas le fruit ni les effets de la foi intérieure, si ce n’est que dans la mesure où elle les impose ou les réclame. Dès lors, il y a une interdépendance entre les deux et une relation de cause à effet. Si on fournit moins d’actes extérieurs, c’est en raison d’une foi faible. Il est donc inimaginable qu’en ayant une foi parfaite imposée (kamâl el îmân el wâjib) dans le cœur, on ne fournisse aucun acte extérieur imposé. En fournissant l’un parfaitement (kâmilan) on fournit obligatoirement l’autre parfaitement. De la même façon qu’en fournissant l’un faiblement (naqs), on fournit l’autre faiblement.

Imaginer une fois parfaite (tamm),[1]dans le cœur sans fournir de parole ou d’acte extérieur, c’est comme imaginer une interdépendance parfaite avec l’un des deux éléments manquants, ou une cause parfaite sans effet. »[2]

 

Pour ceux qui ne seraient pas convaincus qu’ici kamâl est synonyme de tamm, bien que ce ne soit pas le problème ici, nous lui rappelons les paroles d’ibn Taïmiya précédemment citées : « Les termes kamâl et tamâm(parfait) peuvent renvoyer soit au parfait imposésoit au parfait recommandé. Par exemple, certains légistes disent que la grande ablution se divise en parfait (kamâl) et valable (mujzi). »[3] Ailleurs, il explique : « Le Législateur n’infirme (yanfî) pas la foi à un individu pour avoir délaissé un acte recommandé, mais pour un acte imposé ; étant donné qu’il a délaissé ce qu’on lui impose de faire de façon parfaite (kamâl et tamâm), non ce qu’on lui recommande. »[4]En parlant de l’interprétation du hadîth dans lequel Allah sortira de Sa Main de l’Enfer une poignée d’hommes qui n’auront fait aucun bien au cours de leur vie,[5] ibn Khuzaïma affirme qu’il s’agit de ceux qui n’ont pas fourni parfaitement (tamâm et kamâl) les actes.[6] Wa Allah a’lam ! 

[1]Ici, c’est le contexte qui nous fait traduire tamm par « parfaite », même si ailleurs, voire dans ce même passage, il peut avoir également le sens de « valable », wa Allah a’lam !

[2]Sharh hadîth Jibrîl (p. 492).

[3]Majmû el fatâwa d’ibn Taïmiya (7/64smiley.

[4]Majmû el fatâwa d’ibn Taïmiya (7/647).

[5]Rapporté par el Bukhârî (7439) et Muslim (183).

[6]E-tawhîd (2/732).

 

 

 

4- Dans certains de ses ouvrages, et je reviendrais peut-être sur ce point après le ramadhan in sha Allah, ibn Taïmiya fait même une différence entre tammam et kamal, quand ils sont cités ensemble

 

le premier renvoit à kamal el iman el wajib, et le second à kamal el iman el mustahab,

 

 

5- Une autre difficulté qui éloigne encore plus l'accusation de falsification que ce soit de part et d'autres, c'est qu'en règle générale ibn Taïmiya parle de l'iman el wajib pour kamal el iman el wajib, mais il peut assimiler el iman el wajib à asl el iman, voire à el istimrariya fi el iman !

 

je reviendrais peut-être sur ce point également après le ramadhan in sha Allah !

 

6- Je disais sur la distinction entre l'islam et l'iman :

 

La différence entre la foi de départ et la foi obligatoire

 

Les anciens se partagent en trois tendances sur la relation entre l’islâm et l’îmân :

1-      Selon certains, ils sont synonymes. Dans cette catégorie, il faut compter Abû Nasr el Marwazî, el Bukhârî, ibn Hibbân, ibn Manda, ibn ‘abd el Barr qui l’impute à la plupart des légistes).

2-      Selon certains, l’islâm c’est la parole et l’imân les actes.

3-      D’autres, enfin, établissent qu’ils sont différents selon le découpage que le Prophète (r) en a fait dans le hadîth de Jibrîl (les six fondements de la foi en opposition aux cinq piliers de l’Islam, bien qu’ils ont le même sens quand ils ne sont pas cités dans le même contexte). Dans cette catégorie, nous avons el Hasan, ibn Sirîn, Shuraïk, ‘Abd e-Rahmân ibn Mahdî, Yahyâ ibn Ma’în, Muammal ibn Ihâb, Mâlik selon une annale, Qatâda, Dâwûd ibn Hind, e-Zuhrî, ibn Abî Dhi-b, Hammad ibn Zaïd, Ahmed, Abû Khaïthama, etc.[1]

 

Concernant la seconde opinion, ibn Abî Dhi-b disait que l’Islam c’est la parole et l’imân les actes,[2] même chose pour e-Zuhrî qui va jusqu’à imputer cette tendance ou presque aux anciens.[3] Et quand on demanda à l’Imâm Ahmed s’il partageait cette opinion, il se contenta de répondre que l’Islam et l’imân sont deux notions différentes.[4] Ailleurs, il la cautionne carrément.[5] El Qâdhî Abû Ya’lâ notamment rejoint cette tendance.[6]

 

En voulant réfuter cette opinion, Abû Nasr el Marwazî, qui, rappelons-le entre dans le premier groupe, fustige qu’il n’y a pas de différence entre celles-ci et celle des murjites prétendant que la foi est la reconnaissance (iqrâr) sans les actes.[7]

 

Ibn Taïmiya, qui rejoint le dernier groupe, explique pour la défense du second que l’Imâm Ahmed est l’auteur d’une autre version. Dans celle-ci, il stipule clairement que les actes intègrent « l’islam ». Par ailleurs, Sheïkh el Islâm tient à remettre les pendules à l’heure. Il souligne que la parole est le moyen d’entrer dans l’Islam, non, nuance, qu’elle représente tout l’Islam. Il va sans dire qu’en faisant allusion à tout l’Islam, ils se tromperaient littéralement. D’ailleurs, Ahmed condamne sévèrement qu’on désigne sous le terme de l’Islam quelqu’un qui ne fournit pas les actes. Ibn Rajab dit en substance la même chose.[8] La rigueur scientifique réclame qu’on mentionne toutes les paroles de l’Imâm pour se représenter sa tendance, ce que n’a pas fait Abû Nasr.[9]

 

Ainsi, il est faux de confiner l’Islam dans la parole, mais il est tout aussi faux de rendre synonyme l’islâm et l’îmân. Il est vrai qu’Abû Nasr est parvenu à réfuter la seconde opinion, mais la sienne n’en demeure pas moins faible.[10] E-Zuhrî parlait donc de l’Islam de départ non de l’Islam obligatoire, car, il est impossible que quelqu’un comme lui ne sache pas faire cette distinction.[11]

 

C'est pourquoi il y a une grande différence entre cette opinion et celle desmurjites. Ces tenants intègrent les actes dans la définition de la foi, et, à leurs, yeux, l’Islam, n’est qu’une partie de l’imân. Autrement dit, pour les traditionalistes, l’imân est meilleur que l’islâm, contrairement aux murjites qui pensent le contraire. Ces mêmes murjites s’imaginent également que les croyants sont égaux dans la foi ; ils ne font pas de différence entre les Compagnons et les plus grands débauchés. Ils ne conçoivent pas qu’un individu soit doté d’une foi faible, selon le principe de l’indivisibilité de la foi.[12]

 

Par ailleurs, quand on fit remarquer à l’Imâm Ahmed que les murjites également assument que l’Islam c’est la parole. La différence avec eux, rectifia-t-il, c’est qu’ils ne font pas de différence entre le musulman et le croyant ni entre les croyants entre eux, dans le sens où ils ont, à leurs yeux, tous le même niveau de foi, soit une foi parfaite.[13]

 

Ibn Taïmiya souligne qu’aucun Compagnon ni aucun de leurs successeurs et des anciens en général, n’a jamais soutenu la position d’Abû Nasr,[14] mais en même temps la divergence qui règne entre traditionalistes sur la question est purement sur la forme, car tous s’accordent à intégrer les actes dans la définition de la foi et à reconnaitre ses variations.

 

[1]Fath el Bârîd’ibn Rajab (1/121).

[2]Rapporté par el Khallâl dans e-sunna (n° 1076).

[3]Rapporté par el Khallâl dans e-sunna (n° 1076).

[4]Rapporté par el Khallâl dans e-sunna (n° 1091).

[5]Rapporté par el Khallâl dans e-sunna (n° 1089).

[6]Fath el Bârîd’ibn Rajab (1/11smiley.

[7]Ta’zhîm qadr e-salâtd’Abû Nasr el Marwazî (p. 349).

[8]Fath el Bârîd’ibn Rajab (1/192).

[9]Majmû’ el fatâwâ(7/370).

[10]Majmû’ el fatâwâ(7/370).

[11]Majmû’ el fatâwâ(7/415).

[12]Majmû’ el fatâwâ(7/379).

[13]Rapporté par el Khallâl dans e-sunna (n° 1077).

[14]Majmû’ el fatâwâ (7/365-366).

 

 

 

7 Je compte consacrer après le ramadhan in sha Allah un article sur l'interaction entre le coeur et les actes, mais j'aimerais souligner ici que le fait qu'ibn Taïmiya impose cette interaction et qu'il voit qu'en règle générale, on ne peut avoir une foi sans actes, ne veut pas dire qu'il utilise le terme tamm uniquement dans le sens de valide, en cela, c'est une erreur méthodologique de le croire, des fois, son but est de répondre à une shubha bien précise !

 

8- Enfin, il est possible de lire certains textes d'ibn Taïmiya parlant de tamm dans les deux sens, dans le sens de valide et parfait, car dans les deux cas, il répond aux murjites, ou, pour être bien précis, à une une shubha bien précise !

 

C'est pourquoi, toutes ces difficultés ne méritent pas d'accuser les uns et les autres de falsificateurs de tronqueurs et d'égarés, la rigueur scientifique réclame qui mettent les passions de côté et de ne pas regarder les choses sous l'oeil partisan !

 

wa Allah a'lam !

 

wa Allah el musta'en !

تقي الدين السني a écrit :

citizenkan a écrit :

 

Ensuite, pour revenir à l'iltizam :

 

مجموع الفتاوى (20/97

اقتباس:

وتكفير تارك الصلاة هو المشهور المأثور عن جمهور السلف من الصحابة والتابعين . ومورد النزاع هو فيمن أقر بوجوبها والتزم فعلها ولم يفعلها ا.هـ

 

Je te disais plus haut :

« La Parole d’Allah est composée des enseignements (khabar)et des commandements (amr). Les enseignements réclame de croire (tasdîq) aux paroles de l’interlocuteur, et les commandements réclament de s’y soumettre (el inqiyâd et l’istislâm),ce qui correspond aux actes du cœur (‘amal el qalb), renfermant la soumission totale (khudû’ et inqiyad) aux commandements, même sans les mettre en pratique (in lam yaf’al el ma-mûr bihi). En répondant à l’enseignement par le tasdîqet au commandement par l’inqiyâd, on obtient l’origine de la foi dans le cœur, qui n’est autre que l’apaisement (tu-manîna) et l’iqrâr. »[1]

 

Il explique la page suivante : « La foi est composée des paroles et des actes – je veux dire à l’origine – des paroles du cœur (qawl el qalb) et des actes du cœur (‘amal el qalb). La foi, conformément aux Paroles d’Allah et à Sa Révélation, renferme Ses enseignements et Ses commandements. L’individu croit aux enseignements (tasdîq), ce qui va engendrer un état dans le cœur dont l’intensité sera en fonction de l’enseignement. Le tasdîqest une forme de savoir et de qawl. Puis, il se soumet au commandement ; c’est l’inqiyâdet l’istislâmqui est une forme de volonté et d’acte (irâda wa ‘amal). Il ne peut être croyant sans fournir les deux en même temps. En délaissant (taraka) l’inqiyâd, il devient un orgueilleux et compte ainsi parmi les mécréants, quand bien même il fournirait le tasdîq. »[2]

 

«Ainsi, on peut facilement distinguer entre ce cas et le désobéissant, qui est convaincu de devoir faire telle obligation, mais qui succombe à ses passions et à sa mauvaise volonté (nufra). C’est ce qui le pousse à ne pas s’y plier. Sa foi renferme le tasdîq, le khudhû’et l’inqiyâd, qui relève du qawlet du ‘amal, mais sans parfaire le ‘amal. »[3]

 

[1]E-sârim el maslûl d’ibn Taïmiya (p. 521).

[2]Idem.(p. 522).

[3]E-sârim el maslûl(p. 521-522).

 

 

mdr 

et c'est toi qui ose de parler de tronquage !!!

quand les deux citations parlent de taaqidha en disant que ta aqidha est celle des mourjites , tu prétend que ceci est du tronquange car ils devraient etre interpreté de façon métaphorique pour fuire la réalité de ta aqidha 

 

alors qu'ici tu ne fait que reprendre le tronuage du jahmite abdel aziz ar-rayes de ce passage d'ibn taymiya qu'il a coupé pour qu'il puisse attribuer sa aqidha jahmite a ibn taymiya et prétendre que seule la soumission du coeur suffit pour etre croyant !!!!!!!!!!!!

 

d'ailleur je te remercie de confirmer ta corespendance a l'avis que j'ai au sujet de toi , a savoir ta zandaqha similaire a la zandaqa de rayes dans les falcification du texte et ne pas hésiter a mentir a voix haute en attribuant des nouvelles croyances aux savants !!!

 

voici le passage d'ibn taymya complet et avant le tronquage et l'interpretation falacieuse pour pouvoir lui attribuer la aqidha des jahmites 

 

 

مجموع الفتاوى ( 20/97 ): " و تكفير تارك الصلاة هو المشهور المأثور عن جمهور السلف من الصحابة والتابعين ومورد النزاع هو فيمن اقر بوجوبها والتزام فعلها ولم يفعلها وأما من لم يقر بوجوبها فهو كافر باتفاقهم ، وليس الأمر كما يُفهم من إطلاق بعض الفقهاء من أصحاب أحمد وغيرهم أنه إن جحد وجوبها كفر وإن لم يجحد وجوبها فهو مورد النزاع بل هنا ثلاثة أقسام :
أحدها: إن جحد وجوبها فهو كافر بالاتفاق.
الثاني: أن لا يجحد وجوبها لكنه ممتنع من التزام فعلها كبراً أو حسداً أو بغضاً لله ورسوله فيقول:
أعلم أن الله أوجبها على المسلمين والرسول صادق في تبليغ القرآن لكنه ممتنع عن التزام الفعل استكباراً أو حسداً للرسول أو عصبية لدينه أو بغضاً لما جاء به الرسول فهذا أيضاَ كافر بالاتفاق فإن إبليس لما ترك السجود المأمور به لم يكن جاحداً للإيجاب فإن الله تعالى باشره بالخطاب وإنما أبى واستكبر وكان من الكارين وكذلك أبو طالب كان مصدقاً للرسول فيما بلغه ولكنه ترك اتباعه حمية لدينه وخوفاً من عار الانقياد واستكباراً عن أن تعلوا أسته رأسه فهذا ينبغي أن يتفطن له .
ومن أطلق من الفقهاء أنه لا يكفر إلا من يجحد وجوبها فيكون الجحد عنده متناولاً للتكذيب بالإيجاب ومتناولاً للامتناع عن الإقرار والالتزام كما قال تعالى: ( فَإِنَّهُمْ لاَ يُكَذِّبُونَكَ وَلَكِنَّ الظَّالِمِينَ بِآيَاتِ اللّهِ يَجْحَدُونَ )وقال تعالى: ( وَجَحَدُوا بِهَا وَاسْتَيْقَنَتْهَا أَنفُسُهُمْ ظُلْمًا وَعُلُوًّا فَانظُرْ كَيْفَ كَانَ عَاقِبَةُ الْمُفْسِدِينَ ) وإلا فمتى لم يقر ويلتزم فعلها قتل وكفر بالاتفاق .
الثالث: أن يكون مقراً ملتزماً ، لكن تركها كسلاً وتهاوناً أو اشتغالاً بأغراض له عنها فهذا مورد النزاع كمن عليه دين وهو مقر بوجوبه ملتزم لأدائه لكنه يمطل بخلاً أو تهاوناً
 
voila ce que dit ibn taymiya dans ce passage , mais rayes le jahmi a pris juste la premiere ligne et l'a sorti du conteste pour qu'elle perd son sens et qu'en suite il peut l'aurionter comme il veut dans la direction de la aqidha mourjite . et l'attribuer a ibn taymiya en disant que pour lui seule la soumission du coeur suffit pour tere croyant dans la soumission par les actes !!
 
voici la traduction ( je me suis fais aidé par mon ami traducteur google)
 
Et exclure de l'islam celui qui ne prie pas est l'avis connu  raporté de la majorité des prédécesseur parmis  les compagnons et de ceux qui les ont suivi , et le sujet du conflit (ou de divergence)  est celui qui approuve son obligation et s'est engagé  a se conformer a sa pratique et ne l'accomplit pas Mais celui qui n'a pas reconnu que c'est obligatoire ils sont unanime pour dire qu'il est un mécréant , et ce n'est pas comme on peut le comprendre dans les paroles générale (ou absolu) de certains savants parmis les compagnons de Ahmad et autres que si il nie que c'est obligatoire  il est alors mécreant mais si il ne nie pas que c'est obligatoire c'est sur ce dernier cas  qu'ils ont divergé , ce n'est pas ca il ya trois types .
 
le premier :
celui qui renie que c'est obligatoire est celui la mécréant par unanimité .
 
Le second :
celui  qui ne nie pas que c'est obligatoire, mais il refuse  d'etre conforme a son accomplissement par arrogance ou jalousie ou haine enver Dieu et  Son messager, en disant : Je sais que Dieu a prescrit cette obligation aux musulmans et le Messager est  honnête dans la transmission du Coran, mais il refuse d'etre conforme par l'acte par arrogance ou jallousie enver le Prophète ou par sectarisme en faveur de sa religion ou deteste ce que le Prophète a transmit , ce cas la est aussi mécréant en par unanimité , car le diable quand il es délaissé la prostérnation qui lui a eté ordonné il n'a pas nie que c'était obligatoire , Dieu Tout-Puissant lui a directement adressé le discours, mais  il refusé et était arrogant et il a été t parmis les mécreants, c'est ainsi pour Abou Talib il avait foi (ou reconnaisseur) en ce que Prophète a transmit , mais il a délaissé son suivi par sectarisme en faveur de sa religion  , et peur de la honte suite au suivi et par arrogance pour que son dériere ne soit pas plus haut que sa tête, il faut donc faire attention a cela .
 
quant aux propos générales (ou absoluts) des savants ou ils ne disent que seule celui qui nie l'obligation de la priére dévient mécreant le reniement signifie chez lui tentot le reniement par le démenti de l'obligation 
et tento le non approuvement et la non conformité comme dit allah smiley 6.33. , ce n'est pas toi qu'ils traitent de menteur , ce sont les signes de Dieu que ces iniques traitent d'imposture)  et il a dit  : (27.14. Et bien que convaincus dans leur for intérieur de la véracité de Nos signes, ils les nièrent par injustice et par vanité. Considère quelle a été la fin des corrupteurs) , sinon quand il n'approuve pas a l'accomplisement de la priérre il mécroit et on l'éxecute par unanimité .
 
le troisième:
c'est celui qui approuve et se conforme , mais délaisse la priérre a cause de la fénéantise en prenant ca a la légere ou parce qu'il est occupé par des affaires c'est ce dernier cas qui est le sujet du conflit (ou divergence) comme celui qui doit une dette et approuve l'obligation du remboursement et se conforme au remboursement mais il traine  par avardise ou en prenant cela a la légére (fin)
 
 
 
ps : l'exemple donné par ibn taymiya détruit la aqidha de abdel aziz ar-rayes et de citizenkan
quelqu'un qui doit une somme a quelqu'un il s'engage a payer quand il est capable de payer et se conforme a payer , si il dit qu'il ne va pas payé celui la il est mécreant par unanimité quand il s'agit de la priérre comme le dit ibn taymiya , si il dit qu'il va payer mais ne donne auccun sentime on en déduit que celui la ne veut pas payer et son cas est le meme que le precedent , si il paye de temps en temp ou traine dans le paiement malgré qu'il est engagé a payer et se conforme pour payer mais il trouve du mal a lacher l'argent du par avardise c'est au sujet de ce dernier que les gens de la sunna ont divergé entre autre ils ont divergé au sujet de ce retardement de paiment les , compagnons sont unanime pour dire qu'il est mécreant pendant cette période ainsi que la majorité de ceux qui les ont suivi et une partie des gens de sience ont divergé en disant qu'il n'est pas mécreant mais cette divergence a existé apres qu'il ya eu unanimité et donc cette divergence n'est pas acceptable comme elle est la régle dans les ousoule (il n ya pas de divergence apres une unanimité ) , n'en déplaisse aux mourjia qui resument la mécreance a la conviction du  coeur ,ce consensus bloque  dans leur  la gorge car il les oblige a intégrer les actes des memebres dans la composition de la foi , quant aux savants sunnites qui ont divergé au sujet de celui qui délaisse la préirre leur raisonement n'est pas le meme que celui des mourjites ils ne disent pas que seule la conviction du coeur conduit a la mécreance et jamais un acte ni un délaissement d'acte , mais ils ont divergé grace a des ambuiguité qu'ils ont cru etre des preuves de la non mécreance de celui qui ne prie pas ,surtout que ces derniers malgré qu'ils ont divergé au sujet de celui qui délaisse la priérre ils considérent mécreant celui qui délaisse d'autres actes pour certain c'est le jeune pour d'autre c'est le jeune et le pélirinage etc ....et les deux camps que ca soi ceux qui voient la mécreance de celui qui délaisse la priérre ou ceux qui ne voient pas sa mécreance sont tous unanime pour dire que celui qui abandone la totalité des actes est mécreant et qu'il est imposible que son coeur contienent une foi , contrairement aux jahmites et les mourjia et ce que defend citizenkan .
 

 

Champ's, Tu es dans une approche sectaire, si tu ne penses pas comme moi, c'est forcément que tu mens, que tu es un égaré, que tu tronques les textes !

 

Ensuite, pour discréditer l'argument, tu les ralies à des personnes que tu stigmatises pour donner plus de consistance au tien, c'est l'argument du faible et surtout du dépis, comme pour extérioriser ton impuissance ! c'est exactement ta technique depuis toujours...

 

Bref, ces deux deux citations, je les ais prises de la thèse universitaires nawaqidh el iman el i'tiqadiya du D. Mohammed el Wuhaïbî qui a eu pour encadreur 'Abd e-Rahman el Mahmud, quelqu'un que tu dois surement connaitre (je dis cela de tête, mais j'ai pu aussi bien le prendre de la thèse d'Abd el 'Aziz al Abd e-Latif que tu recommandes je te le rappèle) :

 

‘Aïn e-ridhâ ‘an kulli ‘aïb kalîlatun

Kamâ anna ‘aïn e-sakhat tubdî el masâwî

 

L’œil ami ne voit toujours presque aucun défaut

Là où l’œil ennemi ne laisse rien échapper

 

Il est connu que deux savants aux vertus équivalentes ne seront pas vus de la même façon par leurs adeptes respectifs. L’un sera encensé par les siens qui auront naturellement plus confiance en ses opinions que celles des autres. Ces derniers seront plus enclins à le suivre, et éprouveront éventuellement de la répulsion pour ses paires, soit par jalousie soit par animosité à l’instar des Juifs qui combattirent avec force Mohammed (r) alors qu’il avait le même discours que Mûsâ.[1]

 

En outre, comme le souligne ibn Taïmiya, le phénomène action/réaction entraine aux extrêmes, à l’image des chrétiens, qui, face à l’animosité des Juifs envers Jésus et leur rigueur dans la loi de la Thora, en vinrent en moins de cent ans, à l’adorer et à s’émanciper, dans un laxisme quasi libertin, de l’ancienne tradition. Le porc était l’un des symboles qui incarneront pour toujours la haine du Juif.[2]

 

C’est ce qui pousse à décrire son leader avec les plus beaux superlatifs qui soient et son opposant, à tort ou à raison, avec les pires qualificatifs. L’homme sensé est celui qui, lucide, fait la part des choses, et qui distingue le vrai du faux dans ces querelles. Pour se faire, il met les passions de côté, et l’objectivité est la devise qu’il garde constamment entre les yeux. Ses jugements ne sont pas faussés par ses sentiments, contrairement à ceux qui, aveuglés par un chauvinisme haïssable, transforment les qualités de leurs adversaires en défaut, et ferment les yeux sur les défauts de leur leader quand ils n’y voient pas des qualités.[3]

 

[1]Majmû’ el fatâwâ d’ibn Taïmiya (14/325).

[2]Manhâj e-sunna (1/320).

[3]Miftâh dâr e-sa’âda d’ibn el Qaïyim (1/444-445).

 

 

 

Je parlais pour les deux textes sur asl el iman,

 

Ensuite, pour le passage sur l'iltizam,

 

1- je ne l'ai pas pris de Rais, une calomnie de plus

2- c'était juste le passage qui m'interessait, non la divergence sur l'abandon de la prière

 

De nombreux savants disent que le tark el lui-même, en parlant de la salat n'est pas du kufr akbar, et de n'importe quel ahad el 'amal en dehors du shirk !

 

En voici une liste non exaustive :

 

1- Shâfi’î, comme le rapporte Shîrâzî : « La foi est composée de la croyance, de la reconnaissance verbale, et des actes ; l’hypocrite fait uniquement défection du premier élément, le mécréant du second, et le pervers, qui sera sauvé de l’Enfer éternel pour gagner le Paradis, fait uniquement défection du dernier. »[1]

 

2- Ahmed, comme le rapporte son fils Sâlih : « J’ai interrogé mon père au sujet du crédo selon lequel la foi monte et descend, sur les éléments qui la font monter et descendre ?

-               Elle monte grâce aux actes et descend en délaissant les actes comme la prière, le pèlerinage, et les obligations religieuses. »[2]

 

3- Ibn Manda : « Pour les kharijites, la foi est l’ensemble de toutes les dévotions imposées que ce soit venant du cœur, de la langue ou des autres membres. Les traditionalistes disent également que la foi représente toutes les dévotions, que ce soit venant du cœur, de la langue, ou des autres membres. Sauf que, pour eux, elle est composée d’une essence et de branches. Son essence, c’est la connaissance et la croyance en/pour Allah et à Ses enseignements avec le cœur et la langue, en étant mû par la soumission extrême, l’amour, la peur, et l’encensement, loin de tout orgueil et obstination. En fournissant cette essence, on entre dans la foi, on prend le nom de musulman, et on est soumis aux lois qui en découlent. Cependant, cette foi ne peut devenir parfaite sans fournir les branches qui incarnent les commandements divins : faire les obligations et renoncer aux interdictions. »[3]

 

4- Ibn Qutaïba fait la distinction entre l’essence et les branches de la foi.[4]

 

5- Abû Nasr el Marwazî : « … La foi est composée d’une essence et des branches ; elle est antonyme à la mécréance dans tous les sens du terme. L’essence se compose de la reconnaissance et de la croyance, et les branches permettent de parfaire les actes du cœur et des membres. Mécroire en Allah, en Ses enseignements, et renoncer à croire en/pour Lui est antonyme de la reconnaissance et de la croyance qui composent l’essence de la foi.

 

L’antonyme de la foi qui touche aux actes non à la reconnaissance est une mécréance qui ne fait pas sortir de la religion, mais qui consiste à négliger les actes ; de la même manière que les actes intègrent la foi, mais sans relever de la reconnaissance d’Allah. En délaissant la foi au niveau de la reconnaissance d’Allah, on devient mécréant à qui on somme de se repentir. De la même manière, en délaissant la foi au niveau des actes (l’aumône légale, le pèlerinage, le jeûne, éviter de boire du vin et de faire l’adultère par scrupule religieux)on perd une partie de la foi, mais on n’est pas sommé de se repentir, selon notre opinion et celle de nos opposants sur la question qui nous concerne parmi les traditionalistes, mais aussi parmi les innovateurs adhérant au crédo selon lequel la foi est composée de la croyance et des actes. Seuls les kharijites se distinguent sur la question.

 

Quand nous disons qu’il est mécréant pour avoir négligé les actes, cela ne veut pas forcément dire qu’on lui somme de se repentir et qu’il n’est plus concerné par les lois de l’Islam… étant donné qu’il ne touche pas à l’essence de la mécréance qui consiste à renier Allah ou Ses enseignements…

 

C’est à partir de ce raisonnement que nous soutenons l’idée selon laquelle en délaissant la croyance, on est mécréant, et en délaissant les obligations tout en donnant foi à leur caractère obligatoire, on n’est pas mécréant, si ce n’est qu’on a délaissé la vérité. On dit bien : tu as renié mon droit et mes bienfaits dans le sens où tu les as négligés en faisant preuve d’ingratitude.

 

Les tenants de cette tendance disent : nous nous appuyons en cela sur l’exemple des Compagnons et de leurs successeurs qui pouvaient désigner par le terme mécréant les branches de la mécréance, non son essence ; soit une mécréance qui ne fait pas sortir de la religion ; de la même manière qu’ils pouvaient désigner par le terme foi, les branches de la foi non son essence ; en les délaissant, on ne sort pas de la religion. »[5]

 

6-« … Ils étaient en droit de donner ce statut au croyant ; ils témoignent qu’il a la foi quand il fournit la reconnaissance du cœur et verbale, et ils témoignent que sa foi monte quand il fait de bonnes œuvres, qui, aux dires du Prophète (r), sont des branches (shu’ab)de la foi. À chaque fois qu’il en néglige une, ils savent qu’il s’éloigne davantage de la foi parfaite par rapport à celui qui l’a fourni. Cependant, ils ne lui enlèvent pas le nom de croyant avant que l’essence de la foi ne disparaisse complètement. »[6]

 

7- L’Imâm Tabarî : « Pour certains, la foi est composée de la connaissance du cœur, de la reconnaissance verbale, et des actes extérieurs. En fournissant deux de ces trois éléments, on ne peut, en tout état de cause, porter le nom de « croyant ». Néanmoins, en en ayant deux d’entre eux (a connaissance du cœur et la reconnaissance verbale), mais en étant négligeant dans les actes extérieurs, on porte le nom de « musulman ». »[7]

 

8- Plus loin, il confirme : « Avec la connaissance et la reconnaissance verbale, on est croyant (mi-mîn bi Allah wa rasûlihi), même en négligeant les actes, bien que nous ne disons pas qu’il est croyant dans l’absolu. »[8] L’auteur utilise l’expression mu-min bi itlâq que nous avons traduit pas croyant dans l’absolu pour parler en fait, du croyant absolu, parfait, véritable, comme l’explique Ibn Battâl dans la citation suivante. C’est de ce sens qu’il faut comprendre les autres citations que nous allons trouver ici, wa Allah a’lam !

 

9- Ibn Battâl relate une citation de Tabarî disant notamment : « …De la même manière qu’en reconnaissant Allah et ses Messagers – que les prières et le salut d’Allah soient sur eux tous – sans faire les obligations religieuses, on ne prend pas le nom de croyant dans l’absolu… »[9] Il veut dire qu’on est un véritable croyant en faisant les actes, comme il le laisse sous-entendre dans un autre ouvrage.[10]

 

10- Ibn Batta : « La foi est composée de la parole et des actes, elle monte si tu agis bien, et descend quand tu agis mal. Dans ce cas, l’homme sort de l’imânpour entrer dans l’islâm, mais, rien en dehors de l’association, ne peut le faire sortir de l’islâm, ou bien en refusant une obligation venant d’Allah (U)avec l’esprit de la renier. Néanmoins, s’il la délaisse par fainéantise ou négligence, son sort est soumis à la Volonté d’Allah. »[11]

 

11- L’Imâm Ahmed aurait eu des paroles de ce genre dans l’une de ses épitres apocryphes ayant pour nom manâqib el Imâm Ahmed d’ibn el Jawzî (p. 226).[12]

 

12- Mohammed ibn ‘Abd el Wahhâb a également des paroles qui vont dans ce sens.[13] Ailleurs, il affirme qu’il ne kaffar que pour les choses où règne le consensus, en parlant de l’attestation de foi. Il ne le faisait même pas pour le tarik e-salât par fainéantise, bien qu’il existe des textes sur la question, et que la tendance qui penche vers le takfîr est très forte.[14]

 

13- Abû el Qâsim el Asbahânî : « La foi, au niveau de la religion, est la somme de toutes les dévotions, qu’elles soient intérieures ou extérieures. Les ash’aritesla confinent dans le tasdîq, et considère les paroles et les actes comme des lois qui n’entrent pas dans sa conception. L’intérêt de cette divergence, c’est qu’en omettant les actions et en commettant les interdictions, on perd le nom de croyant dans l’absolu. Dans ce cas, on dit que le fautif a une foi faible pour en avoir omis une partie. Pour les ash’arites, il est un croyant dans l’absolu, car la foi relate la croyance que le fautif a fournie. »[15]   

 

14- El Baïhaqî : « Pour la plupart des traditionalistes, la foi est un nom qui englobe toutes les dévotions, qu’elles soient obligatoires ou simplement recommandées. Celles-ci se divisent en trois parties :

-               Une partie qui, en la délaissant, on est mécréant : le crédo auquel il incombe de donner foi et la reconnaissance de ce crédo.

-               Une partie qui, en la délaissant, on est pervers ou désobéissant, mais qui, sans la renier, ne fait pas sortir de la religion : faire les dévotions prescrites : (la prière, l’aumône légale, le jeûne, le pèlerinage, etc.) et renoncer aux péchés.

-               Une partie qui, en la délaissant, on n’est ni pervers ni mécréant bien qu’on ait délaissé la meilleure option : ce sont les actes surérogatoires. »[16]

 

15- El Kalâbâdhî : « L’essence de la foi s’incarne dans la reconnaissance verbale et la croyance du cœur, et les branches incarnent les actes imposés. »[17]

 

16- Ibn Hazm : « En négligeant tous les actes, on est un croyant désobéissant, avec une foi faible, mais sans devenir mécréant. »[18] Ailleurs, il explique que l’essence de la foi se résume dans la croyance et la parole.[19]

 

17- Ailleurs, après avoir réfuté en détail les murjites qui n’imposent pas la prononciation verbale pour prétendre à la foi : « On ne devient pas mécréant en délaissant les actes, mais uniquement en délaissant la parole. La raison, c’est que le Messager (r)jugea mécréant le fait de renoncer à la parole. En parallèle, il accordait une foi valable à celui qui connaissait la vérité avec le cœur tout en l’exprimant avec la langue ; il savait que tôt ou tard, il sortirait de l’Enfer, même sans n’avoir fait aucun bien. »[20]

 

18-« La foi est un nom générique qui renvoie à plusieurs notions… Notamment, elle renvoie à ce qui est antonyme à la mécréance, ou antonyme à la perversité, non la mécréance. Une partie consiste à délaisser certains éléments sans devenir ni mécréant ni pervers. Pour la première partie, il s’agit de la résolution du cœur et de la reconnaissance verbale. Celle-ci est antonyme à la mécréance.

Pour la seconde partie, il s’agit des actes obligations, qui en les délaissant, on devient pervers non mécréant.

Pour la dernière partie, il s’agit des actes surérogatoires, qui en les délaissant, on ne devient ni mécréant ni pervers. »[21]

 

19- El Qâdhî ‘Iyâdh : « Selon la tendance de tous les traditionalistes sans exception, parmi les anciens, les traditionnistes, les légistes, et les mutakallimînsqui rejoignent leur tendance parmi les ash’arites, le sort des auteurs des péchés est soumis à la Volonté d’Allah ; tous ceux qui meurent croyant, en ayant prononcé du fond du cœur les deux attestations de foi, entreront au Paradis, soit pour avoir fait repentance de leurs péchés soit tout simplement en étant sains de péchés ; ces derniers entrent formellement au Paradis sans passer par l’Enfer. Quant à ceux qui ont mélangé de bonnes et de mauvaises actions en négligeant les commandements qu’Allah leur a prescrits ou en commettant les interdits, leur sort revient à Allah. Nous ne disons pas formellement qu’ils entrent au Paradis ou en Enfer d’emblée, bien que nous soyons sûrs que tôt ou tard, ils y auront droits. »[22]

 

20- Nawawî ajoute qu’on devient croyant grâce à la croyance sincère du cœur et la prononciation de l’attestation de foi.[23] Plus loin, il renchérit : « Selon la tendance des adeptes de la vérité, la foi à même de sauver de l’Enfer éternel impose la croyance et la prononciation verbale. »[24] Ainsi, pour revenir à El Qâdhî ‘Iyâdh, le cœur et la langue sont la foi minimum qui immunise contre l’Enfer éternel, et les actes, qui complètent la foi, garantissent de ne jamais y entrer.[25]

 

21- Abû el Hasan el Mâlikî approuve el Qâdhî ‘Iyâdh ayant des paroles dans ce sens,[26] et el ‘Izz ibn ‘Abd e-Salâm également.[27]

 

22- Ibn e-Salâh distingue également entre l’essence de la foi et ses branches.[28]

 

23- Abû Mohammed el Yamânî : « Quant à la septième tendance, le traditionalisme, elle considère que la foi est composée de la reconnaissance verbale, de la connaissance du cœur et des actes corporels ; chaque élément de la dévotion imposée relève de la foi. Ainsi, pour les traditionalistes, la foi est la somme de la croyance qui touche au cœur, qui s’exprime par la langue, et qui s’extériorise par les membres, en plus de l’attestation de foi ; les actes en sont donc la preuve concrète et le témoignage extérieur.

La foi est l’ensemble de ces trois éléments : l’attestation, la croyance et les actes. L’attestation immunise le sang et les biens, et elle soumet son auteur aux Lois divines. Les actes entrainent l’intégrité religieuse et la crédibilité civile. Ainsi, ces deux éléments extérieurs établissent la religion apparente, et la croyance touche à l’au-delà, car cachée et Seul Allah est à même de la sonder. L’hypocrite délaisse la croyance du cœur, bien qu’il extériorise l’attestation ; le pervers donne foi à cette attestation qu’il exprime par la langue, mais tout en délaissant les actes imposés. Il ne sort pas pour autant de la foi bien qu’elle soit faible, et il est encore soumis aux lois de la religion, sauf s’il délaisse les actes en reniant leur aspect obligatoire. Dans ce cas, il est un mécréant qui perd l’immunité de son sang et qu’il incombe de mettre à mort. »[29]

  

24- Ibn ‘Abd el ‘Izz : « À l’unanimité d’entre eux, en croyant avec le cœur et en reconnaissant verbalement, tout en s’abstenant (imtana’a) de faire les actes corporels, on désobéit à Allah et à Son Messager et on est passible de la menace divine. »[30]

 

25- En explication au hadîth « Cinq prières dans un jour et une nuit… »[31], Ibn ‘Abd el Barr établit : « Il démontre notamment qu’un musulman ne faisant pas la prière est sous la Volonté divine. La condition, c’est qu’il soit monothéiste, qu’il croit, donne foi et reconnait les enseignements apportés par Mohammed (r), même « sans fournir d’acte ». Ce passage réfute les mu’ataziliteset les kharijitestoute tendance confondue. Ne vois-tu pas qu’en reconnaissant l’Islâm au moment d’y adhérer, on devient musulman avant même de devoir faire la prière et le jeûne du ramadhân. Il a ainsi fourni la reconnaissance verbale, la croyance, et la résolution intérieure. D’un point de vue purement théorique, la seule façon de le renvoyer à la mécréance, c’est de lui enlever la chose par laquelle il est devenu musulman. Autrement dit, en reniant ce qu’il a cru et reconnu. »[32]

 

26- Ibn Taïmiya : « En fournissant la foi et l’unicité, on éternisera jamais en Enfer, quoi qu’on puisse faire. »[33]

 

27-« La foi est composée d’une essence nécessaire à sa présence, d’éléments obligatoires qui entrainent la punition en cas de diminution et d’absence, et d’éléments recommandés qui font parvenir aux hauts degrés. Par rapport à ces niveaux, trois catégories d’individus vont se dégager : les pervers injustes envers eux-mêmes, les modérés, et les vertueux devanciers. Celle-ci est comparable aux entités concrètes et abstraites (le pèlerinage, un corps, une mosquée, etc.). Certaines de ses parties manquantes font diminuées sa plénitude ou son excellence, d’autres diminuent sa perfection (négliger les obligations et enfreindre les interdictions), et d’autres enfin entament son pilier (la croyance et la parole). »[34]    

 

28-« Celui qui croit que seuls les actes peuvent servir à l’individu va à l’encontre du consensus et son idée est complètement fausse pour les raisons suivantes… »[35] Ensuite, il explique dans le cinquièmement que les individus dont le hadîth fait mention, sauront sauver par la Miséricorde d’Allah, non par leurs actes.

Mieux, Abû Bakr ibn el Muhib e-Sâmit est l’un des élèves les plus intimes d’ibn Taïmiya. Il est l’auteur d’un ouvrage qui est encore à l’état de manuscrit et dans lequel il reproduit les paroles extraordinaires de son maitre : « L’individu peut déceler une foi infime dans son cœur sans faire aucune œuvre pieuse. La négation dans le hadîthen question porte sur les actes, non sur les paroles. Il faudrait plutôt dire qu’en fournissant les deux attestations de foi sans fournir d’actes extérieurs jusqu’à la mort, on n’aura fait aucune bonne œuvre dans sa vie. Cependant, cela ne concerne pas forcément les paroles, conformément au Verset : [c’est vers Lui que remontent les bonnes paroles poussées par les bonnes œuvres].[36] En disant que la négation ne porte pas sur la croyance du cœur et de la parole, nous n’allons pas à l’encontre du Coran. »[37] Ailleurs, il a d’autres paroles qui vont dans ce sens.[38]

 

29-« En outre, celle-ci – en parlant de la foi – a deux sens dans le Coran, une essence et une partie subsidiaire imposée (far’ wâjib). L’essence qui se situe au niveau du cœur engendre les actes. C’est la raison pour laquelle, certains Versets distinguent entre eux, comme : [… Ceux qui croient et qui font de bonnes œuvres][39] ; d’autres les regroupent, comme celui-ci : [Les croyants sont uniquement ceux…].[40] » Puis loin, il conclut : « Son essence est dans le cœur et sa perfection se matérialise dans les actes extérieurs, contrairement à l’Islam, qui a pour essence les actes extérieurs et pour perfection, le cœur. »[41]

 

30-« La religion imprégnée dans le cœur au niveau du savoir et des sentiments est l’essence de la foi, tandis que les actes extérieurs, qui relèvent de la foi parfaite, constituent les branches. »[42]

 

31- Son élève ibn ‘Abd el Hâdî rapporte ses paroles dans lesquelles il établit le principe traditionaliste selon lequel en délaissant les branches de la foi, on ne devient pas mécréant ; on le devient uniquement en délaissant son essence, soit la croyance (i’tiqâd).[43] Ainsi, les péchés (en dehors des annulations de l’Islam) qui sont les branches de la mécréance ne remettent pas en cause l’essence de la foi.[44] Si l’essence de la foi ne garantit pas l’entrée au Paradis d’emblée, elle épargne, aussi infime soit-elle, d’éterniser en Enfer.[45]

 

33-« La Parole d’Allah est composée des enseignements (khabar)et des commandements (amr). Les enseignements réclame de croire (tasdîq) aux paroles de l’interlocuteur, et les commandements réclament de s’y soumettre (el inqiyâd et l’istislâm),ce qui correspond aux actes du cœur (‘amal el qalb), renfermant la soumission totale (khudû’ et inqiyad) aux commandements, même sans les mettre en pratique (in lam yaf’al el ma-mûr bihi). En répondant à l’enseignement par le tasdîqet au commandement par l’inqiyâd, on obtient l’origine de la foi dans le cœur, qui n’est autre que l’apaisement (tu-manîna) et l’iqrâr. »[46]

 

34- Il explique la page suivante : « La foi est composée des paroles et des actes – je veux dire à l’origine – des paroles du cœur (qawl el qalb) et des actes du cœur (‘amal el qalb). La foi, conformément aux Paroles d’Allah et à Sa Révélation, renferme Ses enseignements et Ses commandements. L’individu croit aux enseignements (tasdîq), ce qui va engendrer un état dans le cœur dont l’intensité sera en fonction de l’enseignement. Le tasdîqest une forme de savoir et de qawl. Puis, il se soumet au commandement ; c’est l’inqiyâdet l’istislâmqui est une forme de volonté et d’acte (irâda wa ‘amal). Il ne peut être croyant sans fournir les deux en même temps. En délaissant (taraka) l’inqiyâd, il devient un orgueilleux et compte ainsi parmi les mécréants, quand bien même il fournirait le tasdîq. »[47]

 

35-«Ainsi, on peut facilement distinguer entre ce cas et le désobéissant, qui est convaincu de devoir faire telle obligation, mais qui succombe à ses passions et à sa mauvaise volonté (nufra). C’est ce qui le pousse à ne pas s’y plier. Sa foi renferme le tasdîq, le khudhû’et l’inqiyâd, qui relève du qawlet du ‘amal, mais sans parfaire le ‘amal. »[48]

 

36- Ibn el Qaïyim : « La foi véritable est composée des paroles et des actes. Les paroles sont de deux sortes : la parole du cœur qu’est la croyance et la parole verbale qui est la prononciation de l’attestation de foi (kalima el islâm).

Les actes également sont de deux sortes : les actes du cœur que sont l’intention, la sincérité exclusive, et les actes corporels. En faisant disparaitre les quatre réunis, on fait disparaitre la foi parfaite. En faisant disparaitre la croyance du cœur, les autres éléments ne sont plus d’aucune utilité, car elle est une condition pour leur donner foi et les rendre utile.

 

En faisant disparaitre les actes du cœur, tout en gardant la croyance du cœur, c’est le point de querelle entre les murjiteset les traditionalistes. Ces derniers s’accordent à dire que, dans ce cas de figure, la foi disparait, et que la croyance, sans les actes du cœur (l’amour et la soumission à Allah), est inutile. C’est exactement le cas d’Iblis, de Pharaon et son peuple, des Juifs, des païens qui donnaient foi au Messager, mieux, qui reconnaissait la véracité de son message en privé et même en public. Ils avouaient qu’il ne pouvait mentir, mais nous refusons simplement de le suivre, justifiaient-ils, et de croire en lui.

 

Ainsi, si la foi disparait avec la disparition des actes du cœur, il n’y a aucun mal à ce qu’elle disparaisse avec la disparition de l’acte corporel le plus important. »[49]

 

37- Ibn Rajab : « Il est notoire que l’entrée au Paradis s’obtient grâce à la croyance du cœur avec l’attestation verbale, et c’est avec ces deux éléments que les désobéissants pourront espérer sortir de l’Enfer. »[50]

 

38- Ailleurs, il renchérit : « Il existe deux sortes de foi :

-               Primo : la foi en Allah qui correspond à la reconnaissance et à la croyance en Lui.

-               Secundo : la foi pour Allah qui correspond à l’obéissance et à la soumission à Ses commandements.

La mécréance et l’antonyme de la première sorte, et la perversité est l’antonyme de la seconde qui peut éventuellement prendre le nom de mécréance mais sans faire sortir de la religion. »[51]

 

39- En commentaire au hadîth d’Abû Sa’îd el Khudrî sur l’intercession, il explique : « Celui-ci démontre que la foi verbale – l’attestation de foi – et la foi intérieure – la croyance du cœur – ne se perdent pas. C’est grâce à ces deux éléments que les désobéissants monothéistes sortiront de l’Enfer. Cela signifie que tous ceux parmi eux qui y entreront ne les perdront pas. »[52]

 

40- Dans un autre ouvrage, il donne plus d’explication en disant : « Ceux qui n’ont font aucun bienfait allusion aux actes des membres, mais au même moment, ils ont à leur actif l’essence de l’Unicité. C'est pourquoi le hadîthde celui qui recommanda à sa famille de brûler son corps après sa mort précise qu’il n’avait fait aucun bien, excepté l’Unicité. »[53]

 

41-« C’est la preuve que ceux qu’Allah sortira de l’enfer par Sa miséricorde, sans passer par aucune intercession, auront à leur actif la parole de l’Unicité, mais en ayant fait aucun bien avec leurs membres. »[54]

 

42- Ailleurs, il explique en commentaire au hadith « L’Islam est fondé sur cinq piliers… » : « En faisant disparaitre ces cinq piliers, l’édifice s’écroule, ou ne serait-ce que son pilier le plus grand, les deux attestations de foi ; toute annulation de l’Islam les remet littéralement en cause. Il règne la divergence entre savants sur la disparation des quatre autres piliers (prière, aumône, jeûne, pèlerinage) ; garde-t-on ou non le nom de croyant en les perdant tous ou ne serait-ce que l’un d’entre eux ? Doit-on distinguer entre la prière et les autres piliers, en disant que sans la prière, on perd également la foi ? Doit-on ajouter plus particulièrement l’aumône à la prière pour considérer l’absence totale de la foi ? Il existe une divergence notoire sur la chose entre savants, et toutes ces opinions sont imputées à l’ImâmAhmed »[55]

 

43- Plus loin, il ajoute : « Quant aux autres éléments de l’Islam et de la foi (en dehors des quatre piliers ndt.), ils ne font pas sortir de l’Islam pour les traditionalistes, contrairement aux innovateurs comme les kharijites. »[56]

 

44- El ‘Aïnî : « La foi, dans le vocabulaire du Législateur peut renvoyer à son essence, quand elle n’est pas associée aux actes, comme dans le hadîth : « La foi est de croire en Allah, à Ses anges, à Sa rencontre, et à Ses messagers… »

Elle peut renvoyer également à la foi parfaite quand elle est associée aux actes, comme dans le hadîth : «Savez-vous quelle est la foi en Dieu l’Unique… C’est de témoigner qu’il n’y a d’autre dieu digne d’être adoré en dehors d’Allah, et que Mohammed est le Messager d’Allah, d’accomplir la prière, de verser l’aumône… »

La foi qui immunise d’entrer en Enfer est de la seconde sorte à l’unanimité des musulmans, et celle qui immunise d’y éterniser relève de la première à l’unanimité des traditionalistes, contrairement aux mu’taziliteset aux kharijites… Ainsi, les anciens avec Shâfi’î à leur tête, octroient aux actes le statut de piliers selon la seconde conception, non la première. Ils considèrent que la foi demeure, malgré la défection des actes, en faisant allusion à sa première conception. Autrement dit, elle est à même de sauver de l’Enfer, étant donné qu’elle existe, bien qu’elle ne soit pas accompagnée des actes. »[57]

 

45- Ibn Hajar el ‘Asqalânî : « Pour les anciens, elle est composée de la croyance du cœur, de la prononciation verbale, et des actes des membres. Ils veulent dire que les actes sont une condition de perfection de la foi. À partir de là, ils mirent en place le crédo selon lequel la foi monte et descend, comme nous allons le voir.

Les murjitesla confinent dans la croyance et la prononciation verbale, tandis que les karrâmites l’enferment uniquement dans la prononciation verbale.

Pour les mu’tazilites, elle est également composée de la croyance, de la parole et des actes, à la différence avec les traditionalistes où, à leurs yeux, les actes sont une condition de validité. Alors que, comme nous l’avons vu, pour les anciens, ils sont une condition de perfection. »[58]

 

46- Ailleurs, il explique en commentaire au hadith « L’Islam est fondé sur cinq piliers… » : « … S’il est dit que les quatre piliers en question sont fondés sur l’attestation de foi, étant donné qu’ils ne sont valables qu’à partir de sa prononciation, alors comment peut-on désigner sous une même appellation deux éléments, l’un étant pourtant fondé sur l’autre ?

Nous disons, en réponse, qu’il est possible d’édifier un élément sur un autre, mais dont l’ensemble dépend d’un élément extérieur.

S’il est dit, mais la fondation est forcément différente des piliers qui la soutiennent !

Nous répondons qu’un ensemble n’est pas de même nature que les unités qui le composent. Prenons l’exemple d’une tente en peau de chèvre montée sur cinq pieds, avec le plus grand au milieu et les quatre autres autour. Tant que le pilier du milieu reste debout, elle garde son nom de tente, quand bien même les autres tomberaient un à un. Dès que le plus grand tombe, elle perd son nom ; par rapport à cela, on peut dire que les éléments d’une construction assemblés ensemble ne seront pas vus pareils que quand ils sont séparés les uns des autres. Nous pouvons dire la même chose pour le pilier fondateur par rapport aux autres piliers. Le premier est la base ou l’essence, tandis que les autres sont les finitions qui complètent la fondation. »[59]

 

47- Saffârînî reprend à son compte le premier passage d’ibn Hajar.[60] Ailleurs,en commentaire au v. 158 de la s. Le bétail, ce dernier souligne : «Il existe trois cas de figure qui répondent aux caractéristiques permettant de se faire appeler légitimement « croyant », à condition de rester ainsi jusqu’au jour où le soleil se lèvera de l’Occident :

-               On est soit un croyant ayant sombré dans les péchés : [et qui n’a récolté aucun bien dans sa foi].

-               Soit on est un croyant ayant mélangé de bonnes et de mauvaises actions.

-               Soit un croyant ayant fait repentance de ses péchés, et ayant récolté dans sa foi du bien dans la mesure du possible.

Pour le premier, sa foi antérieure à l’événement(dénuée des actes)lui sera utile, car il renferme en lui l’essence du salut. Il n’éternisera pas en Enfer, même s’il doit y passer un séjour à cause de ses péchés, mais sa foi antérieure lui sera utile. »[61]

 

48- Plus loin, il signe : « La foi dénuée de bonnes œuvres antérieures à ce jour lui sera utile grâce à l’essence du salut qu’il renferme en lui. »[62]

  

49- El Manâwî : « La foi se compose de la connaissance, c’est-à-dire de la croyance du cœur, de la parole verbale, et des actes des membres – autrement dit de la reconnaissance et des actes des membres ; comprendre que les actes sont une condition de perfection de la foi, et que la reconnaissance verbale exprime la croyance intérieure.

La foi en Dieu est la somme de la reconnaissance verbale, de la croyance du cœur, et des actes corporels. Cette définition fait allusion à la foi parfaite qui rapporte la plus grande récompense. »[63]

 

 50- ‘Abd e-Latîf ibn ‘Abd e-Rahmân ibn Hasan qui s’inspire du discours d’ibn el Qaïyim : « Le deuxième principe : La foi a une essence (asl)qui se diversifie en diverses branches. Chaque branche (far’)entre sous l’appellation de la foi. Lâ ilâh illâ Allahest la plus haute d’entre elles, et la plus basse consiste à enlever une entrave du chemin. Si certaines d’entre elles ne sont pas fournies, celles-ci annulent la foi à l’unanimité des savants, comme c’est le cas pour la première. En revanche, d’autres ne l’annulent pas à l’unanimité des savants quand elles sont négligées, comme c’est le cas pour la dernière. Or, entre ses deux branches, il en existe de multiples variétés. Les unes rejoignent la première ; elles en sont donc plus proches. Les autres rejoignent la dernière, et en sont donc plus proches.

 

En voulant mettre toutes ces branches sur le même pied d’égalité lorsque celles-ci sont rassemblées, on s’oppose ainsi aux textes et à la voie des anciens et des grandes références de cette communauté.

 

D’autres parts, la mécréance (kufr)se compose également d’une essence et de branches. Ainsi, de la même manière que les branches de la foi entrent dans la foi, nous pouvons en dire autant pour la mécréance. Tous les péchés sont des branches du kufr, comme en parallèle, les bonnes œuvres sont des branches de la foi. Il n’est donc pas pertinent de les mettre sur le même pied d’égalité au niveau des statuts et des noms légitimes qui leur sont accolés.

 

Il y a donc une différence entre délaisser la prière, l’aumône, ou le jeûne, ou commettre l’association, ou encore dénigrer le Coran, et entre commettre un vol, l’adultère, boire de l’alcool, piller, et afficher une certaine muwâlâtpour les non-musulmans à la façon de Hâtib.

 

Celui qui met sur le même pied d’égalité les différentes branches de la foi au niveau des noms et des lois qui leur correspondent, ou qui fait la même chose avec les branches du kufr, il s’oppose au Coran et à la sunna ; il s’écarte de la voie des anciens, et entre dans l’ensemble des adeptes de l’innovation et des passions.

 

 Le troisième principe : La foi est composée des paroles et des actes.

Il existe deux sortes de paroles : la parole du cœur qui se matérialise par la croyance, et la parole verbale qui se matérialise par l’attestation de foi.

Il existe deux sortes d’actes : les actes du cœur qui consiste à s’orienter vers Allah, Le choisir comme divinité, L’aimer, chercher Sa satisfaction, et à Lui donner foi.

Les actes extérieurs comme la prière, l’aumône, le pèlerinage, le djihad, etc.

S’il n’y a plus la croyance du cœur (tasdîq), accompagnée des actes intérieurs, la foi s’annule entièrement. Si ce sont simplement certains actes extérieurs qui sont délaissés, comme la prière, tout en gardant à la fois la croyance et la parole du cœur, il y a divergence entre les savants sur le statut qui lui correspond : est-ce que la foi s’annule entièrement ou non en délaissant l’un des cinq piliers de l’Islam ? Est-ce que le coupable devient mécréant ou non ? Faut-il distinguer la prière des autres piliers ou non ?

 

Les traditionalistes s’accordent à dire qu’il faut absolument fournir les actes du cœur (l’amour d’Allah, Sa soumission, et la recherche de Son Agrément).

 

Pour les murjites, le tasdîqest suffisant pour devenir croyant. La divergence entre les traditionalistes concerne donc les actes extérieurs : devient-on un mécréant en les délaissant ou non ? Selon la tendance notoire des anciens, on devient mécréant en délaissant l’un des quatre piliers venant après l’attestation de foi.

Selon une deuxième tendance : seul celui qui les renie est voué à la mécréance.

Une troisième tendance distingue entre la prière et les autres piliers. Toutes ces tendances sont notoires chez les savants. »[64]

 

51- Hâfizh el Hakamî en parlant de la conception de la foi chez les kharijites, et les mu’tazilites : « …Pour le reste, la foi est composée de la croyance, de la parole, et des actes. La différence avec les pieux prédécesseurs c’est qu’aux yeux de ces derniers, les actes ne sont pas tous une condition de validité de la foi. Néanmoins, bon nombre d’entre sont à mettre au compte des conditions de perfection, qui, comme le souligne ‘Omar ibn ‘Abd el ‘Azîz, permettent de parfaire la foi, en les fournissant. Foi, qui reste imparfaite sans les fournir. Quant aux mu’tazilites, ils les rangent tous dans les conditions de validité, wa Allah a’lam ! »[65]

 

[1]Voir : ‘umda el qârî (1/175).

[2]Masâil el Imâm Ahmed (2/119).

[3]El îmân d’ibn Manda (1/331).

[4]El masâil wa el ajwiba(p. 331).

[5]Ta’zhîm qadr e-salâtd’Abû Nasr el Marwazî (2/519).

[6]Ta’zhîm qadr e-salâtd’Abû Nasr el Marwazî (2/713).

[7]E-tabsîr fî ma’âlim e-dîn(p. 18smiley.

[8]E-tabsîr fî ma’âlim e-dîn(p. 18smiley.

[9]sharh sahîh el Bukhârî(1/57).

[10]Musnad ‘Abd Allah ibn ‘Abbâs(2/643).

[11]E-sharh wa el ibâna(p. 196).

[12]Cette annale imputée à l’Imâm Ahmed figure également danstabaqât el hanâbila (1/343).

[13]E-durar e-saniya (1/134-135).

[14]E-durar e-saniya (1/102).

[15]El hujja fî bayân el mahajja (1/406).

[16]El i’tiqâdh (p. 212)

[17]E-ta’arruf bi manhaj e-tasawwaf (p. 80).

[18]El mahallâ (1/40).

[19]El fisal (3/11smiley.

[20]E-durra (p. 337-33smiley.

[21]El fisal (3/255).

[22]Ikmâl el mu’allim bi fawâid Muslim (1/255).

[23]Sharh sahîh Muslim(1/146).

[24]Sharh sahîh Muslim(8/395).

[25]Ikmâl el mu’allim bi fawâid Muslim(1/97).

[26]Kifâya e-tâlib(1/29).

[27]Ma’na el îmân wa el islâm(p. 20).

[28]Sharh sahîh Muslim(1/14smiley.

[29]‘aqâid e-thalâtha wa e-sib’în firqa(1/313).

[30]sharh e-tahawiya (p. 333) d’ibn Abî el ‘Izz.

[31]Rapporté par Ahmed (n° 22185).

[32]Voir : hidâyat el mustafid min kitâb e-tamhîd du Sheïkh ‘Atiya Sâlim (3/290).

[33]Majmû’ el fatâwa(11/671).

[34]Majmû’ el fatâwâ(7/637).

[35]Jâmi’ el masâil(5/203).

[36]Le Fondateur ; 10

[37]Livre manuscrit.

[38]Majmû el fatâwa (7/637, 10/355, 11/131, 20/90-94).

[39]La vache ; 25

[40]La vache ; 62

[41]Majmû’ el fatâwa (7/637).

[42]Majmû’ el fatâwa (10/355).

[43]El ‘uqûd e-durriya (p. 9smiley ; voir également : Majmû’ el fatâwa (11/137).

[44]Majmû’ el fatâwa (10/283).

[45]Majmû’ el fatâwa (35/202-203).

[46]E-sârim el maslûl d’ibn Taïmiya (p. 521).

[47]Idem.(p. 522).

[48]E-sârim el maslûl(p. 521-522).

[49]E-salât(p. 24).

[50]Fath el Bârîd’ibn Rajab (1/112).

[51]Fath el Bârîd’ibn Rajab (1/129).

[52]Fath el Bârîd’ibn Rajab (1/8smiley.

[53]E-tahwîf min e-nâr(p. 285).

[54]E-tahwîf min e-nâr(p. 286).

[55]sharh kitâb el îmân d’ibn Rajab (p. 26-27).

[56]sharh kitâb el îmân d’ibn Rajab (p. 2smiley.

[57]‘Umda el qârî(1/175).

[58]Fath el Bârî(1/46).

[59]Fath el Bârî(1/72).

[60]Lawâmi’ el Anwâr(1/405) ; l’érudit ‘Alâ e-Dîn ‘Alî el Mardâwî reproduit également ce passage dans e-tahbîr sharh e-tahrîr (2/503).

[61]Lawâmi’ el Anwâr(2/134).

[62]Lawâmi’ el Anwâr(2/134).

[63]Faïdh el Qadîr(3/185).

[64]Voir : usûl wa dhawâbit fî e-takfîr.

[65]Ma’ârij el qabûl (2/30).

 

 

تقي الدين السني a écrit :

تقي الدين السني a écrit :

d'ailleur je te remercie de confirmer ta corespendance a l'avis que j'ai au sujet de toi , a savoir ta zandaqha similaire a la zandaqa de rayes dans les falcification du texte et ne pas hésiter a mentir a voix haute en attribuant des nouvelles croyances aux savants !!!

j'étais entrain d'acrire ici avant que tu réponde 

 

je ne nie pas qu'il est possiblle que tu n'étais pas en courant du tronquage et que tu as pioché ca quelque part sans verifier mais , mon avis reste le meme car moi meme et d'autres fréres on t'a signalé a plusieurs reprises des manipulations et des tronquages qu'on trouve dans tes copiés collés et malgré ca tu cotinues comme si rien n'était , comme si on t'avait rien dit , et avec les meme copiés collés !!

 

e-da'wa mi ghair bayinatin ashabuha ad'iyau !

 

 

 

Ensuite, je t'ai ramené une explication extraordinaire sur l'abandon de Bakr Abou Zaid que tu avais qualifié d'irja !

 

Je te l'a remets ici en entier pour ne pas que tu dises que j'ai tronqué son idée :

 

 

La définition de la foi

 

Nous pouvons donc entamer la réponse en disant que les textes scripturaires de l’Islam (Coran/sunna) définissent la foi comme un nom générique qui englobe :

-          1°)La croyance du cœur : croire (tasdîq) et reconnaitre (iqrâr) la religion

-          2°)La reconnaissance verbale

-          3°)L’acte du cœur : la soumission intérieure (inqiyâd) à la religion et la volonté d’y adhérer qui entraine certains états comme l’espoir, la confiance totale en Allah.

 

Aux yeux des traditionalistes, la définition religieuse de la foi, qui est conforme aux textes, renferme quatre éléments :

-          1°)La croyance du cœur qui est composée du tasdîq qu’il est nécessaire d’avoir pour chaque information (khabar) que nous enseigne la Révélation ;

-          2°)  les actes du cœur et la reconnaissance verbale qui consistent à prononcer l’attestation de foi, ce qui implique le tasdîq dont nous venons de parler ;

-          3°)les actes intérieurs qui sont synonymes de soumission intérieure et qui témoigne de la sincérité. On peut croire à quelqu’un, à l’image d’Abû Tâlib qui croyait dans l’absolu en son neveu, mais tout en refusant de se soumettre à son message. Ainsi, la soumission intérieure est nécessaire, la somme du tasdîq et de l’inqiyâd va engendrée dans le cœur des états comme l’amour, la crainte, le repentir et qui représentent les actes du cœur.

-          4°)Les actes extérieurs ou physiques qui proviennent des membres, mais aussi des paroles, car la langue est un membre. Dans el wasatiya, ibn Taïmiya parle de cinq éléments (qawl el qalb, wa e-lisân, ‘amal el qalb, wa e-lisân, wa el jawârih). Les différences de définition ne posent pas un problème, l’essentiel est de retenir que la foi est composée des paroles et des actes.

 

Le fi’l et le tark

 

Les actes extérieurs englobent tous ce que fait (fi’l) ou ne fait pas (tark) l’individu dans le cadre de la religion. Ainsi, s’abstenir de faire une chose interdite par le Législateur est un acte. Ex. : s’abstenir de boire et manger pendant le ramadhân. On parle de tark, quand on a l’intention de ne pas faire une chose, non dans l’absolu. Oublier de faire une obligation n’est pas un tark. Le tark est une réaction aux interdictions. L’application d’une interdiction, c’est de la délaisser. Enfreindre une interdiction, c’est faire un péché. Ainsi, comme l’établissent les spécialistes en usûl, le tark est un acte.

 

Asl el îmân

 

L’origine de la foi émane de la croyance du cœur qui va se refléter sur les paroles et les actes. La langue traduit la pensée. La foi est donc la somme de la croyance et des actes religieux intérieurs et extérieurs.

 

Si tout cela est clair, on comprendra qu’il ne convient pas dans l’absolu de dire que les actes sont soit shart sihha soit shart kamâl dans la foi,mais le détail s’impose. Les actes, en effet, comme nous venons de le voir, englobe les actes du cœur et les actes du corps, comme ils englobent les actions (fi’l) et les non-actions (tark). Ils englobent les obligations (croire aux six fondements de la foi, la prière, etc.) et les interdictions (l’association, et les péchés). Selon les spécialistes en usûl, un shart est une action, une situation, un fait qui dépend d’un autre fait et qui est donc extérieur à lui ; l’absence de l’un implique l’absence de l’autre, mais n’implique pas forcément sa présence. [Ex. : l’ablution est une condition de la prière. Sans ablution, la prière n’est pas valable, mais ce n’est pas parce qu’on a les ablutions qu’on a forcément prié ndt.]

 

Le statut des actes extérieurs

 

Or, il n’existe pas qu’une sorte d’actes au niveau du cœur et des actes. Les actes extérieurs ont différentes formes et différents statuts : les cinq piliers de l’Islam n’ont pas le même statut que le djihâd. Il est donc faux de dire, de ce point de vue, que les actes sont une condition de validité de la foi, comme il est faux de dire qu’ils sont une condition de perfection. Il est plus juste de dire que certains actes relèvent de la première catégorie et d’autres de la seconde.

 

Ce qui relève du shart sihha

 

S’abstenir de commettre l’association ou mécréance majeure entre dans le shart sihha, dans le sens où la foi s’oppose littéralement à l’impiété et l’apostasie. L’attestation de foi est dans ce domaine, car il ne sert à rien de croire sans l’exprimer par la langue. Contrairement aux allégations des jahmites ultra qui confinent la foi dans la connaissance intérieure et qui ne réclame pas forcément d’être exprimée verbalement. Ces derniers s’imaginent tout à fait un musulman qui ne prononce pas sciemment l’attestation de foi. Il suffit, à leurs yeux, de croire à l’existence de Dieu pour devenir croyant.

 

La soumission du cœur, qui est un acte, un acte intérieur plus exactement comme nous l’avons vu, est de ce registre. Le tasdîq n’est pas suffisant pour prétendre à la foi, sans fournir l’inqiyâd. Il ne suffit pas non plus de reconnaitre (dans le sens de tasdîq) avec la langue que l’Islam est la vérité, mais il incombe d’y adhérer (dans le sens d’iqrâr) verbalement à travers l’attestation de foi. Cette attestation concrétise la soumission du cœur, contrairement aux Juifs et aux chrétiens qui savent très bien, aux dires du Coran, que Mohammed n’est pas un imposteur, mais ils refusent de se soumettre à son message. Cette obstination nait souvent de l’orgueil. On le voit bien avec certains intellectuels occidentaux comme les orientalistes et islamologues. Ces derniers sont trop attachés à leurs valeurs, et prennent les musulmans de haut. C'est pourquoi ils ne peuvent franchir le pas, car cela leur demanderait un trop grand sacrifice.

 

Ainsi, il n’est pas tout à fait juste de dire que les actes sont à mettre au compte du shart sihha ou shart kamâl. Dans les deux cas, le détail s’impose. Il incombe d’être précis dans ce genre de choses. Le vocable « acte » renvoie aux actes du cœur et aux actes corporels, comme il renvoie aux actions et aux non-actions.

 

Renoncer à l’association et la mécréance majeure est de l’ordre du shart sihha, mais renoncer aux autres péchés relève du shart kamâl. L’association s’oppose littéralement à la foi et les péchés affaiblissent la foi parfaite imposée (kamâl el imân el wâjib), en sachant que la foi parfaite dans l’absolu comprend les actes imposés et les actes recommandés. Néanmoins, ce point concerne uniquement la foi parfaite imposée non la foi parfaite recommandée.

 

Les actes du cœur (adhésion, soumission, amour, peur, espoir, etc.) relèvent également du shart sihha, comme nous l’avons vu, au même titre que la reconnaissance verbale.

 

La divergence sur les quatre autres piliers de l’Islam

 

Néanmoins, les quatre autres piliers de l’Islam sont sujets à divergence entre les traditionalistes pour qui ils jonglent entre shart sihha et shart kamâl. Ils ne sont pas d’accord sur le statut de leur abandon (tark), ou de l’abandon de l’un d’entre eux, surtout de la prière. Si pour certains, le second pilier de l’Islam est un shart sihha, pour d’autres, il ne dépasse pas le statut de shart kamâl. Pour la majorité des savants, il relève du shart kamâl au même titre que les autres piliers. L’essentiel est d’adhérer avec le cœur à leur aspect obligatoire, quand bien même on les délaisserait dans les actes (tark ‘amalî). Les annales imputent plusieurs tendances à l’Imâm Ahmed sur l’abandon tout en partie de ces piliers. Néanmoins, la plus connue étant celle qui rejoint la grande majorité des savants et qui considère toujours croyant un fautif éventuel.

 

Au demeurant, la divergence sur l’abandon de la prière, qui est la plus notoire, est très forte. Il existe des textes très explicites sur le sujet. Certains vont jusqu’à imputer la tendance qui le fait sortir de l’Islam à l’unanimité des Compagnons. Le reste des obligations religieuses ne posent pas problème. Tous les savants s’accordent à dire que, ne dépassant pas le statut de simple péché, ils relèvent du shart kamâl. Seuls les kharijites se particularisent pour rendre apostats les auteurs des « grands » péchés (meurtre, adultère, boisson enivrante, usure, etc.).

 

Que signifie le terme shart ?

 

Les péchés sont également de deux sortes : enfreindre une interdiction ou ne pas faire une obligation. Dans les deux cas, on parle de shart kamâl, en sachant que le terme shart est à prendre au sens large. Autrement dit, toute action dont la concrétisation dépend d’une autre action indépendamment de savoir si elle lui est intrinsèque (intérieure) ou extrinsèque (extérieur). Il faut comprendre que quand les spécialistes en ‘aqida parlent de shart dans les questions de l’îmân, ils font allusion à l’une de ses parties intégrantes, à l’inverse des spécialistes en usûl, comme nous l’avons vu (c’est toute la difficulté du sujet ndt.).

 

Exemples de shart chez lesusûliyûns: les ablutions sont l’une des conditions de la prière, bien qu’elle soit extérieure à son entité. La raison est l’une des conditions de validité des rituels, mais sans en faire partie intégrante. L’intention qui est également une condition de validité des rituels s’inscrit dans le temps avant eux.

 

Néanmoins, le shart peut avoir un sens plus large. Par exemple, les légistes lui donnent le sens de pilier. Ex. : les piliers de la prière sont en réalité des shart, étant donné qu’elle dépend d’eux. En d’autres termes, sans eux, celle-ci n’est pas valable.

 

Ici, c’est exactement la même chose. Quand on dit que tel élément est un shart de la foi, que ce soit sihha ou kamâl cela ne veut pas dire qu’il n’en fait pas partie intégrante. En outre, les légistes utilisent le terme d’obligation pour désigner les éléments obligatoires de la prière qui ne relèvent pas des piliers. Ce choix n’est pas anodin, car en délaissant une obligation sans le faire express, le rituel n’est pas sanctionné d’annulation, bien qu’il ait moins de valeur.

 

Parler de shart kamâl pour la prière n’a aucun lien avec l’irja

 

Si cela est clair, il ne convient pas de taxer de murji un traditionaliste qui ne fait pas sortir de l’Islam l’abandon par fainéantise de l’un des piliers de l’Islam avec la prière à leur tête. De la même façon qu’il ne convient pas de taxer dekharijite un traditionaliste qui voit le contraire. Cette divergence est tolérée au sein des traditionalistes.

 

Ainsi, aux yeux de certains traditionalistes, l’abandon de la prière relève du shart sihha là, où pour d’autres il ne dépasse pas le shart kamâl. Les deux opinions étaient en vogue chez les anciens. Tous s’accordent à dire que la foi est composée de quatre éléments, comme nous l’avons vu : la croyance du cœur, l’acte du cœur, la reconnaissance verbale, et les actes intérieurs et extérieurs. Ce sont les textes qui font dire à un tel et un tel que la prière est soit shart sihha soit shart kamâl, non une croyance préconçue selon laquelle les actes sont extérieurs à la foi.

 

Les murjites

 

Les murjites se particularisent pour dire que les actes, en comptant les actes du cœur, sortent de la définition de la foi. Il existe certes de nombreuses diversifications chez les murjites, mais les plus connus sont lesmurjiya el fuqaha. Ces derniers limitent la foi au tasdîq du cœur et à la reconnaissance verbale. La foi serait uniquement l’association de ces deux éléments. Ils ne donnent même pas crédit aux actes du cœur et à fortiori aux actes extérieurs. Selon leur conception, les actes n’entrent pas dans la définition de la foi, bien qu’au même moment, ils accordent de l’importance aux rituels.

 

Parmi les points subsidiaires de leur crédo, nous avons la question selon laquelle les croyants ont tous le même degré de foi. Dans son fameux article de foi, Tahâwî admet une distinction entre eux au niveau des actes du cœur, non au niveau de la foi, (ce qui prouve que les murjiya el fuqaha dont il est l’un des représentants et commentateurs sortent les actes du cœur de la définition de la foi ndt.).

 

Ainsi, les murjites les plus célèbres sortent les actes intérieurs et extérieurs de l’entité de la foi. Ce crédo leur est caractéristique, bien qu’ils acceptent parfois l’idée qu’ils peuvent y entrer, mais uniquement de façon symbolique. Les murjiya el fuqaha, à l’instar d’Abû Hanîfa et des partisans de son école, ajoutent à cela l’obligation des rituels (qui touchent aux actes intérieurs et extérieurs) et l’interdiction de faire des péchés passibles de la punition divine. Ils se distinguent énormément en cela des murjites ultra. Cependant, ils ne considèrent pas les actes, quels qu’ils soient, comme faisant partie intégrante de la foi. C’est sur ce point que les grandes références anciennes ont ouvert avec eux un front de bataille.

 

Pour les murjites ultra avec les jahmites à leurs têtes, les péchés n’ont aucune influence négative sur la foi qui se confine dans la connaissance du Créateur, de la même manière que les bonnes œuvres n’intercèdent nullement en faveur du mécréant. Les anciens ont « excommunié » (kaffar) cette secte hérétique, car elle appelle en filigrane au libertinage, et à l’émancipation des lois (à l’instar de Paul de Tarse ayant perverti la religion chrétienne avec ce même procédé ndt.).

 

shart sihhaet shart kamâl sont des terminologies nouvelles

 

Notons enfin qu’à ma connaissance pour reprendre les termes de Sheïkh el Barrâk, les grands Imâms de la première époque n’ont jamais eu recours à ce genre de vocabulaire (shart sihha soit shart kamâl). Les anciens se contentaient de dire que les actes faisaient partie intégrante de la foi, et s’opposaient avec force à ceux qui reniaient ce crédo. Ce n’est que récemment que certains commentateurs de hadîth ont soulevé la question de savoir si pour les murjites les actes ont un statut de shart kamâl, en se distinguant ainsi des traditionalistes pour qui il aurait un statut de shart sihha (ce point mérite de plus amples explications ndt.). Maintenant, nous savons qu’il n’est pas juste tout à fait juste de présenter la chose de cette façon.

 

Comment entre-t-on dans l’Islam ?

 

On entre dans l’Islam en fournissant trois éléments : le tasdîq et l’inqiyâd du cœur, et la prononciation verbale de son adhésion. S’il l’un d’eux manque, on ne peut aspirer réellement à l’Islam. Il y a donc une reconnaissance intérieure (le cœur) et extérieure (la langue). Quand on entre dans l’Islam, on s’engage à adhérer à toutes ses lois. C’est ce que les savants appellent l’iltizâm et qui est la somme de la soumission intérieure et de la reconnaissance verbale. Soit, donner foi à tous les enseignements du Prophète (r), tout en émettant la ferme intention de se soumettre à son obéissance.

Le tasdîq est antonyme au shakk (douter de la véracité de ses enseignements), au takdhîb (les démentir soit avec le cœur soit avec la langue), et à l’i’râdh (y rester indifférents sans spécialement les démentir ni en douter).

L’inqiyâd est antonyme au ibâ (refuser de s’y soumettre pour x raisons), à l’istikbâr (refuser de s’y soumettre par orgueil), et à el kirâha (les détester).

La reconnaissance verbale est antonyme au takdhîb (les démentir avec la langue pour x raisons) au juhûd (les démentir avec la langue tout en y donnant foi avec le cœur), l’i’râdh, mais aussi l’hypocrisie (nifâq) qui consiste à les reconnaitre verbalement, mais sans y donner foi avec le cœur (mécréance intérieure/croyance extérieure). C’est le contraire du juhûd (croyance intérieure/mécréance extérieure), en sachant que l’hypocrisie peut être motivée par l’une des formes de mécréance citées plus haut (shakk, takdhîb, i’râdh, ibâ, stikbâr, el kirâha).

 

Les formes de mécréance :

 

Il existe six formes de mécréance qui s’oppose à l’essence même de la foi :

1-      Kufr takdhîb

2-      Kufr shakk

3-      Kufr i’râdh : notons qu’il incombe un nombre d’actes minimum propres à l’Islam comme la prière, l’aumône légale, le jeûne, le pèlerinage ; en d’autres termes, des vertus qui ne sont pas propres à l’Islam, comme la bonté envers les parents, la loyauté, ne suffisent pas en eux-mêmes pour sortir de ce cas de figure. En outre, il faut distinguer entre les actes qu’on fait par nature ou par habitude et qui sont propres à tout le monde, et ceux auxquels on donne un portée religieuse.[1]

4-      Kufr ibâ

5-      Kufr juhûd

6-      Kufr nifâq

 

Dans le domaine de l’ibâ et l’istikbâr, nous avons l’imtinâ’ (refus de suivre le Messager (r)), à la manière d’Abû Tâlib, et des Juifs en général. Ces derniers reconnaissent ouvertement et au fond d’eux la véracité de la mission mohammadienne, mais refusent de le suivre par jalousie, impiété, chauvinisme, orgueil. D’autres, comme certains hypocrites, la reconnaissent du bout des lèvres, mais pas au fond d’eux.

 

Comment sort-on de l’Islam ?

 

L’apostasie se concrétise à trois niveaux :

-              Au niveau de la reconnaissance verbale en s’y opposant avec l’une des six formes de mécréance citées plus haut.

-              Au niveau de l’attestation elle-même, en s’opposant soit à ses fondements proprement dits, et qui réclament de renoncer au tâghût et à unifier Allah dans trois domaines (Sa Seigneurie, Sa divinité, Ses Noms et Attributs).

-              Soit en s’opposant clairement dans les faits à ses exigences et ses implications.

 

En règle générale, tout ce qui s’oppose à l’adhésion et à la reconnaissance intérieure et extérieure à l’Islam est synonyme d’apostasie. Seule la contrainte fait exception. Les six formes de mécréance que nous avons évoquées plus haut s’opposent littéralement à l’attestation de foi soit intérieurement soit extérieurement, en sachant que le statut d’apostat tient compte uniquement des apparences. Celui, par exemple, qui embrasse l’Islam par hypocrisie, sera considéré musulman jusqu’au jour où il affiche une annulation de l’Islam. Dès lors, nous le jugeons apostat, bien qu’il n’ait jamais été vraiment musulman. Ainsi, de la même manière qu’on entre en Islam grâce à son adhésion intérieure et verbale, on en sort en la remettant littéralement en question. L’adhésion extérieure fait jouir des droits séculiers d’un musulman, à l’image de l’hypocrite.

 

La première partie de l’attestation (lâ illâh illâ Allah) touche à la croyance et la seconde (Mohammed rasûlu Allah) à la pratique.

 

L’abandon de la prière

 

Il s’agit de ne jamais prier, sauf pour ne pas embarrasser les autres, ou par peur, voire par honte, quitte à la faire sans ablutions. Cet abandon remet littéralement en question l’adhésion à son caractère obligatoire. Il incombe donc de distinguer entre plusieurs formes d’abandon (tark). Les savants traditionalistes divergent, en effet, sur cette question. Il existe plusieurs cas de figure. Il y a l’abandon occasionnel dans le sens où l’individu n’est pas assidu à la prière ; il lui arrive, par négligence ou fainéantise d’en rater quelques-unes. Il y a le cas, comme nous l’avons vu, de celui qui ne daigne jamais prier. C’est à la lumière de cette distinction entre les cas qu’il incombe de lire la divergence sur le sujet. Quand certains savants mettent au compte de l’apostasie l’abandon de la prière, ils font allusion à l’abandon total, non occasionnel. L’abandon total est lié à l’i’râdh kullî (se détourner totalement de la religion) qui est encore une autre annulation de l’Islam. L’abandon de la prière est une forme particulière d’i’râdh, soit de se détourner totalement de la prière. Un même individu peut s’en détourner totalement, mais tout en observant le jeûne qui est un rituel collectif dans le sens où on se réunit pour manger ou autre.

 

Quoi qu’il en soit, trois tendances se dégagent sur la question. La grande majorité des savants ne kaffar pas târik e-salât, mais sans préciser à partir de quelle limite ils se basent. Pour certains, il suffit de rater volontairement une seule prière pour devenir apostat. Pour d’autres, à l’inverse, il suffit de reconnaitre son aspect obligatoire pour rester musulman. Les derniers coupent la poire en deux et distinguent entre l’abandon partiel qui ne rend pas apostat, et l’abandon total qui fait sortir de l’Islam. Ibn Taïmya se « rallie » à cette dernière tendance qui fait la différence entre ne jamais prier et ne pas être assidu à la prière, comme c’est le cas de la plupart des gens.[2] Il nuance entre l’abandon et le manque d’assiduité, de ponctualité, et d’observance rigoureuse.

 

[1]Voir : majmû’ el fatâwâ d’ibn Taïmiya (7/621) ; selon un chercheur, il est possible d’abandonner les quatre piliers de l’Islam, tout en gardant certains autres actes [Voir : nawâqidh el îmân el i’tiqâdiya qui est une thèse universitaire du D. Mohamed el Wuhaïbî (2/137-13smiley.]. Il s’inspire d’un texte d’ibn Taïmiya (le même que celui de Sheïkh el Barrâk) dans lequel il explique qu’un mécréant peut être loyal, juste, et honnête, sans pour autant devenir musulman, s’il ne se soumet pas à la Législation mohammadienne. On ne peut prétendre à l’Islam sans ne fournir aucune de ses obligations. L’essentiel, ce n’est pas de faire des actes, mais c’est de les faire d’une part avec foi et d’autre part, dans le cercle de la législation musulmane. En adhérant (dans la conviction et les actes) à ces deux conditions, on obtient le jisn el ‘amal, qui n’est donc pas propre aux quatre piliers de l’Islam, wa Allah a’lam !

 

[2]Voir : majmû’ el fatâwâ d’ibn Taïmiya (22/49, 22/61).

تقي الدين السني a écrit :

citizenkan a écrit :

Bref, ces deux deux citations, je les ais prises de la thèse universitaires nawaqidh el iman el i'tiqadiya du D. Mohammed el Wuhaïbî qui a eu pour encadreur 'Abd e-Rahman el Mahmud, quelqu'un que tu dois surement connaitre (je dis cela de tête, mais j'ai pu aussi bien le prendre de la thèse d'Abd el 'Aziz al Abd e-Latif que tu recommandes je te le rappèle) :

l'essentielle ce n'est pas d'ou tu les a pris , mais ce que l'hauteur du livre ou tu les apris voulais par ce coupage 

si il a pris cette partie en parlant d'autre chose ou le reste du texte n'est pas necessaire il n ya pas de mal  , mais si en suite toi tu viens et tu prend ce passage pour parler d'un autre sujet que de celui dont il parlait ceci ne change rien au fait que ceci est un tronuage  !!

 

 

Oui, simplement aies la modestie de remettre en question ta compréhension !

 

el insan 'aduwwun li ma yajhaluhu !

 

 

Sinon, il est élémentaire que les savants ont divergé sur l'abandon de la prière, ce n'est pas la peine de le rappeler :

 

La divergence sur l’abandon de la prière

 

Le Qâdhî Abû Ya’lâ établit en parlant du désobéissant musulman : « Il s’agit de quelqu’un ayant fourni la croyance du cœur, et la parole, mais ayant délaissé les actes de dévotion – excepté la prière – et ayant commis des actes de débauche ; prend-il le nom de croyant ? » Ensuite, il enchaine : « L’ImâmAhmed – qu’Allah lui fasse miséricorde – semble lui accorder le nom de croyant ayant certes une foi faible, mais sans lui enlever complètement ce statut. »[1]   

 

Après ce passage, l’auteur de la recension du livre, Su’ûd el Khalaf, qui est enseignant à l’Université de Médine fait le commentaire suivant : « S’il est fait ici exception à la prière, c’est en raison de la divergence qui existe sur la question entre savants. L’Imâm Ahmed a deux opinions concernant celui qui la délaisse sciemment, mais sans renier son aspect obligatoire. L’une le voue à la mécréance… et l’autre, dans laquelle il rejoint les Imâms Mâlik et Shâfi’î, le considère musulman. »

 

Plusieurs savants, à l’instar d’ibn Taïmiya et d’ibn Rajab, font mention de la tendance d’Ahmed selon laquelle il ne kaffar pas l’abandon des quatre piliers, avec la prière à leur tête, tout en reconnaissant leur aspect obligatoire.[2]

 

De grands commentateurs hanbalites reconnaissent la divergence sur l’abandon de la prière au sein de l’école. Ces derniers vont jusqu’à reprendre à leur compte la tendance selon laquelle celui qui délaisse la prière est passible de la peine de mort, mais sans devenir apostat. Nous avons pour ne citer qu’eux, Shams e-Dîn Abû el Faraj ibn Qudâma, le cousin et l’élève d’el Muwaffaq ibn Qudâma, qui impute cette opinion à ibn Batta et à la plupart des légistes dont Mâlik, Shâfi’î et Abû Hanîfa.[3] El Mardâwî, pour sa part, impute cette opinion à ibn ‘Abdûs, el Majd, ibn Razîn, etc.[4] El Muwaffaq lui-même la reprend à son compte dans el mughnî (2/442).

 

L’érudit Saksâkî qui est d’obédience hanbalite souligne : « Quand on délaisse la prière sans renier son aspect obligatoire, on est musulman, selon l’opinion la plus juste de l’ImâmAhmed. La secte mansûriya, qui s’oppose à cette tendance, taxe les traditionalistes de murjites, car cela implique de dire, à leurs yeux, que la foi est composée de la parole sans les actes. »[5]

 

Nous avons vu plus haut une annale, selon laquelle Ahmed fut interrogé par son fils Sâlih : « J’ai interrogé mon père au sujet du crédo selon lequel la foi monte et descend, sur les éléments qui la font monter et descendre ?

-               Elle monte grâce aux actes et descend en délaissant les actes comme la prière, le pèlerinage, et les obligations religieuses. »[6]

 

Sheïkh ibn Bâz l’avait bien compris et faisait preuve d’une précision extraordinaire en distinguant entre les actes qui relèvent du shart sihha comme la prière (en sachant qu’il existe une divergence sur la question), et ceux qui touchent à la foi parfaite imposée, comme les autres actes.[7] Quand on lui posa la question : « Selon certains savants, celui qui délaisse (tark)les actes extérieurs, tout en fournissant l’attestation de foi, et l’essence de la foi émanant du cœur (asl el imân el qalbî) reste musulman. Est-ce qu’ils sont des murjites ? »

Voici quelle fut sa réponse : « Non, ce sont des traditionalistes ! Selon l’opinion la plus juste qui est imputée à certains savants, l’abandon du jeûne, de l’aumône et du pèlerinage est un péché énorme, mais qui ne fait pas sortir de la religion. Pour d’autres, il relève de la grande mécréance. Pour la prière, celui qui la délaisse sciemment, est un mécréant, selon l’opinion la plus juste, mais pour les autres piliers, il commet une mécréance qui ne fait pas sortir de la religion, soit un grand péché… »[8]

 

On lui posa juste après la question suivante : « Sheïkh ! Par rapport à la réponse précédente, certains en ont compris qu’en prononçant l’attestation de foi sans faire d’actes, on a une foi faible. Est-ce que cette compréhension est bonne ? »

 

En réponse : « Oui. En vouant l’unicité sincère et exclusive à Allah, et en donnant foi au Messager d’Allah (r), mais sans verser l’aumône, ni faire le jeûne ni le pèlerinage dans la mesure du possible, on est un désobéissant ayant commis un grand péché et passible d’entrer en Enfer. On ne devient pas pour autant un mécréant, selon l’opinion la plus juste des savants. En revanche, celui qui délaisse sciemment la prière est un mécréant, selon l’opinion la plus juste. »[9]

 

Dans une autre fatwa, le Sheïkh associe sa voix à lalajna dâima (fatwa n° 1727) à laquelle on posa la question suivante : « Le cas de quelqu’un qui dit : lâ ilâh illâ Allah Mohammed Rasûl Allah, mais sans procurer les quatre piliers (la prière, l’aumône, le jeûne, et le pèlerinage)ni les autres actes réclamés par la religion musulmane ; est-ce qu’il aura droit à l’intercession du Prophète (r)le Jour de la résurrection, de façon à ce qu’il échappe à l’Enfer, ne serait-ce qu’une période limitée ? »

 

Voici qu’elle fut la réponse : « Celui qui dit : lâ ilâh illâ Allah Mohammed Rasûl Allah, mais qui délaisse les quatre piliers (la prière, l’aumône, le jeûne, et le pèlerinage) en reniant l’aspect obligatoire ne serait-ce que de l’un d’entre eux est un apostat – après avoir été prévenu – à qui on somme de se repentir. S’il s’y soumet, son repentir sera accepté, et il aura droit à l’intercession le Jour de la résurrection, à condition qu’il meure musulman.

 

Néanmoins, s’il s’entête à les renier, il sera mis à mort par les pouvoirs publics pour apostasie, et il n’aura pas le droit, dans ce cas, à l’intercession du Prophète (r)ni de personne d’autre. L’abandon de la prière à lui tout seul, même mu par la fainéantise et la négligence, relève de la grande mécréance qui fait sortir de la religion, selon l’opinion la plus juste des savants. Que dire alors si on associe à cela, l’abandon des autres piliers ? On sera, à fortiori, privé de toute intercession, en restant ainsi jusqu’à la mort.

 

Pour certains savants, l’abandon de ses piliers relève de la mécréance mineure (kufr ‘amali)qui ne fait pas sortir du cercle des musulmans. ces derniers estiment que le fautif jouira de l’intercession, bien qu’il commet des grands péchés, à condition, bien sûr, qu’il meure musulman. »

 

Le Comité permanent de la Fatwa et de la recherche

 

Président :‘Abd el ‘Azîz ibn Bâz

Vice-président :‘Abd e-Razzâq ‘Afîfî

Membre :‘Abd Allah Qu’ûd

Membre :‘Abd Allah el Ghudayân

[1]Masâil el îmân (p. 313).

[2]Voir : Majmû’ el fatâwa d’ibn Taïmiya (7/610-611), et Fath el Bârî d’ibn Rajab (1/22-23).

[3]Sharh el kabîr (3/39).

[4]El insâf

[5]El burhân fî ma’rifa ‘aqâid ahl el adiyân d’Abû el Fadhl ‘Abbâs ibn Mansûr e-Saksakî (p. 35).

[6]Masâil el Imâm Ahmed (2/119).

[7]Voir : aqwâl dhawî el ‘irfân du D. ‘Isâm e-Sinânî (p. 146), et mukhâlafât fî fath el Bârî d’Abd el ‘Azîz e-Shibl (p. 2smiley.

[8]Hiwâr hawl masâil e-takfîr

[9]Hiwâr hawl masâil e-takfîr

تقي الدين السني a écrit :

citizenkan a écrit :

Ensuite, pour discréditer l'argument, tu les ralies à des personnes que tu stigmatises pour donner plus de consistance au tien, c'est l'argument du faible et surtout du dépis, comme pour extérioriser ton impuissance ! c'est exactement ta technique depuis toujours...

 

Bref, ces deux deux citations, je les ais prises de la thèse universitaires nawaqidh el iman el i'tiqadiya du D. Mohammed el Wuhaïbî qui a eu pour encadreur 'Abd e-Rahman el Mahmud, quelqu'un que tu dois surement connaitre (je dis cela de tête, mais j'ai pu aussi bien le prendre de la thèse d'Abd el 'Aziz al Abd e-Latif que tu recommandes je te le rappèle) :

 

 

tout comme tu associe mohammed al wuhaibi pour essayer d'etre crédible ??

 

et sache qu'el wuhaibi ou autre les noms n'ont pas une grande importance chez nous , ce n'est pas nous qui prechons l'irja dérierre des sujets genre " défense albani" !!

en suite je ne connais pas grande chose sur la doctrine du chaykh el wuhaibi dans le domaine de la foi , son livre je l'ai apeine feuilleté , j'ai vue que tu aimais bien lui attribuer des choses , il reste a verifier 

 

ha, les noms n'ont pas une grande importance chez nous

 

c'est l'hopital qui se moque de la charité !

تقي الدين السني a écrit :

citizenkan a écrit :

Ensuite, je t'ai ramené une explication extraordinaire sur l'abandon de Bakr Abou Zaid que tu avais qualifié d'irja !

oui comme  cette citation d'ibn taymiya que tu m'a aussi aporté ou d'apres toi il annonce que la conformité par les actes n'est pas necessaire pour avoir la foi mais seule la soumission du coeur suffit

 

Je te l'a remets ici en entier pour ne pas que tu dises que j'ai tronqué son idée :

d'apres toi quand le chaykh bakre abou zeyd a écrit un mot comme iltizam (en arabe) il voulais dire par la " la soumission du coeur" comme on le trouve dans tes traductions ?? smiley

 

bon allé je te laisse t'amuser avec les touches ctrl/V/C

 

bon allé je te laisse t'amuser avec les touches ctrl/V/C

 

Tu protèges tes arrières ?

 

Tu poses une question, et tu n'attends pas les réponses ?

 

 

Voila pour Bakr Abou Zaïd :

 

 

Quand on entre dans l’Islam, on s’engage à adhérer à toutes ses lois. C’est ce que les savants appellent l’iltizâm et qui est la somme de la soumission intérieure et de la reconnaissance verbale. Soit, donner foi à tous les enseignements du Prophète (r), tout en émettant la ferme intention de se soumettre à son obéissance.

 

 

Je te remets le passage en arabe, avec les parties que je n'ai pas traduites :

 

وَبِانْقِيَادِ القَلْبِ وَنُطْقِ اللِّسَانِ يَتَحَقَّقُ الإِقْرَارُ ظَاهِرًا وَبَاطِنًا، وَذَلِكَ يَتَضَمَّنُ مَا يُعْرَفُ عَنْ أَهْلِ العِلْمِ بِالْتِزَامِ شَرَائِعِ الإِسْلَامِ: يُعْرَفُ هَذَا المُصْطَلَحُ عَنْدَ أَهْلِ العِلْمِ، يَقُولُونَ: إِنَّهُ يُشْتَرَطُ -يَعْنِي- فِي ثُبُوتِ الإِسْلَامِ الِالْتِزَامُ بِالشَّرَائِعِ، أَنْ يَلْتَزِمَ بِالشَّرَائِعِ، يَعْنِي: الآنَ الفَاسِقُ شَهِدَ أَنْ لَا إِلَهَ إِلَّا اللهُ وَأَنَّ مُحَمَّدًا رَسُولُ اللهِ، هَلْ تَجِبُ عَلَيْهِ الزَّكَاةُ؟ مَا عِنْدَهُ مَالٌ، تَجِبُ عَلَيْهِ الصَّلَاةُ؟ الآنَ فِي هَذِهِ السَّاعَةِ تَجِبُ عَلَيْهِ الصَّلَاةُ؟ لَا تَجِبُ عَلَيْهِ الصَّلَاةُ، لَكِنْ يَجِبُ عَلَيْهِ أَنْ يَلْتَزِمَ بِالشَّرِيعَةِ، أَنْ يَلْتَزِمَ بِمَا تُوجِبُهُ الشَّهَادَتَانِ، وَالِالْتِزَامُ هُوَ مَا نُعَبِّرُ عَنْهُ بِانْقِيَادِ القَلْبِ وَإِقْرَارِ اللِّسَانِ.

وَهُوَالإِيمَانُ بِالرَّسُولِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ وَبِمَا جَاءَ بِهِ، وَعَقْدُ القَلْبِ عَلَى طَاعَتِهِ: عَقْدُ القَلْبِ عَلَى طَاعَتِهِ، وَتَصْدِيقُهُ فِي كُلِّ مَا أَخْبَرَ بِهِ عَلَيْهِ الصَّلَاةُ وَالسَّلَامُ.

فَمَنْ خَلَا عَنْ هَذَا الِالْتِزَامِ لَمْ يَكُنْ مُقِرًّا عَلَى الحَقِيقَةِ.

 

Plus loin, il enchaine :

 

وَأَمَّا الِانْقِيَادُ: فَإِنَّهُ يَتَضَمَّنُ الِاسْتِجَابَةَ وَالمَحَبَّةَ وَالرِّضَا وَالقَبُولَ، وَضِدُّ ذَلِكَ الإِبَاءُ وَالِاسْتِكْبَارُ وَالكَرَاهَةُ لِمَا جَاءَ بِهِ الرَّسُولُ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: هَذَا الرُّكْنُ الثَّانِي؛ الِانْقِيَادُ: الِانْقِيَادُ يَتَضَمَّنُ الِاسْتِجَابَةَ وَالِالْتِزَامَ وَالمَحَبَّةَ وَالرِّضَا وَالقَبُولَ، وَيُضَادُّ ذَلِكَ الإِبَاءُ، يُضَادُّ الِانْقِيَادَ الكَرَاهَةُ، يُضَادَّ الِانْقِيَادَ الكَرَاهَةُ، الرَّفْضُ يُضَادُّ الِانْقِيَادَ، فَكُلُّ وَاحِدٍ مِنْ هَذِهِ الأَرْكَانِ وَالأُصُولِ لَهَا مَا يُضَادُّهَا، فَهَذِهِ ثَلَاثَةٌ.

وَأَمَّا النُّطْقُ بِاللِّسَانِ: هُوَ الإِقْرَارُ بِالشَّهَادَتَيْنِ، فَضِدُّهُ التَّكْذِيبُ: الَّذِي تَكَلَّمْنَا عَنْهُ أَنَّهُ قَدْ يَكُونُ جَحْدًا، وَالإِعْرَاضُ، فَمَنْ صَدَّقَ بِقَلْبِهِ وَكَذَّبَ بِلِسَانِهِ فَكُفْرُهُ كُفْرُ جُحُودٍ، وَمَنْ أَقَرَّ بِلِسَانِهِ دُونَ قَلْبِهِ فَكُفْرُهُ كُفْرُ نِفَاقٍ.

فَنَتَجَ عَنْ هَذَا سِتَّةُ أَنْوَاعٍ مِنَ الكُفْرِ.

 

 

 

 

l'iltizam vient donc de 'aqd el qalb, voici une explication bien que certains points posent peut-être problème :

 

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معنى إنشاء الالتزام و الانقياد:

قال الشيخ سفر الحوالي في كتابه (ظاهرة الإرجاء) {ص:361}:

 ((فإن قول اللسان لا يبقى خبر مجرد ، بل يصبح إنشاء للالتزام وإعلانا له)){الإيمان الأوسط،ص102} ومن ثم كان لا بد أن يصدق العمل ذلك الالتزام أو يكذبه)).

قلت : هذا الكلام لم أجده عند شيخ الإسلام في موضع الصفحة المشار إليها ،ولكنه ذكره في موضع الرد على الجهمية في اعتبارهم أن الإيمان هو التصديق فأراد ـ رحمه الله ـ أن يبيَّن أن الإيمان و إن كان يتضمن التصديق فهو تصديق مخصوص بالإقرار، فقال:{325/7}: (( الفرق الثاني: ما تقدم من أن الإيمان لا يستعمل في جميع الأخبار، بل في الإخبار عن الأمور الغائبة، ونحوها مما يدخلها الريب،فإذا أقر بها المستمع قيل: آمن، بخلاف لفظ التصديق إنه عام متناول لجميع الأخبار)).

وعليه، فكلام شيخ الإسلام لبيان أن التصديق يصبح إيمانا أو يسمى "إيمانا "إذا تعلق بأمور الغيب التي يعترضها الريب ،و أنضاف إليه الإقرار، وهو السكون المأخوذ من لفظ: قر يقر، ومن هذه الجهة يتضمن لفظ الإقرار معنى الالتزام، ويكون من وجهين:

قال{325/7}: (( أحدهما الإخبار: وهو من هذا الوجه كلفظ التصديق،والشهادة ونحوهما، وهذا معنى الإقرار الذي يذكره الفقهاء في كتاب الإقرار)).

فالإقرار إذن يكون من وجهين : الوجه الأول هو الإخبار و الشهادة عما في النفس ،ومن هذا الوجه هو كلفظ التصديق.

ومن الوجه الثاني: هو إنشاء الالتزام ومعنى إنشاء الالتزام ليس كما يقول الحوالي: لأن إنشاء الالتزام هو عقد العزم على الطاعة حال النطق بالشهادة و العزائم سرعان ما تنفسخ لأن ما ينبني عليه الإقرار هو التصديق و الإخبار، بينما ما ينبني عليه العمل المستتبع لذلك هو الإرادة الجازمة المستتبعة بالقدرة التامة، ولذلك فرق المسلمون بين العمل و الإقرار فقالوا: ترك الإقرار كفر، و اختلفوا في ترك العمل، لان الإقرار لا يحتاج إلى ما يحتاج إليه العمل،ولم يشترطوا للإقرار القدرة الذاتية لأنه عمل باللسان لترجمة ما في القلب.

 

قال شيخ الإسلام {355/7}: (( الثاني: إنشاء الالتزام كما في قوله تعالى:{ أقررتم و آخذتم على ذلكم إصري قالوا أقررنا قال فاشهدوا و أنا معكم من الشاهدين}[آل عمران]، وليس هو هنا بمعنى الخبر المجرد، فإنه سبحانه قال:{ و إذ أخذ الله ميثاق النبيين لما آتيتكم من كتاب و حكمة ثم جاءكم رسول مصدق لما معكم لتؤممن به ولتنصرنه قال أقررتم و أخذتم على ذلكم إصري} فهذا الالتزام للإيمان و النصر للرسول، و كذلك لفظ الإيمان فيه إخبار و إنشاء و التزام، بخلاف لفظ التصديق المجرد)).

قلت:فإذا اتضح أن لفظ الإقرار يكون من وجهين،وعرفنا لماذا يكون من وجهين،ولا يكون من وجه واحد،فالإيمان هو الطمأنينة إلى الخبر المتضمن لأمر غيبي،فلاطمئنان إلى الخبر النبوي هو قوله: لا إله إلا الله هو الإيمان،فإن لم يطمئن إلى الشهادة باعتبارها خبرا عن النبي لم يكن مؤمنا بها،فإن كان الخبر يتضمن الطاعة وجب أن يتضمن الاطمئنان إليه إنشاء الالتزام ،و إن لم يكن يتضمن طاعة لم يستلزم ذلك، قال شيخ الإسلام{325/7}: (( و المخبر قد يتضمن خبره طاعة المستمع له، و قد لا يتضمن إلا مجرد الطمأنينة إلى صدقه،فإذا تضمن طاعة المستمع لم يكن مؤمنا للمخبر إلا بالتزام طاعته مع تصديقه)).

وكون الشهادة تتضمن العمل أمر لا يعرف إلا من جهة الرسول،و لذلك كان يوصي رسله إلى القبائل بالبدء بالتوحيد ثم الإخبار بالفرائض فلو لم يخبر بوجوب الفرائض لم يعرف الناس أن الشهادة تتضمن العمل الفلاني، لان الشهادة بالوحدانية لله من قسم العقائد لا من قسم العمليات.

وعليه قال المسلمون : من أقر بالشهادتين أصبح مسلما حكما ثم ينظر فيما بعد هل يلتزم الطاعة أم لا؟

ولكنه حين النطق بالشهادتين يشترط التصديق بالخبر الذي تتضمنه الشهادتين و الاطمئنان إليه،أما إنشاء الالتزام لشيء يقع في المستقبل فهو من باب عقد العزيمة و قد عرفنا أن كثيرا من العزائم تنفسخ و تحل عقدها، خاصة العزيمة المطلقة غير المعينة.

و على هذا الأساس تعرف أن الشيخ الحوالي ابتعد نوعا ما في الاستشهاد بكلام شيخ الإسلام مثل ما ساق كلامه عن اليهود الذي شهدوا بنبوة محمد صلى الله عليه و سلم ولم يؤمنوا به، و استخلص أن مجرد العلم و الإخبار ليس بإيمان حتى يتكلم بالإيمان على وجه الإنشاء المتضمن للالتزام و الانقياد مع تضمن ذلك الإخبار عما في أنفسهم(الظاهرة){362}.

قلت:قد بينا في هذا الفصل مورد هذا التفصيل في كلام شيخ الإسلام،و انه أراد أن يبيَّن أن الإيمان ليس هو مجرد التصديق و إنما هو الإخبار عما في النفس،وهذا مرادف للتصديق زيادة الاطمئنان إلى هذا الذي في النفس من التصديق ثم الإقرار به.

ومعلوم أن هذا يتضمن قدرا من العزم على الانقياد و المتابعة و لا نخالف في هذا، ولكن الفرق بين حال الإقرار و حال التي تأتي بعده فرق معتبر، فهذا الذي ذكره شيخ الإسلام هو مطلوب حال الإقرار، و قد يتخلف فيما بعد لفوات شروط أو وجود موانع.

وقد يتخلف بعضه كما هو حاصل في جميع الناس يتركون كثيرا من الأعمال التي هي من صميم إتباع الرسول لأن العمل يتوقف على أمور أخرى غير التصديق و الاطمئنان كالإرادة و القدرة، و عدم المعارض من شهوات وكسل وغير ذلك.

و الصحابة الذين لم يمتثلوا بعض أوامر الرسول صلى الله عليه و سلم، و الأعراب الذين أتوا بالشهادتين يوم إقرارهم بالشهادة كان معهم العقد على المتابعة و الانقياد عقدا عاما ،وعدم طاعتهم لرسول الله صلى الله عليه و سلم في بعض المواقع لا يدل على عدم هذا العقد، و إلا لكان كل عاص غير مؤمن و لا مقر بالشهادة ،و هذا أمر باطل.

فإذن العقد و العزم أو إنشاء الالتزام أمر مطلوب حال الإقرار بالشهادة و بشكل عام، فاليهود الذين جاؤوا إلى النبي صلى الله عليه و سلم و شهدوا بأنه نبي لم يكونوا مطمئنين إلى خبر أنفسهم، و لذلك لم يتبعوه أي أنهم شهدوا انه نبي و لكنهم لم يؤمنوا بأنه نبي ، و الفرق بين الشهادة عما في النفس التي تسمى إيمانا و الشهادة عما في النفس التي لا تسمى إيمانا هو الاطمئنان و استقرار النفس على ذلك.

فهؤلاء اليهود لم يكونوا مؤمنين ليس لأنهم لم ينشئوا العقد و الالتزام على الانقياد و الطاعة أو لأنهم شهدوا شهادة الحق ثم لم يعملوا و لكن لأنهم لم يكونوا مؤمنين بنبوته أصلا، ولم يكن معهم إلا مجرد معرفة،فاعتراف اليهود بنبوة محمد صلى الله عليه و سلم من جهة التصديق المحض مع قيام الحسد له لا يسمى إيمانا إذا أصل هذا التصديق أبطله الحس د.

تقي الدين السني a écrit :

citizenkan a écrit :

 

 

Je parlais pour les deux textes sur asl el iman,

 

Ensuite, pour le passage sur l'iltizam,

 

1- je ne l'ai pas pris de Rais, une calomnie de plus

2- c'était juste le passage qui m'interessait, non la divergence sur l'abandon de la prière

 

 

moi aussi l'abandon de la priérre ne m'interesse pas aussi ce qui m'interesse est l'abandon de tout acte dont la priérre !

 

rais aussi s'est servi de ce passage tronqué pour prétendre que pour ibn taymiya la soumission du coeur suffit 

voici ses propos :

 

 ص 6: "فإنه - أي الإمام ابن تيمية - إذا كفر فعلاً! وقرنه بعدم الالتزام فهو يريد عدم التزام الاعتقاد لا عدم التزام الفعل ، وإليكم الدليل من كلام أبي العباس ابن تيمية رحمه الله إذ يقول: ( وتكفير تارك الصلاة هو المشهور المأثور عن جمهور السلف من الصحابة والتابعين ومورد النزاع هو فيمن أقر بوجوبها والتزم فعلها ولم يفعلها )" أ. هـ.
ومعنى ( أقر بوجوبها ولم يفعلها ) - والكلام للريس - : لم يقع منه عمل الجوارح وإنما وقع منه التزام القلب لفعلها ، وهذه المسألة هي مورد النزاع بين أهل العلم ، فابن تيمية يفرق بين الالتزام الفعلي والالتزام الإعتقادي ، والأمر الذي يكفر به بالإجماع ترك الالتزام الإعتقادي وأما ترك عمل الصلاة بالجوارح فهو محل النزاع .إذا في كلام ابن تيمية صراحة التفريق 
بين عدم التزام الفعل وعدم التزام الاعتقاد ! وأن الكفر بالإجماع في عدم الالتزام الإعتقادي"

 

Oui, j'ai justement, tu n'as pas compris Rais !

 

1- Rais cautionne le jins el 'amal, comme tu le reconnais toi-même, il ramène même un consensus dessus, et s'oppose à Sheikh Rabi' sur ce point (je parle en 2003) :

 

Jins el ‘amal

 

Concernant le jins el ‘amal, plusieurs savants établissent qu’à l’unanimité des traditionalistes, sansjisn el ‘amal, on ne peut prétendre à la foi. Nous avons parmi eux :

1-      El Humaïdî.[1]

2-      E-Shâfi’î.[2]

3-      Abû ‘Ubaïd el Qâsim ibn Salâm.[3]

4-      El Âjurrî.[4]

5-      Ibn Taïmiya.[5]

[1]E-sunna d’el Khallâl (3/586).

[2]Voir :majmû’ el fatâwa (7/209)

[3]El imân (p. 18-19).

[4]E-sharî’a(2/611).

[5]Majmû’ el fatâwa (7/187).

 

2- Rais parle de ahad el 'amal et non de jins el 'amal, on voit bien que non seulement tu ne lis pas, tu t'aurais épargné tout ce brouhaha, mais que tu ne comprends pas, bien que tu sois énormément imbu de ta personne :

 

Je te disais plus haut :

 

 

Le terme iltizâm revient beaucoup dans le vocabulaire des savants. On entend souvent dans le discours d’ibn Taïmiya notamment que toute personne n’adhérant (iltazama) pas à telle chose devient apostate. Certains en ont compris, à l’image de Safar el Hawarî, qu’il s’agissait de délaisser une obligation ou de transgresser un interdit de façon permanente. En parlant d’un fautif éventuel, ils disent qu’il n’est pasmultazim. Or, cette conception erronée rejoint exactement celle des premiers kharijites concernant l’auteur d’un grand péché. Nous nous proposons donc de rectifier le tir à travers un certain nombre de points :

 

A- Dire de quelqu’un qu’il n’est pasmultazim ne signifie nullement qu’il délaisse une obligation de façon permanente, contrairement aux idées reçues. Ibn Taïmiya parle de cette réalité au sujet de celui qui ne fait pas la prière. Il explique que l’opinion la plus répandue chez les anciens en commençant par les Compagnons et leurs successeurs, c’est qu’il sort de l’Islam. Or, la divergence porte sur celui qui certes la délaisse, mais qui reconnait son aspect obligatoire, et de surcroit, qui adhère (iltazama) à la faire, bien qu’il soit négligent.[1]

 

Ainsi, adhérer à une chose ne signifie pas qu’il faille la faire de façon permanente. On peut y adhérer sans pour autant la faire. L’iltizâm est en relation avec le cœur et la croyance non avec les actes. Celui qui n’adhère pas à telle loi avec le cœur devient en effet apostat. C’est ce qui pousse ibn Taïmiya a précisé qu’il existe un iltizâm des actes, bien qu’en lui-même il ne soit pas un paramètre dans la question du takfîr. Juste après le passage précédemment cité, il souligne qu’indépendamment du fait que le fautif ne renie pas le caractère obligatoire (le fameux juhûd) de la prière, il refuse d’adhérer à la faire en étant motivé soit par l’orgueil, soit par la jalousie, soit par la haine d’Allah et de Son Messager. Il reconnait qu’Allah l’a imposée aux musulmans, et que le Messager dit la vérité dans sa transmission du message, mais il refuse (imtana’a) de la faire soit par orgueil, soit par jalousie envers le Messager, soit par chauvinisme envers sa religion, ou soit encore par répulsion envers les enseignements du Messager. Cela relève également de la mécréance à l’unanimité des savants.

 

Iblîs en effet, n’a pas refusé de se prosterner, car il reniait l’aspect obligatoire de l’ordre qu’il avait reçu ; Allah en effet s’était adressé à lui directement. Cependant, il fut motivé par l’orgueil et l’obstination et rejoignit ainsi les rangs des mécréants.[2]

 

Il ne s’agit donc pas de ne pas adhérer à une chose dans les actes, mais il faut être motivé en cela par une croyance qui fait sortir de la religion ; soit, l’orgueil, la jalousie, la haine d’Allah et de Son Messager. Ainsi, il devient clair que la mécréance porte sur l’iltizâm du cœur, non sur l’iltizâm des actes.

 

Or, la question qui se pose d’elle-même ici : quelle est la définition de l’iltizâm ?

 

Nous pouvons donner en réponse celle que propose l’encyclopédie des légistes, et disant : « L’iltizâm dans l’usage des savants et le vocabulaire des légistes signifie : s’imposer une chose et s’y soumettre. »[3]

[1]Majmû’ el fatâwâ(20/97).

[2]Majmû’ el fatâwâ(20/97).

[3]Mu’ajam lughat el fugahâ(p. 86).

 

 

Suite :

 

 

Remarque :

-          Il est possible de s’imposer une chose et de ne pas la faire par orgueil et obstination, comme l’a fait remarquer ibn Taïmiya plus haut. C’est ce qu’on appelle ‘adam el iltizâm, qui en soi est la marque du kufr.

-          Il ne faut pas confondre imtana’a (refuser de faire) et taraka (délaisser ou ne pas faire). Or, selon l’une des tendances des savants, ne pas faire la prière fait sortir de la religion, quand bien même on y adhérerait avec le cœur. La prière fait donc exception, wa Allah a’lam !

 

B- Dire que l’iltizâm consiste à faire une chose de façon permanente engendre de fausses implications. Cela vaudrait dire en effet qu’il suffit de persister à faire une faute (soit en délaissant une obligation soit en commettant une interdiction à plusieurs reprises) pour sortir de l’Islam. Or, le dogme traditionaliste établit qu’il n’est pas permis de kaffar un adepte de l’Islam pour une faute qu’il a commise, en dehors des annulations de l’Islam, dans la mesure où il ne l’autorise pas moralement. Nous en revenons à l’istihlâl. Selon, ibn ‘Abbâs, il n’y a pas de petit péché avec récidive ni de grand péché avec repentir.[1] Nous avons vu plus haut que selon l’une des opinions des savants, cette règle ne concerne pas la prière.

Nous sommes donc loin de la croyance kharijite qui voue à la mécréance les musulmans auteurs des grands péchés. Je reviendrais sur ces notions, in shâ Allah !

 

C- Aucun texte du Coran et de lasunna ne vient appuyer l’idée que les fautifs récidivistes sont des apostats. Certains textes, comme le hadîth de la « carte », vont même dans le sens contraire. Letakfîr est un droit réservé à Allah et à Son Messager (r). Les passions et l’excès de zèle n’ont pas leur place dans ce domaine.

[1]Rapporté par ibn Abî Hâtim et ibn Jarîr dans leur tafsîr.

 

 

Ainsi, quand on parle de juhud, c'est exactement comme l'istihlal, comme le souligne ibn Taïmiya, il a lieu au niveau du qawl el qalb et du 'amal el qalb

 

Voici une explication extraordinaire qui met ce point en lumière avec le texte tronqué de Dawsari :

 

En aucun moment il ne parle de tark mais d'imtina', mais il s'agit de ahad el 'amal non de jisn el 'amal, wa ifham !

 

« [Si l’individu commet un péché en étant convaincu (i’tiqâd) qu’Allah le lui a interdit, et en étant convaincu qu’il doit se soumettre aux obligations et aux interdictions d’Allah, il ne devient pas un mécréant. En revanche, en étant convaincu qu’Allah ne le lui a pas interdit, ou que, bien qu’Il reconnaisse cette interdiction, il refuse (imtinâ’) de l’accepter et n’accepte pas (ibâ) de se soumettre à Allah (idh’ân/inqiyâd), il est dans ce cas soit un renieur (jâhid) soit un obstiné (mu’ânid). »

 

C’est la raison pour laquelle, selon les savants, celui qui désobéit à Allah par orgueil, comme Iblis est un mécréant, à l’unanimité. Et celui qui Lui désobéit en ayant succombé à ses passions ne devient pas mécréant pour les traditionalistes. Ce sont les kharijitesqui considèrent qu’il est mécréant. Le désobéissant orgueilleux qui reconnait (tasdîq) qu’Allah est Son Seigneur, mais qui ensuite, s’obstine et s’oppose à lui, il remet littéralement en cause son tasdîq.]

 

En explication à cela, nous disons que celui qui commet des péchés tout en les autorisant moralement (mustahill)est un mécréant à l’unanimité. Celui qui autorise moralement les interdictions venues dans le Coran ne peut prétendre à la foi. Même chose pour celui qui les autorise sans que cela se traduise dans la pratique (min ghaïr fi’l). L’istihlâl, c’est, parfois, de croire (i’tiqâd) qu’Allah ne les a pas interdites, et  parfois, c’est de ne pas croire qu’Il les a interdites. Le fautif accuse une défaillance au niveau de la foi de la Seigneurie divine (îmân bi e-ribûbiya), mais aussi de la mission prophétique (imân bi e-risâla). Dans ce cas, c’est un reniement (jahd) pur, sans n’être basé sur aucune prémisse. D’autres fois, il sait qu’Allah les a interdites et il sait que le Messager interdit uniquement ce qu’Il interdit, mais il refuse d’adhérer (imtinâ’ ‘an iltizâm) à cette interdiction, et renie (‘inâd) l’interdiction en question. Cette forme de mécréance est pire que la précédente. Il peut très bien être convaincu qu’en n’adhérant pas à cette interdiction, il est passible de la punition divine.

 

En outre, ce refus et cette inacceptation (imtinâ’ wa ibâ) proviennent soit d’une défaillance au niveau de la croyance qui touche à la Sagesse et à la Puissance divine, ce qui revient à démentir (‘adam e-tasdîq) l’un des Attributs d’Allah. Soit, le fautif est motivé, malgré qu’il ne dément aucune chose de la religion, par un esprit de rébellion ou par la recherche d’un intérêt personnel. En réalité, c’est de la mécréance. [Il reconnait en effet et donne foi à tous les enseignements d’Allah et de Son Messager à la manière des croyants.

 

Cependant, il déteste et arbore ces enseignements, juste parce qu’ils ne vont pas dans le sens de ses passions et ses ambitions. Il dit : je ne les reconnais pas (iqrâr) et je n’y adhère pas (iltizâm). Je déteste leur vérité qui me repousse.]

 

Cette forme de mécréance est différente de la première. Celle-ci est reconnue de façon élémentaire par les musulmans. De nombreux passages du Coran condamnent un tel individu à la mécréance et soulignent que son châtiment est pire que le premier. [Il est dit dans ce registre : « Le Jour de la résurrection, l’homme le plus châtié sera un savant dont le savoir ne lui aura pas été utile. »[1]

 

Il s’agit d’Iblis et de tous ceux qui suivent ses pas. Ainsi, on peut facilement distinguer entre ce cas et le désobéissant, qui est convaincu de devoir faire telle obligation, mais qui succombe à ses passions et à sa mauvaise volonté (nufra). C’est ce qui le pousse à ne pas s’y plier. Sa foi renferme le tasdîq, le khudhû’et l’inqiyâd, qui relève du qawlet du ‘amal, mais sans parfaire le ‘amal.] »[2]

[1]Hadîth faible ; il est rapporté par e-Tabarânî dans e-saghîr (1/182-183), selon Abû Huraïra.

[2]E-sârim el maslûl (p. 521-522). La dernière phrase n’est pas précise dans le texte original ; l’auteur dit en effet qui relève de la parole et de la parole. Le contexte laisse à penser que c’est une erreur, wa Allah a’lam !

تقي الدين السني a écrit :

citizenkan a écrit :

Oui, j'ai justement, tu n'as pas compris Rais !

 

1- Rais cautionne le jins el 'amal, comme tu le reconnais toi-même, il ramène même un consensus dessus, et s'oppose à Sheikh Rabi' sur ce point (je parle en 2003) :

loooooool

tu aurais du dire ca devant la presse , ca aurait fait la une je crois !

 

rais a la qidha de chababa ibn saware pour le jins al amal c'est la pronotiation de la langue !!!

tu n'as pas frois aux yeux quand meme , tu as du courage dans le mensonge , tu ment sur moi et devant moi !

j'ai la aqidha de chababa moi ?

 

Belle parade, Shamp's !

 

Tu n'as pas certes la aqidha de chababa toi, mais le fait est que tu ne la comprends pas, donc je te la remet ici :

 

 

Shabâba ibn Suwwâr et son irja khabîth

 

L’Imâm Ahmed considérait que Shabâba ibn Suwwâr prêchait l’irja, bien qu’il adhérait au crédo disant que la foi se compose de la parole et des actes.Il se justifiait en disant qu’en remuant la langue, on obtient la parole, ce qui en soi est un acte.[1] Malgré cela, l’Imâm était très sévère envers lui, et voyait même que sa tendance était la pire (akhbath) ; jamais avant lui quelqu’un ne s’était aventuré à dire une chose pareille.[2]

 

Ibn Rajab en déduit qu’une tendance murjite intégrait les actes dans la définition de la foi,[3] en réalité, c’était une façon détournée de sortir les actes de la définition de la foi.[4] En dehors du fait qu’ibn Suwwâr aurait, par la suite, abandonné sa tendance,[5] et que personne ne l’aurait reprise, ibn Rajab ne conteste pas que la parole soit un acte d’un point de vue purement linguistique – el Bukhârî a des paroles qui vont dans ce sens – mais quand les anciens parlent des actes, ils font allusion à la définition religieuse et technique du terme. Non seulement assimiler la parole aux actes est une répétition inutile, mais cela revient à confiner tous les actes dans la parole, ce qui est très grave.[6]

 

En outre, quand les anciens parlent des murjites, ils font allusions, comme nous l’avons vu aux murjiya el fuqaha qui confinent la foi dans la croyance du cœur et la parole. Shabâba voulut ainsi conjuguer entre le crédo traditionaliste et le leur. Il laisse à penser, notamment, qu’en prononçant l’attestation de foi, on obtient une foi pleine et parfaite, selon le principe de l’indivisibilité de la foi. Pire, il ne se contente pas de mépriser l’importance des actes extérieurs à travers sa définition fallacieuse de la foi, mais il englobe également les actes du cœur.[7]

 

Sinon, comme nous l’avons vu, d’un point de vue purement linguistique, il n’est pas faux d’assimiler la parole à un acte. Certains textes le confirment. Par exemple, quand un homme demanda au prophète (r) de lui recommander une action, il l’orienta vers des formules rituelles (dire : Allah akbar, el hamd li Allah, etc.),[8] wa Allah a’lam !

 

Notons que ce même ibn Rajab considère que l’attestation de foi est le premier acte.[9] Il devient facile de comprendre ses intentions à la lumière des explications que nous venons de donner, bien que le passage en question mentionne ensuite les quatre autres piliers de l’Islam,

[1]Rapporté par el Khallâl dans e-sunna (n° 981).

[2]Rapporté par el Khallâl dans e-sunna (n° 982).

[3]Fath el Bârîd’ibn Rajab (1/113).

[4]Voir : barâatu ahl el hadîth wa e-sunna min bid’a el murjiya (p. 325) qui est une thèse universitaire es magistère de Mohammed el Kuthaïrî.

[5]Tahdhîb e-tahdhîb (4/264).

[6]Fath el Bârî d’ibn Rajab (1/122).

[7]Sharh alfâzh e-salaf du D. Ahmed e-Zahrânî (p. 306-307).

[8]Le hadîth sur le sujet est rapporté par ibn Mâja (n° 3810) et fut authentifié par Sheïkh el Albânî dans la recension de sa compilation (n° 1316).

[9]Fath el Bârîd’ibn Rajab (1/192).